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Vaud

La Thièle bientôt sécurisée et renaturée

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La conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro et le syndic d'Yverdon Jean-Daniel Carrard ont présenté lundi l'avancée des travaux sur les berges de la Thièle. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Thièle est en passe d'être sécurisée. Les importants travaux d'élargissement de la rivière à l'entrée d'Yverdon-les-Bains (VD) devraient s'achever dans une année.

La Ville, le canton de Vaud et les responsables du projet ont fait le point lundi sur les berges de la Thièle, où les travaux ont démarré en avril 2018. "C'est un chantier d'une ampleur inégalée dans le canton", a relevé devant la presse le syndic d'Yverdon, Jean-Daniel Carrard.

L'aménagement en cours concerne un tronçon de 1,8 kilomètre, en amont de la cité thermale. Le lit de la Thièle a été élargi de près de 20 mètres afin d'abaisser le niveau de la rivière et la pression de l'eau. Parallèlement, les digues ont été renforcées et étanchéifiées.

L'objectif consiste à sécuriser un site où les crues sont régulières, mettant en péril l'agglomération yverdonnoise et les zones agricoles de la plaine de l'Orbe. "Avec le dérèglement climatique, on doit s'attendre à davantage de dangers naturels, dont des inondations de plus en plus fréquentes. La Thièle doit devenir plus sûre", a affirmé la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro.

Les travaux visent également à redonner un aspect plus naturel à la Thièle, enserrée depuis plus d'un siècle dans un corridor rectiligne. Un bras secondaire de rivière a été façonné, de même que des épis destinés à favoriser un écoulement diversifié.

Biodiversité et balades

Outre la question esthétique, cette renaturation "doit permettre le retour d'espèces menacées", a expliqué Mme de Quattro. Et la ministre de mentionner l'ombre de rivière (un poisson), le muscardin (un rongeur) ou encore le tarier pâtre (un oiseau).

"Sécurité et nature ne sont pas antinomiques. L'aménagement de la Thièle apporte une plus-value pour la biodiversité", a affirmé la cheffe du Département du territoire et de l'environnement (DTE).

Pour Jean-Daniel Carrard, les nouvelles berges devraient aussi séduire les habitants de la région. "Cela sera un nouvel espace de loisirs et de ressourcement. Les balades seront bien plus attractives que jusqu'ici", a-t-il assuré.

Le coût des travaux se monte à 18,5 millions de francs. La Confédération en assure 75%, le solde étant pris en charge par le canton de Vaud (20%) et la commune d'Yverdon (5%). Le gros oeuvre doit être achevé au printemps 2020, tandis que la plantation des nouveaux arbres devrait intervenir durant l'automne suivant, a précisé le chef du projet, Joël Varidel.

En attendant le Rhône

Au-delà de la Thièle, ce chantier doit apporter des enseignements en vue "des travaux pharaoniques" qui attendent les cantons de Vaud et du Valais avec la troisième correction du Rhône, a relevé Jacqueline de Quattro.

Même si l'aménagement du Rhône est bien plus vaste et complexe, "la problématique avec la Thièle est proche", a dit la conseillère d'Etat. "L'expérience accumulée sur ce chantier est précieuse", a-t-elle ajouté.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Culture

Le cinéma germanophone à l'honneur à la Cinémathèque

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Martin Suter sera mardi à Lausanne pour présenter le film qui lui est consacré (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Dédié au cinéma germanophone, le FILMFEST Lausanne revient mardi et mercredi pour une 5e édition à la Cinémathèque suisse. Deux types de programmes sont proposés: l'un est destiné aux élèves et aux enseignants d'allemand des gymnases du canton de Vaud, l'autre au grand public avec deux films en première romande.

Le premier de ces films est "Alles über Martin Suter. Ausser die Wahrheit", long-métrage de l'Allemand André Schäfer qui dresse le portrait de l'écrivain alémanique Martin Suter. Les deux hommes seront présents mardi à Lausanne pour discuter du film.

"Rabiye Kurnaz gegen George W. Bush" d'Andreas Dresen sera projeté mercredi. L'actrice principale Meltem Kaptan, dont l'interprétation a été saluée par un Ours d'argent au dernier festival de Berlin, fera également le déplacement de Lausanne.

Pour les gymnasiens, trois films ont été retenus: "Nico", "Der Passfälscher" et "Sami, Joe und ich". Ils seront projetés à la Cinémathèque, mais aussi à Vevey et Yverdon. Des podiums de discussions sont également programmés pour accompagner ces films.

