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Vaud

La nouvelle péréquation intercommunale mise en consultation

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Christelle Luisier, présidente du Conseil d'Etat vaudois, a annoncé mardi la mise en consultation de l'avant-projet de loi sur la nouvelle péréquation intercommunale (Archives © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois met en consultation jusqu'au 15 juillet l'avant-projet de loi sur la nouvelle péréquation intercommunale vaudoise (NPIV). Ce texte concrétise l'accord passé avec les associations faîtières des communes le 30 mars dernier.

L'avant-projet expose l'architecture de la nouvelle péréquation. Il présente également une projection des effets financiers du nouveau système pour chaque commune. "Nous nous sommes basés sur les données 2022, nous voulions l'état de situation le plus sûr possible", a déclaré mardi devant la presse la présidente du gouvernement vaudois Christelle Luisier, cheffe du Département des institutions, du territoire et du sport (DITS).

Christelle LuisierConseillère d'Etat vaudoise chargée des institutions

Comparaison 2024/2025

Ce premier bilan global compare les effets du système actuel qui prend en compte le "gros rééquilibrage" de 105 millions déjà consenti par le canton en 2024, avec ceux de la nouvelle péréquation qui sera introduite en 2025 (160 millions par an).

Ainsi, selon cette simulation, 230 communes (77% du total), représentant environ 630'000 habitants, seront avantagées par la NPIV. Elles bénéficieront de 65 millions supplémentaires, soit une moyenne de 100 francs par habitant. Montricher et Rolle, communes qui contribuent beaucoup aujourd'hui à la facture de la cohésion sociale, figurent par exemple parmi les gagnantes.

Plus favorable que l'actuel

Toujours selon les projections, 70 communes (200'000 habitants) seront désavantagées pour un montant total de 9,9 millions par rapport à 2024, soit 50 francs par habitant en moyenne. A noter que nouveau système sera, pratiquement pour toutes, plus favorable que le maintien de la péréquation actuelle sans rééquilibrages, a souligné la cheffe du DITS.

La plus désavantagée est Vaux-sur-Morges, en raison de la suppression du plafond de l'effort, un mécanisme très favorable à la commune qui possède la capacité financière la plus élevée du canton.

Christelle LuisierConseillère d'Etat vaudoise chargée des institutions

Compensations prévues

Afin de permettre à ces 70 communes de s'adapter aux effets de la NPIV, un décret instaurera une compensation transitoire en leur faveur. Pour les deux premières années (2025 et 2026), elle portera sur la totalité (100%) de l'écart entre 2024 et 2025. Cette compensation passera ensuite à 75% en 2027, 50% en 2028 et 25% en 2029, jusqu'à disparaître définitivement dès l'exercice 2030.

En outre, la situation de plusieurs de ces communes ira en s'améliorant grâce à la prise en charge plus importante par l'Etat des augmentations de la facture policière et participation à la cohésion sociale (PCS).

Plus transparent

Si la comparaison entre systèmes donne parfois lieu à des résultats surprenants, la présidente du gouvernement s'est réjouie de ce que les effets indésirables et les biais de l'ancien système soient supprimés. Le nouveau système est plus fiable, plus simple et plus transparent, a-t-elle relevé.

Du côté des faîtières, l'Union des communes vaudoises estime que si des inquiétudes existent, le soulagement va prédominer en découvrant les chiffres, a rapporté sa présidente Chantal Weidmann Yenny. L'Association des communes vaudoises ne donne quant à elle pas de retour, les chiffres n'étant connus que depuis lundi, a indiqué son président Michel Buttin.

Chantal Weidmann YennyPrésidente de l'Union des communes vaudoises

Changement accompagné

Une formation en ligne expliquant le fonctionnement de la NPIV est disponible sur le site du canton. Des séances d'information destinées aux autorités communales sont organisées du 17 mai au 21 juin conjointement par l'Union des communes vaudoises et le DITS. Les deux faîtières se prononceront sur l'accord global lors de leurs assemblées générales extraordinaires respectives de fin juin.

