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Lausanne

Le SSP dénonce le non-renouvellement du contrat du professeur Daher

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L'Université de Lausanne n'a pas renouvelé le contrat du professeur invité Joseph Daher. Il avait soutenu les étudiants pro-palestiniens lors de l'occupation du campus l'été dernier à Dorigny (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le SSP Hautes-Ecoles a dénoncé lundi le non-renouvellement du contrat de Joseph Daher, professeur invité de l'Université de Lausanne (UNIL). Selon le syndicat, l'alma mater "invente des procédures pour se débarrasser d'un employé" qui a soutenu le mouvement d'occupation des étudiants pro-palestiniens à l'UNIL.

Le professeur invité à l'Université de Lausanne depuis plusieurs années s'est vu signifier par la direction de l'UNIL le non-renouvellement de son contrat pour le semestre de printemps 2025. ll lui a notamment été reproché le prêt de sa campuscard (carte permettant d'accéder à son bureau) lors de l'occupation de l'UNIL au printemps passé, explique le SSP Hautes-Ecoles dans un communiqué.

La direction de l'UNIL a informé Joseph Daher de cette décision le 30 janvier, soit deux jours avant le début de son nouvel engagement, pourtant acté de longue date. La manière dont elle a procédé est "inacceptable tant sur le fond que sur la forme", estime le SSP Hautes-Ecoles.

Enquête à charge

Après avoir ouvert une enquête administrative, confiée à un mandataire externe, qui a conclu que M. Daher serait coupable d’une infraction "moyennement grave à grave", cette même direction a renoncé pourtant à toute sanction disciplinaire. "Ce subterfuge cache (très mal) la vacuité du dossier et le fait que l'enquête a été menée totalement à charge", relève le SSP-Hautes Ecoles.

Par ce moyen, la direction veut empêcher le professeur de s'opposer aux conclusions "disproportionnées" de l'enquête, alors qu'une procédure lui aurait permis de répondre aux accusations formulées, a déclaré le secrétaire syndical Raphaël Ramuz à Keystone-ATS.

Ce non-renouvellement fait par ailleurs suite à plusieurs mois d'acharnement administratif à l'encontre du professeur Daher et à une absence totale de protection de sa réputation alors qu'il faisait l'objet d'une campagne de dénigrement, poursuit le communiqué.

Asile scientifique

Face aux dénis de droits, le syndicat soutient la contestation juridique (au tribunal des prud'hommes de l'administration publique - TRIPAC) du professeur Daher. Cette opposition demande au TRIPAC de prendre des mesures provisionnelles permettant au professeur d'enseigner, en attendant la décision du tribunal.

Le SSP Hautes-Ecoles demande que l'UNIL respecte ses droits, notamment celui d'enseigner et de se défendre. Dans l'intervalle, il "offre l'asile scientifique au professeur Daher et aux étudiants qui se voient injustement privés de son enseignement". Un cours est prévu jeudi à la Maison du peuple à Lausanne.

Pétitions de soutien

"Oui le professeur Daher a soutenu le mouvement d’occupation de l’UNIL par les étudiants. Oui, le professeur Daher a un discours critique, fondé sur des années de recherche scientifique, sur la politique du gouvernement israélien à l’égard de la Palestine. Doit-il pour autant être mis au ban de la communauté académique et interdit d’enseigner?", interroge le SSP.

Et de relever que nombre de ses collègues de l’UNIL et des autres universités (plus de 100 collègues de l’UNIL et plus de 500 scientifiques en Suisse et à l’étranger) ont signé des pétitions de soutien. Le Conseil de la Faculté des SSP a lui adopté une résolution soutenant Joseph Daher, qui a été remise à la direction de l'alma mater.

Contrat terminé

Sollicitée pour une réaction, l’UNIL a répondu ne pas se prononcer pas sur des cas individuels. Le contrat de Monsieur Daher, professeur invité, se terminait le 31 janvier, a précisé sa porte-parole Géraldine Falbriard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Vaud veut abattre trois louveteaux de la meute Jougne-Suchet

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Le Canton de Vaud veut partiellement réguler la meute de Jougne-Suchet (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le Canton de Vaud veut abattre trois jeunes loups de la meute de Jougne-Suchet. L'autorisation de tir, validée le 12 janvier par l'Office fédéral de l'environnement, court jusqu'à la fin du mois.

