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Lausanne

Le semi-confinement a surtout stressé les femmes et les étudiants

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Le semi-confinement a exacerbé les inégalités structurelles dans le travail domestique, ainsi que la violence au sein de la sphère privée. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Alors que la Suisse cherche à contrer la 5e vague de Covid, trois études de l'EPFL montrent l'impact psychologique qu'a eu le semi-confinement du printemps 2020 sur la population. Les femmes et les étudiants ont le plus souffert. La vision du logement idéal a évolué.

La première étude, publiée dans Frontiers in Psychology, indique que la hausse de stress était en moyenne 42% plus élevée chez les femmes que chez les hommes et 29% plus élevée chez les étudiants que chez les travailleurs, les personnes sans emploi et les retraités, a communiqué mardi l'EPFL.

Concernant les femmes, une hypothèse est que "le semi-confinement a exacerbé les inégalités structurelles dans le travail domestique, ainsi que la violence au sein de la sphère privée", a expliqué à Keystone-ATS Livia Fritz, post-doctorante au laboratoire de relations humaines-environnementales dans les systèmes urbains (HERUS) et co-autrice de l'étude.

Manque d'interactions

Quant aux étudiants, ils ont pu souffrir du manque d'interactions sociales, "particulièrement importantes chez les jeunes adultes". Livia Fritz évoque aussi la crainte de voir leur future carrière négativement impactée.

Le type de logement a joué un rôle important. Les personnes dont l'habitation comprenait plusieurs espaces extérieurs, comme un jardin, un balcon ou une terrasse, ont présenté un stress psychologique 23% moins élevé que celles qui n'en avaient aucun. En revanche, le fait d'habiter en ville ou à la campagne n'a pas été déterminant.

Certaines activités peuvent à court terme atténuer la tension psychologique. Les personnes qui ont fait du sport ou beaucoup cuisiné ont moins ressenti de stress que celles qui ont passé la majorité de leur temps devant la télévision ou sur les réseaux sociaux.

Cumul de tâches

Une autre étude parue dans la Revue des politiques sociales et familiales s'est intéressée à la "plasticité" du logement, soit la manière dont les personnes ont pu adapter leur espace à la nouvelle situation. Les scientifiques ont distingué six vécus différenciés du semi-confinement basés sur les cantons de Genève, Vaud et du Valais.

À un extrême se trouve la catégorie des "éprouvés", soit de jeunes actifs de moins de 44 ans en télétravail et vivant le plus souvent avec des enfants en bas âge. Ce sont eux qui ont dû le plus adapter leur logement à la situation, les contraintes de l'espace domestique redoublant les difficultés liées à la vie professionnelle et familiale. Cette catégorie comprend en majorité des femmes (67%) et des personnes avec un faible niveau de formation.

À l'opposé se trouvent les "relâchés", soit les personnes ne souffrant ni d'isolement ni de surcharge de travail. Dans cette catégorie, les hommes sont surreprésentés (55%), de même que les personnes âgées de plus de 55 ans et les détenteurs d'un diplôme d'études supérieures. Les "relâchés" ont plus souvent déclaré avoir vécu de meilleures conditions de travail qu'à l'ordinaire durant le semi-confinement.

Face aux contraintes spatiales ressenties, le semi-confinement a modifié dans 60% des cas la définition du logement idéal, révèle une troisième étude publiée dans Cities & Health. Les femmes, les personnes touchées par l'accumulation du travail domestique et les personnes privées d'activités culturelles ont fait part d'un besoin accru de posséder "un endroit où pouvoir s'exprimer".

Appel à agir

Responsables de santé publique, architectes et propriétaires d'immeubles sont invités à prendre des mesures. Exemple: créer des salles partagées ou privatives, comme des ateliers, des bibliothèques et des lieux où travailler au sein d'un même immeuble, ou encore prévoir des espaces extérieurs qui permettent de se parler et de se voir. En outre, la santé psychologique des étudiants et des femmes devrait être "sérieusement" prise en considération lors de futurs semi-confinements.

