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Lausanne

Café Léman envisage une action en justice contre la CGN

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Café Léman s'occupait de la restauration à bord des bateaux de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN) depuis 2021. (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

Le prestataire de restauration de la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN), Café Léman, dont le contrat a été rompu par la CGN à fin février, envisage une action en justice. L'entreprise basée à Lausanne dénonce des "promesses non tenues" de la part de la CGN. La compagnie réfute les accusations.

"La rupture imminente (de contrat) se poursuivra très probablement en justice", a écrit lundi Café Léman dans un communiqué. Quelques heures plus tôt, la CGN avait annoncé que la filiale du groupe genevois Caviar House Airport Premium allait être remplacée, dès le 1er mars, par Fine Fourchette, installée à Granges-près-Marnand (VD) et en main de Group Events. Des "divergences" avec Café Léman étaient évoquées.

De son côté, Café Léman affirme avoir été contraint par la CGN de soumettre ses équipes "à des conditions de travail inacceptables". Le prestataire se plaint aussi de n'avoir touché aucune compensation "malgré les nombreuses pannes et annulations de croisières, souvent de dernière minute". La cessation du contrat laisse 57 collaborateurs sur le carreau, ajoute le communiqué.

"La CGN n'a pas considéré notre engagement sans failles pour redonner une image qualitative de la gastronomie sur sa flotte", poursuit Café Léman. "Elle n'a pas respecté son contrat avec nous, n'a pas souhaité trouver un chemin de médiation et a préféré communiquer publiquement à notre insu."

"Nous avons travaillé dur"

Contacté par Keystone-ATS, le patron de Café Léman, Peter Rebeiz, explique que les conditions d'exploitation ne correspondaient pas à celles de l'appel d'offres de la CGN. Le nombre de bateaux, d'événements, de passagers ou de repas aurait été plus faible que ce qui avait été laissé présager, selon lui.

"Nous avons travaillé dur pour vendre des événements et tout à coup il n'y avait plus de bateau disponible pour les accueillir", raconte-t-il. "Les annulations étaient annoncées à minuit pour le lendemain à 06h00." Le nombre de repas a été 35% moins élevé que prévu, selon lui. "Quand nous avons demandé à trouver des solutions, on nous a mis à la porte!"

Peter Rebeiz pointe des dysfonctionnements dans la manière dont est gérée la CGN, "où tout le monde a peur de tout le monde" et où il est "extrêmement difficile de travailler". "Panier de crabes n’est pas trop fort pour décrire la CGN. En tout cas ce n'est pas un panier de perches." Le fondateur de Café Léman réclame des réparations financières et des excuses.

La CGN balaie les critiques

En ce qui le concerne, le directeur de la CGN, Pierre Imhof, ne veut pas expliciter les "divergences" mentionnées avec Café Léman. "Si cela se termine au tribunal, nous nous expliquerons à ce moment-là", a-t-il déclaré à Keystone-ATS. Celui qui a repris les rênes de la compagnie en février à titre intérimaire ne veut pas "prêter le flanc à la critique" et désire laisser la porte ouverte à une "solution transactionnelle".

Le directeur balaie les critiques du prestataire: "Café Léman souhaitait développer des concepts, mais le contrat ne contenait aucune promesse." En outre, il était prévu qu'en cas d'annulation de croisière, chaque partenaire assume ses frais, selon lui.

Pierre Imhof précise que le contrat, entré en vigueur en janvier 2021, avait été conclu pour sept ans, mais qu'il pouvait être rompu de manière anticipée "pour de justes motifs", sans compensations financières.

"Nous sommes entrés en contact avec Café Léman pour essayer de trouver des solutions aussi bien pour la reprise du matériel que pour le personnel", affirme le directeur de la CGN. Ces propositions ont été "refusées", selon lui. La CGN a par exemple demandé à Café Léman de libérer du personnel pour qu'il puisse être rééengagé par Fine Fourchette, assure Pierre Imhof.

Pause dans la restauration

Café Léman avait été créé spécialement pour la restauration à bord des bateaux de la CGN. La société occupe d'ailleurs des locaux appartenant à la compagnie de navigation à Lausanne et cette dernière détient aussi la marque Café Léman.

