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Vaud

La Fête des vignerons, c'est parti

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La Fête des vignerons démarre ce jeudi à 14h avec un défilé à Vevey. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Fête des vignerons 2019 s'ouvre jeudi à Vevey (VD). Le cortège de la Confrérie des Vignerons s'ébranlera à 14h00. Il sera suivi de la première du spectacle à 19h00 qui accueillera une cérémonie unique, celle du couronnement des meilleurs vignerons-tâcherons.

"La fête est déjà en route depuis quelques jours. Mais aujourd'hui c'est véritablement son ouverture", a déclaré l'abbé-président François Margot jeudi devant la presse à Vevey. Signe annonciateur parmi d'autres, entre 13h30 et 14h00, "les cloches de ce pays vont battre à la volée, entre Lausanne et Aigle et jusque dans l'arrière-pays veveysan, dans la Veveyse fribourgeoise", a-t-il annoncé.

Stimuler l'excellence

"Nous autres, membres de la Confrérie, allons pouvoir remplir notre mission, aux côtés des artistes, des créateurs. Nous allons tenter de prendre le témoin de tous ceux qui nous ont précédé pour honorer le travail des vignerons-tâcherons qui seront couronnés ce soir dans les arènes".

L'histoire de la Confrérie remonte sans doute au Moyen Age, mais sa vocation n'a pas changé. Appelés ainsi car ils exploitent des vignes qui ne leur appartiennent pas, les vignerons-tâcherons sont couronnés parce que la Confrérie est mandatée par les propriétaires pour stimuler l'excellence de leur travail, a rappelé M.Margot.

Tradition égratignée

"Notre mission s'articule autour d'un spectacle qui leur est offert en hommage à la qualité de leur travail, depuis du début du 19ème siècle. Aujourd'hui, nous allons inverser la tradition et commencer par la parade pour présenter collectivement tous les vignerons. Ils seront tous au même niveau, solidaires, avant que le classement ne soit dévoilé", a-t-il souligné.

Une "image très, très belle", selon l'abbé-président, parce que "dès ce soir, on ne parlera plus que des six premiers et que les près de 70 autres vont retourner dans l'anonymat". Elle va se répéter de manière symbolique dans les 19 éditions avec à chaque fois la présence l'un des futurs couronnés, a expliqué M.Margot.

Après le cortège qui réunira en ville entre 6000 et 7000 personnes, un petit banquet frugal sera servi aux 5500 figurants et aux invités, comme le veut la tradition. Une barre énergétique, une sorte de goûter, servi avant de basculer dans la magie du spectacle.

Toute la ville en fête

Frédéric Hohl, directeur exécutif, a rappelé que la Fête couvrait 160'000 m2 de domaine public, soit un kilomètre à gauche de l'arène et un kilomètre à droite. Soixante restaurants éphémères sont à disposition des visiteurs. Chaque jour, la ville transformée en scène ouverte propose plus de 50 animations entre 9h00 et minuit, deux par heure, a-t-il expliqué.

"Nous n'avons pas envie que les gens partent juste après le spectacle. Un pari réussi mercredi soir, puisque seuls 20% des visiteurs sont partis tout de suite après la représentation. Les autres 80% autres sont restés."

Une vingtaine de tableaux

Le spectacle d'une durée de 2h45 a été élaboré par le metteur en scène tessinois Daniele Finzi Pasca, entouré d'une équipe de créateurs. A travers le dialogue entre un grand-père et une petite fille, il raconte une année dans la vie de la vigne à travers une vingtaine de tableaux ouvrant et se terminant par les vendanges.

Jeudi, Daniele Finzi Pasca a remercié les absents qui ont permis sa réalisation, dont sa femme Julie disparue. Il a également rendu hommage aux assistants, "des interlocuteurs particuliers dans un voyage où l'on se perd parfois".

Cantons à l'honneur

Entre le spectacle et les festivités en ville, entre 800'000 et un million de visiteurs sont attendus à Vevey jusqu'au 11 août. Le budget de la manifestation tourne autour de 100 millions de francs. A ce jour, 80% des billets en vente ont été écoulés.

Des journées mettront les cantons suisses à l'honneur. Genève ouvre la marche samedi tandis que Vaud bouclera la ronde le 11 août.

Organisée par la Confrérie des vignerons, cette fête traditionnelle est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2016. La première édition a eu lieu en 1797. Depuis, elle se déroule une fois par génération, la dernière ayant été célébrée en 1999.

(KEYSTONE-ATS)

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Vaud

Vaud devrait voter sur l'initiative pour protéger le Mormont

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L'exploitation de la colline du Mormont a débuté dans les années 1950. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La population vaudoise va sans doute pouvoir se prononcer sur l'avenir de la colline du Mormont. L'initiative populaire des Verts, qui vise à inscrire la protection du site dans la Constitution vaudoise et à encourager les autorités à s'émanciper du béton, a abouti.

