Rejoignez-nous

Hockey

La montagne était trop haute: le LHC éliminé de la Champions League

Publié

,

le

Vincent Praplan (gauche), autrement dit, le cauchemar des gardiens lausannois ce mercredi. ©KEYSTONE/Martial Trezzini

Clap de fin pour le LHC et la Champions Hockey League. Les Lausannois n’ont pas réussi à refaire leur retard sur Genève-Servette dans ce match retour des 8e de finale. Aux Vernets, les Lions se sont inclinés 7-4, ils sont donc éliminés de la compétition européenne.

On savait que la tâche ne serait pas aisée pour le Lausanne HC. En ayant perdu le match aller 0-5, les Lions devaient au moins marquer 5 buts pour emmener Genève en prolongation, au mieux en inscrire 6, au pire être contraint d'aller plus de 6 fois au filet si les Aigles venaient à marquer à un moment dans le match.

C'est malheureusement dans ce dernier scénario que les Lausannois ont été propulsés. L’histoire avait pourtant bien commencé. Moins de deux minutes après le coup d'envoi, Damien Riat profitait de la chute de Vincent Praplan, en possession du puck et à proximité du but, pour aller ouvrir le score (2e).

À cet instant, l’espoir était permis. D'autant plus quand Oula Palve a été puni pour avoir retenu un Lausannois. Mais les hommes de Geoff Ward n’ont pas réussi à tirer avantage de cette situation. Pire, c'est là que, comme dans tout bon film hollywoodien, l'élément perturbateur a fait son apparition.

Ou plutôt sa réapparition puisque c'est ce même Palve qui a égalisé juste après le powerplay. Une mauvaise relance d’Aurélien Marti a vu le puck arriver dans la canne de Sakari Manninen qui a parfaitement servi Palve devant la cage (7e). Benjamin Bougro n'est pas arrivé assez vite pour espérer le gêner.

Vincent Praplan a ensuite enfoncé le clou en déviant le tir d’Arnaud Jacquemet dans la foulée (8e). Score affiché: 2-1. Score réel: 7-1. Ce n'est même plus une montagne que les Lausannois doivent gravir à ce stade.

Et celui qui a commencé à se dessiner comme le héros de ce périple, c'est Damien Riat. Le numéro 9 du LHC a ramené son équipe à 2-2 en trouvant un trou de souris sous la jambière de Robert Mayer.

Et de 4 pour Praplan

Mais le deuxième tiers n'a pas souri aux Lions. Entre deux scènes qui tirent en longueur, les Lausannois ont encaissé un troisième but. Enfin, on dira encaissé car il n’y a pas d’autogoal au hockey. Car c'est Kevin Pasche qui a malencontreusement poussé du patin le puck qui était juste sur la ligne. Le but a été attribué à Vincent Praplan.

Ce même Vincent Praplan qui, en début de troisième période, a envoyé une fusée sur Antoine Keller (43e, assists: Palve et Jacquemet). Le gardien lausannois venait de faire son entrée sur la glace à la place de Kevin Pasche.

Toujours ce même numéro 11 grenat qui a réussi son penalty à la 48e. Keller avait pourtant arrêté le tir avec sa jambière. Mais le gardien a continué à glisser en arrière, et le puck avec lui, jusqu'à passer la ligne.

Rien à faire

Si l'on était au cinéma, on dirait de l’attaquant valaisan qu'il est le grand méchant de l’histoire. Celui qui entérine tous les espoirs et empêche le happy ending. Praplan a clairement anéanti tout espoir des Lions de revenir au score. Mais si le match n'a pas pris la tournure d'un téléfilm de Noël, c'est surtout parce le LHC s'est rendu la tâche compliquée lors du match aller. Cela offrait certes un joli script d'outsider qui effectue une remontada et gagne le cœur du public. Mais cela ne fonctionne qu'au cinéma.

Teemu Hartikainen et Josh Jooris ajouteront encore deux buts au compteur genevois (52e et 54e). Les réussites de Jason Fuchs (52e) et Michael Hügli (55e) sauveront l'honneur mais ne changeront rien à l’issue de ce 8e de finale.

“On s’est compliqué la tâche”

C’est donc beaucoup de déception qui entourait les Lions lorsqu’ils ont quitté la glace.

Damien RiatAttquant du LHC

Ce match avait cette particularité qu’il ne pouvait pas simplement être gagné. Comment les Lausannois ont-ils abordé cela?

Damien RiatAttquant du LHC

Mais ces buts à rattraper ont-ils ajouté une pression, un poids supplémentaire? “Non, la pression on se l’est mise tout seul après le premier match”, répond Damien Riat.

Malgré la lourde défaite à l’aller, avec une prestation moyenne, y ont-ils tout de même cru à un moment?

