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Vaud

La Ville de Morges va revoir son projet de centre aquatique

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La population morgienne attend depuis une vingtaine d'années la construction d'une piscine couverte sur sa commune. Ici, le syndic de Morges Vincent Jaques. (Image d'archive - ©KEYSTONE/Valentin Flauraud))
Il faudra sans doute attendre encore quelques années avant qu'un centre aquatique voit le jour à Morges. Attentive aux critiques, la Municipalité a décidé mardi de "réexaminer en profondeur" le projet régional et surtout son mode de financement. Elle va donc retirer son préavis lors du prochain Conseil communal.

En discussion depuis 2008, dévoilé fin 2018 et devisé à 65 millions de francs, le projet devait être financé en partie par la Ville de Morges et une trentaine de communes du district de Morges (Centre Aquatique Région Morges SA). Le centre est prévu sur le site du Parc des sports, à l'entrée ouest de la ville, au bord du lac.

Il prévoit des bassins extérieurs et intérieurs, des toboggans, des plongeoirs, des espaces ludiques, un spa, un fitness et des restaurants. Son ouverture était initialement agendée pour 2022.

Plusieurs reproches

"La Municipalité de Morges souhaite améliorer le projet régional de centre aquatique. En particulier, le mode de financement doit être approfondi, et le préavis sera par conséquent retiré lors du prochain Conseil communal. Elle veut, par cette démarche forte, consolider le projet", écrit la Ville mardi dans un communiqué. Elle se dit "attentive aux échos qui lui sont parvenus ces derniers mois".

Principaux reproches: un projet titanesque, trop ambitieux, mais qui ne comporte pas de bassin olympique couvert - requête de très longue date de la population morgienne -, la crainte d'un prix d'entrée trop cher ou encore le risque de voir le camping passablement réduit.

Référendum ambigu

Des critiques avaient déjà été émises par des conseillers communaux en 2018, certains demandant même l'abandon du projet. En début d'année, un groupe de citoyens a récolté suffisamment de signatures pour lancer un référendum sur le nouveau Plan partiel d'affectation (PPA) du terrain du Parc des sports, voté en 2018 par le législatif morgien et qui prévoit notamment un parking souterrain de 640 places. Le scrutin est agendé le 27 septembre prochain.

Face à ce référendum qui sème la confusion entre l'affectation du sol, au sens strict, et les projets futurs devant ensuite recevoir encore l'aval du Conseil communal, la décision de la Municipalité vise aussi à "clarifier les enjeux liés" à cette votation. "Des enjeux qui dépassent largement le cadre d'un seul projet à l'étude", souligne-t-elle.

La Ville assure toutefois que le projet régional de centre aquatique "va continuer à prendre forme, avec un calendrier réajusté et un esprit collaboratif avec les communes partenaires. Cette nouvelle de phase de travail doit permettre à la Municipalité de déposer, "en temps voulu", un nouveau préavis auprès du Conseil communal.

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Culture

Château d'Yverdon: des briques de Lego pour interpeller et réparer

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Oeuvres éphémères, des briques de Lego colorées apparaîtront sur la façade est du château et dans l'entrée de l'Echandole (Archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le 10 septembre, il sera possible de venir combler des interstices dans une façade du château d'Yverdon-les-Bains en y insérant des briques colorées de Lego. L'objectif de la démarche est de réveiller le patrimoine et de poser un regard neuf sur le bâtiment historique.

L'Echandole, le Musée d'Yverdon et l'Association pour la restauration du château (Archy) sont à l'origine du projet, inspiré et guidé à distance par l'artiste franco-allemand Jan Vormann. Depuis plus de 10 ans, ce dernier est connu pour ses réparations de monuments en Lego, des oeuvres éphémères.

Le lancement du projet Dispatchwork est prévu le samedi 10 septembre. "L'entrée est libre. Tout le monde pourra venir au château et à l'Echandole", a expliqué vendredi à Keystone-ATS Alice Kummer, chargée de communication du théâtre yverdonnois.

Ceux qui le souhaitent pourront colmater les brèches situées sur la façade est du château, du côté de la rue de la Plaine. Cette ½uvre collective restera deux semaines en place. Une autre zone, dans l'entrée de l'Echandole, sera "décorée" de la même manière, lors des spectacles pour les familles, puis démontée en fin de saison.