L'association FILMFEST Lausanne est née en 2018. Le festival vise notamment à donner le goût de la langue allemande à travers le cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Pas la soirée des Romands

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Marc Wieser inscrit le 3-2 décisif pour Davos contre Fribourg (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Ce ne fut pas la soirée des Romands en National League. Fribourg a été battu par Davos (3-2), Bienne par Langnau (3-1) et Ajoie par Lugano (5-2).

Fribourg et Bienne, trajectoires similaires. Les deux clubs ont enchaîné un quatrième revers de rang. Dans leur antre, les Dragons ont cédé dans le troisième tiers sur un joli effort de Marc Wieser qui a dominé Ryan Gunderson à la 56e.

Avant cela, un doublé de Matej Stransky avait permis aux Grisons de tenir le choc de l'ouverture du score de Killian Mottet (18e). Mais la belle histoire sur le banc des Dragons, c'est bien entendu le 2-2 signé Kevin Etter (36e). Le jeune attaquant fribourgeois de 19 ans a donc marqué son premier but en National League à l'occasion de son premier match. Mais la responsabilité du gardien Aeschlimann est clairement entachée.

Ceci dit, Davos n'a pas volé son succès en tirant 12 fois au but au cours de la troisième période, contre seulement quatre tentatives pour les hommes de Christian Dubé.

Bienne ne gagne plus

Bienne avait l'occasion de relever la tête face à Langnau à domicile, mais les joueurs d'Antti Törmänen se sont pris les pieds dans le tapis (1-3). Et voilà une quatrième défaite consécutive pour les Seelandais alors qu'ils fêtaient le retour de Joren van Pottelberghe dans les cages biennoises.

Les coéquipiers de Gaëtan Haas peuvent se mordre les gants, eux qui ont tiré 44 fois sur la cage de Charlin. Les Tigres ont eux joué le coup à fond en profitant de leur premier power-play. Pesonen y est allé de son doublé pour les Emmentalois.

A noter que les premiers pas de Matthias Rossi avec Langnau ne se passent pas de la meilleure des manières. Face à Fribourg, l'ancien joueur de Gottéron avait touché le genou de Marcus Sörensen. Heureusement pour le Suédois, ce dernier n'a pas manqué de match. Cette fois, Rossi y est allé franchement sur Luca Cunti. Les arbitres ont renvoyé le coupable au vestiaire.

Lugano n'a connu aucun problème pour venir à bout d'Ajoie. Les Tessinois ont rapidement mené 5-0 avant que les Jurassiens ne parviennent à réduire le score en fin de rencontre. Lugano semble s'accrocher à sa 10e place.

Zoug remonte gentiment au classement. Le double champion de Suisse a dominé Berne 4-1 et n'a plus que deux points de retard sur Fribourg, 6e.

Et enfin dans le derby zurichois, Zurich a réussi à repartir de la banlieue avec les trois points. Un succès 4-3 qui doit pas mal à Simon Bodenmann. Le futur ex-joueur des Lions a inscrit un doublé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: comment cohabiter avec le loup?

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70 bêtes ont été tuées par le loup en terre vaudoise l'an dernier (Photo d'illustration). (©KEYSTONE/DPA/INGO WAGNER)

La Suisse compte 180 loups et une vingtaine de meutes. Et on peut dire qu’ils ont fait parler d’eux ces dernières années. En particulier dans le Jura Nord-vaudois. En cause : les attaques au sein des troupeaux de menu bétail et de bovins, souvent médiatisées. Alors, y-a-t-il une solution miracle pour cohabiter avec le loup ? C’est une enquête d’Isabelle Bertolini.

70 : c’est le nombre de bêtes tuées par le loup dans le canton de Vaud l’an dernier. Un décompte tenu à jour par le Canton. Ces attaques suscitent colère et inquiétude au sein du milieu agricole. Beaucoup ont accueilli avec soulagement la décision récente du Conseil fédéral de faciliter le tir du loup. Une mesure indispensable vu la population croissante, selon Claude Baehler, président de Prometerre.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

L’expérience vaudoise l’a toutefois montré : tirer le loup n’est pas si simple. Il a fallu plusieurs mois pour en cibler un. Sans compter que c’est le chef de meute qui a été abattu au lieu d’un jeune.