Damien RiatAttquant du LHC

En revanche, les Lions ont vite compris qu’il n’y aurait rien à faire. “Quand tu vois que le score est serré et que tu dois mettre 6 goals de plus, tu te dis que c’est compliqué”, explique l’attaquant.

Malgré tout, la bonne nouvelle, c’est que le calendrier des Lausannois sera allégé. Il y a quelques semaines, le coach Geoff Ward nous disait qu’il avait réduit le taux d’entraînement de plus de 60%. La Champions Hockey League a en effet ajouté 8 matchs au 52 matchs de National League. “Mais en même temps, on reste des sportifs, et on a envie de tout gagner. Donc à la fin, on ne va pas être contents de ça”, lâche le n°9 lausannois.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Hockey

Le retour de Marcus Sörensen, une aubaine pour Gottéron

Publié

le

Marcus Sörensen est de retour au moment où ça compte vraiment. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Marcus Sörensen a retrouvé la glace mercredi lors de l'acte III de la demi-finale entre Fribourg et Genève (2-1, série 2-1). Le Suédois fera-t-il pencher la balance en faveur des Dragons ?

Il était "attendu comme le Messie", à en croire les caissettes de La Liberté visibles sur le chemin entre la gare et la patinoire de Fribourg. Il faut dire que Marcus Sörensen est un joueur d'exception, qui avait cruellement manqué à Gottéron depuis sa déchirure musculaire subie le 3 janvier à Lugano.

Pièce maîtresse du power-play fribourgeois, l'homme à la crinière blonde était censé réparer ce jeu de puissance si défaillant depuis le début des play-off. Son retour devait en outre redonner un peu de jus à Lucas Wallmark, le rendement du maître à jouer de Saint-Léonard ayant récemment pâti d'insistantes rumeurs de départ.

Une ligne 100% suédoise

Marcus Sörensen était donc bien là, comme attendu par les plus de 9000 fidèles fribourgeois, au sein d'une ligne façon "Tre Kronor" concoctée par Roger Rönnberg, avec Wallmark et Jacob de la Rose. Et s'il doit encore monter en puissance, il a déjà montré pourquoi son retour pourrait bien faire la différence dans cette demi-finale encore indécise, mais dans laquelle Fribourg a repris la main.

"Je me suis très bien senti au sein du groupe. Côté condition physique, j'ai encore de la marge. Ça viendra au fur et à mesure des matches", a réagi l'intéressé, qui vient de fêter son 34e anniversaire. "Je me suis senti très à l'aise avec le puck. Et je sais toujours où se trouve +Wally+", a-t-il ajouté, bien content de retrouver son compère d'attaque.

Après avoir rongé son frein lors d'un quart de finale irrespirable contre Rapperswil remporté au septième match, Marcus Sörensen a enfin pu aider ses coéquipiers. "Quand j'étais en tribunes au début des play-off, j'avais la chair de poule et juste envie de retourner sur la glace", a-t-il confié.

Un retour qui n'a donc pas été concrétisé par un but, même si le no 9 est passé proche de faire trembler les filets sur la première pénalité genevoise. Son "slap shot" si reconnaissable depuis son "bureau" - sur la gauche du gardien - a bien failli tromper Stéphane Charlin, le gardien grenat cédant finalement une minute plus tard devant Henrik Borgström (31e, 2-0).

"On s'est créé beaucoup d'occasions en power-play, ce qui est tout de même un grand pas en avant. Et puis ce soir, on n'avait pas besoin de ce but, mais peut-être qu'au prochain match, on en aura besoin", a glissé Sörensen avec malice.

L'inquiétude Sprunger

Son entraîneur Roger Rönnberg s'est montré satisfait du retour de son ailier, une bonne nouvelle après le forfait de Sandro Schmid, le meilleur compteur suisse des Dragons, avant les play-off. "C'était son premier match depuis si longtemps, donc je n'avais pas d'attentes très élevées. Il a joué pour l'équipe, effectué de bons replis. C'était un bel effort, mais nul doute qu'il va encore s'améliorer", a jugé le technicien suédois.

"RR" s'est en revanche moins étendu concernant l'état de santé de Julien Sprunger, qui a rejoint les vestiaires après une charge en deuxième période. Rien de grave ? "Si ce n'était pas trop grave, il aurait terminé le match", a répondu l'entraîneur, qui n'a rien dit concernant la nature de la blessure du no 86.

La présence de Sprunger vendredi lors de l'acte IV à Genève est donc pour l'instant compromise. Une bien mauvaise nouvelle pour le peuple fribourgeois qui, s'il s'est réjoui du come-back de Marcus Sörensen, espère surtout ne pas avoir assisté au dernier match de son illustre capitaine mercredi soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Hockey

NHL: Les Sharks égarent des points dans la lutte aux play-off

Publié

le

Connor McDavid (à gauche) et les Oilers ont imposé leur loi aux Sharks en supériorité numérique. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Les San Jose Sharks ont été défaits à domicile 5-2 par les Edmonton Oilers mercredi à domicile. Un revers qui est malvenu pour l'équipe du Suisse Philipp Kurashev dans la course aux play-off de NHL.

