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Lausanne

Les Plaines-du-Loup retrouveront plus d'arbres que prévu

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La pépinière des Plaines-du-Loup permettra d'arboriser le futur écoquartier. (© LFM / DONATELLA ROMEO)
L'écoquartier des Plaines-du-Loup accueillera à termes plus de 400 arbres pour une canopée élargie, soit plus que ce que prévoyait le Plan partiel d'affectation. Les essences ont été choisies en fonction du réchauffement climatique.

Près de 400 arbres garniront le futur écoquartier des Plaines-du-Loup. Une nouvelle annoncée par la Municipalité de Lausanne ce matin. Elle qui avait dû faire face au tollé de l’annonce de l’abattage de 320 arbres pour la construction de ce quartier en 2017. Les replantations prévues permettront finalement d’aller au-delà des exigences de 211 arbres du Plan partiel d’affectation. Sur les arbres d’origine, 22 ont finalement pu être sauvés et 18 sur 21 ont été transplantés avec succès. Mais ce qui réjouit particulièrement le coordinateur de grands projets au Service des parcs et domaines de la Ville de Lausanne Emmanuel Graz, ce n’est pas l’augmentation du nombre de troncs, mais celle de la canopée:

Emmanuel GrazCoordinateur de grands projets au Service des parcs et domaines de la Ville de Lausanne

18 arbres ont été transplantés avec succès sur un nouvel emplacement. Ces transplantations étaient un pari un peu fou de l’aveu même d'Emmanuel Graz:

Emmanuel GrazCoordinateur de grands projets au Service des parcs et domaines de la Ville de Lausanne

Choisir les futurs arbres a demandé de se projeter sur les 10, 20, 30 ou 50 prochaines années afin de trouver des essences qui seront adaptées aux futures conditions climatiques des Plaines-du-Loup. Emmanuel Graz :

Emmanuel GrazCoordinateur de grands projets au Service des parcs et domaines de la Ville de Lausanne

Parmi ces 19 essences, on trouve notamment des chênes, saules et aulnes.

Le bilan de ces quelque 400 arbres réjouit la municipale de Parcs et Domaines Natacha Litzistorf qui ne cache pas que les enseignements de ce projet serviront pour les prochains objectifs de densification: 

Natacha LitzistorfMunicipale lausannoise des Parcs et Domaines

En marge du site de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, une pépinière de 300 jeunes plants de différentes essences issus de semences adaptées aux conditions climatiques futures a également vu le jour. Cette démarche permettra d’éviter notamment de grands trajets entre lieux de culture et sites de plantation.

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Lausanne

EPFL: seules de rares célébrités restent dans la mémoire collective

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Whitney Houston, décédée en février 2012, est davantage restée dans les mémoires que Hugo Chavez, selon cette étude (archives). (© KEYSTONE/AP/Michael Probst)

Des chercheurs de l’EPFL, avec des confrères américains, ont tenté de distinguer les personnalités dont on se souvient après leur mort de celles qui tombent dans l’oubli. Les artistes tirent leur épingle du jeu.

Cléopâtre, Gengis Khan et Elvis sont quelques-unes des figures historiques qui perdurent dans les livres d’histoire et dans la mémoire collective. Mais qu’en est-il d'autres personnalités publiques plus récentes et selon quels critères se souvient-on d'elles?

C'est ce qu'ont tenté de savoir les scientifiques du Laboratoire de science des données (dlab) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en collaboration avec des confrères de l’Université de Stanford (Etats-Unis).

Les chercheurs se sont penchés sur plus de deux mille personnalités publiques décédées entre 2009 et 2014. Ils ont analysé la fréquence quotidienne à laquelle elles ont été mentionnées dans la presse grand public et sur Twitter pendant l’année précédant leur décès et l’année suivante.

Quatre schémas

L'étude a mis en évidence quatre schémas de mémoire post-mortem, pic, silence, montée et déclin, selon ces travaux publiés dans la revue américaine PNAS.

"Le schéma le plus fréquent concerne environ la moitié des personnes. On ne parle pas beaucoup d’elles avant leur mort. Quand elles décèdent, on constate un petit pic, puis un retour au niveau pré-mortem. Un quart des personnes présente un schéma complètement plat. Elles n’ont même pas de nécrologie dans la plupart des journaux", explique le professeur adjoint Robert West, responsable du dlab et principal auteur de l’étude.

