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Suisse

Des popistes veulent invalider la votation fédérale sur RFFA

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Luca Schalbetter, vice-président du POP Vaud, Christophe Grand, secrétaire du POP Vaud, Anaïs Timofte, vice-présidente du POP Vaud, tous trois recourants, et leur avocat Pierre Chiffelle, ancien conseiller d'Etat vaudois socialiste et actuel membre du POP Vaud. (Photo: D.R)

Ils l’avaient annoncé il y a une semaine, ils vont s’y tenir. Des popistes vaudois vont déposer un recours demandant l’annulation de la votation sur la RFFA, approuvée ce dimanche par plus de 66% de la population. Ils dénoncent une violation de l’unité de la matière.

Des popistes vaudois demandent l’annulation du vote sur la RFFA, la réforme de l’imposition des entreprises liée à un financement de l’AVS. Ils dénoncent une violation de l’unité de la matière. Selon eux, les citoyens ont été forcés à se prononcer sur un seul objet reliant deux volets qu’ils estiment sans rapport direct et intrinsèque. Annoncé il y a une semaine, le recours sera envoyé jeudi, alors que la population a accepté l’objet à plus de 66% ce dimanche. Pierre Chiffelle, avocat des recourants et ancien conseiller d’Etat vaudois socialiste, devenu membre du POP depuis un an :

Pierre Chiffelle
Avocat des recourants et ancien conseiller d'Etat vaudois
Pierre Chiffelle Avocat des recourants et ancien conseiller d'Etat vaudois

Recourante et vice-président du POP Vaud, Anaïs Timofte n’hésite pas, quant à elle, à parler de « chantage à grande échelle » à propos de cette votation :

Anaïs Timofte
Recourante et vice-président du POP Vaud
Anaïs Timofte Recourante et vice-président du POP Vaud

La dizaine de recourants s’appuie notamment sur un document de l’Office fédéral de la Justice qui parlait de « cas limite » à propos de cet objet et qui évoquait la possibilité de présenter deux projets distincts. L’avocat Pierre Chiffelle invoque également un arrêt du Tribunal Fédéral sur un cas neuchâtelois :

Pierre Chiffelle
Avocat des recourants et ancien conseiller d'Etat vaudois
Pierre Chiffelle Avocat des recourants et ancien conseiller d'Etat vaudois

Forts de ces arguments, les recourants espèrent donc que la votation sera invalidée. Anaïs Timofte :

Anaïs Timofte
Recourante et vice-président du POP Vaud
Anaïs Timofte Recourante et vice-président du POP Vaud

Une fois le recours reçu, le Conseil d’Etat vaudois aura dix jours pour statuer. Selon les recourants, il va probablement rejeter ou déclarer le recours irrecevable. Ils se tourneront alors vers le Tribunal fédéral.

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Elections fédérales 2019

La presse romande prend la vague verte

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« Vague verte », « raz de marée écologiste », « score historique », « vent nouveau, vert et féminin »: les titres et éditoriaux de la presse romande prenaient lundi, eux aussi, la vague déclenchée dimanche par les Verts, grands vainqueurs des élections fédérales.

Si les médias s’attendaient à cette progression des partis écologistes, la plupart admettent qu’ils ne l’imaginaient pas si « forte », « puissante », « impressionnante » et « décoiffante ». Les attentes ont été dépassées, résument Le Temps et La Liberté. « Les Verts rient », écrit le Journal du Jura.

Si peu de journaux vont jusqu’à utiliser le terme de tsunami, plusieurs n’hésitent pas en revanche à parler de séisme dans le landerneau politique. Les quatre partis principaux de l’establishment helvétique ont en effet été bien secoués, relèvent certains éditorialistes.

Un dessin résume bien ce dimanche électoral, signé Chappatte en Une du Temps: une éolienne verte qui souffle le drapeau suisse avec lequel jongle un UDC en habits traditionnels.