Le projet sera transmis au Grand Conseil à l'automne. Il doit servir de contreprojet à l'initiative SOS Communes, qui demande que l'entier de la facture sociale soit repris par le canton. Son maintien ou non sera décidé à ce moment-là, a précisé M. Buttin.

Compromis trouvé

Pour mémoire, le système péréquatif a été à l'origine d'années de relations conflictuelles entre canton et communes. Un accord qualifié d'historique a été signé le 30 mars. Outre les 160 millions par an dès 2025, le projet introduit "une péréquation des ressources", destinée à réduire les disparités financières entre communes.

Le système intègre également une répartition de certaines factures cantonales (policière et participation à la cohésion sociale) en fonction de la population, et non plus selon la capacité financière des communes. Dès 2026, la participation aux augmentations des dépenses sociales diminuera notamment de moitié, passant de 33,3% à 17%.

La NPIV préserve en outre le haut degré de solidarité entre communes (80%) qui est déjà la marque de fabrique de la péréquation actuelle, a encore rappelé Mme Luisier.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Culture

Lausanne: le festival Booklovers revient pour une 3e édition

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Une vingtaine d'autrices participeront à la troisième édition de Booklovers (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le site muséal lausannois de Plateforme 10 accueille le week-end prochain la troisième édition de Boolovers, le premier festival romand dédié à la littérature pour jeunes adultes. Une figure phare, l'autrice française Morgane Moncomble, viendra présenter son dernier ouvrage "La révolte de la reine". Elle participera à plusieurs conférences et séances de dédicaces.

Le festival, organisé par Plateforme 10 et Payot Librairie, annonce une édition 2026 "plus ambitieuse", avec la présence d'une vingtaine d'autrices et d'influenceuses qui marquent l'actualité du genre. Parmi les invitées figurent l'Ecossaise Estelle Maskame et les Françaises Delinda Dane et Dahlia Blake.

Des conférences aborderont les évolutions de la littérature pour jeunes adultes ainsi que les enjeux sociétaux actuels. Une table ronde sera consacrée aux représentations des identités trans.

Le festival entièrement gratuit propose aussi des séances de dédicaces, des masterclasses et des ateliers créatifs, notamment de calligraphie, d'écriture de fanfiction et de jaspage (décoration de la tranche des pages d'un livre). Une librairie éphémère, un défilé cosplay, un spectacle d'improvisation et des expériences de réalité virtuelle complètent le programme.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Musée romain de Lausanne-Vidy: de l'Antiquité aux mangas japonais

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La nouvelle expo temporaire du Musée romain de Lausanne-Vidy part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée romain de Lausanne-Vidy propose un voyage au pays du Soleil-Levant. Intitulée "Kodai", sa nouvelle exposition temporaire part à la découverte de la pop culture japonaise et de l'une de ses sources d'inspiration, l'Antiquité gréco-romaine. A découvrir jusqu'au 24 janvier 2027.

De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l'influence actuelle du manga et de l'animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l'exposition témoigne d'un dialogue inattendu entre deux cultures, expliquent ses responsables.

"Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, 'Kodai' met en lumière la force de l'Antiquité et de ses représentations, foyer d'imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps", écrivent-ils dans leur dossier de presse.

Dialogue présent-passé

Pour créer cette exposition, le Musée romain de Lausanne-Vidy s'est entouré de Matthieu Pellet. Maître d'enseignement et de recherche à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne (UNIL), cet universitaire est un grand connaisseur de pop culture, comme du Japon.

Plus de 200 objets emblématiques de cette pop culture japonaise (manga, bande dessinée, animé ou encore jeu vidéo) dialoguent avec des objets archéologiques provenant de musées suisses. Parmi eux, le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire ou le Musée romain d'Avenches.