Les initiants annoncent lundi avoir récolté plus de 14'500 signatures, alors qu'ils devaient en glaner 12'000. Le dépôt formel des signatures, qui doivent encore être validées par les communes, est programmé pour le vendredi 3 juin.

Le comité d'initiative est composé des Vert-e-s, de l'Association pour la Sauvegarde du Mormont, de ProNatura, de décroissance alternatives, des Jeunes Vert-e-s, du Parti socialiste, de solidaritéS, du POP et de la Jeunesse socialiste. Il affirme avoir ratissé tout le canton en obtenant des signatures dans 274 communes (sur environ 300).

L'aboutissement de cette initiative constitue "un signe important en vue de la protection urgente de la colline, de plus en plus rongée par les pelles mécaniques pour en extraire les sables et matériaux nécessaires au ciment encore bien trop utilisé dans la construction, malgré son lourd bilan d’émissions nocives à la santé et au climat", écrivent les Verts dans leur communiqué.

Le Mormont, qui surplombe les villages d'Eclépens et de La Sarraz, est utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim. Il a été affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu'à menacer son sommet.

La colline est devenue célèbre, au-delà des frontières vaudoises, lorsqu'elle a été occupée par la première Zone à défendre de Suisse (ZAD), entre octobre 2020 et mars 2021.

Site protégé

Des tentatives politiques ont aussi été amorcées pour protéger le site. Une motion du futur conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a, par exemple, été refusée fin mars par le Grand Conseil.

L'initiative populaire "Sauvons le Mormont" a, elle, abouti. Elle demande que la colline soit déclarée "site protégé" dans la constitution vaudoise. "Toute exploitation du sol y est interdite, à l'exception d'une activité agricole et sylvicole respectueuse de l'environnement et de la nature", peut-on lire dans le texte de l'initiative.

Celui-ci demande aussi que le canton et les communes favorisent "l'utilisation de matériaux de construction respectueux de l'environnement et privilégient eux-mêmes l'utilisation de tels matériaux en lieu et place du ciment."

Pour mémoire, l'avenir du Mormont se joue aussi actuellement devant le Tribunal fédéral. Le projet de la Birette, au sommet de la colline, est inscrit dans un Plan d'affectation cantonal (PAC) qui a fait l'objet d'un recours d'associations environnementales et de particuliers. En cas de décision positive du TF sur l'acceptation du projet, les prochaines étapes seraient les suivantes: défrichement, fouilles archéologiques, décapage des sols puis exploitation de la roche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

L'initiative pour un congé parental vaudois devrait aboutir

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L'initiative demande un congé parental de 34 semaines: 16 semaines pour les femmes, 14 semaines pour l'autre parent et 4 semaines à se partager entre les deux parents. (Photo symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'initiative du PS pour un congé parental vaudois devrait aboutir. Elle a recueilli 15'479 signatures à l'échéance du délai de récolte lundi. Douze-mille paraphes valables sont nécessaires.

Si les signatures requises sont validées, le texte sera déposé le 7 juin, a communiqué le Parti socialiste vaudois (PSV). Le parti "se réjouit d'un tel intérêt de la population vaudoise pour une politique familiale en phase avec les réalités professionnelles de son époque et continuera d'être une force de proposition pour plus d'égalité et de progrès sociaux au sein de la société", écrit-il.

Soutenue par les partis de gauche, des associations et des syndicats, l'initiative demande un congé parental de 34 semaines. Celles-ci seraient à répartir à raison de 16 semaines pour les femmes, 14 semaines pour l'autre parent et 4 semaines à se partager entre les deux parents. Actuellement, la Confédération prévoit un congé de 14 semaines pour les mères et de 2 semaines pour les pères.

Le coût du projet est estimé à 136 millions de francs par an. Son financement serait assumé de manière tripartite par l'Etat (facture sociale), l'employeur et l'employé à raison de 45 millions environ chacun. Les initiants sont persuadés qu'un tel congé parental favorisera un retour des femmes sur le marché du travail après l'arrivée d'un enfant, avec des retombées économiques et une augmentation significative des recettes fiscales.

"Nein" zurichois

L'initiative vaudoise prend corps alors que dans le canton de Zurich, une proposition similaire a été balayée en votation ce dimanche. Les citoyens ont refusé par 64,76% des voix un congé parental de 18 semaines pour les pères et les mères. Ce résultat ne fait pas peur à la présidente du PSV.

"Autre canton, autre contexte. Les sensibilités ne sont pas les mêmes entre la Suisse alémanique et la Suisse romande", a déclaré Jessica Jaccoud à Keystone-ATS. "Le canton de Vaud a toujours été précurseur en matière d'assurances sociales et de politique familiale", a-t-elle ajouté.

