Rejoignez-nous

Vaud

L'accord canton-communes sur la facture sociale a été validé

Publié

,

le

L'accord sur la facture sociale a été validé par le Grand Conseil vaudois. (©KEYSTONE/Cyril Zingaro)

Le Grand Conseil vaudois a validé mardi l'accord canton-communes sur la facture sociale, discuté dans le cadre du budget 2021. Un ultime amendement issu de l'UDC, proposant d'accorder davantage de moyens financiers aux villes, n'a pas convaincu.

Pour mémoire, le Conseil d'Etat et la principale faîtière de l'Union des communes vaudoises (UCV) ont trouvé un accord l'été dernier. Celui-ci prévoit un rééquilibrage progressif de la facture sociale pour arriver au plus tard en 2028 à un montant annuel et pérenne de 150 millions de francs en faveur des communes.

Mardi devant le Grand Conseil, l'UDC a proposé d'ajouter un montant annuel de 80 millions de francs en faveur des villes-centres, dont la capacité d'autofinancement est particulièrement affectée par la facture sociale, a expliqué le chef de groupe de l'UDC, Philippe Jobin. "Les communes ont besoin d'un coup de main tout de suite", a-t-il dit.

La conseillère d'Etat en charge du dossier, Christelle Luisier, a critiqué un amendement "qui semble tiré d'un chapeau" et qui mine plusieurs mois de négociations entre le canton et l'UCV. "Nous avons trouvé un compromis et nous devons nous y tenir. Il en va de notre crédibilité", a-t-elle relevé.

La ministre PLR a aussi estimé que la proposition de l'UDC provoquerait un surcoût d'un milliard de francs pour le canton à l'horizon 2028. "Cela n'est pas digérable", a-t-elle affirmé, soulignant que la situation était déjà suffisamment incertaine en raison de la crise du coronavirus.

"Premier pas"

Pour de nombreux députés qui se sont exprimés mardi matin, l'accord canton-communes n'est certes pas parfait, mais il va dans la bonne direction. "L'accord est imparfait mais raisonnable", a dit Vassilis Venizelos (Verts). "C'est un premier pas vers la paix institutionnelle" entre le canton et les communes, a remarqué Carole Dubois (PLR).

Après une heure et demie de discussions, l'amendement de l'UDC a été refusé par 94 élus issus surtout de la gauche - hormis la gauche radicale - et d'une majorité des PLR. Ils ont été 36 à l'accepter et 8 à s'abstenir.

La semaine dernière lors du premier débat, un autre amendement avait été soumis au Grand Conseil, demandant de transférer l'entier de la facture sociale au canton. Il avait été refusé dans la même proportion.

L'accord sur la facture sociale validé, le Conseil d'Etat va pouvoir s'attaquer à un prochain chantier, la nouvelle péréquation intercommunale. "Il va falloir revoir cette péréquation d'ici 2023, c'est une évidence", a relevé Christelle Luisier au sujet d'une question qui "déchaîne déjà les passions". Selon elle, le canton souhaite "aller vite mais en discutant avec tous les partenaires."

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vaud

La Verte Séverine Evéquoz élue à la présidence du Parlement

Publié

le

Séverine Evéquoz a accédé mardi à la présidence du Grand Conseil. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Séverine Evéquoz est la nouvelle première citoyenne du canton de Vaud. L'écologiste a été élue mardi à la présidence du Grand Conseil.

De retour dans la salle du Parlement après avoir été assermentés en matinée à la cathédrale, les députés ont accordé 120 voix à Séverine Evéquoz (sur 146 bulletins valables). La Lausannoise de 41 ans, première vice-présidente jusqu'ici, était la seule candidate en lice pour succéder à Laurence Cretegny.