Kim Berney est agriculteur à la Vallée de Joux. C’est lui qui a perdu le plus de bovins l’an dernier. Une perte estimée entre 10'000 et 15'000 francs. Et s’il admet que tirer le loup semble une solution incontournable pour cohabiter, il ne cache pas son scepticisme.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

L'avis de Kim Berney est partagé par Pro Natura: si tir de régulation il y a, il faut être plus réactif. Antoine Burri, responsable des réserves naturelles pour l’organisation.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Sécuriser avant tout

Sécuriser les alpages : les défenseurs du loup l’appellent de leurs vœux. D’autant que le canton estime que 15% d'entre eux sont vulnérables. Un chiffre qui grimpe à 25% dans une partie du Jura vaudois. Mais cette solution est-elle viable pour cohabiter ? Non, selon Kim Berney qui pointe du doigt un coût élevé et une lourde charge pour l’agriculteur, qui ne reçoit un subventionnement fédéral que pour les matériaux. Pour l’éleveur, c'est le retour du berger qui pourrait être salvateur. Mais là encore, le coût est un frein. Il faut compter au minimum 3'000 francs par mois pour un berger.

La résignation?

Pour cohabiter, les agriculteurs doivent-ils donc se résoudre à céder une partie de leur bétail au loup ? C’est l’avis d’Antoine Burri de Pro Natura.

Antoine BurriResponsable des réserves naturelles pour Pro Natura

Reste que l’impact psychologique sur les agriculteurs est immense. Après de multiples attaques, Kim Berney s’est résolu à abandonner l’élevage de menu bétail. Maintenant, il compte changer de race de vaches en espérant que le loup sera moins friand de ses nouvelles bêtes. Et l’éleveur de la Vallée de Joux ne cache pas qu’il pense souvent à baisser les bras.

Kim BerneyAgriculteur à la Vallée de Joux

Mieux indemniser pour cohabiter

Un découragement qui préoccupe Claude Bahler de Prometterre. Il admet s’inquiéter pour l’avenir de l’agriculture de montagne. Pour lui, on ne peut demander aux éleveurs un tel sacrifice sans une meilleure indemnisation. Pour exiger la cohabitation, il faut donc délier les cordons de la bourse. Actuellement les éleveurs ne touchent qu’une partie du prix de la bête tuée. Toutes les pertes associées ne sont pas couvertes. Et si des discussions sont en cours, notamment avec le Canton, elles sont mal engagées selon Claude Baehler.

Claude BaehlerPrésident de Prometerre

Claude Baehler ouvre un autre chapitre : la cohabitation entre bétail et loups. Stressé, les bovins notamment changent de comportement. Et nombre d’agriculteurs s’inquiètent d’un éventuel accident avec des promeneurs qui se baladeraient sur un alpage. Accident qui relèverait de la responsabilité de l’agriculteur. Faudrait-il alors fermer les alpages au public ? La question est dans beaucoup d’esprits.

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Culture

Le principe du café suspendu s’étend aussi au milieu culturel

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crédit image : Pixabay

Acheter un livre ou une place de théâtre pour une personne qui n’en a pas forcément les moyens. De plus en plus d'institutions culturelles, également sur Vaud, le proposent. Sur le même principe que les cafés suspendus, certains établissements ont mis en place des billets ou des livres suspendus

Le café suspendu est né à Naples dans l'entre-deux-guerres et il est arrivé en Suisse depuis quelques années. Le principe : des clients consommaient un café et en payant deux pour un autre client dans le besoin. Un principe qui s'élargit de plus en plus dans d'autres domaines, notamment dans le milieu culturel. Dans le canton de Vaud, ce type d'initiative fait timidement son arrivée. Certains établissements ont mis en place des billets de théâtre ou des livres suspendus. C’est notamment le cas à la librairie Basta à Lausanne. Les gérants mettent à disposition une cagnotte, que les clients peuvent remplir avec la somme de leur choix. Un moyen de faciliter l’accès à la culture. David Haldimann, libraire à Basta

David Haldimannlibraire à Basta

Pour le moment, ces livres suspendus sont encore peu répandus dans le canton. C'est ce qu'estime Marie-Pierre Moser, libraire à Basta

Marie-Pierre Moserlibraire à Basta

Du côté du Théatre Kléber-Méleau aussi on propose des billets suspendus. Ils sont ensuite rassemblés pour les proposer à des associations qui elles n’ont pas forcément les moyens de faire venir en groupe tous leurs membres. Pour Aimée Papageorgiou, responsable de la communication au TKM, cette initiative doit permettre de rendre accessible la culture au niveau financier mais pas seulement.

