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Lausanne va devoir "avoir la mémoire courte"

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Les Lausannois ont été mis sous pression leurs adversaires. ©KEYSTONE/Juergen Staiger

Davos est revenu dans ce quart de finale face à Lausanne. Les Lions se sont inclinés 5-2 dans un match qu'ils n'ont pas maîtrisé. Il y a maintenant 2-2 dans la série.

Les Lausannois ont pourtant démarré fort en dominant les premières minutes de jeu. Ils se sont créé deux belles occasions d’entrée de jeu, mais se sont heurtés à Sandro Aeschlimann. Et puis, comme le veut presque la tradition, les Lions se sont retrouvés en infériorité numérique Après moins de 5 minutes. Pas de quoi les faire paniquer toutefois. Jiri Sekac s’est même offert une échappée, mais son tir est passé à côté.

C’est Miikka Salomäki qui a ouvert la marque à la 11e minute. Sandro Aeschlimann était sur ses appuis gauches, concentré sur Damien Riat qui arrivait à toute vitesse et qui a pu centrer. L’attaquant finlandais, de l'autre côté du but, en a profité pour pousser le puck au fond malgré le trafic devant la cage.

Mais on commence à avoir l’habitude dans cette série, et on peut presque décrire le déroulé des matchs avant qu’ils aient lieu. La réponse davosienne ne s’est pas faite attendre. Après une première tentative ratée mais hallucinante tant on était sûr que le puck allait entrer, c’est Yannick Frehner qui est venu égaliser (13e, assist: Joakim Nordström). Avec un tel angle, Connor Hughes n’a rien pu faire. La vérification de la validité du but à la vidéo pour un éventuel coup de patin aura donné quelques secondes d’espoirs au LHC. C’est 1-1.

Le début de la fin

Les Lausannois ont ensuite offert le 2-1 aux Grisons. Dans la foulée de l’égalisation, Lawrence Pilut a pris 2 minutes de pénalité. Il n’en fallait pas plus à Matej Stransky pour débloquer son compteur personnel grâce à une fusée en pleine lucarne (14e, assist : Michael Fora).

Dans le deuxième tiers, on a commencé par voir quelques belles tentatives lausannoises. Et puis il y a eu cette pénalité de match. Jiri Sekac s’est vu renvoyé au vestiaire pour une charge sur le genou. Les Lions ont donc dû évoluer en infériorité numérique pendant 5 minutes. Heureusement, dans l’intervalle, Leon Bristedt a également écopé d’une pénalité de 2 minutes. Les deux équipes ont donc joué à 4 contre 4.

Ces quelques minutes ont-elles été le tournant du match ? En tout cas, à partir de là, il est devenu difficile de dire qui avait l’ascendant sur qui. Mais on sentait tout de même venir ce 3-1. Ça n’a pas manqué. La passe est signée Dominik Egli, la finition Chris Egli (38e).

Les Lions sont lâchés

Si seulement ça s'était arrêté là. Dans la dernière période, les Lausannois ont encore shooté 11 fois, sans succès. Un manque de finition devant la cage qui est frustrant au vu de la beauté de certaines actions. Mais on sentait que, plus ça avançait, plus ils se sortaient du match. À la 46e, l'opportunité de réduire l'écart au score s'est présentée sous la forme d'un powerplay. Les Davosiens se sont cependant montrés gênants et Lausanne n'a pas pu concrétiser.

Pour ne rien améliorer, Lukas Frick s'est vu infliger deux minutes de pénalité alors que les deux équipes rejouaient à peine à 5 contre 5. C'est tout ce dont avait besoin Davos. Après 2 secondes, Michael Fora avait déjà tiré depuis la ligne bleue. Le puck a rebondi contre la bande derrière la cage pour arriver dans la canne d'Andres Ambühl qui n'a eu aucune peine à inscrire le 4-1. L'action aura duré 5 secondes.

C'est 2 minutes plus tard que tout à basculé. Qu'est-ce qui déclenche la scène qui va suivre? Mystère. Mais en un clignement des yeux, la patinoire de la station grisonne s'est transformée en ring de boxe. Andrea Glauser et Joakim Nordström d'un côté, Miikka Salomäki et Michael Fora de l'autre. Et encore Tim Bozon et Kristian Näkyvä au milieu de la glace. Des bagarres qui ont duré, sous les encouragements et les sifflets du public, et qui ont (et vont certainement) coûter cher. Les quatre premiers ont écopé de 2 minutes de pénalité pour dureté excessive et comportement antisportif. Näkyvä et Bozon ont eux pris 5 minutes, avec en prime pénalité de match pour le n°94 du LHC. Et les derniers coups lancés au défenseurs grison alors qu'il était à terre pourraient bien avoir des conséquences encore plus lourdes.