« Changement de régime »

« La mobilisation en faveur du climat de ces derniers mois secoue le Parlement fédéral et lui infuse une bonne dose d’écologie », écrit Le Temps. « Les écologistes, de gauche comme de droite, s’imposent comme jamais dans des institutions réputées pour leur stabilité. Ils font chuter l’adversaire ou prennent la place de l’allié, conquérant des bastions dont ils n’osaient à peine rêver ».

Pour la Tribune de Genève, « à l’échelle de la Suisse, pays le plus stable de l’Univers, une progression de 6%, sans compter celle des Vert’libéraux, constitue presque un changement de régime ». La Liberté estime que cette poussée écologiste « marque une défiance croissante envers l’économie de marché, le libre-échange et l’agriculture intensive ».

Mais les Verts ne « pourront pas se contenter de surfer sur l’effet Greta Thunberg ou, pour les plus purs d’entre eux, sur l’apocalypse climatique prévue », note 24 heures. « Dans ce sens-là, la progression de leurs cousins libéraux est une bonne nouvelle. Pour un pays comme la Suisse, les solutions vers une transition énergétique doivent aussi être économiques ».

« Attentes immenses »

La Tribune de Genève est aussi de l’avis que les Verts ont « une obligation de résultat ». « Ils devront prouver à la population que l’écologie, au-delà des discours donnant bonne conscience à leurs auteurs entre deux vols easyJet, peut et va changer des choses concrètes dans la vie des gens. Le plus dur commence ».

Et La Liberté de rendre d’ailleurs attentif: « L’avenir dira toutefois si les mêmes qui ont voté écologiste accepteront demain des taxes sur l’essence et les billets d’avion, voire une interdiction des chauffages à mazout ». Pour Le Quotidien jurassien, il faudra sans doute « savoir doser l’effort demandé au peuple suisse pour le bien de la planète, au risque d’un retour de manivelle lors des élections de 2023 ».

« Aux Verts […] de prouver désormais qu’ils sont habiles stratèges au petit jeu des alliances et pour porter leurs dossiers. Afin de continuer à voir la vie en rose », écrit ArcInfo.

« Les attentes – notamment des jeunes – sont immenses. Les décevoir serait la porte ouverte à une désillusion politique qui se paierait comptant, à l’instar du naufrage du socialisme en France, voire en Allemagne », prévient Le Courrier.

Formule magique verdie?

Quant à la place des Verts au gouvernement, seuls deux journaux romands donnent leur avis. « Qu’on le veuille ou non, la formule magique – et mathématique – que nous connaissons est ébranlée par le verdict des urnes, si les vainqueurs en sont absents […] Le Conseil fédéral devra être verdi d’une manière ou d’une autre, demain ou après-demain », estime Le Temps.

Plus tempérée, La Liberté pense que « les Verts ne sont pas encore tout à fait mûrs ». « Bien qu’ils soient désormais le quatrième parti en termes de suffrages, le PDC les devance toujours en termes de sièges dans les deux chambres. Par ailleurs, aucune vacance ne se profile au gouvernement. Enfin, pour conduire à l’élection d’un Vert, leur poussée devra leur être fidèle: durable », analyse le quotidien fribourgeois.

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Elections fédérales 2019

Vaud lui aussi emporté par la vague verte

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Au lendemain des élections fédérales, la vague verte est historique (photo symbolique). (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l’image du reste du pays, les écologistes vaudois ont fait un carton lors des élections au National. La députation verte double pour atteindre quatre élus et les Vert’libéraux gagnent un siège. Le PDC perd son unique représentant et l’UDC passe de quatre à trois fauteuils.

Les Verts sont les grands gagnants des élections au Conseil national. Ils parviennent à mettre la main sur le siège supplémentaire auquel le canton de Vaud a droit en raison de sa croissance démographique, mais également à gagner un fauteuil. « Nous avons obtenu d’excellents scores partout, en ville comme à la campagne. C’est un raz-de-marée vert », s’est réjoui le président de parti cantonal Alberto Mocchi.

