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L'Hermitage à Lausanne rouvrira en septembre

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L'exposition "Le Canada et l'impressionnisme" ne pourra pas être prolongée à la Fondation de l'Hermitage. Celle-ci rouvrira ses portes avec une exposition consacrée au cinéma. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GABRIEL MONNET)
Fermée depuis le 14 mars, la Fondation de l'Hermitage à Lausanne rouvrira ses portes le 4 septembre, avec "Arts et Cinéma". Cette exposition qui a dû être reportée est agendée jusqu'au 3 janvier 2021.

La Fondation de l'Hermitage redouble de créativité pour faire face aux nouveaux enjeux sanitaires et économiques liés à la crise du Covid-19, écrit-elle mardi dans un communiqué. Son équipe a été chargée de repenser complètement la programmation 2020 afin de rendre possible l'exposition "Arts et Cinéma".

Initialement prévue du 26 juin au 1er novembre, celle-ci explorera les échanges et les influences réciproques entre cinéastes et plasticiens, depuis les premiers films de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Nouvelle Vague.

Impact financier

"Malheureusement", l'exposition "Le Canada et l'impressionnisme", prévue initialement jusqu'au 24 mai, ne pourra pas être prolongée. Organisée en partenariat avec le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, elle continuera malgré tout sa tournée et sera présentée dès septembre au Musée Fabre à Montpellier.

Sa fermeture aura un impact non négligeable sur l'équilibre financier de la Fondation de l'Hermitage, qui repose principalement sur les recettes de billetterie et la recherche de fonds auprès de partenaires privés. L'institution muséale privée a donc entrepris les démarches nécessaires (RHT et demande d'indemnisation) dans le cadre proposé par la Confédération et l'Etat de Vaud.

L'exposition "Arts et cinéma" sera suivie de "100 chefs-d'œuvre de la collection Bemberg" du 22 janvier au 30 mai 2021. Puis, en première Suisse romande, d'une importante rétrospective consacrée au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) du 25 juin au 31 octobre 2021.

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Les écoles privées devraient pouvoir délivrer la maturité cantonale

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Dans le canton de Vaud, environ 7% des élèves sont scolarisés en écoles privées (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le sujet a fortement divisé la gauche et la droite du Grand Conseil vaudois: la possibilité ou non pour les écoles privées de délivrer des certificats cantonaux de maturité gymnasiale et non uniquement des maturités fédérales, comme actuellement. Ce sont le PLR, l'UDC et les Vert'libéraux qui ont fait pencher la balance mardi en faveur du privé. Un vote à confirmer en deuxième débat.

Les députés devaient se prononcer sur une modification de la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) afin de permettre un examen de fin de maturité qui délivre un certificat cantonal pour les écoles privées. Le Département de l'enseignement (DEF) avait été saisi d'une demande de l'Association vaudoise des écoles privées (AVDEP), souhaitant être à pied d'égalité avec le public.

Les écoles privées argumentaient d'avoir un programme d'études connu, une réglementation qui leur est propre, mais qu'elles sont soumises à un examen de maturité fédérale qui ne correspond pas à un programme spécifique et dont le contenu des épreuves n'est pas prévisible. L'AVDEP estime que ses écoles ne peuvent pas adapter leur programme par rapport à un examen qui change chaque année.

Déjà effectif ailleurs en Suisse

Dans le cadre de la maturité vaudoise, il s'agirait de passer un examen conforme à l'application du plan d'études, ce qui signifie qu'il y aurait un ensemble plus cohérent, selon l'association.

Le Conseil d'Etat a décidé d'accepter cette demande sachant qu'il y a plusieurs autres cantons, surtout en Suisse alémanique, qui le font déjà et que ça se passe bien, selon lui. Le dernier en date est le Canton de Genève, le seul en Suisse romande. Le gouvernement rappelle aussi qu'environ 7% des élèves vaudois sont scolarisés en écoles privées.