Les trois études sont basées sur un questionnaire en français, allemand, italien et anglais diffusé entre les 8 avril et le 10 mai 2020 sur les réseaux sociaux et au sein de différents canaux. Un bilan intermédiaire de cette enquête, paru en septembre 2020, a livré une première photographie. Ces trois nouvelles publications viennent clore et préciser cette recherche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: 83 artistes ont ouvert leur atelier à 4300 visiteurs

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Pour les organisateurs, "l'immersion directe au coeur des lieux de création a favorisé des échanges riches et spontanés" (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ce week-end, 83 artistes, dont 19 nouveaux venus, ont ouvert les portes de leurs ateliers à l'occasion de la 20e édition d'APERTI. Cet événement de la région lausannoise a attiré 4300 curieux.

La palette des pratiques artistiques à découvrir était large, allant de la peinture à la photographie, de la gravure aux pratiques multimédias en passant par la sculpture et l'art sonore, indiquent dimanche les organisateurs dans un communiqué. Et d'ajouter que "cette immersion directe au coeur des lieux de création a favorisé des échanges riches et spontanés".

Pour cette 20e édition, APERTI proposait aux visiteurs un carnet dans lequel ils pouvaient récolter l'empreinte d'un tampon créé spécialement par les artistes. Ces dernières ont transformé le carnet en "objet unique, à la fois trace du voyage et souvenir des rencontres", notent les organisateurs.

Les visiteurs ont aussi pu prendre part à des projets participatifs et assister à des performances et des démonstrations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le LEB inaugure une étape-clé de la modernisation de sa ligne

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La compagnie du chemin de fer Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) a inauguré vendredi les aménagements réalisés sur le tronçon Jouxtens-Le Lussex-Romanel (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La compagnie du chemin de fer Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) a inauguré vendredi les aménagements réalisés sur le tronçon Jouxtens-Le Lussex-Romanel (JLR). Ces transformations et cette modernisation renforcent la sécurité, la capacité et la qualité de service de la ligne, indique la société ferroviaire dans un communiqué.

Le projet JLR a représenté près de deux ans et demi de travaux depuis 2024, la transformation de trois gares et la réalisation de dix ouvrages d'art, dont un nouveau pont ferroviaire. Il a également permis de renouveler 1,6 km de voie et de remplacer 2,1 km de ligne de contact, détaille la compagnie.

Les travaux ont également permis d'améliorer l'accessibilité, notamment avec la mise aux "normes LHand" pour les personnes à mobilité réduite.

"Ces interventions répondent à un double objectif: tout d'abord, la modernisation de la ligne et sa mise aux normes. Ensuite, elles permettent de préparer l'évolution du LEB à moyen et long terme, avec l'introduction de rames plus longues à l'horizon 2028 et le renforcement de la cadence à dix minutes entre Lausanne-Flon et Echallens à l'horizon 2035", explique la compagnie.

La cérémonie d'inauguration s'est déroulée entre Romanel-sur-Lausanne et Jouxtens-Mézery, en présence de la conseillère d'Etat vaudoise en charge de la mobilité, Nuria Gorrite et des municipaux des communes concernées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le projet Toxic s'interroge sur les pollutions environnementales

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Du musée à la rue, le projet Toxic sur les polluants investit Lausanne dès le printemps 2026 (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les pollutions se rendent visibles: trois expositions et des balades sont organisées en plein coeur de Lausanne. Elles mettent en lumière l'omniprésence des polluants dans notre quotidien et invitent à s'interroger sur la manière dont les substances dangereuses sont réglementées.

C'est ce que propose le projet "Toxic. Les pollutions en questions". A l'exposition qui se tient depuis novembre dernier au Musée historique de Lausanne (MHL), s'ajoutent deux nouvelles expositions en plein air, gratuites, des balades sur des sites pollués (Toxic Tours) et une installation sonore immersive sur les dioxines du Vallon (Toxicorama): à voir et vivre du 4 mai au 5 juillet 2026.