Femmes en force

Trois femmes se sont placées derrière les sortants Adèle Thorens Goumaz et Daniel Brélaz. D’abord, la secrétaire générale de la Fédération des consommateurs Sophie Michaud Gigon qui fait un très bon résultat, puis la députée Léonore Porchet. Toutes deux sont assurées de siéger sous la coupole.

Suivent la climatologue Valentine Python, grande surprise de ces élections, et le député Raphaël Mahaim. Si, comme annoncé, l’ancien syndic de Lausanne Daniel Brélaz quitte son poste en cours de législature et qu’Adèle Thorens Goumaz est élue au 2e tour aux Etats, ces deux nouveaux venus siégeront à Berne. Les jeunes Verts font aussi très fort avec 3,28% des suffrages.

Deux Vert’lib

Les Vert’libéraux sont les autres vainqueurs du jour. La sortante Isabelle Chevalley s’est assuré une confortable réélection et elle a emmené dans son sillage le président du parti cantonal François Pointet, lequel ne parvenait pas y croire jusqu’au dernier moment. Le parti passe ainsi d’un à deux sièges.

Interrogée sur le succès de la formation, Isabelle Chevalley estime qu' »il y a différentes manières de faire de l’écologie. Il faut donner envie aux gens, pas leur dire on doit ». Longtemps seule à représenter les Vert’libéraux en Suisse romande, elle se réjouit de pouvoir compter sur un élu genevois, Michel Matter, et sur son colistier François Pointet. « C’est le bonheur! »

Exit Béglé

Côté perdants, l’UDC fait la grimace. Trois de ses quatre conseillers nationaux se représentaient. Si ces derniers, à savoir Jean-Pierre Grin, Jacques Nicolet et Michaël Buffat, ont conservé leurs sièges, celui laissé vacant par la seule femme sortante Alice Glauser-Zufferey n’a pas pu être sauvé. Quatrième, le député Philippe Jobin ne se rendra donc pas sous la coupole.

Mais c’est surtout du côté du PDC que la défaite fait très mal, car elle sonne le glas de la présence vaudoise du parti à Berne. Le sortant, l’ancien président de la Poste Claude Béglé, déjà en queue de peloton en 2015, a certainement payé le prix de ses propos controversés sur la Corée du Nord. Son parti récolte un maigre 1,79% des voix.

Interrogé, il ne regrette pas son voyage en Corée du nord, ni ses tweets. « Je suis resté fidèle à moi-même. Je suis allé sur le terrain et j’ai eu le courage de mes opinions, en ne disant pas toujours ce qu’il faut pour plaire ». Mais d’ajouter: « Vu la manière dont mes propos ont été rapportés, je comprends que les gens se soient posé des questions ».

Statu quo PS et PLR

Au PLR et au PS, on sauve les meubles et chacun conserve ses cinq sièges. Chez les libéraux-radicaux, Olivier Français, candidat à sa réélection aux Etats fait la course en tête devant les sortants Isabelle Moret et Olivier Feller. La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro fera son entrée à Berne et devance le conseiller national et syndic d’Aigle Frédéric Borloz.

Au sixième rang, le sortant et syndic de Montreux Laurent Wehrli ne passe pas la rampe. Il devrait toutefois pouvoir continuer à siéger puisqu’Olivier Français ne rempilera pas pour un tour au National. Il se retirera de la politique s’il n’est pas réélu aux Etats.

PYM en locomotive

Chez les socialistes, Pierre-Yves Maillard, aujourd’hui président de l’Union syndicale suisse et ancien conseiller d’Etat, fait sans surprise un véritable carton. Meilleur élu vaudois, il brûle la politesse à la sortante Ada Marra laquelle devance Roger Nordmann, Samuel Bendahan et Brigitte Crottaz. En sixième position, la présidente du parti vaudois Jessica Jaccoud pourrait monter à Berne si Ada Marra est élue aux Etats. Exit par contre le sortant Nicolas Rochat Fernandez.

La gauche radicale n’est pas parvenue à atteindre son objectif d’un siège au Parlement fédéral. Ensemble à Gauche recueille 2,21% des voix, le POP 1,85%. La participation est de plus de 41%.