"Un huitième des personnes atteint un pic lorsqu’elles décèdent, puis elles se stabilisent à un niveau supérieur à celui de leur vivant. Les autres atteignent un pic lorsqu’elles décèdent, puis retombent à un niveau inférieur à celui qu’elles avaient de leur vivant. Il s’agit souvent de personnalités politiques ou de sportifs, par exemple, qui ne font plus la une des journaux", ajoute le spécialiste, cité jeudi dans un communiqué de l'EPFL.

"Ainsi, vous avez quelques personnes qui sont très célèbres et la plupart ne le sont pas du tout. On ne se souvient vraiment que d’une poignée de célébrités", poursuit-il.

Les artistes surtout

Qui sont ces personnes dont la renommée augmente après la mort? D’abord, si vous décédez jeune, vous ferez probablement l’objet d’une plus grande attention à court terme, de même si vous décédez d’une mort non naturelle. Toutefois, l’étude a révélé que la plus forte augmentation moyenne de l’attention à long terme concerne les artistes, car ils créent un héritage culturel qui leur survit.

"Par exemple, Whitney Houston et Hugo Chavez ont été classés dans le groupe échantillon et, le jour de leur décès, ils ont tous deux connu un pic car les gens se souvenaient d’eux. L’année suivante, c’était une autre histoire: la montée de Whitney Houston avait duré un an, tandis qu'Hugo Chavez glissait dans le schéma du déclin", note Robert West.

Le chercheur a également été surpris par la cohérence des mentions entre la presse grand public et les réseaux sociaux et par le fait que la première semble jouer un rôle supplémentaire par rapport aux seconds.

La presse grand public répond à la fois à la curiosité des lecteurs, en relatant par exemple la mort spectaculaire d’une jeune personne, mais joue également un rôle de gardien de la mémoire collective lorsqu’une personne âgée ou un dirigeant accompli décède après une vie de réussites. Twitter joue ces deux rôles, mais dans une moindre mesure.

Pas la peine de rechercher la célébrité

À l’avenir, Robert West et son équipe souhaitent étudier l’impact des circonstances de la mort et déterminer si elles influencent le souvenir que l’on garde d’une personne. Ils s’intéressent également à la façon dont on se souvient des personnes, bien que cela soit beaucoup plus difficile à mesurer.

"Cette étude révèle que la célébrité est rare et qu’elle ne vaut probablement pas la peine d’être recherchée parce que même si vous y mettez tous vos efforts -et les personnes dans ce groupe de données sont probablement parmi celles qui ont déployé un maximum d’efforts-, elle ne dure pas", conclut le scientifique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Renaud Capuçon et l'OCL jouent Mozart en prison à Orbe

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L'Orchestre de chambre de Lausanne a joué mercredi après-midi à la prison de la Croisée à Orbe. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La musique de Mozart a résonné mercredi entre les murs de la prison de la Croisée à Orbe (VD). L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) y a entamé une série de concerts destinée à "déconfiner" la musique classique.

A l'origine du projet, Renaud Capuçon, le nouveau chef de l'OCL, raconte avoir voulu offrir aux détenus "quelques minutes hors de leur quotidien, un peu de légèreté dans ce lourd univers carcéral."

Interrogé par Keystone-ATS, le célèbre violoniste évoque une "évasion par la musique". Une évasion perpétrée avec la complicité de Mozart, dont la symphonie concertante pour violon et alto a été jouée à deux reprises mercredi après-midi dans la salle de gym de la prison.

Deux volées d'une quarantaine de personnes, qui s'étaient préalablement inscrites, ont assisté aux concerts. Séparé des détenus par un ruban rouge, Renaud Capuçon a brièvement salué l'audience et présenté l'oeuvre, avant de laisser parler la musique devant un public attentif.

Au violon, la star française du classique a dialogué avec l'alto de son ami Gérard Caussé. Tous deux étaient entourés par l'OCL en grande formation avec une trentaine de musiciens. Renaud Capuçon tenait en effet à offrir un "vrai" concert aux prisonniers, contrairement à ce qui se voit parfois dans ce type d'événement, quand seuls quelques musiciens se déplacent.

Soigner en musique

S'il sort de l'ordinaire, un concert en prison n'a rien de farfelu pour Renaud Capuçon. "J'ai toujours considéré que la musique devait être partagée. J'aime aller vers tous les publics, même si l'organisation de telles rencontres s'avère parfois complexe", relève-t-il.

Cela fait déjà plusieurs années que le virtuose donne des concerts à un public dit "empêché", comme des sans-abris ou des personnes en fin de vie. Auprès de détenus, son expérience se limitait jusqu'ici à un seul concert dans une prison en Savoie.