Plusieurs conditions devront être respectées, dont celle que le Canton facture des émoluments en particulier pour la constitution des dossiers de reconnaissance, la validation et l'évaluation des examens, etc. Cette charge de travail ne va pas engendrer de coûts supplémentaires pour l'Etat, car il s'agit de facturer des émoluments pour le travail que les services auront à fournir.

Tout ce qui est mis dans la loi garantit que les conditions d'accréditation de ces écoles, de suivi de la qualité des enseignants, de suivi du plan d'études, de gouvernance de l'école, d'assurance qualité et de procédure d'examen, feront l'objet d'une analyse stricte de la part de l'Office de l'enseignement gymnasial. Elle se fera selon les mêmes normes que pour les gymnases vaudois.

Gauche hostile

Lors des débats, répartis sur deux séances du Parlement, la gauche de l'hémicycle ne l'a pas entendu de cette oreille. Le PS a dit craindre l'apparition d'un "enseignement à deux vitesses", l'un payant et l'autre gratuit, qui créera "une inégalité des chances", "une fragmentation sociale" ou encore "une concurrence malsaine pour attirer les meilleurs enseignants".

A droite, on a défendu "une solution équitable et cohérente" qui "ne coûte rien à l'Etat". Elle a estimé qu'elle était "complémentaire au secteur public". Le PLR a estimé qu'il n'y avait "pas de risque de concurrences salariales". "La société évolue et les écoles privées offrent une diversité de pédagogie et une complémentarité", a affirmé un élu UDC.

Le ministre de l'éducation Frédéric Borloz a plaidé pour cette petite réforme qu'il a qualifiée de "logique". Il s'agit d'équilibrer la formation proposée par ces écoles privées et l'examen final, a-t-il dit en substance. Il a aussi insisté sur le fait que tous les frais seront pris en charge par les écoles privées.

Au vote à l'issue du premier débat, le projet de modification de la LESS a passé la rampe grâce aux voix de la droite et des Vert'libéraux. Le plénum a, en revanche, refusé un deuxième débat immédiat. Il aura lieu prochainement et, sauf surprise, devrait confirmer le vote de mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une septantaine de personnes ont manifesté sur le campus de l'UNIL

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Le rassemblement devant l'Amphimax de l'UNIL était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une septantaine de personnes se sont rassemblées mardi à la mi-journée sur le campus de l'Université de Lausanne (UNIL) pour dénoncer la hausse des taxes et les restrictions budgétaires fédérales, mais aussi de l'Etat de Vaud, touchant la recherche et la formation. La petite manifestation s'est tenue devant le bâtiment de l'Amphimax.

Le rassemblement était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. Il a débuté autour de 12h30 et a duré une trentaine de minutes, avec quelques discours. Les participants étaient réunis autour d'une banderole au slogan de "En grève! Si vous n'aimez pas l'éducation, essayez l'ignorance".

Les coupes annoncées représentent pour l'UNIL environ une réduction de 7% de son budget. Une distribution de tracts était également prévue en fin de journée, à la sortie des députés du Grand Conseil vaudois à la Cité.

L'UNIL ne sera plus en mesure de remplir ses missions de formation et de recherche scientifique, des postes dans l'enseignement, la recherche, l'administration et la technique seront supprimés et les étudiants risquent de voir leurs taxes d'études augmenter, se sont inquiétés syndicats et associations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Elections vaudoises: la droite dénonce la déprédation d'affiches

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L'UDC et le PLR vaudois dénoncent dans un postulat les actes de déprédation des affiches pour les élections du 8 mars et les menaces envers des candidats. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Alors que les électeurs vaudois sont appelés dimanche aux urnes, l'UDC et le PLR s'inquiètent de la hausse des affiches politiques vandalisées. Les deux formations ont déposé mardi un postulat au Grand Conseil.

"Chacune et chacun peut constater le nombre croissant de déprédations de l'affichage politique", a affirmé mardi l'auteur du postulat, l'UDC Stéphane Jordan, à cinq jours du 1er tour des élections communales et de l'élection complémentaire au Conseil d'Etat. Si les partis de droite sont "très majoritairement" visés, l'objectif de ce postulat consiste à protéger toutes les formations politiques, a-t-il ajouté.