Aimée Papageorgiouresponsable de la communication au TKM

Depuis le début des billets suspendus au TKM, une quarantaine de billets ont permis à des personnes de ces associations d’aller au théâtre.

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Vaud

Creux-du-Van: recours d'Helvetia Nostra rejetés

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Les mesures, prises par Neuchâtel et Vaud, limitent l’impact temporel et spatial des activités humaines telles que le tourisme ou l’agriculture, selon le TF (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les mesures adoptées par les cantons de Neuchâtel et de Vaud pour protéger le Creux-du-Van sont suffisantes. Cette décision a été rendue par le Tribunal fédéral. Les recours de la Fondation Helvetia Nostra ont été rejetés. Neuchâtel affiche sa satisfaction.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des dispositions fédérales relatives à l’aménagement du territoire et à la protection de la nature et du paysage. Elles représentent une amélioration significative par rapport à l’état actuel et aux charges qui pèsent sur l'environnement, estime vendredi le Tribunal fédéral (TF) dans un arrêt.

Les mesures prises par les deux cantons limitent l’impact temporel et spatial des activités humaines telles que le tourisme ou l’agriculture sur le cirque rocheux. "Leur efficacité ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des visiteurs. Le tourisme et les loisirs sont dans l’intérêt public et les objectifs de conservation n’exigent pas la cessation ou la restriction des visites dans la région", a ajouté le TF.

Neuchâtel a mis en place un plan d'affectation cantonal (PAC) et Vaud une décision de classement de la zone. Helvetia Nostra a estimé que ces mesures étaient insuffisantes. L'organisation de défense de la nature a fait appel sans succès dans les deux cantons et a ensuite porté plainte auprès de la Haute Cour.

Nette amélioration

Le Tribunal fédéral a noté que les deux cantons ont tenu compte des recommandations de l’Office fédéral de l’environnement. La décision de classement et le plan d'affectation cantonal représentent également une nette amélioration.

La Haute Cour ne s’est pas opposée à l’application de la loi par les juridictions cantonales inférieures et à leur mise en balance des intérêts en matière de protection de la nature et du paysage, d’une part, et de tourisme et de loisirs, d’autre part.

Helvetia Nostra reprochait au PAC neuchâtelois, qui recouvre la plus grande partie du site, "son manque d’ambition, au regard notamment de la saturation touristique, qui implique une pression considérablement néfaste sur les milieux naturels". Selon l'organisation environnementale, de nombreuses dérogations restent possibles.

Véritable atout touristique

Helvetia Nostra ne voulait pas mettre sous cloche le site, mais donnait en exemple le parc national des Grisons, qui intègre de nombreuses restrictions au niveau des activités (interdiction des sports d’hiver, du vélo, de la baignade) tout en maintenant une attractivité pour un tourisme durable et raisonnable. Elle regrettait aussi l'autorisation de la chasse dans la zone.

Avec cet arrêt favorable, le Conseil d'Etat neuchâtelois pourra aller de l'avant et renforcer son engagement avec ses partenaires pour une meilleure protection du site, a-t-il indiqué dans un communiqué. Un plan de gestion, qui permettra la concrétisation de mesures de protection et de revitalisation de la nature, ainsi que la mise en oeuvre d’un concept de signalisation, sera élaboré.

Les surfaces à protéger seront interdites d’accès par une signalisation renforcée à proximité du cirque et les points de vue destinés à l’accueil du public seront aménagés. La circulation des VTT sera canalisée et les activités de loisirs mieux cadrées. Une commission intercantonale comprenant des représentants des communes, des cantons et des milieux intéressés sera rapidement constituée, a ajouté le canton.

Le paysage du Creux-du-Van fait partie de l’inventaire fédéral des paysages et monuments naturels d’importance nationale. Il contient des zones répertoriées dans l’inventaire fédéral des prairies sèches et des pâturages d’importance nationale.

Véritable atout touristique, le site d'exception voit défiler plus de 100'000 visiteurs par an. Le cirque avait été pris d'assaut pendant la pandémie de Covid et des mesures de restriction avaient été mises en place.

Lors du semi-confinement, son accès avait été interdit à Pâques 2020 pour éviter les rassemblements. Durant cet été-là, les cantons de Neuchâtel et de Vaud avaient aussi interdit l’accès sur environ la moitié du sentier de la falaise pour favoriser la restauration de la flore, qui souffre du piétinement. (Arrêt 1C_131/202 et 1C_237/2021 du 4.1.2023)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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