"Vos débats seront ma priorité", a-t-elle promis à ses collègues lors de son discours d'intronisation. "Exprimez-vous, débattez de vos idées, faites vivre votre liberté d'expression!", leur a-t-elle lancé. Conseillère communale à Lausanne de 2013 à 2017, elle a rejoint en 2017 le Grand Conseil, où elle a été réélue en mars dernier en obtenant le meilleur score des écologistes dans l'arrondissement de Lausanne.

Sur le plan professionnel, la native de Chessel, dans le Chablais vaudois, travaille depuis 2019 comme collaboratrice scientifique à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Elle y oeuvre pour un projet visant à développer la biodiversité et la qualité paysagère dans les agglomérations.

La Verte, qui a suivi un apprentissage de fleuriste avant de devenir ingénieure en gestion de la nature, a auparavant travaillé pour la Ville de Lausanne et le Canton de Genève.

Anciennes présidentes en exemple

Interrogée par Keystone-ATS, Séverine Evéquoz explique être "consciente de la dimension" d'une présidence du Grand Conseil. Si elle se sait désormais plus exposée, elle assure aborder cette année législative "avec confiance". Pour l'affirmer, elle met en avant "un solide parcours" politique et professionnel, ainsi que sa capacité d'être "à l'écoute des autres".

Cette passionnée de montagne, membre du Club alpin suisse, estime aussi avoir "l'endurance" suffisante pour répondre à la charge de travail et répondre aux sollicitations. Elle explique aussi avoir réduit son taux de travail, qui passera de 80 à 50% à l'OFEV durant l'année à venir.

Séverine Evéquoz dit également s'inspirer des deux présidentes qui l'ont précédée, Sonya Butera et Laurence Cretegny, qui ont notamment "su conduire le Parlement durant la crise du coronavirus".

La Lausannoise ne regrette pas de devoir renoncer aux débats durant l'année à venir. "Le rôle de deuxième et première vice-présidente m'imposait déjà une telle posture. J'y suis préparée", remarque-t-elle. Si elle accepte de s'effacer en tant que Verte, elle souligne qu'elle ne le fera pas en tant que politicienne vaudoise avec, comme objectif, de "faire rayonner le Parlement".

Séverine Evéquoz sera épaulée par le Vert'libéral Laurent Miéville et l'UDC Jean-François Thuillard, élus mardi respectivement premier et deuxième vice-président. Les élections de mardi après-midi ont aussi permis de placer Patrick Simonin (PLR), Stéphane Montangero (PS), François Cardinaux (PLR) et Céline Misiego (Ensemble à gauche - POP) au Bureau du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

La nouvelle législature vaudoise peut commencer

Publié

le

Les membres du futur Conseil d'Etat vaudois, de gauche à droite, Valérie Dittli, Vassilis Venizelos, Frédéric Borloz, Isabelle Moret, Nuria Gorrite, Rebecca Ruiz et Christelle Luisier lors de la cérémonie d'installation et d'assermentation des membres du Grand Conseil et du Conseil d'Etat vaudois ce mardi 28 juin 2022. (© KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Les députés et élus vaudois de la nouvelle législature ont prêté serment ce mardi matin à Lausanne. Dans une cathédrale pleine, les nouvelles autorités vaudoises ont symboliquement lancé une législature 2022-2027 qui débutera officiellement vendredi.

« Je le promets »… Un serment qui a résonné de nombreuses fois ce matin au sein de la cathédrale de Lausanne. Les 150 députés du Grand Conseil et les sept membres du Conseil d’Etat ont ainsi prêté serment, lors d'une cérémonie très protocolée, et devant une cathédrale pleine. Avant cela, le cérémonial traditionnel s'est déroulé notamment sur l'esplanade du Château, avec la salve de 23 coups de canon, la fanfare de la police cantonale et le défilé des milices vaudoises.