Fine Fourchette prendra du service le 17 mars. Du 1er mars jusqu'à cette date, il n'y aura pas de restauration à bord de la flotte Belle Epoque, qui navigue actuellement uniquement le week-end.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'initiative genevoise sur les exploitations est tronquée

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Le Tribunal fédéral confirme l'invalidation partielle de l'initiative genevoise fixant une distance entre les habitations et les carrières. (archives) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Tribunal fédéral rejette le recours des partisans de l'initiative genevoise interdisant l'exploitation de gravières à proximité des habitations. La distance minimale de 300 mètres n'est pas conforme au droit supérieur.

Déposée en 2023, l'initiative populaire cantonale prévoit d'instaurer dans la loi genevoise sur les gravières une distance minimale de 300 mètres entre ces exploitations et les habitations "afin de mieux préserver la santé publique". En janvier 2024, le Conseil d'Etat a partiellement invalidé le texte en supprimant cette distance minimale.

Le comité d'initiative et deux citoyennes ont contesté cette décision devant le Tribunal fédéral. Dans un arrêt publié vendredi, celui-ci rappelle qu'une initiative cantonale doit respecter le droit supérieur, qu'il soit cantonal, intercantonal, fédéral ou international. Ainsi, les cantons ne sont pas autorisés à légiférer dans les matières réglementées exclusivement par le droit fédéral.

Aménagement du territoire

En aménagement du territoire, la Constitution fédérale attribue à la Confédération une compétence limitée aux principes et les cantons restent libres d'agir dans les lignes fixées par ce cadre. Ce dernier a été restreint par la Confédération lorsqu'elle a adopté la loi sur la protection de l'environnement.

Jusqu'à présent, le Tribunal fédéral n'a pas tranché la question de savoir si la fixation par un canton d'une distance minimale entre les exploitations et les habitations était conforme au principe de prévention. Actuellement, le canton de Genève prévoit une distance de 100 mètres dans ce cas de figure.

Pesée des intérêts

En l'espèce, la distance préconisée par l'initiative vise toutes sortes d'immissions, soit le bruit, les poussières et la pollution atmosphérique. Or la Confédération a émis des ordonnances d'application en la matière.

L'introduction dans la loi cantonale d'une restriction plus étendue sur tout le territoire empêcherait de procéder à une pesée des intérêts en présence à un endroit particulier. Elle n'est donc pas admissible au regard du droit fédéral, conclut la 1ère Cour de droit public. (arrêt 1C_649/2024 du 31 décembre 2025)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le TAS se déclare incompétent pour examiner le recours de Bolshunov

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Sacré sur 50 km à Pékin 2022, Alexander Bolshunov pourrait bien manquer les JO 2026 (© KEYSTONE/AP/AARON FAVILA)

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) s'est déclaré jeudi incompétent pour examiner le recours déposé par Alexander Bolshunov.

La FIS a refusé au fondeur russe une participation aux JO de Milan Cortina (6-22 février) sous drapeau neutre.

"Déposée le 28 janvier, la requête de M. Bolshunov visait à obtenir une décision reconnaissant son éligibilité à participer aux Jeux olympiques d'hiver de 2026 en tant qu'athlète neutre individuel", précise le TAS, plus haute juridiction du monde sportif, dans un communiqué.

Ce statut avait été refusé à Alexander Bolshunov, triple champion olympique et quintuple médaillé à Pékin en 2022, par le comité d'examen dédié de la FIS dans une décision rendue le 24 décembre 2025, rappelle le TAS. Or la "chambre ad hoc du TAS pour les JO d'hiver 2026 a été établie pour résoudre les litiges uniquement dans la mesure où ils surviennent pendant les JO d'hiver 2026 ou durant une période de 10 jours précédant la cérémonie d'ouverture", a poursuivi le communiqué.

"Par conséquent, le litige devait être survenu au plus tard le 27 janvier 2026 pour relever de sa compétence" et "l'affaire n'a pu être examinée", conclut le TAS.