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Elections fédérales 2019

Conseil des États: Verts en progrès, PDC et PLR gardent la main

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Le Conseil des Etats sera un peu plus vert lors de la prochaine législature, mais toujours dominé par le centre-droit (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Malgré le renforcement des Verts, le Conseil des Etats restera un bastion du centre-droit. PLR et PDC devraient maintenir leurs positions. Le PS et l’UDC pourraient laisser des plumes. Les seconds tours seront décisifs.

Vingt-quatre, soit un peu plus de la moitié des 46 conseillers aux Etats, ont déjà décroché leur place dans la Chambre des cantons.

Les Verts, qui ne détenaient qu’un seul siège, sont d’ores et déjà assurés d’en avoir deux. A la surprise générale, Céline Varra, à Neuchâtel, a pris le siège qui appartenait jusque-là au PS. Autre surprise à Glaris avec Mathias Zopfi, qui a évincé le ténor UDC Werner Hösli.

Ces deux fauteuils pourraient être rejoints par d’autres lors du second tour, à Genève avec Lisa Mazzone et sur Vaud avec Adèle Thorens. Les deux candidates sont sorties en tête au premier tour, suivies par leurs co-listiers socialistes Carlo Sommaruga à Genève et Ada Marra sur Vaud.

A Bâle-Campagne, Maya Graf pourrait aussi l’emporter au deuxième tour, le candidat socialiste Eric Nussbaum ayant déjà annoncé son retrait et son soutien.

Pertes au PS

Le PS doit défendre 12 sièges au niveau national. Avec les résultats de Neuchâtel et Bâle-Campagne, il en a déjà perdu deux. Dans le canton du Jura, Elisabeth Baume-Schneider garde le siège socialiste. A Fribourg, le sortant Christian Levrat est arrivé nettement en tête mais n’a pas atteint la majorité absolue.

Deux autres candidats sortants du PS devront attendre un deuxième tour pour savoir s’ils rempilent: Paul Rechtsteiner à St-Gall et Claudio Zanetti à Soleure. A Zurich, le sortant socialiste Daniel Jositsch a été réélu dès le premier tour. Eva Herzog a fait de même à Bâle-ville.

Dans le canton de Berne, le sortant Hans Stöckli arrive en première position. Mais il est en ballotage avec la présidente des Verts Regula Rytz, le conseiller national UDC Werner Salzmann et la conseillère d’Etat PBD Beatrice Simon. Le parti bourgeois démocratique n’est donc pas encore assuré de conserver son unique siège.

Équilibre inchangé

S’il peut compter récupérer un siège dans le canton de Berne, l’UDC, qui a déjà perdu le siège de Werner Hösli à Glaris, pourrait laisser des plumes au terme des seconds tours. Pour l’instant, le parti peut compter sur la réélection de Hannes Germann à Schaffhouse. A Schwyz, si Alex Küprecht a été reconduit, rien n’est encore décidé pour la succession de Peter Föhn. Le conseiller national Pirmin Schwander y est talonné par le PDC Othmar Reichmuth.

En Thurgovie, l’UDC Jakob Stark remplacera son collègue de parti Roland Eberle. En Argovie, Hansjörg Knecht pourrait ravir au second tour le siège socialiste laissé vacant par Pascale Bruderer et défendu par Cédric Wermuth. Thomas Minder, membre du groupe UDC, a lui été facilement élu à Schaffhouse.

PDC en forme

Le PDC devrait conserver sa place de premier parti avec ses 14 sièges. A Uri, Heidi Z’graggen succédera à Isidor Baumann. Erich Ettlin (OW) et Daniel Fässler (AI) ont été reconduits tacitement.

Stefan Engler est réélu dans les Grisons tout comme Pirmin Bischhof à Soleure et Peter Hegglin à Zoug. Dans le Jura, Charles Juillard, vice-président du parti, accède à la Chambre des cantons.