Cette scène entre Tim Bozon et Kristian Näkyvä aura-t-elle des conséquences qui iront au-delà des pénalités infligées durant la rencontre? ©KEYSTONE/Juergen Staiger

Une scène qui paraît quelque peu incompréhensible au vu du score et du temps restant. Comment expliquer que toute une équipe s'emporte de la sorte? Tentative de réponse de la part de Jason Fuchs.

Jason FuchsAttaquant du LHC

À partir de là, on peut dire que le match était plié. Geoff Ward a décidé d'épargner la fin du match à Connor Hughes et d'envoyer Kevin Pasche pour ses premières minutes sur la glace en playoffs. Les Lions se sont retrouvés à 5 contre 3 et inutile de préciser que le HCD en a bien profité. Valentin Nussbaumer, laissé tout seul au fond de la zone offensive a trompé tout le monde devant la cage pour inscrire le 5-1.

Le Lausanne HC ne pourra finalement se consoler qu'avec ce but de Lawrence Pilut... en powerplay. Les passes en triangle entre Jason Fuchs, Damien Riat et le défenseur finlandais laissera au moins aux supporters vaudois une belle image à l'issue de ce match.

On a déjà parlé de pression dans cette série. Les Lausannois se disent cependant assez sereins. Mais ce samedi, est-ce que ce n'est pas la gestion des émotions qui leur a joué des tours?

Jason FuchsAttaquant du LHC

Geoff Ward admet que c'était un match émotionnel, "mais tu dois contrôler tes émotions. C'est quelque chose qu'on va devoir prendre pour le prochain match." Il sera maintenant question "d'avoir la mémoire courte et de se concentrer sur lundi." Les Lausannois devront apprendre de ce match, que ce soit par rapport à l'attitude de leur adversaire, ou à leur propre discipline. Car tout est à refaire, mais rien n'est encore joué.

La prochaine rencontre aura lieu lundi à la Vaudoise Arena. L'acte VI est déjà agendé au mercredi à Davos.

 

 

 

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Fribourg a été plus complet que Genève

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Fribourg a battu Genève grâce à un contingent plus dense (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fribourg s'est qualifié pour la cinquième finale de son histoire. Un succès 4-1 qui met en lumière la profondeur du contingent des Dragons.

"Certains joueurs fribourgeois ont joué un cran au-dessus de leur potentiel ou de ce qu'ils ont montré en saison régulière, c'est avec ce genre de joueurs que l'on peut aller loin en play-off." Directeur sportif de Genève, Marc Gautschi a tenu à féliciter Fribourg tout en donnant une explication intéressante du pourquoi du succès adverse.

Il est vrai que du côté de Fribourg, certains joueurs ont su élever leur niveau de jeu. On pense par exemple à un Jeremi Gerber, loin d'être un titulaire indiscutable, et qui a inscrit son troisième but en 12 matches de séries. Il n'en avait marqué que 2 en 43 rencontres de saison régulière.

Trois buts, c'est autant que Lucas Wallmark, centre numéro un de Gottéron. Assez décrié lors de ces play-off, le Suédois a planté un doublé. Est-il absous de ses performances précédentes? Non, mais il a su marquer au bon moment. Il y a également un Maximilian Streule, lui aussi auteur de son troisième but sur ces play-off et qui joue comme un vétéran alors qu'il n'a que 22 ans.

Marchon joueur de l'ombre lumineux

Joueur d'énergie, Nathan Marchon personnifie ce Fribourg qui balance entre travailleurs et buteurs. C'est lui qui offre le 1-0 à Wallmark en allant gratter un puck dans la bande. Le numéro 97 des Dragons se réjouit bien évidemment de disputer cette finale, mais aussi des deux jours de congé à venir: "Aujourd'hui, pour la première fois de la saison, on aura deux jours de congé, donc ça va faire du bien. Je pense que ça va faire du bien de recharger les batteries. On a une grosse série contre Rappi, c'était aussi assez intense. Mais là je pense que ça va vraiment faire du bien de pouvoir reposer un peu la tête et penser à la suite."

