Lausanne
Cadre supérieur de l'administration genevoise sur la sellette
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Le Tribunal fédéral admet partiellement un recours du canton de Genève concernant la révocation immédiate d'un cadre supérieur en raison de son comportement inapproprié. La Cour de justice, qui avait jugé la sanction disproportionnée et l'avait annulée, doit maintenant se prononcer sur une mesure plus appropriée.
Attaché au Département du territoire, le cadre a été dénoncé à l'automne 2022 par une subordonnée en raison de son comportement "totalement inadéquat". L'enquête a montré qu'il avait tenu des propos à connotation sexuelle envers des collègues féminines ainsi que des remarques très désobligeantes à l'égard de collaborateurs.
Le Conseil d'Etat a révoqué le cadre supérieur avec effet immédiat un an plus tard. Cette décision a été annulée par la Cour de justice du canton de Genève qui a estimé que la sanction était disproportionnée. En conséquence, l'intéressé devait être réintégré dans un poste correspondant à sa formation et à ses années d'expérience.
Peine infamante
Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral rappelle que la révocation est la plus lourde des mesures disciplinaires. Sanctionnant une violation grave ou continue des devoirs de service, elle revêt l'aspect d'une peine et présente un caractère plus ou moins infamant.
Dans ces conditions, le principe de proportionnalité conduit à prononcer la révocation uniquement dans des cas particulièrement graves, qui portent atteinte au fonctionnement ou à l'image de l'administration, précise la 1ère Cour de droit public. Il n'est pas insoutenable de considérer que le comportement de l'intéressé, bien qu'inacceptable, n'entre pas dans ce cas de figure.
Réintégration critiquée
Pour autant, la justice cantonale ne pouvait pas renoncer à toute mesure disciplinaire et ordonner la réintégration pure et simple du cadre. En effet, celui-ci a commis une grave violation de ses devoirs, qui a entraîné de fortes tensions au sein de son service.
Le Tribunal fédéral admet donc partiellement le recours du canton et renvoie la cause à la Cour de justice, à charge d'indiquer quelle sanction doit être prononcée à la place de la révocation. Il précise qu'un licenciement administratif, dont les conséquences personnelles sont moins lourdes, aurait pu être envisagé. (arrêt 1C_160/2025 du 11 décembre 2025)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Le nouveau dossier patient informatisé (DPI) prêt à démarrer
Dans le canton de Vaud, le renouvellement du dossier patient informatisé (DPI) est sur le point de démarrer. Le Conseil d'Etat soumet au Grand Conseil quatre décrets portant sur le financement et la gouvernance des travaux d'implémentation. L'investissement total se monte à environ 207 millions de francs.
"Ce projet majeur, porté conjointement par le CHUV et onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV), marque une étape décisive dans la modernisation du système de santé cantonal et s'inscrit dans le programme de législature", indique jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires.
"Il s'agit aussi plus largement d'agir sur la maîtrise de l'évolution des coûts, et en particulier de soutenir la transition numérique des hôpitaux reconnus d'intérêt public par l'acquisition d'un nouvel outil permettant une meilleure organisation du travail", écrit le Conseil d'Etat.
Remplacement indispensable
Les dossiers informatisés des patients (DPI) constituent le coeur de l'activité des établissements hospitaliers, rappelle-t-il. Ils structurent l'organisation du travail de l'ensemble des professionnels de la santé qui prennent en charge les patients tout au long de leur parcours de soins. Or, le système actuel arrive en fin de vie, rendant son remplacement indispensable, selon le Canton.
Lancé en 2024, le projet "DPI VD" vise à construire un socle informatique commun entre les hôpitaux reconnus d'intérêt public, permettant l'intégration et la continuité des soins, avec une possible extension future à d'autres acteurs de la santé vaudoise.
Ce projet offre aussi l'opportunité d'harmoniser les pratiques entre les différents acteurs hospitaliers du canton en s'appuyant au maximum sur les bonnes pratiques et d'éviter que chaque établissement ne traite les données de manière isolée, rendant leur partage ultérieur impossible.