Les Canadiens ont fait la différence en supériorité numérique, marquant leurs trois premiers buts en "powerplay". Kurashev n'a pas participé aux débats, étant surnuméraire pour la 9e fois d'affilée.

Les Californiens, auteurs de cinq succès lors des sept derniers matches, comptent encore trois points de retard sur la 8e place de la Conférence Ouest occupée par les Nashville Predators du Bernois Roman Josi, la dernière qualificative pour la phase finale. Il reste cinq rencontres aux Sharks pour tenter de faire la différence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Hockey

Fribourg-Gottéron est allé chercher l'acte III "avec les tripes"

Publié

le

Fribourg a résisté aux assauts genevois en fin de match. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Victorieux 2-1 de Genève mercredi à domicile, Fribourg-Gottéron a repris l'avantage en demi-finale des play-off de National League. Cet acte III, les Dragons sont allés le "chercher avec les tripes".

"On s'est fait un petit peur à la fin, mais notre box-play tient plus que la route", a déclaré le défenseur fribourgeois Benoît Jecker lors de son passage en zone mixte. "Jusqu'au bout, on est allé la chercher avec les tripes", a-t-il lâché.

Menant 2-0 à l'entame du troisième tiers-temps, Fribourg a dû faire face au réveil des Aigles, qui ont fait trembler l'antre du Dragon jusqu'au bout du temps réglementaire. Mais la tanière était bien gardée mercredi par un Reto Berra à nouveau décisif.

Chassé de son filet lundi lors de l'acte II (défaite 7-3) après avoir encaissé quatre buts en 34 minutes, le portier fribourgeois a livré la marchandise alors que Genève évoluait à 6 contre 4. "Reto nous a montré durant toute la saison qu'il est l'un des meilleurs gardiens de Suisse", a applaudi Jecker. "Dans ces moments-là, il nous montre vraiment la voie à suivre."

Mais Fribourg a également su répondre à l'engagement physique des Grenat mercredi. "Ils ont essayé une autre tactique en jouant un peu plus dur. Nous, on doit rester fidèle à notre jeu: rapides en transition et omniprésents dans leur zone", a résumé Jecker.

Un public très bruyant

Le no 7 des Dragons a également insisté sur l'importance de l'avantage de la glace et de leur public assourdissant dans cette série toujours indécise. "Ici on connaît un petit peu mieux les bandes, le public nous aide aussi énormément", a-t-il énuméré.

Comme lors des deux premiers actes, c'est l'équipe à domicile qui l'a emporté. Au tour de Genève de répondre vendredi ? "On verra bien", a contré Jecker. "Pour nous, ce serait idéal de mener 3-1, mais tout ça importe peu. Ce qu'il faut, c'est gagner le quatrième match."

Comme tous les Fribourgeois, Benoît Jecker se souvient très bien que c'est tout ce qu'il avait manqué à Gottéron l'an dernier. Les Dragons menaient 3-1 contre Lausanne avant de voir leur rêve de jouer une nouvelle finale se briser au terme du septième match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Hockey

Un but qui comptera pour Davyd Barandun

Publié

le

Michael Fora félicite Davyd Barandun (à droite) après son but, le seul de la rencontre. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Vainqueur de la saison régulière, le HC Davos garde la main. Les Grisons ont repris l’avantage dans la série royale qui les oppose aux Zurich Lions, le double tenant du titre.

Sur sa glace, le HC Davos a enlevé l’acte III 1-0 sur une réussite de Davyd Barandun. Futur joueur du CP Berne, le défenseur a armé un tir imparable de la ligne bleue pour concrétiser l’indéniable supériorité de son équipe à la 13e. Pour marquer aussi le premier but de sa carrière en play-off après une longue attente de 38 rencontres.

Toujours privé de Sven Andrighetto, peut-être son meilleur homme, Zurich n’en a pas fait assez pour mériter un autre sort. Il est vrai que le HC Davos est pratiquement intouchable cette saison à domicile avec ses 23 victoires en 26 matches dans la saison régulière, et ses cinq en cinq matches dans ces séries finales...

Auteur de 20 parades pour son deuxième blanchissage dans ces séries finales, Sandro Aeschlimann a sorti l’arrêt qu’il fallait à la 14e devant Denis Malgin. Le portier grison monte, lui aussi, en régime pour faire du HC Davos le favori no 1 de ces play-off.

undefined

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Tout vous semble confus… Il devient essentiel de faire la différence entre ce que vous ressentez vraiment et ce qui ne vous appartient pas.

Les Sujets à la Une