Les "chambres ad hoc" sont des divisions temporaires spécifiques créées par le TAS lors d'événements sportifs internationaux (JO, Jeux asiatiques, Coupe du monde...) afin de régler les litiges dans un délai très court, peut-on lire sur le site de la juridiction.

Reconduisant mi-septembre le dispositif adopté pour les JO 2024 de Paris, le CIO avait ouvert la voie à une participation russe et bélarusse sous bannière neutre pour peu que les sportifs concernés ne soient pas sous contrat avec l'armée et n'aient pas activement soutenu l'invasion de l'Ukraine en février 2022.

Historiquement dominants en ski de fond, les Russes avaient raflé près d'un tiers des médailles lors des Jeux d'hiver de 2022 à Pékin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lausanne

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats ont repris le dialogue

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Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue à Lausanne. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs de la fonction publique vaudoise (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats de la fonction publique se sont rencontrés mercredi pour une première séance de discussions. Le gouvernement va proposer un calendrier de rencontres bimestrielles aux syndicats ainsi que des séances techniques. Six dossiers à négocier ou à traiter ont déjà pu être fixés, ont indiqué jeudi les syndicats.

Il s'agit du litige entre le Conseil d'Etat et les syndicats sur la licéité de la grève, du plan 2027-2030 de retour à l'équilibre, du dossier "égalité", du règlement sur les lanceurs d'alerte, des décharges dans l'enseignement ainsi que de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV), est-il détaillé dans un communiqué.

"Cet échange a porté sur la manière dont le gouvernement comptait organiser les négociations pour le semestre à venir et a permis aux syndicats d'exposer leurs positions", écrivent les trois syndicats SSP-Vaud, FSF et SUD.

"Sur la question de la licéité et du droit de grève, des désaccords fondamentaux se sont confirmés entre les syndicats et le Conseil d'Etat. Un seul autre point concret a été abordé, celui du dispositif que le Conseil d'Etat compte mettre en place pour gérer les délais de carence dans le renouvellement des postes à l'Etat, mesure compensatoire au retrait du décret sur la contribution de crise", poursuivent-ils dans leur communiqué commun.

Grosse colère dans la rue

Les syndicats de la fonction publique vaudoise ont, eux, prévu une nouvelle assemblée générale unitaire le 10 février afin de discuter de la suite à donner à leurs revendications.

La colère de la fonction publique a fait suite aux coupes budgétaires proposées par le Conseil d'Etat dans le budget 2026 du canton. Le gouvernement prévoyait notamment une baisse de 0,7% du salaire des employés de l'Etat et la suppression des décharges de fin de carrière pour les enseignants.

Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs.

Sous pression de la rue, le Conseil d'Etat avait alors biffé ces deux mesures du budget. Très contesté, ce dernier avait finalement été accepté par le Grand Conseil juste avant Noël.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Des projets artistiques éphémères XXL au coeur de Lausanne

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La Ville de Lausanne prévoit un nouveau dispositif d'exposition artistique XXL au coeur de la capitale vaudoise (archives). (© Keystone/LEANDRE DUGGAN)

La Ville de Lausanne lance un nouveau dispositif dédié à l'art éphémère sur une façade bien connue du centre-ville, celle du magasin Manor, visible depuis de nombreux points de vue. Ce projet inaugure une série d'interventions artistiques temporaires dans l'espace public. C'est l'artiste lausannoise Maya Rochat qui signera le premier projet-pilote.

En réponse à un postulat intitulé "Faisons le mur", la Ville a opté pour "un dispositif de valorisation culturelle". Conçu pour accueillir des projets artistiques éphémères, il repose sur la présentation d'oeuvres imprimées sur des bâches, adaptées aux contraintes techniques du bâtiment, indique jeudi la Municipalitré lausannoise dans un communiqué.

Le projet-pilote, confié à Maya Rochat, sera inauguré en mai, à l'occasion de la prochaine exposition du Musée historique Lausanne consacrée à la Collection d'art de la Ville. Par la suite, les projets présentés feront l'objet d’un concours.

Le premier appel à projets pour l'occupation artistique de cette façade sera lancé lors du vernissage du projet-pilote. L'oeuvre lauréate devrait être dévoilée d'ici à la fin de l'année 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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