Recours à l'appel d'offres
Au terme d'un appel d'offres et de la procédure complète d'adjudication, qui a abouti le 20 novembre 2025, le choix s'est porté sur la solution du groupe américain Epic Systems Corporation. L'appel d'offres du CHUV et de la FHVi avait fait l'objet de recours de la société genevoise Kheops, qui estimait que les critères d'attribution favorisaient Epic. Le Tribunal fédéral a toutefois rejeté ces recours, le dernier définitivement le 5 novembre.
L'investissement total s'élève à quelque 207 millions de francs. Il inclut l'acquisition des licences et les services externes auprès du fournisseur, mais également la mise en place de l'infrastructure technique et les renforts en personnel nécessaires pour l'implémentation du projet, détaille le gouvernement.
Celui-ci soumet ainsi au parlement un crédit d'investissement pour le CHUV de 104,5 millions de francs, une garantie de l'Etat de 53,1 millions de francs en faveur des onze établissements de la FHV concernés, ainsi qu'un crédit d'investissement de 50 millions de francs pour contribuer au financement de la mise en oeuvre du projet.
A ne pas confondre avec le DES, ex-DEP
"Il permettra par exemple de garantir la qualité et la sécurité des prises en charge, d'offrir aux patients des parcours de soins coordonnés et d'alléger la pénibilité du travail des professionnels de la santé. Il favorisera également l'alignement des pratiques entre établissements et permettra de bénéficier des progrès technologiques sur le plan clinique, notamment en matière d'aide à la décision et d’intelligence artificielle", explique le Canton.
Une fois l'outil implémenté, le Conseil d'Etat compte également sur une meilleure efficience. "Ces bénéfices proviendront entre autres d'un gain de temps pour les professionnels de santé, d'une diminution des ressaisies, d'un accès facilité à l'information et d'une diminution des examens et traitements réalisés en doublon grâce au partage des données", relève-t-il.
A noter qu'il ne faut pas confondre le DPI avec le dossier électronique du patient (DEP), récemment abandonné au niveau fédéral et qui sera remplacé par un nouveau dossier électronique de santé (DES), moins complexe. Le DES est un recueil de documents personnels.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Une eau lausannoise de "très bonne qualité"
L'eau potable à Lausanne est de "très bonne qualité", montrent les contrôles menés l'an dernier. Le laboratoire du Service de l'eau a analysé 35'708 paramètres sur les échantillons et les résultats ont révélé seulement 13 "non-conformités mineures", sans risque pour la santé des consommateurs, indique jeudi la Ville de Lausanne.
En tout, le Service de l’eau a réalisé 3132 prélèvements en 2025, dont 2382 échantillons directement dans les usines de traitement, les réservoirs et le réseau de distribution, précise le communiqué.
Le Service de l'eau produit et distribue chaque année près de 32 milliards de litres d'eau potable, alimentant plus de 380'000 personnes à Lausanne et dans les communes partenaires.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
De Lausanne à la Turquie à vélo: l'immense défi de Ballot Explore
Parti de Lausanne avec l'ambition de rejoindre le mont Ararat en Turquie, Ballot Explore, jeune étudiant, a vu son périple s'interrompre après un accident. Entre performance physique de haut vol et rencontres humaines enrichissantes, le jeune aventurier revient sur une expérience qui l'a marqué, malgré une fin de voyage précipité.
Ballot Explore, étudiant de 22 ans, s’est lancé un défi de taille: relier Lausanne à la Turquie, à vélo. Un périple de près de 6000 kilomètres à travers l’Europe, avec pour objectif final le sommet du mont Ararat. «Le projet, c'était de partir de Lausanne en passant par plusieurs points d’intérêt (...) et d’aller jusqu’au fin fond de la Turquie».
