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Vaud

L'ATE Vaud recourt contre la nouvelle jonction de la Blécherette

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Ces développements autoroutiers comprennent aussi l'extension du noeud autoroutier de Crissier (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'ATE Vaud a décidé de recourir contre le projet d'agrandissement et de nouvelle jonction autoroutière de la Blécherette, sur les hauts de Lausanne. Ce projet va entraîner une augmentation générale du trafic, au détriment des habitants et de l'environnement, dénonce l'association.

En 2018, l'Office fédéral des routes (OFROU) avait mis à l'enquête trois gros projets de développement du réseau autoroutier dans la région lausannoise: l'extension du noeud autoroutier de Crissier, la création de nouvelles jonctions à Chavannes et à Ecublens ainsi que de nouvelles bretelles d'entrée et de sortie à la Blécherette.

L'Association transports et environnement (ATE) avait fait opposition à ces projets qui risquent d'accroître encore la pollution dans l'un des lieux les plus pollués de Suisse, écrit-elle jeudi dans un communiqué. Sur le premier de ces dossiers - celui de la Blécherette - l'OFROU a levé l'opposition, ce qui a amené à l'ATE à faire recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF).

Saucissonnage

L'association dénonce tout d'abord une absence de coordination, voire un "saucissonnage" des procédures de mise à l'enquête. Les études d'impact sur la pollution, le bruit et la mobilité ne tiennent pas compte des autres projets pourtant distants de seulement 4 kilomètres

Sur le fond, l'ATE doute que ces "méga-projets" parviennent à fluidifier le trafic et à éviter des congestions, comme l'annonce l'OFROU. "Toutes les études montrent que lorsqu'on augmente les capacités, la fluidité n'est que très temporaire. Elle amène au final tout autant de bouchons", a expliqué à Keystone-ATS David Raedler, président de l'ATE Vaud.

Ces projets, s'ils se réalisent, affecteront durablement et sur le très long terme la région dans son ensemble, estime l'association. A ses yeux, les véritables solutions passent par un développement "bien plus marqué d'alternatives réelles" permettant un report d'une partie du trafic automobile vers d'autres modes de mobilité.

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Culture

Yverdon: le CACY s'engouffre dans les territoires de la nuit

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La nouvelle exposition du Centre d'art contemporain d'Yverdon-les-Bains (CACY) explore les territoires de la nuit (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Atmosphère nébuleuse au Centre d'art contemporain d'Yverdon-les-Bains (CACY): le musée s'engouffre dans les territoires de la nuit avec sa nouvelle exposition, signée Emmanuelle Antille. A la suite de son film "The Wonder Way", l'artiste et réalisatrice suisse poursuit sa quête d'univers hors normes par un cycle d'expositions réunies sous le titre "The Wonder Way Project".

Intitulée "Les nébuleuses et les territoires de la nuit", l'expo aborde les thématiques de la transcendance et des processus créatifs inconscients: de la transcription des rêves à l'écriture automatique, en passant par les images mentales et le dessin sous influence. "Une réflexion sur l'élan créateur et ses fulgurances, une ode à l'indétermination et au pouvoir de l'imaginaire", écrivent les responsables du CACY dans un communiqué.

A Yverdon-les-Bains, Emmanuelle Antille réalise une nouvelle installation vidéo qui fait également office d'écrin pour les oeuvres - la plupart inédites - qu'elle a sélectionnées autour de ces thématiques. Celles-ci ont été réalisées par 22 artistes de tous horizons.

Depuis 1995, Emmanuelle Antille développe une pratique artistique située à la croisée des arts visuels et du cinéma. Elle a bénéficié de prestigieuses résidences artistiques et son travail a été récompensé par plusieurs distinctions, dont trois Swiss Art Awards. Présentée dans maintes institutions internationales. Elle a aussi représenté la Suisse à la 50e Biennale d'art de Venise en 2003.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

La Suisse bat l'Allemagne et assure son maintien

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Le XV de l'Edelweiss est sorti vainqueur de la mêlée. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Suisse évoluera toujours en Europe Championship la saison prochaine. Le XV de l'Edelweiss a assuré son maintien en battant l'Allemagne samedi à Yverdon (35-25).

Les rugbymen suisses termineront dans le top 6 de ce tournoi regroupant huit équipes européennes. Ils joueront le match pour la 5e place face aux Pays-Bas ou la Belgique le 15 mars à Madrid.