Collecte de briques

Pour l'heure, les organisateurs ont récolté plus de 50 kilos de Lego, parfois repris de festivals qui ont vécu la même expérience. Mais ils en cherchent encore et appellent la population à venir leur amener d'autres petites briques: "Nous recherchons surtout des pièces spéciales, des pièces d'angle notamment, mais surtout pas des accessoires ou des personnages", détaille Mme Kummer.

Une assistante de Jan Vormann fera le déplacement, pour partager son savoir-faire. "On ne peut pas se contenter d'assembler les pièces. Il faut faire attention à ne pas détériorer le monument. On ne colle pas les briques, on ne les cloue pas non plus", relève Alice Kummer.

Dispatchwork fait écho aux restaurations en cours du château médiéval, qui s'étendront jusqu'en 2024. "C'est notre clin d'oeil artistique et ludique en tant que locataire des lieux", glisse la porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Sous la glace depuis 2000 ans, le col de Tsanfleuron refait surface

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Le col de Tsanfleuron relie le glacier du Scex Rouge qui descend sur le versant vaudois du massif des Diablerets et le glacier de Tsanfleuron essentiellement situé sur le territoire de la commune valaisanne de Savièse. (© Glacier 3000)

Le col de Tsanfleuron, petite portion de terre qui relie les cantons de Vaud et du Valais à 2800 mètres d'altitude, refait surface. Enseveli sous la glace depuis au moins 2000 ans, il est désormais partiellement libéré.

Le col de Tsanfleuron relie le glacier du Scex Rouge qui descend sur le versant vaudois du massif des Diablerets et le glacier de Tsanfleuron essentiellement situé sur le territoire de la commune valaisanne de Savièse. D'ici quelques semaines, le col sera "entièrement à l’air libre", indique jeudi Glacier 3000 dans un communiqué. En 2012, l'épaisseur de la glace à cet endroit-là était encore de 15 mètres.

Il est impossible d’affirmer que ce col était bel et bien sous la glace pendant la dernière période interglaciaire il y a environ 6000 ans (optimum climatique de l’Holocène), sans études plus approfondies, souligne le domaine. Mais il était enfoui au moins depuis la période romaine.

Eté catastrophique pour les glaciers

L’été 2022, qui a suivi un hiver avare en précipitations, est catastrophique pour les glaciers, explique Mauro Fischer, chercheur à l'université de Berne, cité dans le texte. Pour lui, la perte d’épaisseur des glaciers dans la région des Diablerets "sera en moyenne 3 fois supérieure cette année en comparaison avec les 10 derniers étés".

A la mi-juillet, des scientifiques autour du glaciologue Daniel Farinoetti de l'ETH Zurich et de l'Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) ont publié une étude basée sur l'épaisseur de la glace. Selon celle-ci, le réchauffement climatique qui s'opère et la fonte des glaces qui s'ensuit provoqueront la création d'ici la fin du siècle de 380 nouveaux lacs si des mesures importantes sont prises pour protéger le climat.

En cas de scénario pessimiste, le chiffre s'élèverait à 655. La sédimentation aurait déjà bouché la moitié de ces lacs à la fin du siècle. Les nouveaux lacs se situeraient majoritairement dans le bassin versant du Rhône, indiquaient-ils dans une publication du magazine "Earth Surface Dynamics".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'écoquartier des Plaines-du-Loup a ouvert ses portes

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Le syndic de Lausanne Grégoire Junod a présenté l'avancée du projet Métamorphose et les premiers immeubles construits dans l'écoquartier des Plaines-du-Loup au nord de la ville. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’écoquartier des Plaines-du-Loup, qui accueillera 11'000 personnes à terme, a ouvert ses portes à Lausanne. Depuis le début de l’été, 200 habitants ont emménagé dans les deux immeubles déjà réalisés. La population est conviée à visiter les lieux samedi et dimanche.

"1140, c'est le nombre de ménages qui au cours des deux prochaines années vont emballer et déballer des cartons, monter des étagères Billy dans l'écoquartier des Plaines-du-Loup. Autant de personnes qui vont découvrir leur nouveau cadre de vie, à l'instar des 200 premiers habitants arrivés depuis le mois de juin", a déclaré mercredi devant la presse Guillaume Dekkil, responsable du Bureau de développement et projet Métamorphose.