Ce qui impressionne dans les rangs fribourgeois, c'est d'être capable de rejoindre la finale sans des cadres comme Sandro Schmid et Andrea Glauser, deux pièces maîtresses dans l'alignement de Rönnberg. Mais Nathan Marchon n'oublie pas ses coéquipiers sur le flanc: "On joue aussi pour les joueurs blessés. Je pense à Sandro, Glausi, qui ont bossé toute la saison, qui étaient incroyables toute la saison et qui ne sont pas là ce soir. On le fait pour tout le monde et aussi tous les autres gars qui s'entraînent ici tous les jours, qui sont prêts à sauter dans l'alignement s'il y a un blessé. Je pense que ça soude vraiment une équipe. Et maintenant on prend toute l'énergie nécessaire pour cette finale."

Et maintenant, Davos

Cette finale, elle se jouera contre Davos. Le premier de la saison régulière face au deuxième. Logique parfaitement respectée. Pour son dernier tour de piste, le capitaine Julien Sprunger aura donc l'honneur de disputer une deuxième finale après celle de 2013 perdue contre Berne.

"C'est le premier contre le deuxième, c'est une affiche qui change un peu, ça va faire des heures de car. Mais voilà, je pense que Davos est l'équipe à battre. On a eu des gros matchs pendant la saison contre eux, on a perdu cette demi-finale à la Spengler, c'est vraiment une excellente équipe. Je pense qu'ils seront favoris dans cette finale, mais on n'a vraiment rien à perdre, on va vraiment essayer de tout donner. Et je pense qu'on a les armes pour les bousculer."

Premier élément de réponse samedi prochain dans les Grisons.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fribourg se joue de Genève et file en finale

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Lucas Wallmark marque le 4-2: les Aigles ne s'en remettront pas. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Fribourg est en finale des play-off de National League! Dimanche à domicile, les Dragons ont battu Genève 6-2 dans le cinquième acte pour enlever la série 4-1.

Un match tient à peu de choses. Ce fut encore plus vrai entre la 52e et la 53e. Le Genevois Jimmy Vesey a expédié le puck du 3-3 sur le poteau de Reto Berra et 32 secondes plus tard, la défense de Genève a offert le 4-2 à Wallmark qui n'en demandait pas tant.

Cette réussite a eu le don de rassurer des Fribourgeois loin d'être parfaits et de mettre un coup sur la tête de Genevois auteurs de bien trop de bévues pour espérer aller plus loin dans ces séries. Si Lausanne ne s'était pas liquéfié après le 3-0 dans le match VI des quarts de finale, la saison genevoise aurait pris fin plus tôt.

Les lacunes observées lors du quart lémanique ont été exploitées par Roger Rönnberg et ses hommes. Et le coup de poker de mettre Robert Mayer entre les poteaux côté grenat à la place de Charlin n'a pas porté ses fruits.

Fribourg a ouvert les hostilités à la 8e. Après un excellent travail de Marchon dans la bande et une passe à Wallmark, le Suédois a pu tromper Robert Mayer. La réplique servettienne est tombée à la 18e grâce à Marc-Antoine Pouliot. Le Canadien au passeport suisse, pas toujours aligné par Peltonen, a habilement dévié un lancer de Le Coultre. Juste derrière, Genève a d'ailleurs une nouvelle fois tenté la déviation rapide pour espérer prendre Reto Berra à défaut.

Sprunger et Nemeth de retour

Dans les rangs fribourgeois, Julien Sprunger a pu faire son retour après avoir dû manquer l'acte IV pour un souci au niveau de la région pelvienne. Roger Rönnberg a également choisi de réintégrer son défenseur Patrick Nemeth après les cinq matches de suspension purgés à la suite de son agression sur Jonas Taibel lors du quart contre Rapperswil.

Mais c'est un autre défenseur qui a pu redonner un but d'avance à Gottéron. A la 25e, Streule a eu trop d'espace pour armer et déjouer Mayer. Et même si les Aigles ont pu égaliser en jeu de puissance par Granlund à la 28e, ils ont été bien trop lâches au marquage à la 32e. Walser a pu se balader dans l'arrière-garde genevoise avant de servir parfaitement Gerber, laissé libre par Praplan. Walser-Gerber, ou quand l'eau minérale se marie finalement bien avec la fondue. Juste après cette troisième réussite, Marcus Sörensen a eu une chance en or de donner un petit matelas d'avance à ses couleurs.