Grâce à une scénographie immersive, le public est invité à plonger dans l'intimité du bureau d'un intellectuel japonais du début du 20e siècle, puis à traverser une rue japonaise en pleine effervescence ou encore à goûter à l'ambiance studieuse d'un magasin de mangas.

Suivre l'héroïne Nova

Un parcours a été spécialement conçu pour le jeune public, grâce à une héroïne de bande dessinée imaginée pour l'occasion et prénommée Nova. Cette dernière accompagne les plus jeunes tout au long de leur visite et leur fait découvrir l'exposition à travers des jeux et postes crées uniquement pour eux, souligne le musée lausannois.

"Cette exposition est née d'une curiosité d'enfant. Celle d'une petite fille des années 80 qui, devenue directrice d'un Musée romain, s'est demandé pourquoi tant de héros japonais de son enfance étaient liés à l'Antiquité gréco-romaine, des Chevaliers du Zodiaque à Sailor Moon en passant par Ulysse 31", relève Karine Meylan, directrice de l'institution, citée dans un communiqué.

Un programme culturel accompagne "Kodai": atelier de dessin pour jouer au mangaka, soirée jeux vidéo, conférences, théâtre et cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Bex, un parcours en plein air conjugue art et paysage

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Une vingtaine d'artistes font dialoguer art contemporain et paysage au parc de Szilassy. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le parc de Szilassy accueille jusqu'au 3 octobre la 16e édition de la Triennale Bex Arts. Une vingtaine d'artistes font dialoguer art contemporain et paysage, et rendent hommage à l'esprit singulier de ce parc de huit hectares bientôt bicentenaire.

Le domaine paysager d'inspiration anglaise a été conçu dans les années 1830-1840 sous l'impulsion de Lady Louisa Hope et de sa fille, venues de Londres s'établir dans les Préalpes vaudoises. Le parc constitue aujourd'hui un territoire chargé d'histoire, où se croisent fascination pour la nature alpine, héritage industriel et mutations contemporaines, rappelle le dossier de presse.

Frigos en plâtre et géranium

Au fil du parcours, intitulé "Génies du lieu", le visiteur découvre des frigos en plâtre, créés par Christian Gonzenbach, sortes de fossiles contemporains qui questionnent notre relation aux choses que l'on produit, possède et dont on se débarrasse. Jaune, blanc, bleu: Guillaume Barth retient trois fleurs du parc - millepertuis, achillée et campanule - pour créer trois cercles de soin et de repos, comme autant de pauses méditatives.

Sur un tissu indien, un grand dessin de géranium, se dresse au milieu d'un verger. Ishita Chakraborty utilise cette plante, souvent associée aux chalets suisses mais introduite en Europe depuis l'Afrique australe au 17e siècle, pour interroger ce qui est perçu comme indigène ou étranger et pose un regard critique sur les migrations façonnées par les exploitations coloniales.

Acteur de l'exposition

Sculptures, installations, photographies et interventions paysagères jalonnent la visite. Le parc est considéré comme un acteur à part entière de l'exposition. Il devient un espace de dialogue entre mémoire et devenir, entre contemplation et transformation, entre nature imaginée et réalités sociales, selon les commissaires de l'exposition Monique Keller et Anne-Outram Mott.

Des visites guidées, des ateliers, des rencontres avec les artistes et des dispositifs de découverte autonomes accompagnent l'exposition tout au long de l'été. Une carte permet de s'orienter, un livret ludique est prévu pour les enfants et une application fournira des audiodescriptions (disponibles dès le 13 juin).

Pour la première fois, Bex Arts introduit le prix libre, afin de rendre la Triennale accessible au plus grand nombre. Cette approche permet à chacun de contribuer selon ses moyens et favorise un accès plus équitable à la culture, explique le dossier de presse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Fête des voisins: comment se portent nos relations ?