Outre le partage, Renaud Capuçon vante les vertus curatives de la musique, classique en particulier. "Pour les personnes qui souffrent moralement et physiquement, les bienfaits sont indéniables", affirme-t-il.

Et d'ajouter qu'il a senti plusieurs fois "des gens fermés" s'ouvrir au son de la musique. "C'est difficile à décrire avec des mots, mais cela se ressent clairement dans l'atmosphère d'un concert", remarque-t-il.

St-Prex, Martigny, Cugy

Bien décidé à poursuivre dans cette voie, Renaud Capuçon a profité de sa nomination à la direction artistique de l'OCL, au printemps 2020, pour imaginer la série "l'OCL pour tous". Une idée née en pleine crise sanitaire avec la conviction qu'il fallait "déconfiner" la musique.

La prison d'Orbe constitue la première étape de cette série. Suivront trois autres concerts auprès de personnes en situation de handicap et de jeunes en rupture aux fondations Perceval à St-Prex (30 novembre), Gianadda à Martigny (25 janvier) et Echaud à Cugy (21 mai).

L'opération, financée par la mécène Aline Foriel-Destezet, devrait être reconduite chaque saison, du moins jusqu'au terme du mandat de Renaud Capuçon à l'OCL en 2025.

A en croire le natif de Chambéry, qui vit à Lausanne sa première expérience comme chef, les musiciens de l'OCL ont été enchantés à l'idée de cette série de concerts: "Ils ont réalisé à quel point cela pourrait nous faire du bien, à nous aussi en tant que musiciens. Car plus vous donnez, plus vous recevez."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Aloïse Corbaz en lumière à l'Espace Focus du MCBA

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Une partie de l'oeuvre d'Aloïse Corbaz est présentée à l'Espace Focus du MCBA à Lausanne. (© MCBA/Aloïse Corbaz)

Figure emblématique de l'art brut, Aloïse Corbaz (1886 -1964) est à l'honneur de la nouvelle exposition à l'Espace Focus du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) de Lausanne. Une cinquantaine de dessins de l'artiste vaudoise sont montrés à partir de vendredi et jusqu'au 23 janvier.

Intitulée "Aloïse Corbaz. La folie papivore" et gratuite, l'exposition se veut représentative de l'oeuvre de la Lausannoise: "des premiers petits dessins à la mine de plomb aux cahiers illustrés, des compositions aux crayons de couleur ou aux craies grasses aux grands rouleaux imagés de plusieurs mètres", indique le MCBA.

Parmi les dessins sélectionnés, le corps féminin et les élans amoureux sont particulièrement représentés. Aloïse Corbaz "déploie tout le potentiel héroïque et festif de la figure féminine, ouvrant la voie à la génération Flower Power, en particulier à Niki de Saint Phalle en qui on peut voir son héritière", poursuit le communiqué.

Née à Lausanne, Aloïse Corbaz a été placée à 32 ans en asile psychiatrique, où elle est restée internée jusqu'à son décès. Couturière de formation, elle a commencé à écrire et dessiner peu après son entrée à l'hôpital.

Nouvelles acquisitions

Le MCBA s'est intéressé à son parcours dès les années 1960, rassemblant plus de 300 œuvres. Une grande rétrospective avait été organisée en 2012 avec la Collection de l'Art Brut à Lausanne.

Le MCBA poursuit aujourd'hui le développement de son fonds. Il explique par exemple qu'il vient d'acquérir huit cahiers illustrés (111 compositions au total). Ceux-ci appartenaient à Jacqueline Porret-Forel, la spécialiste de l'artiste décédée en 2014.

Dans son communiqué, le musée souligne encore que cette nouvelle exposition répond à la vocation de l'Espace Focus, qui vise à montrer des oeuvres de ses collections rarement montrées. Cela concerne particulièrement les œuvres sur papier qu'il est nécessaire de préserver de la lumière.

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Lausanne

Nouvelles possibilités pour voter le Budget participatif lausannois

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La troisième édition du Budget participatif ouvre ses votations du 18 octobre au 26 novembre, sous forme électronique, par voie postale ou directement dans des urnes (Archives © Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les Lausannois recevront un bulletin de vote affranchi dans leur boîte aux lettres, dans le cadre de la troisième édition du Budget participatif de la Ville. Sur 23 projets déposés, 15 ont été jugés faisables. Au tour désormais de la population de se prononcer sur les meilleures initiatives.