Outre les affiches détériorées, le député a mentionné "des slogans détournés" et des "menaces" envers les candidats, autant de comportements qui sont "inquiétants pour nos institutions et nos libertés", a-t-il déclaré.

Dans leur postulat, l'UDC et le PLR demandent au Conseil d'Etat d'étudier plusieurs mesures. Il s'agirait, par exemple, de renforcer la sécurité autour des sites d'affichage et "lieux de campagne sensibles" (surveillance, éclairage). Le texte propose aussi "des aides logistiques" pour remplacer les affiches vandalisées, un renforcement des sanctions ou encore la création d'une "plateforme de signalement anonyme".

Parmi les autres mesures suggérées figurent des campagnes de sensibilisation "sur le respect des opinions politiques et les limites de la liberté d'expression, y compris des modules pour les écoles".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le tramway de Lausanne sera prêt dès l'automne

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Le tram circulera entre le centre-ville de Lausanne et la gare de Renens. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Le tramway va faire son grand retour à Lausanne d'ici la fin de l'année après plus de 60 ans d'absence. Il reliera Lausanne à Renens en 15 minutes. Il démarrera mardi ses courses d'essai sur une portion du tracé, du côté Renens.

Les autorités cantonales et communales ont officiellement présenté lundi une des rames dans le garage-atelier des Transports publics de la région lausannoise (tl) à Renens. Deux unités, de 2,65 mètres de large sur 45 mètres de long, sont arrivées en février par convoi spécial. Elles ont été assemblées et préparées pour les premiers tests dynamiques qui s'apprêtent à démarrer.

"Le tram était la pièce manquante dans un réseau qui doit offrir plus de capacités", a expliqué lundi à Keystone-ATS la conseillère d'Etat Nuria Gorrite. Les rames vont relier Lausanne-Flon à la gare de Renens, desservant des arrêts tous les 500 mètres en site propre, de sorte qu'elles ne seront pas entravées par le trafic.

Nurria GorriteCheffe du Département des infrastructures dans le canton de Vaud

Grandes capacités

Dix stations jalonnent la ligne, longue de 4,6 kilomètres. Chaque rame peut embarquer 300 personnes, dont 80 places assises. Ce qui fait du tramway lausannois le plus capacitaire du marché et un modèle unique en Suisse, souligne le communiqué.

Cette grande capacité est due à l'écartement "normal" des voies. Historiquement, les trams sont à voie métrique, c'est-à-dire un mètre entre chaque rail contre 1,435 mètre pour le modèle lausannois. Cette configuration s'explique par un tracé rectiligne. Après un an d'exploitation, 13 millions de voyageurs sont attendus.

Nurria GorriteCheffe du Département des infrastructures dans le canton de Vaud

Etapes à franchir

Avant la mise en service, prévue avant la fin de l'année, plusieurs étapes cruciales restent à franchir: la fin des travaux d'aménagement de la ligne, la livraison du reste de la flotte par Stadler (10 rames au total), les tests et homologation, la formation des conducteurs puis les marches à blanc. La population pourra découvrir le tram de près le 2 mai lors de portes ouvertes aux tl.

Le retour du tram à Lausanne et dans l'ouest lausannois nécessite l'adoption de nouvelles habitudes pour l'ensemble de la population, ont rappelé les autorités. Une campagne d'information est d'ores et déjà en cours. Elle rappelle une règle d'or: le tram est toujours prioritaire, y compris sur les piétons.

Nurria GorriteCheffe du Département des infrastructures dans le canton de Vaud

Ligne à prolonger

A terme, le tramway Lausanne-Renens sera prolongé jusque vers Villars-Ste-Croix. Une fois le permis de construire obtenu, il faudra compter quatre ans de travaux, note le canton. Les crédits ont déjà été accordés.

Keystone ATS avec Yann Rossier

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