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A Lausanne, les dernières éditions de la Fête des voisins ont rassemblé plus de 350 fêtes simultanées.(Image d'illustration) (© Olivier Bohren 2022)

Ce vendredi 29 mai, c'est la Fête des voisins. Si cet événement symbolise la convivialité, il met aussi en lumière l'importance  d'entretenir de bonnes relations de voisinage au quotidien. Entre nuisances sonore, utilisation des espaces communs ou du jardin, certains désaccords peuvent devenir source de tensions et peser sur le quotidien. Lors de conflits, la médiation permet de renouer le dialogue et trouver des solutions.

Partager un apéritif dans une cour d’immeuble, un jardin ou au coin de la rue: le rituel est désormais bien ancré. À Lausanne, l'événement rassemble ainsi plus de 350 fêtes simultanées lors de chaque édition. Selon un récent sondage Comparis, deux tiers des Suisses affirment qu'entretenir de bonnes relations avec leurs voisins est un facteur déterminant pour se senti bien chez soi.

« La majorité des conflits sont les conflits liés au bruit »

Pourtant, la réalité du quotidien est parfois moins festive et les conflits s’invitent régulièrement sur le palier. « La majorité des conflits sont les conflits liés au bruit », explique Caroline Reithaar, médiatrice à l’Association vaudoise de médiation de voisinage (AsMéd-VD). Isolation phonique défaillante, enfants qui courent, musique trop forte, instruments ou ménage dominical: les sources de friction sont multiples. À cela s'ajoutent les querelles d'extérieurs, liées à la hauteur des haies ou à l’utilisation des jardins.

Une tendance marquée à la polarisation

Depuis quelques années, les professionnels constatent un changement de comportement au sein de la population. Les différends prennent plus rapidement de l'ampleur, glissant d'une simple gêne vers une hostilité ancrée. Certains désaccords peuvent vite devenir source de tensions et peser sur le quotidien. Avant d’entamer des démarches judiciaires, pourquoi ne pas se tourner vers la médiation ?

Caroline Reithaar médiatrice à l’AsMéd-VD

« Parfois les gens ont essayé de dialoguer avant, sans résultat, et à ce moment-là la communication est coupée et puis bien sûr que la situation escalade et puis les tensions deviennent de plus en plus aiguës et puis les gens se parlent plus », analyse Caroline Reithaar. Elle précise que dans d'autres circonstances, cela peut devenir « un peu plus violent avec déjà des insultes ». Face à ce constat, l'association insiste sur l'importance de réagir rapidement: « Quand on sent qu'on est dans une situation où on n'a plus de contact avec son voisin, où on a des difficultés à communiquer avec lui, il faut vraiment penser à la médiation ».

« N'attendez pas d'être énervé »

Quand le logement devient une source d'anxiété

Lorsque les tensions s'enveniment, la qualité de vie des habitants se dégrade rapidement. Ce qui commence par un simple agacement peut s'immiscer dans toutes les sphères du quotidien, transformant le domicile en un lieu de stress permanent. « Le logement, l'appartement, son environnement personnel est très important, et les gens émotionnellement peuvent avoir des réactions assez importantes », rappelle la spécialiste. L'objectif est de désamorcer la crise avant que le dossier ne finisse devant la justice.

Caroline Reithaar médiatrice à l’AsMéd-VD

"Le secret c'est de se parler"

Pour éviter d'en arriver à des procédures juridiques, la médiation confidentielle offre un espace neutre pour réapprendre à s'écouter. Pour Caroline Reithaar, la clé de la réussite réside dans la spontanéité et la bienveillance de la démarche: « Je pense que le secret c'est de se parler. N'attendez pas d'être énervé ».

Caroline Reithaar médiatrice à l’AsMéd-VD

Pour l'association, ce rétablissement du lien passe par « la capacité de se mettre à la place de l'autre ». En cas de blocage durable, l’Association vaudoise de médiation de voisinage propose un accompagnement personnalisé gratuit et confidentiel.
Une permanence téléphonique est également à disposition de la population le vendredi matin (de 9h à 11h) ainsi que le lundi soir (de 19h à 21h).

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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