Jamais un projet d'une ampleur aussi importante n'a été réalisé à Lausanne, a poursuivi le syndic Grégoire Junod. Aujourd'hui, c'est l'heure de vérité. L'arrivée des premiers habitants va permettre de voir si les ambitions et objectifs fixés sur le plan environnemental, architectural, de mixité fonctionnent et répondent à leurs besoins. Des adaptations seront menées si besoin, a-t-il ajouté.

Grégoire JunodSyndic de Lausanne

15 ans pour développer la Ville

Unique en Suisse, le projet Métamorphose a été initié par la Municipalité en 2006 avec notamment un volet sportif important. Aujourd'hui presque achevé, il a permis à Lausanne de rattraper son retard en matière de grosses infrastructures, a rappelé Grégoire Junod. Le centre de football et le stade de la Tuilière, la patinoire de Malley et la piscine de Malley qui sera inaugurée prochainement, sans oublier le futur stade de Coubertin.

Concernant le volet habitation, ce tout premier secteur des Plaines-du-Loup, au nord de la Ville, se développera encore jusqu'en 2024. Cette année-là, 23 bâtiments, dont une école dès 2023, seront alors complètement réalisés.

Relié au M3

Deux secteurs s'y ajouteront d'ici 2030, permettant la création à terme de 3500 logements. L'écoquartier accueillera alors 8000 habitants et 3000 emplois. Privilégiant fortement la mobilité douce, il sera relié au futur métro M3, a rappelé M.Junod.

Suivra la réalisation d'un autre écoquartier, celui des Prés-de-Vidy au sud de la ville, qui comprendra 1000 logements. Pour l'heure, des fouilles archéologiques y sont prévues. "Réalisé de manière maîtrisée" par la Ville, l’ensemble répondra aux exigences de la société à 2000 watts, a souligné le syndic.

Règle des trois tiers

Aux Plaines-du-Loup, la mixité sociale a été favorisée dès le départ, avec la règle de répartition des trois tiers: 30% de logements subventionnés, 40% de logements à loyer abordable et 30% de logements en marché libre.

Selon Guillaume Dekkil, 18 investisseurs participent au projet: 520 millions proviennent de privés et 64 des deniers publics. L'écoquartier comprend 146'600 m2 construits et 20% de surfaces d'activité. Un parking voitures comprendra 710 places; les vélos pourront compter sur 2000 places puis 3000 à terme. Les espaces publics seront végétalisés à la fin du chantier.

Plus d'arbres

"Ce chantier des superlatifs durables" répond aux enjeux démographiques mais aussi aux défis climatiques, a souligné la municipale Natacha Litzistof en charge du logement,de l'environnement et de l'architecture. "Il est faux de dire que les architectes ne se préoccupent pas de l'environnement", a-t-elle déclaré en réponse à des critiques contre ces derniers dans la presse et les réseaux sociaux.

Et de citer en exemple la conception de pièces flexibles, d'espaces communs, de l'agilité dans le bâti pour économiser du territoire. Sans oublier l’école du quartier qui sera construite avec plus de 1000 m3 de bois du Jorat sur un total de 4000 m3 de bois suisse.

Une nouvelle dynamique a été créée entre architectes et architectes paysagistes, qui travaillent en duo et non en duel, a-t-elle lancé. Et de rappeler que la Municipalité revendique la densification prévue par la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. "On construit la ville dans la ville pour protéger la nature et le paysage tout autour".

Natacha Litzistorf Conseillère municipale, Direction du logement, de l’environnement et de l’architecture

Lien social

Cet écoquartier, ce sera aussi du lien social, a affirmé David Payot, municipal en charge de l'enfance, de la jeunesse et des quartiers. L'espace permettra l'implication des habitants, avec le développement de structures collectives, de forums, d'espaces publics, places de jeux, cafés et autres lieux de rencontres et d’activités.

David PayotConseiller municipal, Direction de l'enfance, de la jeunesse et des quartiers

Une inauguration avec l’ensemble de la population est prévue ce week-end au parc du Loup dans le cadre d’une des garden-parties estivales de la Ville.

https://gardenpartieslausanne.ch

Lena Vulliamy et Keystone-ATS

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Vaud

Helvetia Nostra et Sauver Lavaux n'ont pas la qualité pour recourir

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Lavaux est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO

La fondation Helvetia Nostra et l'association Sauver Lavaux ne peuvent pas s'opposer à la transformation d'un ancien domaine viticole dans le hameau de Treytorrens (VD). Les deux institutions n'ont pas la qualité pour agir, selon le Tribunal fédéral.

