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Lausanne

La stratégie vélo fait encore débat

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Après de longs débats au Grand Conseil, la stratégie vélo du canton de Vaud va pouvoir se concrétiser (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La stratégie vélo du canton de Vaud a, une nouvelle fois, longtemps accaparé le Grand Conseil. Mardi lors du deuxième débat, la droite a tenté en vain de modifier le projet initial du Conseil d'Etat.

Via un amendement, Jean-Luc Bezençon a demandé d'enlever 1,8 million de francs à un projet de décret de 28,6 millions, destinés à financer des études en vue notamment de l'aménagement du réseau cyclable cantonal.

Le député PLR s'en est pris précisément aux dix postes (équivalents plein temps), essentiellement des ingénieurs, qui seront créés au sein d'un centre de compétences vélo à la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR).

Selon M. Bezençon, huit postes seraient suffisants pour réaliser ces études, ajoutant que l'Etat de Vaud avait toujours tendance à "viser très haut" lorsqu'il s'agit de créer des postes. "On pourrait arriver au même résultat en visant plus bas", a-t-il assuré.

"Une taquinerie"

La gauche a critiqué une "taquinerie", une volonté de la droite de "mettre son grain de sel" et "d'amputer" un projet en supprimant deux postes "sortis du chapeau".

La Verte Alice Genoud a notamment martelé qu'il fallait suffisamment "de cerveaux" pour mettre en place cette stratégie ambitieuse. "Nous ne pouvons pas nous contenter de demi-mesures", a-t-elle dit, soulignant le retard vaudois en matière d'aménagements cyclables.

De son côté, la conseillère d'Etat en charge du dossier, Nuria Gorrite, a demandé aux députés de "faire confiance au calibrage" prévu par la DGMR au sujet de ce futur centre de compétence vélo.

La ministre a été entendue et l'amendement Bezençon a été refusé (75 non, contre 66 oui) avec les voix de la gauche, additionnées à celles des Vert'libéraux et de quelques PLR.

Surfaces agricoles

Un autre amendement de la droite, du libéral-radical Loïc Bardet, est ensuite revenu sur la question des terres agricoles qui devront être sacrifiées pour construire des pistes cyclables. Le député a demandé que ces surfaces d'assolement (SDA) ne soient "en principe" pas utilisées, sauf s'il n'y avait pas d'alternatives.

Nuria Gorrite lui a répondu que de telles "précautions" existaient déjà dans le Plan directeur cantonal. Avant d'empiéter sur les SDA, il est déjà exigé de "faire la démonstration qu'il n'y a pas d'alternative", a-t-elle dit, jugeant dès lors cet amendement "un peu excessif".

Là aussi, les députés ont suivi l'avis de la conseillère d'Etat, mais de peu, l'amendement étant refusé pour une voix.

Troisième débat nécessaire

Le Grand Conseil s'est ensuite penché sur un deuxième projet de décret, de 13,25 millions de francs cette fois-ci. Celui-ci englobe des subventions que l'Etat accordera pour construire le réseau cyclable cantonal.

Les députés n'ont pas remis en cause ce crédit. Mais comme Jean-Luc Bezençon a retiré un amendement qui avait été accepté en premier débat, un troisième et dernier débat sera nécessaire avant de valider définitivement ces premiers paquets de la stratégie vélo.

Présentée en novembre dernier par le Conseil d'Etat, cette stratégie vise à ce que le vélo représente 10% des déplacements dans le canton de Vaud en 2035, contre une part de 2,2% en 2015 (derniers chiffres à disposition). Cela passera, entre autres, par un développement des aménagements réservés aux cyclistes, de 180 km actuellement à 500 km d'ici quinze ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La PLR Regula Zellweger quitte sa fonction de députée

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Regula Zellweger a aussi été un temps vice-présidente du PLR Vaud (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La députée PLR Regula Zellweger a annoncé mardi au Grand Conseil vaudois qu'elle quittait ses fonctions de parlementaire à la fin du moi d'avril. Elle a expliqué qu'elle voulait donner la priorité à sa fonction de syndique de Givrins, sur la Côte, ainsi qu'à ses activités professionnelles et privées.

Mme Zellweger est entrée en 2022 au Grand Conseil à la suite des élections cantonales, a rappelé son président actuel Stéphane Montangero, lisant sa lettre de démission. Cette experte en sécurité aérienne a notamment été membre de la Commission thématique des systèmes d'information et de celle des affaires extérieures. Elle s'est aussi particulièrement engagée pour l'accueil de jour et la formation professionnelle.

La députée sera remplacée par un autre élu PLR, toujours du district de Nyon, Stéphane Jayet. Le syndic de Tartegnin prêtera serment devant le plénum la semaine prochaine, selon les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances

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La Vaudoise Assurances a inauguré mardi "Le Cèdre", son siège rénové à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.

Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.

Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."

Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."

Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.

Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'étude d'une liaison piétonne Flon-gare passe la rampe

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La liaison piétonne entre la gare et le Flon se veut complémentaire au m2 et entend offrir une alternative notamment aux heures de pointe (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi un crédit d'études de 2,3 millions de francs portant sur une liaison piétonne entre le Flon et la gare de Lausanne. Il s'agit du quatrième volet financier d'un paquet de 809 millions demandé par le Conseil d'Etat et la Municipalité de Lausanne, et destiné principalement aux métros lausannois.

Les trois premiers volets, consacrés notamment à la modernisation du m2 et à la planification du m3, étaient passés à l'unanimité une semaine plus tôt malgré un montant total de 807,4 millions de francs. Ce dernier volet, - pourtant près de 350 fois moins onéreux - avait divisé le plénum.