«Ce que je retiens, c'est avant tout la générosité des gens»
Un défi physique et mental
Sportif accompli pratiquant l'escalade et le trail, le jeune homme s'est lancé dans l'aventure sans préparation spécifique. «Je me suis directement mis dans le bain sans avoir même testé mon vélo». Au-delà de l'effort, c'est la solitude et la gestion de l'imprévu qui ont forgé son mental. Malgré la barrière de la langue et l'isolement, il explique avoir anticipé les potentiels ennuis sur sa route: «La préparation mentale, c'est globalement essayer de s'imaginer ce que ça va être, anticiper les problèmes avant qu'ils arrivent».
Malgré les craintes légitimes liées à un voyage en solitaire dans des contrées méconnues, Ballot Explore retient avant tout la bienveillance des populations locales. Pour lui, la solidarité a été le véritable moteur de son avancée. «Ce que je retiens (...) c'est avant tout la générosité des gens. Franchement, j'ai été aidé et j'ai été très étonné de tout ce qu'on m'a donné». Des hébergements improvisés aux encouragements sur la route, l'aspect humain a surpassé la performance sportive. «Les gens qui viennent te soutenir, en t'apportant du gel par exemple, même si c'est juste pour du gel, ça fait tellement du bien au moral».
«Au milieu de nulle part, c'était un peu la panique»
Le coup d'arrêt au milieu d'un lac de sel
Alors qu'il avait déjà parcouru environ 4500 kilomètres, l'aventure a pris un tournant inattendu en Turquie. Seul au milieu d'un lac de sel, un accident a tout fait basculer. En cuisinant, de l'eau bouillante s'est renversée sur sa jambe sous l'effet du vent. «Grosse brûlure sur toute la cuisse. J'étais au milieu de nulle part donc c'était un peu la panique pour essayer de trouver de l'aide et réussir à me rendre dans un hôpital».
Faire face à de telles circonstances peut amener certaines difficultés au niveau psychologique. «Effectivement, il y a forcément un peu de peur (...) j'ai conscience qu'il peut y avoir des problèmes et que potentiellement personne ne peut m'aider». Avec un verdict médical imposant trois semaines de convalescence et des impératifs liés aux études, le jeune homme a dû se résoudre à abandonner son périple à 1500 kilomètres de son but initial.
L'appel du grand large
Si ce voyage s'est terminé plus tôt que prévu, Ballot Explore ne compte pas en rester là. Cette immersion a ouvert la porte à d'autres rêves. Il envisage déjà, après ses études, de repartir pour des expéditions encore plus lointaines, vers la Laponie ou l'Arctique, avec l'ambition de devenir, un jour, un aventurier à part entière.
Entretien réalisé par Yann Rossier
Adaptation web avec IA
Lausanne
Indices insuffisants pour établir un profil ADN
Le fait qu'un homme soit soupçonné d'avoir vendu une demi-boulette de cocaïne à une toxicomane ne justifie pas encore l'établissement de son profil ADN. Le Tribunal fédéral annule la décision de la justice genevoise et ordonne la destruction du prélèvement et l'effacement du profil.
Le recourant fait l'objet d'une procédure pénale pour entrée et séjour illégal en Suisse. La justice genevoise le soupçonne aussi de consommation et de trafic de stupéfiants: un policier l'aurait vu vendre une demi-boulette de cocaïne et il a été arrêté à deux reprises dans une rue connue comme une plaque tournante du trafic à Genève.
Le Ministère public a ordonné l'établissement du profil ADN de l'intéressé, une décision confirmée par la Cour de justice du canton de Genève. Cette dernière a estimé que cette mesure se justifiait par la crainte que l'homme ait commis d'autres infractions à la législation sur les stupéfiants.
Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral constate que la justice genevoise a ordonné l'établissement du profil non pas pour élucider la vente de cocaïne mais pour découvrir d'éventuelles infractions passées. Une telle mesure est admise, à condition que l'autorité dispose d'indices sérieux et que les infractions visées présentent une certaine gravité.
Ces conditions ne sont pas réalisées en l'espèce, estime la 2e Cour de droit pénal. L'absence de domicile fixe et travail ne font pas du recourant un dealer. Il en va de même de sa présence dans un haut lieu du trafic de rue, laquelle peut aussi s'expliquer par sa consommation. (arrêt 7B_529/2025 du 26 janvier 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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