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Vaud

Hébergement d'urgence: le dispositif d'accueil vaudois jugé "dépassé"

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Des personnes sans domicile fixe attendent l'ouverture du centre d'urgence hivernal dans un abri de la protection civile à Lausanne en février dernier. (©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le dispositif d'hébergement d'urgence vaudois est "dépassé", jugent des associations et des partis de gauche. Une lettre ouverte adressée à la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz s'alarme de la fermeture prochaine de deux lieux totalisant plus de 160 places à Lausanne et appelle à "l'abandon de la logique saisonnière".

Les structures d'accueil de nuit hivernales Le Répit et Borde 47 fermeront à la fin du mois d'avril. Or le dispositif d'hébergement d'urgence lausannois est déjà "saturé", alerte la missive envoyée le 15 avril à la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) par une vingtaine d'organisations, dont la Fondation Mère Sofia, l'Armée du Salut, le Sleep-In, mais aussi Ensemble à Gauche, les Jeunes Verts vaudois ou encore la Grève féministe Vaud.

Depuis le 1er janvier 2022, les structures d'accueil disent avoir dû refuser à 889 reprises un lit par manque de place. "Ce chiffre augmente chaque jour et si la situation est catastrophique aujourd'hui, il sera dur de trouver un adjectif assez fort pour la qualifier le 1er mai", écrivent les auteurs de la lettre.

Pour compléter le tableau, les différents centres sociosanitaires sont "débordés", les distributions alimentaires de rue voient augmenter le nombre de personnes "jour après jour" et des personnes "dorment sous les tables durant les accueils de jour de la Ville". "La récurrence des situations de violence verbale ou physique ainsi que de décompensation psychique démontre à quel point le dispositif, comme il a été pensé et organisé jusqu'à aujourd'hui, est dépassé."

Pour maintenir des conditions "décentes" et "répondre aux besoins du terrain dans l'immédiat", les cosignataires demandent de garder l'ensemble des structures ouvertes durant toute l'année et d'augmenter le nombre de places d'accueil. Ils veulent aussi la dépénalisation du "camping sauvage", terme utilisé pour pénaliser les personnes qui dorment dans la rue sur le sol vaudois.

"Politique du thermomètre"

"Cela fait des années que nous réclamons de mettre fin à la politique du thermomètre", a déclaré à Keystone-ATS Romain Mouron, membre du Sleep-In, association qui gère un lieu d'hébergement à Renens (VD). "La rue ne tue pas que quand il fait moins 5 degrés dehors." Selon lui, le Covid-19 a encore aggravé la situation sur le front de la précarité.

Romain Mouron cite Genève en exemple. Les communes du canton du bout du lac ont accepté récemment de verser 6,2 millions de francs à la Ville de Genève pour conserver environ 200 lits qui devaient normalement disparaître avec l'arrivée des beaux jours. L'Association des communes genevoises travaille maintenant sur une solution "pérenne" visant à assurer, dès 2023, un nombre suffisant de places, a-t-elle annoncé.

Le membre du Sleep-In souligne aussi que 200 places ont pu être créées "en un temps record" pour les réfugiés ukrainiens à Beaulieu. "Nous n'en demandons pas tant", précise-t-il, mais "cela montre que c'est possible". Au sujet des personnes ayant fui l'Ukraine, il rappelle que celles-ci peuvent prétendre au permis S leur permettant notamment de travailler. "Cette population ne devrait donc en principe pas fréquenter les hébergements d'urgence."

Keystone-ATS a contacté mardi le DSAS pour solliciter une réaction, mais n'a pour l'instant pas obtenu de réponse.

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Lausanne

Environ 850 manifestants contre Israël et Trump à Lausanne

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De nombreux drapeaux, y compris un du Hezbollah libanais. accompagnaient les manifestants à Lausanne. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

"Lausanne antisioniste". Environ 850 personnes ont manifesté samedi après-midi dans la capitale vaudoise contre la politique israélienne et celle des Etats-Unis. Comme souvent dans ces défilés désormais, la Suisse n'a pas été épargnée.

Bardés de nombreux drapeaux palestiniens, les protestataires s'en sont surtout pris à l'Etat hébreu. "Israël, casse-toi, la Palestine n'est pas à toi", ont-ils scandé à plusieurs reprises.

Et de dénoncer aussi les bombardements israéliens qui se sont poursuivis ces derniers jours au Liban, malgré le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans la foule, une bannière du Hezbollah, ciblé par l'Etat hébreu, accompagnait quelques drapeaux iraniens.