Cette meute transfrontalière, qui circule entre le Jura vaudois et la France, est responsable de "multiples attaques d'animaux de rente" entre 2024 et 2026, peut-on lire sur l'autorisation de régulation du Canton, relayée samedi par 24 heures.

La meute présente "un risque de prédations futures sur des animaux de rente, ce qui justifie une régulation partielle", poursuit le document.

A noter que si des tirs devaient être réalisés côté français, ils seraient comptabilisés dans ce quota de trois louveteaux.

La meute de Jougne-Suchet est l'une des quatre à naviguer dans le Jura vaudois. Elle est composée de minimum deux adultes et cinq louveteaux nés l'an dernier.

La régulation dite "proactive" court du 1er septembre au 31 janvier. Outre la régulation partielle de celle de Jougne-Suchet, le Canton de Vaud souhaite éliminer complètement celle du Mont-Tendre. Neuf loups ont été abattus dans cette région depuis septembre, mais le mâle reproducteur M351 reste introuvable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Journée du papet dans onze villes vaudoises samedi

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Les passants pourront déguster une assiette de papet dans onze villes vaudoises, offerte à l'occasion de l'Indépendance vaudoise samedi 24 janvier (photo symbolique). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Poireau, pomme de terre et saucisse aux choux: GastroVaud va servir samedi prochain à midi du papet vaudois sur les places de dix villes du canton. La dégustation est offerte aux passants gourmands à l'occasion de l'Indépendance vaudoise, fêtée le 24 janvier. A Lausanne, elle se déroulera le vendredi 23 janvier.

L'action est organisée en collaboration avec l'Association Charcuterie vaudoise IGP et la Fédération vaudoise des producteurs de légumes. La première met à disposition 2000 boucles de saucisses aux choux, la seconde 950 kilos de poireau.

Initiée en 2017, à l'occasion des 125 ans de GastroVaud, la démarche permet de valoriser les traditions culinaires et les produits du canton de Vaud. En 2025, plus de 3000 personnes y avaient participé. Cette année, les organisateurs attendent au moins 4000 personnes.

La distribution se fera sous des tentes, dès 12h00 jusqu'à épuisement. "Attention, premiers arrivés, premiers servis", prévient GastroVaud dans son communiqué.

Les restaurateurs seront présents à Lausanne (Palud), Echallens (salle du château), Yverdon-les-Bains (place Pestalozzi), Morges (Hôtel-de-Ville), Nyon (place Bel-Air), Vevey (devant le centre Manor), Moudon (salle de la Douane), Aigle (place du Marché), Oron-la-Ville (marché). Château-d'Oex (Grand-Rue) s'y associe également, mais dès 18h00.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Echafaudage effondré à Prilly: un rapport dénonce de gros défauts

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L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 m de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Trois ouvriers avaient perdu la vie et plusieurs autres avaient été blessés, certains grièvement (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un rapport d'expertise dénonce d'importants défauts dans l'échafaudage qui s'était effondré en juillet 2024 à Prilly (VD), dans l'ouest lausannois. L'accident avait fait trois morts et plusieurs personnes avaient été blessées, certaines grièvement.

Le Ministère public vaudois a indiqué jeudi après-midi à Keystone-ATS "avoir réceptionné le rapport d'expertise indépendante et décidé ce jour de la verser au dossier", confirmant ainsi une information de la RTS. "Ce document conclut notamment à des défauts dans la conception et la construction de l'échafaudage", écrit le porte-parole du Ministère public Vincent Derouand.

"Les parties à la procédure ont été informées et invitées à se déterminer dans un délai d'un mois. L'instruction suit son cours et de nouvelles auditions vont intervenir", est-il encore ajouté. En l'état, le Ministère public ne fera aucun autre commentaire.

