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Lausanne

Après un audit, l'Université de Lausanne revoit son dispositif

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Le nouveau recteur Frédéric Herman veut renforcer le dispositif contre le harcèlement (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Egratignée par un audit, l'Université de Lausanne (UNIL) renforce son dispositif contre le harcèlement sexuel. Enfin, a réagi le syndicat SSP qui tire à boulets rouges sur l'ancienne direction et sur le Groupe Impact de gestion des conflits à l'Etat de Vaud.

L'audit externe a été réalisé sur proposition de la conseillère d'Etat Cesla Amarelle, après le classement de deux dénonciations visant des professeurs, une décision critiquée par le syndicat. L'objectif n'était pas de refaire l'enquête, mais de déterminer si les processus mis en place étaient propres à protéger "l'émergence de la parole des femmes victimes ou témoins de propos sexistes".

Ce qui n'a pas été entièrement le cas, relève l'audit et reconnaît l'UNIL. La direction "a pu mesurer la difficulté à appliquer le triple objectif qui est le sien", à savoir une tolérance zéro à l'égard du harcèlement sexuel, un contexte favorisant l'émergence de la parole et la prévention, écrit-il mercredi sur son site internet.

Nouveau cadre dès 2022

La nouvelle direction de l'UNIL - le recteur Frédéric Herman est entré en fonction en août - en tire les conséquences. Elle a lancé une consultation auprès notamment des associations estudiantines et des syndicats afin de déployer, dès 2022, un "dispositif ambitieux".

La Haute Ecole annonce vouloir "agir en profondeur". Elle propose de créer une cellule d'écoute et d'accompagnement, indépendante et autonome. Cette cellule servirait de porte d'entrée "simple et unique" pour identifier les besoins et prendre les mesures adaptées. C'est l'une des principales recommandations de l'audit.

Concernant les enquêtes administratives, la direction de l'UNIL a décidé de faire appel à de nouveaux prestataires. Cela se décidera au cas par cas et ce ne sera pas forcément le groupe Impact. Et les dysfonctionnements qui échappent à la définition stricte du harcèlement bénéficieront de mesures d'accompagnement.

Mieux informer

Dans son audit de douze pages, Karine Lempen, professeure ordinaire à la Faculté de droit de l'Université de Genève, recommande aussi de mieux informer les potentielles victimes - ici des doctorantes - sur les différents statuts - témoin ou plaignante - lors d'une procédure d'investigation. Le statut de plaignante donne davantage de droits.

L'audit recadre le groupe Impact, dont les conclusions vont "au-delà de ce qui est requis". Dans le premier cas, le groupe conclut à des "propos isolés, anciens, sortis de leur contexte, voire mensongers". Dans le deuxième, il parle "d'emballement émotionnel".

"De telles considérations", souligne l'audit, "ont pour effet de mettre les personnes alléguant un harcèlement sexuel sur le banc des accusées". Elles ne sont "manifestement pas propres à protéger l'émergence de la parole" et "portent atteinte au droit des personnes plaignantes de ne subir aucun préjudice du fait de leur démarche".

De plus, la reprise intégrale de ces conclusions par l'UNIL a été comprise comme "une remise à l'ordre" des doctorantes. Elle a "contribué à susciter un sentiment d'injustice", regrette l'audit.

Syndicat très critique

Le syndicat SSP, qui suit ce dossier depuis presque deux ans, salue les mesures annoncées par l'UNIL, mais estime qu'il y a encore "un travail énorme à effectuer" pour faire évoluer les procédures et les mentalités. A ses yeux, le Groupe Impact et l'ex-direction de l'UNIL ont "totalement discrédité leur fonction", "incapables de comprendre les dynamiques du sexisme et du harcèlement".

"Les missions du groupe Impact sont appelées à évoluer", écrit pour sa part le canton dans un communiqué. Le Conseil d'Etat réaffirme sa "tolérance zéro" et rappelle qu'il avait été pionnier en 1999 avec la création du groupe Impact pour gérer les conflits au travail et le harcèlement.

Le gouvernement lance une réforme en profondeur du Règlement relatif à la gestion des conflits au travail et à la lutte contre le harcèlement. L'objectif est notamment de "clarifier les modalités et le périmètre d'intervention" dudit groupe. Un groupe de travail a été constitué. Un projet de révision sera présenté au Conseil d'Etat courant 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vassilis Venizelos, vice-président du gouvernement pour un an

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Le conseiller d'Etat en charge de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité Vassilis Venizelos devient vice-président du gouvernement vaudois pour une année (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois a élu son vice-président pour la cinquième et dernière année de la législature actuelle en la personne de Vassilis Venizelos. Le chef du Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES) exercera cette fonction du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027. Le ministre écologiste succède à Frédéric Borloz (PLR).

Si la présidence du gouvernement reste, selon la Constitution, attribuée à la même personne pour toute la durée de la législature, la vice-présidence change chaque année selon la règle du tournus, comme le prévoit la loi sur l'organisation du Conseil d'Etat, rappelle ce dernier dans un communiqué publié jeudi. C'est donc toujours Christelle Luisier (PLR) qui est à la tête du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le PLR Vaud recommande le oui sur l'initiative populaire dite 12%

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Le PLR Vaud s'était réuni mercredi soir à Begnins pour s'exprimer et donner son mot d'ordre sur l'initiative populaire dite 12% (archives) (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le PLR Vaud s'est largement prononcé mercredi soir en faveur de l'initiative populaire dite 12%, soumise en votation le 27 septembre prochain. Réunis en congrès à Begnins, sur la Côte, les délégués libéraux-radicaux ont recommandé de voter oui par 137 voix pour, 20 voix contre et 8 abstentions.