Promue en 2024 depuis l'échelon inférieur, la Suisse est assurée de disputer deux saisons de plus dans ce qui s'apparente à l'antichambre du tournoi des Six Nations. En effet, elle est désormais certaine d'éviter la dernière place du classement bisannuel, synonyme de relégation en Trophy Championship.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

VTT, secours ou canyoning: les guides de montagne se diversifient

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Les guides de montagne cherchent à diversifier leurs activités (image symbolique). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Certains guides de montagne enrichissent leur offre au-delà de l'alpinisme, motivés surtout par leur passion. Mais cette diversification s'est aussi accélérée du fait des nouvelles conditions climatiques.

En Suisse, près de 300 guides sont formés au canyoning. Un module facultatif pour le VTT existe aussi depuis une vingtaine d'années, suivi par une dizaine de guides du bureau de Verbier (VS) en 2023.

"Il existe aussi des formations de spécialiste de travaux sur corde, par exemple dans la construction ou l'élagage, pour lesquels les guides sont assez prédestinés", complète Pierre Mathey, secrétaire général de l'Association suisse des guides de montagne.

D'autres professionnels poursuivent en parallèle leur second métier d'ambulancier, en travaillant dans le secours héliporté. Ces compétences trouvent un écho auprès de leurs clients, puisque certains les sollicitent pour des courses en haute montagne incluant des moments de formation au secours alpin.

"De manière générale, la volonté de se former et d'acquérir de l'autonomie est en augmentation chez nos clients", observe Pierre Mathey. "S'adapter fait partie du métier de guide depuis toujours", ajoute le spécialiste, qui voit en cette diversification une continuité plus qu'une révolution.

Mais ces nouvelles compétences offrent tout de même des opportunités: "Si une course en haute montagne est impossible, je peux proposer un plan B attrayant en canyoning et éviter d'annuler la sortie", souligne Nicolas Simon, guide de montagne qui propose aussi des vols en parapente.

Difficultés climatiques

En 2019, une étude de l'Université de Lausanne notait une tendance à la diversification pour des activités "qui ne se pratiquent pas en haute montagne", face à des conditions estivales devenues "hasardeuses" en raison du changement climatique.

Les guides interrogés, issus de la région de Chamonix, pointent l'augmentation des chutes de pierres ou le manque de couverture neigeuse sur les glaciers en été. L'hiver est aussi touché, mais différemment: "les conditions peuvent changer radicalement en quelques jours à cause des variations de température rapides et de grande amplitude", constate Pierre Mathey.

Dans un sondage mené par l'Association suisse des guides de montagne en 2024, une moitié d'entre eux indiquaient modifier leurs activités pratiquées face aux effets du changement climatique.

Pierre Mathey nuance: si ces nouvelles conditions exigent davantage d'agilité, "nous ne sommes pas en situation de remplacer complètement certaines activités par d'autres." Selon lui, le territoire alpin offre de nombreux lieux alternatifs vers lesquels les alpinistes peuvent toujours se rediriger, en Suisse ou dans les massifs frontaliers.

Ne pas dépendre d'une seule activité

"Ma passion pour d'autres activités a clairement été ma principale motivation", clarifie Alex Glasner, également ambulancier. "Mais dans un monde et une nature qui change, ne pas dépendre d'une seule activité est une situation très confortable", reconnait-il.

"En 2024, un tiers des guides vivaient de leur métier à 100%", contextualise Pierre Mathey. Les deux autres tiers pratiquent à temps partiel ou comme appoint lors des pics touristiques. En écho, Alex Glasner ajoute que si les guides ont toujours été multitâches, il a le sentiment que "la diversification a rarement été aussi importante qu'aujourd’hui."

Toutefois, même si ces alternatives se développent et que certains guides se spécialisent, ces activités restent marginales sur le nombre total de journées guidées, indique Pierre Mathey. Elles peuvent toutefois permettre de combler les périodes de creux touristique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud entend mieux répondre aux besoins des femmes détenues

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Le ministre vaudois en charge de la sécurité, Vassilis Venizelos, a présenté vendredi les mesures pour améliorer les conditions des détenues à la prison de la Tuilière. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a présenté vendredi une série de mesures visant à mieux répondre aux besoins des détenues. Seul établissement du type en Suisse latine, la prison pour femmes de Lonay (VD), en travaux depuis 2021, adapte peu à peu ses espaces en fonction.

Le secteur mère-enfant sera à nouveau disponible cet été, après 4 années d'inactivité. Au même moment sera mis en service un parloir intime. La réalisation de l'unité psychiatrique, d'une capacité de six places, devrait, elle, démarrer en 2027.

David Lembrée Directeur de la Prison de la Tuilière

Le chantier qui occupe les autorités cantonales est dense. Et le contexte particulier, a d'emblée admis le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos, vendredi lors d'une visite de presse. Renforcer les structures et mesures existantes tout en maintenant l'activité carcérale relève d'une "prouesse" et d'un "défi important".