Cette cérémonie a également permis d’introniser Christelle Luisier en tant que nouvelle présidente du gouvernement. Christelle Luisier :

Christelle LuisierFuture présidente du Conseil d'Etat

Cette cérémonie d’assermentation, seule Nuria Gorrite, ministre socialiste sortante, la connaissait. Elle était en effet la seule du collège présente au sein de la cathédrale il y a 5 ans. 4 nouveaux venus pour cette législature, tandis que Rebecca Ruiz et Christelle Luisier ont été élue en cours de mandat.

Nuria GorriteConseillère d'Etat vaudoise

A noter que pour le Grand Conseil, ce sont un tiers des élus qui sont de nouveaux membres de l'hémicycle.

Christelle Luisier, future présidente du Conseil d'Etat vaudois, prononce un discours lors de la cérémonie d'assermentation des membres du Grand Conseil et du Conseil d'Etat vaudois ce mardi 28 juin 2022. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)

Ancien conseiller national et syndic d’Aigle et conseiller d’état élu, Frédéric Borloz a tout de même ressenti la symbolique du moment :

Frédéric BorlozFutur Conseiller d'Etat vaudois

Malgré son statut de conseillère d’Etat sortante, Rebecca Ruiz est entrée en fonction au cours de la législature précédente. C’est donc sa première cérémonie complète d’assermentation en tant que ministre vaudoise.

Rebecca RuizConseillère d'Etat vaudoise

Parmi les sept ministres vaudois et les quatre nouvelles tête, le vert Vassilis Venizelos. Il connaît bien les institutions cantonales, lui qui aura siégé durant trois législature au Grand Conseil. Vassilis Venizelos :

Vassilis VenizelosFutur Conseiller d'Etat vaudois

La suite maintenant : l’entrée en fonction officielle, qui aura lieu ce vendredi le 1er juillet. La future Présidente du Conseil d’Etat, Christelle Luisier :

Christelle LuisierFuture présidente du Conseil d'Etat

La législature 2022-2027 débute donc officiellement ce vendredi 1er juillet.

Continuer la lecture

Lausanne

Hausse de 20% des décès en 2020, retour à la normale en 2021

Publié

le

L’année 2020 a été marquée par une hausse sensible du nombre de décès liée à la pandémie de Covid-19:+20% par rapport à la moyenne 2015-2019 dans le canton de Vaud (photo prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'année 2020 a été marquée par une hausse sensible du nombre de décès dans le canton de Vaud, liée à la pandémie de Covid-19. Par rapport à la moyenne de 2015-2019, l'augmentation s'élève à 20%, pour un total de 6700 décès (toutes causes confondues) contre 14% au niveau suisse.

Deux périodes de surmortalité sont nettement visibles, au printemps et en automne, avant que les décès ne reviennent dans une fourchette normale en 2021, indique mardi Statistique Vaud dans un communiqué. Le total dépasse les 6300 morts de la grippe espagnole de 1918, même si, par rapport à la population, le taux de 2020 (8,3 décès pour mille habitants) est beaucoup plus bas qu'en 1918 (quelque 19 pour mille).

La surmortalité observée en 2020 concerne avant tout les personnes âgées de 80 ans et plus et, dans une moindre mesure, les 65-79 ans. La hausse est légèrement plus importante pour les hommes (+21%) que pour les femmes (+19%). En 2021, le nombre de décès revient dans la fourchette des valeurs observées ces dernières années jusqu'en novembre, avec cependant une petite hausse en décembre.

A relever que les résultats publiés dans Numerus présentent l'évolution brute des décès (sans prise en compte de l'effet de l'accroissement et du vieillissement de la population). Si, entre 2015 et 2019, la population avait eu une taille et une structure par âge identiques à celles de 2020, la hausse des décès par rapport à la moyenne aurait été de 13%, précise Statistique Vaud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

A Lausanne, fin du campement sauvage d'urgence pour les SDF

Publié

le

Le collectif avait installé des tentes dans les jardins de la Haute Ecole (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'hébergement d'urgence installé sur les hauts de Lausanne dans les jardins de la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL) va prendre fin. Après un mois d'occupation illégale, le collectif 43m2 a annoncé qu'il allait lever le camp d'ici lundi.