"Dans le canton le plus lourdement taxé de Suisse, cette initiative cantonale est une chance unique pour les Vaudoises et les Vaudois de remettre les pendules à l’heure en s’accordant un répit fiscal indispensable", a indiqué le parti dans un communiqué diffusé en soirée. Quelque160 délégués ont participé à ce congrès.

Plus du double de paraphes

Lancé par la Chambre vaudoise immobilière (CVI), la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et la Fédération patronale vaudoise (FPV), le texte avait été déposé en 2023 avec 28'000 signatures (sur 12'000 nécessaires). Il exige un rabais de 12% de la facture finale de l'impôt cantonal sur le revenu et sur la fortune.

Début 2025, le comité avait décidé de maintenir son initiative, malgré le contre-projet indirect proposé par le gouvernement et retravaillé par les députés au Grand Conseil en décembre 2024. A l'instar du Conseil d'Etat, le législatif avait refusé cette initiative, ouvrant la voie à un scrutin populaire. Seule l'UDC et quelques élus PLR avaient soutenu l'initiative en plénum. Tous les autres partis s'étaient exprimés contre.

Lors de l'examen et des débats sur le budget 2025, les députés ont finalement opté pour une baisse cumulée de 7% de l'impôt cantonal sur le revenu d'ici 2027. A savoir plus que le contre-projet indirect du Conseil d'Etat (5%), mais moins que l'initiative des milieux patronaux (12%). Le dernier mot reviendra ainsi à la population, qui devra donc trancher entre le projet validé par le Grand Conseil et l'initiative dite des 12%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le CIO crée une bourse de 8100 francs pour les olympiens

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Le CIO crée une bourse de 8100 francs pour les athlètes des JO (© KEYSTONE/EPA/CYRIL ZINGARO)

Le CIO, sous pression croissante pour rémunérer les athlètes aux JO, a annoncé la création d'une "bourse" de 8100 francs à laquelle chaque sportif pourra postuler après sa participation aux JO.

"Les athlètes ont besoin de soutien bien avant leur parcours olympique, et au-delà du parcours olympique", a déclaré le président de la commission des athlètes, l'ex-légende espagnole du basket Pau Gasol, lors de la 146e session du CIO à Lausanne.

L'instance crée donc "une nouvelle bourse" de 10'000 dollars, s'ajoutant aux différents programmes de la Solidarité olympique, à laquelle chaque participant aux Jeux pourra candidater après la tenue de l'événement, "en commençant par Milan Cortina 2026", a-t-il développé.

"Tous les olympiens" - mais non les participants aux JO de la jeunesse - "peuvent en bénéficier, à condition qu'ils n'aient pas commis d'infraction aux règles antidopage, au Code d'éthique du CIO, aux conditions de participation aux Jeux ou à la Charte olympique", a précisé le CIO dans un communiqué.

L'instance a pour cela créé un fonds de 140 millions de dollars par olympiade, c'est-à-dire par cycle de quatre ans, pour pouvoir doter les 14'000 participants aux Jeux d'été et d'hiver. Cette somme représente environ 1,8% des revenus publiés par l'organisation pour le cycle 2021-2024.

"Ce n'est pas une prime de participation", a insisté Pau Gasol, alors que la patronne du CIO Kirsty Coventry avait fermement refusé une telle hypothèse dans une interview donnée le 22 mai dernier, s'attirant de nombreuses critiques.

Auprès de la radio néerlandaise Sport Nation, la septuple médaillée olympique de natation avait déclaré qu'elle "ne croyait pas dans le fait de payer les athlètes aux Jeux olympiques", préférant les "aider dans leur parcours pour devenir olympiens".

Parmi d'autres réactions d'athlètes, l'ex-nageur sud-africain Roland Schoeman avait lancé une pétition pour réclamer la démission de la présidente et toute la commission exécutive: "Le CIO génère des milliards. Cette valeur vient des athlètes. Il est temps d'exiger des comptes", avait-il écrit.

De son côté, le nageur australien Cameron McEvoy avait proposé sur Instagram que le CIO verse 100'000 dollars pour une médaille d'or, 60'000 pour l'argent, 25'000 pour le bronze et 10'000 pour la simple participation aux JO.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Fouilles archéologiques aux Prés-de-Vidy: portes ouvertes

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Les fouilles archéologiques aux Prés-de-Vidy, au sud de Lausanne, seront gratuitement présentées au grand public ce vendredi et samedi (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les deux sites de fouilles archéologiques actuellement en cours au sud de Lausanne, au Boulodrome et aux Prés-de-Vidy, ouvrent gratuitement leurs portes au public vendredi et samedi. L'occasion de découvrir les vestiges du site gallo-romain de Lousonna, entre visites guidées, ateliers pour enfants et démonstration de tournage de céramique "à l'antique".

"D'une ampleur sans précédent en Europe, les fouilles aux Prés-de-Vidy, menées par la Ville en partenariat avec Archeodunum SA, ont été lancées en 2024 en amont du projet de réalisation d'un écoquartier sur le site", rappelle mercredi la Ville dans un communiqué.

Depuis deux ans, elles livrent d'importantes découvertes: au-delà de la nécropole, tout un quartier antique s'est révélé, sans compter les 1000 tombes romaines ainsi que plusieurs dizaines de milliers d'objets recensés. "Le site pourrait bien représenter une référence à l'échelle européenne pour la connaissance du monde funéraire romain", écrit la Ville. Une équipe de 25 archéologues est à l'oeuvre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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