Au total, trois nouveautés viennent accompagner le Budget participatif 2021. En plus du vote par correspondance, les habitants pourront se prononcer de manière électronique sur la nouvelle plateforme participative de la Ville. Les dessous de chaque projet y seront également détaillés, précisent les autorités lausannoises dans un communiqué diffusé lundi.

Autre apport original: chaque porteur de projet recevra un kit de communication personnalisable. Des flyers, affiches et visuels à diffuser sur les réseaux sociaux seront à leur disposition. L'objectif est d'améliorer la visibilité des projets et la votation auprès des citoyens. Les 15 projets qui seront soumis à l'avis de la population concernent principalement la cohésion sociale et le développement durable.

175'000 francs à disposition

Les votes se dérouleront pendant près d'un mois et demi, à partir de lundi et jusqu'au 26 novembre. Les lauréats, quant à eux, seront dévoilés le 18 décembre, en marge de Bô Noël.

Ils recevront une subvention allant de 6500 à 20'000 francs, se partageant ainsi les 175'000 francs disponibles cette année (contre 150'000 en 2020). Pour rappel, la population pouvait faire part de ses idées de février à septembre. Une analyse de faisabilité s'était ensuite déroulée.

Lausanne, figure pionnière

La première édition du Budget participatif avait été lancée par la Ville de Lausanne en 2019. Contrairement à d'autres villes, les projets bénéficient de leur propre financement, et sont réalisés par les initiateurs eux-mêmes.

"Le Budget participatif lausannois a clairement montré une forme originale 'd'empowerment' (autonomisation) de la population et inspire de nombreuses autres villes", poursuit le communiqué. Zurich, Lugano, Bellinzone ou encore Grenoble (F) ont déjà témoigné de leur intérêt. Une évaluation globale de ces projets est actuellement en cours de réalisation à l'Université de Zurich.

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Lausanne

Films et musique pour les 20 ans du LUFF

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La plupart des projections auront lieu à Montbenon. (Image prétexte - ©Keystone/LAURENT GILLIERON)

Expérimental, souvent impertinent, parfois dérangeant, le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) fête cette année ses 20 ans. Dès mercredi, il propose une programmation hybride qui mélange films, performances et ateliers. Quelque 8000 spectateurs sont attendus, avec leur certificat Covid.

Le volet cinéma comprend cinq catégories en compétition incluant une quarantaine de longs ou de courts métrages. Au menu notamment "Honeydew", une "horreur poisseuse" dont le scénario est inspiré d'un fait divers des années 1950 ou "Violation", un drame psychologique féministe, annoncent les organisateurs.

Religion et blockbuster

Hors compétition, une sélection thématique se penchera sur l'art de mêler productions cinématographiques et propagande religieuse. Le festival a retenu une série de films américains à petits budgets commandés par des églises, souvent dans les années 1970, et qui ont été restaurés, a expliqué à Keystone-ATS Anouk Rieben, attachée de presse.

Loin d'être une soporifique succession de sermons, ces films vont puiser du côté du cinéma de genre (horreur, fantastique, anticipation) pour enrober leurs messages d'une forme attractive. Diffusés dans tout le pays, ces films feront plus de spectateurs que n’importe quel blockbuster qui sortait alors dans les salles.

Exhumé d'un tiroir

Elément phare de ce programme: "The Amusement Park" (1973) de George A. Romero sera présenté en première suisse. Cette commande de la communauté luthérienne de Pittsburgh attire l’attention sur la façon dont les personnes âgées sont (mal)traitées dans la société.

Mais la noirceur du film est trop perturbante pour prétendre à une diffusion. Le film finit dans un carton, oublié de tous, jusqu'à ce que la veuve du réalisateur en exhume une copie en 2018.

Pléthore de documentaires s'ajoutent au programme de cette édition anniversaire, agendée du 20 au 24 octobre. L'essayiste américaine Kier-La Janisse sera membre du jury long métrage de cette 20e édition. Dans la catégorie horreur folklorique, un sous-genre du film d'épouvante, elle présentera en première suisse son documentaire de 03h15 intitulé "Woodlands Dark and Days Bewitched: a History of Folk Horror".

Aussi des concerts

Le festival comprend aussi un volet musical qui débutera en force avec le collectif Les Sirènes qui contera l'épopée technique, financière et historique du festival. Dennis Tyfus, artiste de la scène underground belge, se produira en solo.

Enfin, Lydia Lunch, diva de la no wave, "combattante" féministe et figure emblématique du festival, montera sur scène avec Ian White. Elle sera à l'honneur dans le documentaire "Lydia Lunch: The War is never over" et dédicacera son livre éponyme à la galerie Humus.

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