Le 30 mai dernier, le collectif avait installé par surprise et sans autorisation à la HETSL un campement sauvage pour accueillir les personnes sans solution de logement, suite à la fermeture estivale d'une partie des structures d'accueil de la ville. Des tentes, un salon et une cuisine collective étaient à la disposition des SDF.

Le lieu sera fermé dès la semaine prochaine. Le collectif explique "avoir poussé aussi loin que possible son engagement. Mais sans le relais des institutions, le maintien de cette structure n'est pas possible", écrit-il dans un communiqué.

Epuisement

"Des gens nous soutiennent, mais nous sommes épuisés. On assure une permanence 24 heures sur 24. Et nous n'avons pas envie de normaliser le travail gratuit", a expliqué mardi une militante à Keystone-ATS.

Ce départ ne répond pas à une menace d'évacuation forcée. Dès le début, la Haute Ecole avait demandé au collectif de quitter les lieux, mais elle n'a "jamais donné de date ou fixé d'ultimatum", ajoute la militante.

Pas de réponse concrète

L'intention du collectif était de rendre visible le besoin en places d'hébergement, durant toute l'année, belle saison comprise. "Mais la municipalité de Lausanne et le canton se renvoient la balle. Aucune réponse concrète n'est apportée", regrette le communiqué. Certes, une table ronde sera organisée fin août et des interventions ont été déposées au Grand Conseil et auprès du Conseil communal.

Le collectif tire un bilan "positif" de l'expérience vécue. "Le fait d'avoir un lieu où se reposer, discuter, cuisiner, dessiner en journée a été apprécié grandement par les bénéficiaires". Au final, à peu près 1540 nuitées ont été comptabilisées, et encore plus de personnes y sont passées, notamment pour y rester en journée.

"Ces derniers temps, une cinquantaine de personnes dormaient sur place", a complété la militante. Le collectif explique aussi avoir exploré de nouvelles manières de penser l'hébergement d'urgence, sortant du système de réservation et/ou de priorisation de certaines personnes.

Malgré la fermeture du lieu, les militants de 43m2 ne vont pas cesser leurs engagements. De nouvelles actions sont en discussion. "Nous sommes en train d'y réfléchir", a ajouté la militante.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Morges interdit l'arrosage des gazons

Publié

le

Le débit des fontaines sera également réduit (image prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Malgré les précipitations des derniers jours, les réserves d'eau potable restent à un bas niveau. Pour éviter de mettre en difficulté la distribution d'eau, la ville de Morges a décidé d'interdire l'arrosage des gazons ainsi que tout arrosage automatique de surface verte. Le débit des fontaines sera réduit et l'arrosage des jardins doit se faire de manière "parcimonieuse", en soirée.

La mesure est valable dès à présent et jusqu'à nouvel avis, annonce mardi la municipalité. Après les records de chaleur du mois de mai et la canicule de la mi-juin, associés à de très faibles précipitations depuis le printemps, les réserves en eau du Morand, qui desservent Morges, ont chuté à une vitesse "jamais observée".

Les précipitations de ces derniers jours n'ont de loin pas encore suffi à ramener ces réserves à un niveau satisfaisant, précise un communiqué. Même si la situation est sous "contrôle", la municipalité estime nécessaire de soulager les réserves du Morand.

Les mesures prises incluent l'interdiction d'arroser les gazons ainsi que l'arrosage automatique des surfaces vertes. De plus, le remplissage des piscines de plus de 5 m3 ne peut se faire que sur demande motivée auprès des services industriels.

Les terrains de sport, les promenades et les parcs publics sont arrosés depuis de nombreuses années par l'eau du lac non traitée. Ils ne sont donc pas concernés par les restrictions. Idem pour les propriétaires de citernes de récupération d'eau de pluie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X