Sur une pancarte, les portraits du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump étaient associés au terme d'"assassins". Juste en-dessous, un reproche au Conseil fédéral, accusé d'être complice.

Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis, régulièrement tancé dans les manifestations, était à nouveau ciblé par les centaines de personnes rassemblées. "La Suisse ne peut rester indifférente", a lancé une Iranienne à ses camarades.

Exigence à la Suisse

Accusant Berne de soutenir politiquement et économiquement à la fois Israël et les Etats-Unis, elle a demandé de renoncer à acquérir du matériel militaire de ces deux pays. La Suisse doit condamner "la guerre d'agression" contre l'Iran, a-t-elle insisté.

Sous les huées contre Washington et Israël, elle a estimé que les dégâts allaient prendre "des mois et des années" à être absorbés. Et de dénoncer également les Iraniens expatriés qui sont favorables à une intervention étrangère dans leur pays.

Berne avait dit être "alarmée" par les frappes contre l'Iran, notamment contre les civils et les infrastructures civiles. Mais la Suisse a également considéré que ce pays avait "dépassé" son droit à la légitime défense en s'en prenant aux pays du Golfe.

Autre revendication des manifestants, les sanctions contre Téhéran doivent être levées. "Detrump-toi, l'Iran n'est pas à toi", renchérissait une pancarte à l'égard du président américain. "Iran, Palestine, Liban, même combat", ajoutait un manifestant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Musée de l'absurde fait escale au Jardin botanique de Lausanne

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Le Musée de l'absurde est construit sur une remorque et équipé d'un panneau photovoltaïque pour assurer ses besoins en électricité. Il est "parqué" devant l'entrée principale du Jardin botanique (photo), au parc de Milan, à Lausanne (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Musée de l'absurde vient à nouveau s'installer au Naturéum-Jardin botanique de Lausanne, le temps d'une exposition permanente-temporaire. Intitulée "Rétrospective", elle prend la forme d'une rétrospective constituée d'oeuvres de plusieurs expositions réalisées durant les dix années d'existence du musée insolite. A découvrir jusqu'au 28 septembre prochain.

Parmi les oeuvres exposées, des travaux de Plonk&Replonk, Mix&Remix et d'autres artistes. Certaines oeuvres sont accrochées à l'envers et peuvent être regardées à l'endroit à l'aide d'un rétroscope, explique dans un communiqué la fondatrice et directrice artistique du Musée de l'absurde Sandra Romy.

Le 1er septembre 2025, le musée a soufflé ses dix bougies et afin de célébrer cette décennie durant l'année 2026, la programmation artistique du musée est davantage éclectique et variée, ajoute-t-elle. Des événements et des ateliers ponctuels de création tout public auront lieu en marge de l'exposition. Le musée sera ouvert les jeudis et samedis de 14h14 à 18h18, ou sur demande.

Créé par l'artiste lausannoise Sandra Romy, le Musée de l'absurde a ouvert à Bienne en 2015. Suite à des péripéties qui l'ont mené en 2017 à Vevey puis en 2019 à Lausanne, il a acquis une forme mobile et itinérante en 2023.

Il est désormais construit sur une remorque et équipé d'un panneau photovoltaïque pour assurer ses besoins en électricité. Il est "parqué" devant l'entrée principale du Jardin botanique, au parc de Milan.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

A Villars, un championnat du monde de ski pour les tout-petits

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Les jeunes skieurs pouvaient participer à trois courses. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, des bambins âgés entre 2,5 et 5 ans dévalent les pistes de la station de Villars-sur-Ollon (VD). Au programme de ces jeunes skieurs: des entraînements, puis trois compétitions de slalom géant, slalom combiné et slalom parallèle adaptées à leur âge. Un classement sera établi après chaque course, puis un classement général couronnera un ou une "champion/ne du monde" pour chaque catégorie.

L'Ecole suisse de ski, les remontées mécaniques et les hôteliers de la station se sont associés pour lancer les premiers championnats du monde des tout-petits, écrivent-ils dans un communiqué. Ces "Little Rockets World Championships" se terminent samedi avec la remise des prix, une cérémonie de clôture et une mini-disco.

L'événement vise à renforcer l'attractivité de la station pour les familles durant les vacances de Pâques, une période où les pistes sont souvent moins fréquentées. Selon les organisateurs, c'est le moment idéal pour skier avec de jeunes enfants, grâce aux températures douces et à l'affluence modérée. Le domaine skiable est ouvert jusqu'au 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman

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Un nouveau livre dédié à des adresses insolites autour du Léman vient de paraître aux éditions Emons (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.

L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".

Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.

De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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