Ce matelas, c'est finalement son compatriote Wallmark qui le donnera à la 53e. Bertschy ajoutera le 5-2 dans la cage vide (56e), puis Sörensen le 6-2 dans les mêmes conditions (60e).

Fribourg se qualifie pour la cinquième finale de son histoire. Le premier match aura lieu samedi. Pour l'heure, on ne connaît pas encore l'adversaire des Dragons. Tout ce que l'on sait c'est que si Davos bat Zurich, la série commencera dans les Grisons. Si les Lions l'emportent, ce sera d'abord à Fribourg.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Play-off: Le "Z" et le GSHC n'ont plus le droit à l'erreur

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Simon Hrubec et les Zurich Lions n'ont plus le droit à l'erreur face à Davos (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Zurich et Genève-Servette n'ont plus le droit à l'erreur en demi-finale des play-off de National League. Le "Z" et le GSHC sont menés 3-1 dans leur série respective, face à Davos et à Gottéron.

Les Lions, doubles tenants du titre, et les Grenat ont tous deux été battus à domicile vendredi soir. Leur tâche est immense avant l'acte V prévu dimanche à 20h: Zurichois comme Genevois doivent gagner les trois prochains matches et doivent donc s'imposer deux fois à l'extérieur.

Le plus dur reste évidemment à faire pour Davos et Gottéron. Mais les Grisons sont quasiment injouables devant leur public cette saison, avec 29 victoires en 31 parties disputées dans leur "cathédrale". Ils n'ont plus disputé de finale depuis leur 31e et dernier sacre, en 2015.

Fribourg n'est pas en reste avec 25 succès en 32 matches joués à St-Léonard, même si les Dragons ont été battus deux fois par Rapperswil-Jona à domicile en quart de finale. Toujours en quête d'un premier titre national, Gottéron vise une première finale de play-off depuis 2013.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fribourg se rapproche de la finale

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Jeremi Gerber auteur du 2-1 fribourgeois (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Fribourg mène 3-1 en demi-finale des play-off de National League. A Genève, les Dragons ont remporté l'acte IV vendredi soir 4-3.

Mis sous pression par Genève en fin de rencontre, Fribourg a joué les roseaux en pliant mais en ne rompant pas. Recroquevillés devant Berra, les Dragons ont su empêcher Genève d'aller arracher une égalisation somme toute méritée. La solidarité des Fribourgeois et un Reto Berra solide ont permis aux joueurs de Rönnberg de croire à une finale. Dimanche à domicile, Gottéron pourra clore cette série. Mais ce sera dur.

Aux Vernets, les Fribourgeois ont ouvert le score à la 20e et alors qu'ils évoluaient avec un homme de moins sur la glace à la suite d'une pénalité contre Rathgeb. Mais même en infériorité numérique, Gottéron a pu compter sur un Berstchy de gala. Grâce à sa vitesse, l'attaquant a mis à mal la défense des Aigles.

Malgré cette ouverture du score, Fribourg a connu quelques errances. Comme à la 23e lorsque Puljujärvi a pu égaliser alors que les Dragons se trouvaient en power-play. Seulement cette réaction genevoise n'aura pas l'effet escompté. Les joueurs de Ville Peltonen vont gentiment mais sûrement se faire dominer par ceux de Roger Rönnberg.

A la 30e, c'est Jeremi Gerber qui a redonné un but d'avance à ses couleurs. Puis à la 35e, Bertschy a encore utilisé sa vitesse et la passivité des Grenat pour le 3-1. Le 4-1 est tombé à la 39e, juste après un jeu de puissance, avec Borgström qui a trouvé Walser depuis derrière la cage. Comme si Fribourg avait découvert le secret de la potion magique face à ce Genève-là.

Comme lors de l'acte VI à Lausanne, Peltonen a remplacé Charlin par Robert Mayer et les Aigles sont soudainement revenus dans le match. A la 43e, le jeu de puissance a repris vie et Praplan a pu marquer. En poussant, les Grenat ont encore réduit le score à la 53e par le jeune Simas Ignatavicius et Jooris a manqué une grosse occasion dans la foulée. Le momentum a changé et Genève a fait trembler Fribourg. Mais comme lors de l'acte II, l'équipe qui avait un bel avantage a su le conserver jusqu'au bout. Et dimanche, Genève n'aura plus le choix, il faudra gagner pour ne pas partir en vacances.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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