Le rapport d'expertise effectué par un bureau d'ingénieurs de Montreux a été remis en fin d'année passée au Ministère public, précise juste le porte-parole.

Normes pas respectées

Selon des extraits du rapport d'expertise cité en surimpression sur le site de la RTS, "l'échafaudage qui s'est effondré ne respectait absolument pas les normes en vigueur ni les règles de l'art ni encore les prescriptions des fournisseurs". "Il souffrait de défauts de conception, de dimensionnement et de réalisation".

"Le sous-dimensionnement était tel qu'il n'y avait pas de nécessité de disposer de compétences d'ingénierie spécifiques pour se rendre compte qu'il y avait un potentiel grave problème", selon ces mêmes extraits.

"En raison de ses défauts de conception, la structure était vulnérable à toute perturbation, même minime, comme des conditions météorologiques ou des mouvements sur le chantier. Cela signifie que l'effondrement pouvait être déclenché par n'importe quel événement anodin", toujours selon des extraits cités par la RTS.

L'avocat de l'épouse d'un ouvrier décédé, Loïc Parein, affirme que ce rapport constitue un "tournant" dans la procédure après un rapport qui conclut que l'accident était "évitable". Celui-ci exclut tout problème qui serait indissociable de n'importe quel échafaudage de même que des causes naturelles, dit-il.

"Une pluralité de personnes devra répondre aux questions du Ministère public", du maître d'ouvrage au consortium en passant par la société de sécurité et les sous-traitants, a-t-il affirmé lors de l'émission Forum de la RTS. Selon lui, il faut s'attendre à un "procès de la démesure de certains chantiers".

Enorme émotion

L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 mètres de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Le bilan définitif faisait état de trois personnes décédées, cinq blessés graves et six blessés légers.

L'accident avait causé une énorme émotion dans la région et au-delà. Près de 600 personnes avaient participé le 15 juillet à une cérémonie commémorative près du chantier. De nombreux ouvriers avaient participé à cet hommage.

Le chantier a repris

Cet accident avait interrogé la double casquette de la Suva, à la fois maître d'ouvrage à Malley Phare et organe suisse de contrôle des chantiers. Elle a toutefois toujours assuré qu'elle avait surveillé ce chantier comme n'importe quel autre.

La reconstruction de l'échafaudage avait démarré à la fin janvier 2025, soit six mois après l'accident, puis la reprise complète du chantier par la suite. Des précautions particulières ont été prises en matière de sécurité.

La Suva citait la mise en place d'une "triple expertise" pour planifier la reconstruction de l'échafaudage. Trois spécialistes ont ainsi été mandatés par la société qui monte l'échafaudage, l'entreprise totale (responsable de l'ensemble des travaux) et la Suva elle-même en tant que maître d'ouvrage. Puis, l'installation une fois reconstruite, la structure a été vérifiée par deux experts avant sa mise en service.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Pollution aux dioxines: l'assainissement va débuter

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Vassilis Venizelos et Natacha Litzistorf ont présenté jeudi la première étape d'assainissement des sols pollués aux dioxines à Lausanne. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'assainissement des sols pollués aux dioxines à Lausanne va démarrer. Dès le premier semestre 2026, 15 sites jugés prioritaires seront nettoyés, essentiellement des lieux fréquentés par des enfants (écoles, crèches, places de jeux).

Le sol sera analysé, puis la terre polluée sera retirée, mise en décharge et remplacée par de la terre propre, annoncent la Ville de Lausanne et le Canton de Vaud, via la municipale Natacha Litzistorf et le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos.

Cette première étape, qui doit durer quatre ans, vise aussi à analyser 1600 parcelles, notamment sur un "périmètre pilote" représentatif des différents niveaux de pollution. Objectif: affiner la stratégie pour les futurs travaux d'assainissement.

Pour cette première étape, la Ville finance le nettoyage des sites prioritaires (5,2 millions), le Canton les différentes investigations (3,5 millions).

Cette pollution aux dioxines, d'une ampleur inédite en Suisse, a été dévoilée en 2021. Elle a été causée par l'ancienne usine d'incinération du Vallon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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