"C'est le syndrome du parking à vélos: on est d'accord pour une salle de gym à 8 millions mais on rechigne à financer un abri pour les cycles à 30'000 francs", a caricaturé le Vert'libéral David Vogel. "Certes, la somme ressemble à une goutte d'eau par rapport aux autres montants, mais c'est une goutte d'eau qui suscite des réflexions", a rétorqué le libéral-radical Philippe Miauton.

S'inspirer des Suisses alémaniques

La gauche a fait valoir qu'une telle liaison souterraine constituerait un complément au m2, à même d'absorber une partie des voyageurs sur ce tronçon surchargé et d'offrir une alternative en cas de panne. Elle a également souligné que le tunnel servirait les objectifs de la mobilité douce en incitant à la marche plutôt qu'au transport motorisé.

Plusieurs voix ont invité à faire preuve d'anticipation, notamment dans l'optique d'une possible gare souterraine à Lausanne, à l'instar de celle de Zurich. "Pré-financer une telle étude nous donne aussi plus de chances d'obtenir des crédits fédéraux par la suite, et ça les Suisses alémaniques l'ont bien compris", a également pointé le socialiste Alexandre Rydlo.

D'autres priorités

Les voix contraires, venues de la droite, ont en revanche qualifié le projet de "superflu" ou "pas urgent". Plusieurs députés PLR ont aussi estimé prioritaire d'étudier un prolongement du m2 ou du m3, et fait valoir que c'était à la Ville de Lausanne ou au Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM) de financer les études.

La gauche a martelé que la liaison ne profiterait pas qu'aux Lausannois, mais bien à tout le canton, notamment aux pendulaires. Elle a également insisté que l'objet soumis au vote ne portait que sur une étude et pas sur la réalisation de la liaison.

"Vieux serpent de mer"

La conseillère d'Etat en charge du dossier, la socialiste Nuria Gorrite a pour sa part qualifié le projet de "vieux serpent de mer", tant pour le Parlement lausannois que vaudois. Elle a rappelé aux députés qu'ils avaient accepté la motion de la Vert'libérale Graziella Schaller proposant d'étudier la faisabilité du projet.

"Ces études nous permettront d'obtenir des réponses pertinentes, notamment s'il est pertinent de réaliser une telle liaison. Ensuite on regardera la question du financement", a insisté la ministre.

La commission recommandait d'accepter le crédit d'études par onze voix pour, aucune contre et quatre abstentions. En vote final, les députés ont suivi cet avis, acceptant l'objet par 81 oui, 53 non et six abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une étude décortique la "formule magique" du canton de Vaud

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Le canton de Vaud dispose d'un écosystème solide, diversifié et innovant, se réjouit la ministre de l'économie Isabelle Moret (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'évolution de l'économie vaudoise depuis 1990 met en évidence un modèle de croissance robuste, fondé sur l'innovation, la diversification et l'ouverture internationale. C'est ce qui ressort d'une étude de BAK Economics présentée mardi par la ministre de l'économie Isabelle Moret.

L'enquête met en évidence "une trajectoire de croissance soutenue, reposant sur des bases structurelles solides". Le canton affiche un niveau d'attractivité élevé, avec un indice de compétitivité de 107,2, supérieur aux moyennes suisse (105,2) et romande (104,0). Il confirme ainsi sa capacité à attirer des activités à forte valeur ajoutée et à s'inscrire dans les chaînes de valeur internationales, résume l'étude, selon un communiqué du Canton.

BAK Economics identifie aussi "un modèle économique singulier", fondé sur l'articulation étroite entre sciences de la vie, numérique et industrie de précision. Cette "diversification connexe" favorise les transferts de connaissances entre secteurs et renforce la résilience de l'économie. Ce type de concentration reste rare en Europe, selon l'étude.

Le canton se distingue également par "l'intensité de son tissu d'innovation, étant à l'origine d'un brevet suisse sur quatre incluant une composante numérique". Fort de cette expertise, il se positionne sur plusieurs domaines technologiques d'avenir, notamment la medtech digitale, les biosenseurs et la découverte de médicaments.

L'étude souligne par ailleurs un enjeu clé: le canton doit encore renforcer la conversion de son potentiel scientifique en innovations concrètes pour l'ensemble du tissu économique, en particulier pour les PME. Ce constat met en évidence un levier d'amélioration prometteur pour renforcer la compétitivité, est-il souligné.

L'année 2025 fait écho à l'étude

Dans le cadre de cette présentation, le Service de la promotion de l'économie et de l’innovation (SPEI) en a profité pour faire un bilan de l'année 2025. Il a annoncé des niveaux records en matière d'attractivité, d'innovation et de tourisme.

Le travail d'Innovaud s'est concrétisé avec l'implantation d'un nombre record de 41 entreprises étrangères supplémentaires dans le canton, indique le SPEI. En provenance de 17 pays, elles devraient générer près de 500 emplois d'ici cinq ans. Leur profil sectoriel - technologies de l'information, sciences de la vie et microtechnique - est cohérent avec les domaines identifiés comme porteurs par l'étude de BAK Economics.

Le SPEI a aussi soutenu au total 229 entreprises en 2025, mobilisant 6,1 millions de francs d'aides à cet effet.

L'innovation se traduit aussi par un nouveau record pour l'emploi, relève encore le Canton. Les huit parcs d'innovation et technopôles totalisent désormais 9585 emplois. Dans ces derniers, les emplois du secteur des sciences de la vie ont progressé de +7,9% par rapport à 2024, et de +49% depuis 2021.

Le secteur du tourisme n'est pas en reste. Toutes les régions sont en croissance, "confirmant l'attractivité globale du territoire". Avec 3,1 millions de nuitées en 2025, le canton franchit un seuil record.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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