La Thurgovienne Brigitte Häberli-Koller, seule femme à se représenter, rempile aussi pour un nouveau mandat. La Chambre des cantons devrait d’ailleurs compter davantage de femmes que lors de la précédente législature, avec déjà cinq élues, auxquelles s’ajoutera une sénatrice de Bâle-campagne et au moins une du canton de Vaud.

Deux sortants démocrates-chrétiens sont encore sur le balan, mais ils devraient être réélus sans difficulté: le valaisan Beat Rieder et le fribourgeois Beat Vonlanthen. En Valais, le PDC n’est pas encore assuré de conserver son second siège. Marianne Maret est arrivée en deuxième position, mais le socialiste Mathias Reynard et le libéral-radical Philippe Nantermod la menacent.

Siège PLR confirmé à Neuchâtel

Le PLR a d’ailleurs déjà confirmé plusieurs de ses 12 sièges. En Suisse romande, Philippe Bauer a repris sans peine la place laissée vacante par Raphaël Comte.

Pour le reste, Andrea Caroni a défendu sans problème sa place à Appenzell Rhodes-Extérieures, tout comme Josef Dittli à Uri, Thomas Hefti à Glaris, Damian Müller à Lucerne et Martin Schmid dans les Grisons. Hans Wicki a été reconduit ce printemps par la Landsgemeinde de Nidwald.

A Zurich, Ruedi Noser est en ballotage favorable devant le conseiller national UDC Roger Köppel qui pourrait se retirer et la candidate verte Marionna Schlatter. En Argovie, Thierry Burkart est lui aussi en bonne voie.

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Elections fédérales 2019

Les écologistes font le plein au National

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Les Verts pourraient totaliser 27 sièges au National et les Vert'Lib 15 (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Verts sont les grands gagnants des élections du Conseil national. Ils devraient s’adjuger au moins 16 sièges de plus pour un total de 27. Le PS et l’UDC font pour l’instant la grimace. Et le PBD s’effondre.

Autre grand vainqueur de ce dimanche: les Vert’libéraux qui devraient obtenir 8 mandats supplémentaires (15). Les partis gouvernementaux sont eux tous en perte de vitesse.

Malgré une perte probable de 11 sièges, l’UDC restera le plus grand parti au National, avec 54 députés, son score de 2015. Avec quatre mandats en moins au PLR (29), les deux partis perdent la majorité de 101 voix qu’ils détenaient avec les Léguistes et le MCG.

La gauche devrait obtenir 68 sièges, contre 55 en 2015. Mais le PS voit sa députation passer de 43 à 39; quant au PDC, il devra faire avec deux élus en moins (26). Le PBD ne devrait être représenté plus que par son président Martin Landolt à Glaris.

Près de 21% pour les écologistes

Selon les projections de la SSR, les deux partis écologistes cumulent 20,6% des électeurs, soit 13% pour les Verts et 7,6% pour le PVL. Ils n’ont jamais obtenu d’aussi bons résultats. Le PDC atteint 11,8% des voix et devient le cinquième parti derrière les Verts.

Avec 25,6%, l’UDC reste le premier parti de Suisse en dépit d’une chute magistrale de 3,8 points. Il est suivi du PS avec 16,5% des électeurs et du PLR avec 15,5%.

Coup de théâtre

A la faveur d’un coup de théâtre de dernière minute à Fribourg, les Verts ont piqué le siège à l’UDC sortant Jean-François Rime et non à la sortante PS Ursula Schneider Schüttel. Les villes ont fait la différence.

L’UDC a également subi une cuisante défaite à Neuchâtel. Yvan Perrin n’a pas réussi à conserver le siège du parti. Le PS, les Verts et le popiste Denis de la Reussille obtiennent ainsi un siège chacun; le quatrième revient au PLR.

Exit le MCG

A Genève, la députation est en voie d’être complètement chamboulée. Les Verts y décrochent deux mandats supplémentaires pour en totaliser trois. Les Vert’lib et Ensemble à Gauche font leur entrée avec un siège chacun.

Ces nouveaux venus piquent un siège au PS et au PLR. Et le MCG Roger Golay devrait quitter Berne après deux législatures. Les deux sortants UDC Céline Amaudruz et Yves Nidegger sont réélus, alors que le PDC a sauvé son unique siège.