Objectif du rendez-vous du jour: mettre en lumière la réalité parfois méconnue des femmes détenues. Elles sont "peu nombreuses et invisibles dans le débat public, mais pourtant elles ont des besoins spécifiques", a rappelé le ministre vaudois en charge la sécurité.

D'autres profils

La prison de la Tuilière, qui n'accueille que des femmes depuis 2021, reçoit des personnes aux "parcours particuliers, parfois cabossés", a-t-il poursuivi. Ce sont des "profils souvent vulnérables, avec une fréquence élevée de troubles psychiques et de parcours d'addiction", a complété le chef du Service pénitentiaire Raphaël Brossard. C'est trois fois plus par rapport aux hommes détenus dans le canton.

La moitié des femmes détenues sont également des mères, a-t-il continué. Le maintien des liens familiaux est un des enjeux les plus importants, comme l'a d'ailleurs relevé un sondage réalisé auprès des détenues elles-mêmes. "Une entrée (en prison) c'est, dans la moitié des cas, une rupture des liens avec les enfants", s'est aligné David Lembrée, directeur de l'établissement pénitentiaire.

A cet égard, le parloir familial joue un rôle essentiel. Tout comme le secteur mère-enfant, où passent les mères qui ont eu des enfants en détention a illustré le chef du Service pénitentiaire Raphaël Brossard.

Après quatre ans d’inactivité, l’établissement va également réouvrir le secteur mère-enfant. Les conditions permettront d’écarter la mère du reste des divisions pour une prise en charge différenciée, comme l’explique le directeur de la prison.

David Lembrée Directeur de la Prison de la Tuilière

Stratégie adaptée

Marquées par des violences, la précarité ou des ruptures, ces femmes, qui représentent 5,7% de la population carcérale suisse, ont des besoins de santé plus spécifiques et parfois complexes. "Ils nécessitent une coordination renforcée entre le monde de la détention et celui du médical", a expliqué Raphaël Brossard.

Les mesures qui ont été déployées et qui vont continuer à l'être visent ainsi à "mieux répondre aux exigences actuelles, en particulier en matière d'égalité, de santé et de réinsertion", résume le canton.

En conséquence également, un chantier en retard qui s'étend sur plusieurs années. Et dont les répercussions sur les conditions de détention ont plus d'une fois été pointées du doigt.

Impact négatif du chantier

"Les conséquences délétères" des travaux ont notamment été épinglées par la Commission des visiteurs du Grand Conseil dans son dernier rapport publié en février. Le document avait par exemple mis en avant le fait qu'une quinzaine de cellules avaient été dédoublées pendant presque deux ans en raison des travaux.

La Commission a aussi déploré le retard dans le développement de la mise en service de l'Unité psychiatrique, d'autant plus que le nombre de femmes souffrant de troubles a augmenté. Elle a aussi attesté d'autres problèmes, notamment au niveau technique et médical.

Interrogé sur la question lors de la conférence de presse, Vassilis Venizelos a rappelé le "défi quotidien" qu'incarne le chantier. Il a également assuré être en dialogue constant avec la Commission des visiteurs.

Vassilis Venizelos Conseiller d’État vaudois en charge de la sécurité

Calendrier étendu

Pour mémoire, le chantier a débuté en 2021, mais divers "imprévus" ont imposé des ajustements, en raison notamment de la vétusté de certaines installations et de l'obsolescence des modules de sécurité. Actuellement, la deuxième phase des travaux de modernisation et d'adaptation du site est mise en oeuvre. Celle-ci devrait prendre fin cet été avec, justement, la mise en service du secteur mère-enfant et du parloir intime.

Pour la troisième et dernière étape du chantier, un crédit d'ouvrage d'environ 8,7 millions doit être demandé au Grand Conseil vaudois ce printemps. Si obtention, le chantier, qui durerait un peu plus d'une année, devrait être achevé d'ici à fin 2027 début 2028.

En ce qui concerne les chiffres, les coûts ont continué d'exploser au fil des ans. Le Grand conseil vaudois avait adopté un crédit d'investissement initial de 17 millions de francs pour la rénovation en mai 2020. En mars 2025, il avait engagé un crédit supplémentaire de 9.8 millions de francs pour l'assainissement de la prison.

Selon les derniers chiffres, les coûts de l'ensemble des travaux de rénovation et de modernisation de la Prison de la Tuilière se montent à quelque 48 millions. L'établissement a ouvert ses portes en 1992.

KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine

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