"Cette démarche inédite croise science, mémoire urbaine et création artistique autour des pollutions environnementales, à savoir les dioxines, les PFAS, les microplastiques et les pesticides", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Histoire méconnue

Le MHL a, lui, enrichi son parcours permanent avec deux multimédias créés dans le cadre du projet "Toxic". Le public peut y découvrir l'histoire méconnue du Vallon et de la vallée du Flon, radicalement transformés dans les années 1950 par l'installation de la première usine d'incinération de Lausanne, responsable d'une importante pollution aux dioxines.

Les deux expositions temporaires en plein air prolongent cette réflexion. Dans la cour du gymnase de la Cité, l'exposition "Un bouquet de polluants" interroge les enjeux écologiques et sociaux liés à la production mondiale de fleurs coupées.

Dans le quartier du Vallon, l'exposition "L'incinérateur du Vallon" retrace, elle, l'histoire d'un quartier marqué par la pollution industrielle et questionne nos rapports aux injustices environnementales d'hier et d'aujourd’hui.

Les quatre balades, en partenariat avec L'éprouvette - UNIL, permettront d'explorer des sites touchés par des pollutions environnementales, là où la beauté des paysages tend à les rendre invisibles. Au fil des sorties, le public dialogue avec des scientifiques, des associations locales et des spécialistes de terrain autour de différents types de pollutions.

Orchestre de hauts-parleurs

Enfin, "Toxicorama" est une installation sonore conçue par l'artiste Louis Schild avec des scientifiques de l'UNIL et un collectif d'habitants, qui racontent leur enquête sur les traces des dioxines relâchées pendant des décennies par l'ancienne usine d'incinération du Vallon.

Le public est invité à s'immerger dans un acousmonium (orchestre de haut-parleurs) où témoignages et enregistrements de terrain donnent à entendre l'impact de ces polluants persistants sur les sols, le quotidien et la mémoire du quartier. L'installation sera d'abord présentée à La Grange de Dorigny, avant d'investir la friche du Vallon, du 3 au 5 juillet dans le cadre du festival de la Cité.

Le projet "Toxic" est un projet de médiation scientifique financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Il vise à faire dialoguer population et scientifiques autour des enjeux liés aux pollutions environnementales. Il est porté par des chercheurs travaillant sur les pollutions environnementales et venant de différentes disciplines, à la fois des sciences sociales et des sciences de la nature.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Deux semaines de spectacles estudiantins sur le campus de Dorigny

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Du 4 au 16 mai, le campus lausannois se transforme en terrain d'expérimentation artistique (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le festival artistique universitaire Fécule va animer le campus de Dorigny durant les deux prochaines semaines. Dès lundi, plus de 350 étudiantes et étudiants, collaborateurs ou associations présenteront leur travail artistique sur le site universitaire lausannois. Trente-six événements sont programmés en treize jours.

Du 4 au 16 mai, le campus lausannois se transforme en terrain d'expérimentation artistique, avec une "création étudiante foisonnante, audacieuse et résolument contemporaine", indiquent les organisateurs dans un communiqué. Cette 19e édition met en lumière des productions de théâtre, de danse, de musique, d'improvisation, mais aussi des expositions et du cinéma.

Au menu, entre autres: des classiques revisités (Shakespeare, Yasmina Reza et Jean Cocteau) et une comédie musicale inspirée de Jack l'Eventreur. Une initiation au tango ou encore un atelier d'écriture sont aussi proposés. Plus de 3000 spectateurs sont attendus, selon les responsables.

Les représentations se tiennent à la Grange de Dorigny, mais aussi au Nucleo (au Vortex) ainsi qu'en extérieur sur le campus de l'UNIL et de l'EPFL. Chaque événement coûte cinq francs et un "pass festival" est disponible pour quinze francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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