L’élection d’un Vert en Valais est quasi certaine. Christophe Clivaz devrait ravir le siège du PDC dans le Haut-Valais. PS, PLR et UDC devraient conserver leurs acquis en envoyant respectivement les sortants Mathias Reynard, Philippe Nantermod, Jean-Luc Addor et Franz Ruppen.

Vaud: carton vert

Dans le canton de Vaud, Adèle Thorens et de Daniel Brélaz pourraient être épaulés par deux nouveaux venus. Isabelle Chevalley devrait également être accompagnée d’un second Vert’libéral. Mais à gauche, un des cinq sièges du PS semble menacé.

La situation est aussi tendue pour l’UDC. Le parti devrait perdre un de ses quatre fauteuils. Le PLR se maintient pour l’instant avec 5. Claude Béglé, unique représentant du PDC, est très menacé.

Dans le canton de Zurich, les Vert’libéraux pourraient doubler leur députation avec six sièges. Cette poussée se ferait aux dépens de l’UDC qui perdrait deux sièges et du PBD qui serait éjecté du National. Les Verts sont aussi en passe de gagner 3 mandats pour un total de 5 sièges aux dépens du PS qui n’en garderait plus que 7 (-2).

Dans le canton de Berne, le PS et l’UDC pourraient tous deux perdre deux sièges. Ils devraient revenir aux Verts (+2), aux Vert’libéraux (+1) et à l’UDF (+1). En Argovie, UDC, PLR et PBD ont chacun perdu un siège au profit du PS (+1) et du groupe PDC (+2).

Tabac aussi outre Sarine

Dans les Grisons, Madgalena Martullo-Blocher (UDC) est réélue haut la main, alors qu’Heinz Brand perd lui son fauteuil. C’est le PS qui le récupère.

Les deux partis écologistes ont également fait un tabac dans les cantons de Lucerne, de St-Gall, de Soleure, de Thurgovie et de Zoug. Au Tessin, la Lega a cédé un siège aux Verts.

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Suisse

Reprise des vols Swiss après inspection

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En tout, Swiss a annulé une centaine de vols, touchant 10'000 passagers entre mardi et mercredi (archives). (©KEYSTONE/WALTER BIERI)

Swiss a repris le rythme habituel de ses activités, après deux journées marquées par des perturbations sur ses vols. La compagnie avait cloué dès mardi ses avions A220, appelés aussi C-Series, pour inspection.

Un incident technique sur un vol reliant Londres à Genève en avait été l’élément déclencheur. Les affaires ont repris leur cours habituel, a indiqué jeudi un porte-parole à AWP.

Swiss a remis en service sa flotte de 29 avions après une inspection menée sur tous les appareils. « Les moteurs sont dans un état impeccable », a assuré auparavant l’entreprise.

Ce n’est pas la première fois qu’un avion C-Series/A220 équipé de réacteurs Pratt & Whitney est touché par un incident technique. Lors d’un vol reliant Londres à Genève, l’avion a cette fois-ci dû atterrir en urgence mardi à Paris suite à un problème de réacteur, selon des informations de plusieurs médias.

En tout, Swiss a annulé une centaine de vols, touchant 10’000 passagers entre mardi et mercredi. La compagnie a indiqué que les passagers touchés ont été contactés et pourront être transférés sur d’autres vols aux frais de Swiss ou remboursés. Si la société a regretté l’incident, elle a également souligné que la sécurité restait la « priorité absolue ».

Conçus par le canadien Bombardier et repris depuis par son homologue européen Airbus, ces avions représentent près de la moitié de la flotte assurant les vols européens de Swiss. Ces appareils, qui consomment moins d’énergie et peuvent transporter plus de passagers, ont remplacé à partir de 2016 les vieux Jumbolinos.

D’autres compagnies aériennes sont également affectées. Selon aerotelegraph.com, le vol d’un A220 d’Air Baltic a également dû être annulé.

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