Les deux associations avaient fait opposition au projet de restructuration de l'ancien domaine viticole Testuz, en bordure de la route du Lac. Elles ont ensuite recouru contre le permis de construire délivré par la commune de Puidoux. Le Tribunal cantonal les a déboutées.

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral déclare leur recours irrecevable. Dans un premier temps, il relève que seule Helvetia Nostra est reconnue au niveau fédéral comme association disposant du droit de recours des associations. La décision attaquée étant prise en application du droit cantonal, la fondation n'a pas la qualité pour agir devant le Tribunal fédéral.

De son côté, Sauver Lavaux invoque la Constitution du canton de Vaud. Or, ce texte ne peut pas fonder sa légitimité au niveau fédéral, soulignent les juges de Mon Repos.

Pas de "relation spéciale et étroite"

La 1ère Cour de droit public constate aussi que les deux recourantes ne peuvent pas se prévaloir d'une "relation spéciale, étroite et digne d'être prise en considération avec l'objet de la contestation." Seule une telle relation ouvrirait la voie du recours. En outre, les deux associations devraient retirer un avantage pratique et personnel de l'annulation de la décision. Cet intérêt personnel - et non général - est exigé dans la mesure où le droit suisse ne connaît pas l'action populaire.

Helvetia Nostra invoquait une "convergence" des protections de Lavaux et de Treytorrens qui sont inscrits dans divers inventaires vaudois et fédéraux ainsi qu'au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette circonstance justifierait que l'on admette que Vaud a agi en l'espèce dans le cadre d'une tâche fédérale.

L'argument n'a pas porté devant les juges fédéraux. Ceux-ci soulignent que la loi sur la protection de la nature et du paysage n'impose pas directement aux cantons de protéger les sites reconnus d'importance nationale. En revanche, les inventaires fédéraux sont assimilés à des plans sectoriels dont les cantons doivent tenir compte dans leur propre planification.

"Limites" des normes de protection

Contacté par Keystone-ATS, le défenseur des deux associations, Pierre Chiffelle, "prend acte" de la décision du Tribunal fédéral. "Cet arrêt montre les limites des normes de protection de Lavaux", réagit l'avocat. "Cela veut dire que si les voisins ou d'autres particuliers concernés n'interviennent pas, on est obligé de laisser aller", regrette-t-il.

Pierre Chiffelle rappelle d'ailleurs qu'il y a eu des oppositions de voisins dans ce dossier. "Mais ils ne sont pas allés plus loin en raison de la pression sociale", selon lui.

Le projet contesté à Treytorrens porte sur la transformation de l'ancienne maison vigneronne datant de 1860 et la démolition de diverses annexes plus récentes afin de créer des logements, un espace commercial et un parking public. La maison, avec ses escaliers, ses murs, son jardin et sa terrasse, est inscrite au recensement architectural vaudois avec la note trois, ce qui en fait un objet intéressant au niveau local.

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Culture

La 38e édition du far° à Nyon incite à "faire connivences"

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Le far° se déroule à Nyon du 10 au 20 août (archive). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 38e édition du far° se tient dès mercredi à Nyon, jusqu'au 20 août. Le festival d'arts vivants veut inciter à faire "faire connivences".

"Cultiver l'art de faire naître les affinités qui nous lient autant que les impulsions à agir ensemble, dans la joie et la confiance que procurent la certitude d'être portés par nos acolytes", c'est l'ambition de cette cuvée 2022, écrivent lundi les organisateurs dans un communiqué.

Le programme, qui comporte une vingtaine de projets, permettra de "réinventer notre rapport au son, à la lumière, à l'obscurité et au sommeil", s'exercer à "porter une attention renouvelée à l'autre", "se plonger en nature" ou encore "désapprendre à raconter".

Trois propositions sont gratuites: "Par la fenêtre orange", de Dream Teen, "..en jumelle · en chanté", de Laurent Pichaud et "Résilience corps fluide", un atelier de Shannon Cooney.

Le far° est dirigé depuis février dernier par Anne-Christine Liske, mais cette 38e édition porte encore essentiellement la marque de l'ancienne direction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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