La socialiste souligne que le chemin d'une initiative peut être "assez long". Le texte peut faire l'objet d'un contre-projet direct ou indirect et d'un vote populaire. Ce dernier se fera "probablement d'ici quelques années". "J'ai la conviction profonde qu'un congé parental existera un jour dans le canton de Vaud et en Suisse", veut croire la présidente du PSV.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Plan climat local: environ 30 communes sollicitent le canton

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Le Département des institutions et du territoire (DIT) de Christelle Luisier tire un premier bilan du Plan énergie et climat communal (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une trentaine de communes vaudoises (sur 300 environ) ont sollicité auprès du canton une subvention pour mettre en oeuvre leur propre plan climat à l'échelle locale. Elles l'ont fait dans le cadre du Plan énergie et climat communal (PECC), lancé en septembre dernier.

Ce programme PECC s'adresse aux communes qui n'ont pas de personnel dédié aux questions climatiques. Le canton leur propose un appui financier, sur quatre ans, pour couvrir en partie les frais d'une expertise externe, rappelle lundi le Département des institutions et du territoire (DIT) dans un communiqué.

Ce dispositif a séduit jusqu'ici des communes aux profils différents. Cela va du village rural de 250 habitants aux collectivités publiques urbaines de plus de 8000 citoyens. Un projet intercommunal regroupant les villages de Denges, Echichens, Lonay, Lully et Tolochenaz a également vu le jour.

Le DIT souligne que de nombreuses autres communes, notamment les grandes villes du canton, se sont déjà investies dans des politiques climatiques.

Le PECC propose aussi différents outils, mis à disposition gratuitement sur internet: modèle de plan climat communal, catalogue de fiches d'actions concrètes ou bilan carbone simplifié. Une centaine d'élus communaux ont aussi déjà participé à un cours pour acquérir des connaissances de base sur l'action climatique au niveau local.

"Dynamique lancée"

"Passer à l'action à toutes les échelles pour atteindre les objectifs climatiques est l'enjeu majeur de ces prochaines années. La dynamique est désormais lancée dans le canton de Vaud et chaque collectivité vaudoise est invitée à se saisir des outils et à développer un plan climat adapté à sa réalité", commente Christelle Luisier, la cheffe du DIT, citée dans le communiqué.

Le financement du programme PECC est notamment assuré par un crédit de 2,4 millions de francs, alloué en juin dernier par le Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les Musée et Jardins botaniques vaudois se mettent au "Vert"

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Les Musée et Jardins botaniques vaudois présentent une nouvelle exposition (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Musée et Jardins botaniques cantonaux vaudois (MJBC) présentent la nouvelle exposition "Vert - Ville et végétal en transition". Dès jeudi et jusqu'au 29 janvier 2023, elle aborde l’histoire des jardins botaniques, l'urbanisation de la Ville et l'évolution de sa flore.

En abordant ces thèmes, "Vert" parle de transition écologique. L'exposition présente ainsi des éclairages sur la mutation des milieux urbains, une problématique qui dépasse largement le cadre lausannois.

Des photographies historiques de l'inauguration du Jardin botanique de Lausanne et des aménagements paysagers seront exposées sur l'ensemble des espaces extérieurs. Elles sensibilisent le visiteur à la vision architecturale des concepteurs et mettent en exergue le développement de la végétation et les quelques nouveaux aménagements.

En parallèle, à Pont-de-Nant, le Jardin alpin "La Thomasia" se concentre sur l'essor du tourisme dans les Alpes et la création de ce jardin situé au c½ur des montagnes. Son parcours sera émaillé de photos historiques.

Une collaboration entre les Musée et Jardins botaniques cantonaux est prévue avec le Musée Historique Lausanne. Ce dernier déclinera lui aussi le thème du "vert" dès le 19 août et jusqu'au 29 janvier 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Morges refuse une hausse d'impôts pour la stratégie énergétique

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les Morgiens ont refusé dimanche une hausse d'impôts destinée à financer la stratégie énergérique de la commune (photo prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les citoyens morgiens ont tranché dimanche sur leur fiscalité 2022: ils ont refusé la hausse d'un point d'impôt destinée à financer exclusivement la stratégie énergétique de la ville, une augmentation combattue par référendum.

Le non l'a emporté par 2694 voix, contre 1823 oui, selon le procès-verbal diffusé dimanche par la commune.

Début novembre 2021, la Municipalité avait proposé le statu quo pour les impôts 2022, soit le maintien du taux communal à 67%. Une majorité du Conseil communal (45 oui contre 43 non) avait décidé d’amender le préavis et d’augmenter d’un point le taux d’impôts pour le faire passer à 68%, au nom de l’environnement et du climat.

Emmenés par les Verts, les partisans de la hausse voulaient en affecter le fruit, soit environ 885'000 francs au climat et à la transition énergétique, évoquant le prix d'un café par mois par citoyen. Le PLR, l’UDC ainsi que l’Entente Morgienne avait alors lancé un référendum qui avait récolté 2195 signatures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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