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Lausanne

Normes respectées à l'aéroport de la Blécherette, selon Berne

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Les normes en matière de bruit sont respectées à l'aéroport de la Blécherette, juge le Conseil fédéral (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Interpellé par la conseillère nationale verte vaudoise Sophie Michaud Gigon, le Conseil fédéral a pris position en faveur de l'aéroport de la Blécherette à Lausanne. Il juge notamment que les normes en matière de bruit sont respectées.

La réponse du Conseil fédéral, comme le révèle jeudi Le Temps, se réfère aux analyses du trafic aérien en 2020. Réalisées par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), elles montrent que "l'exposition au bruit est actuellement inférieure de près de trois décibels à la valeur mentionnée dans le cadastre du bruit", écrit le Conseil fédéral. Et d'ajouter que "rien ne permet aujourd'hui de conclure que les exigences ne sont pas respectées."

Dans son interpellation, déposée en septembre, Sophie Michaud Gigon s'inquiétait aussi de la hausse des mouvements effectués hors des heures d'ouverture usuelles de l'aéroport. Or selon le Conseil fédéral, le nombre de dérogations accordé pour ce type de vols s'est stabilisé à 21 en 2020, après avoir dépassé les 40 en 2018 et 2019.

Le Conseil fédéral répond aussi au sujet des Pilatus PC-12, des avions reconnus comme étant particulièrement bruyants. "Le PC-12 produit un certain niveau sonore qui est toutefois inférieur de huit décibels à la valeur limite déterminante pour la certification", écrit-il.

Le calcul de l'exposition au bruit pour la Blécherette "prend également en compte des avions nettement plus bruyants qui ne se posent qu'occasionnellement, voire jamais, sur l'aérodrome", poursuit le Conseil fédéral.

Interrogée par Le Temps, Sophie Michaud Gigon dit espérer que l'OFAC porte désormais "une oreille plus attentive aux considérations locales, d'autant plus avec un nord-ouest lausannois en telle mutation", avec la construction de l'écoquartier géant des Plaines-du-Loup (8000 nouveaux habitants à terme).

Livre blanc

De son côté, le président de l'Association de défense des riverains de la Blécherette (ADRB), Alain Faucherre, dénonce "un problème de neutralité" entre l'OFAC et cet aéroport. "Une chose est sûre, nous n'allons pas en rester là: nous attendons plus de sérieux au niveau régional", a-t-il dit, s'en remettant aux autorités cantonales et communales.

Pour mémoire, l'ADRB et la section vaudoise de l'Association transports et environnement (ATE Vaud) ont publié en septembre un livre blanc très critique. Celui-ci dénonce notamment le fait que la réglementation sur le seuil des niveaux sonores admissibles par l'OFAC (le cadastre bruit) ne prenne en compte que l'environnement immédiat de l'aéroport, et surtout que ce cadastre date de 2001.

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Culture

Lausanne: plongée dans les collections du Naturéum et du MCAH

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L'exposition "Spécimens 24" propose une plongée dans les collections du Naturéum et du MCAH. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Naturéum (Muséum cantonal des sciences naturelles) et le MCAH (Musée cantonal d'archéologie et d'histoire) explorent leurs collections dans une nouvelle exposition. "Spécimens 24" se dévoile jusqu'au 30 mars 2025 au Palais de Rumine et au Jardin botanique cantonal de Lausanne, mais aussi dans d'autres lieux du canton.

Cette exposition vise à interroger le rôle des musées scientifiques aujourd'hui et à rappeler l'importance des spécimens, "au coeur des collections muséales de sciences", indiquent les deux institutions vaudoises. Quelles sont les raisons d'être des collections scientifiques, autant anciennes que récentes? Quels critères doivent guider la sélection des spécimens? Telles sont quelques-unes des questions qui sont abordées dans "Spécimens 24".

Le parcours de l'exposition est centré sur "trois fonctions cardinales": se souvenir, étudier et transmettre. Ce parcours est complété par un volet consacré aux tourbières, "un environnement naturel très spécifique", présenté dans les espaces publics du conservatoire du Jardin botanique cantonal, poursuit le dossier de presse.

Les visiteurs pourront prolonger l'exposition sur d'autres sites, des partenariats ayant été conclus avec Plateforme 10, les Sites et Musée romains d'Avenches et l'Université de Lausanne. Différents artistes y présenteront leurs oeuvres pour faire "dialoguer arts et sciences".

"Spécimens 24" s'accompagne aussi d'un programme de médiation: visites guidées, débats, conférences, ateliers pour enfants et adultes, projections et contes pour enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Un nouveau directeur à l'Eracom de Lausanne

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Un nouveau directeur à la tête de l'Eracom à Lausanne (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Antoine Oberholzer est le nouveau directeur de l'Ecole romande d'arts et communication (Eracom) à Lausanne. Désigné par le Conseil d'Etat vaudois, il prendra ses fonctions le 1er août à la place de Serge Overney qui a fait valoir son droit à la retraite.

Au bénéfice d'une licence en sociologie et anthropologie et d'un CAS en administration et gestion d’institutions de formation, M. Oberholzer travaille depuis 2001 à l'école professionnelle commerciale du Chablais (Epca). Engagé en tant qu'enseignant, il y a occupé la fonction de doyen dès 2009, avant d'en être promu directeur en 2018.

Pour rappel, l'Eracom a vécu plusieurs crises ces dernières années, entraînant plusieurs changements au niveau de la direction. Fin 2023 encore, des enseignants et leur syndicat avaient dénoncé un climat de travail "toxique" et des dysfonctionnements en matière de management.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Redonner une seconde vie aux capites au coeur des vignes

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L'objectif de l'intervention parlementaire est de permettre d'utiliser les capites à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois souhaite redonner une seconde vie aux capites de vignes. Les députés ont accepté mardi à l'unanimité une motion transformée en postulat demandant au gouvernement d'examiner les possibilités de valoriser ces petites constructions situées au coeur du vignoble, en lien avec l'oenotourisme.

Le texte de l'élu PLR Maurice Neyroud, lui-même vigneron-encaveur, a pour objectif de permettre d'utiliser les capites à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole. Or la législation fédérale est contraignante en la matière. Et au niveau cantonal, les autorisations sont souvent "très disparates" quant à leur utilisation pour la promotion et la vente de vin.

"Il fut une époque bien lointaine où les capites furent construites. C'était une époque où le vigneron allait à pied à la vigne pour y passer la journée entière et où tous les travaux se faisaient à la main. Les capites permettaient d'entreposer les quelques outils nécessaires à la culture et avaient également pour utilité d'abriter le vigneron de la pluie ou de lui permettre de prendre son casse-croûte à l’ombre", écrit le désormais postulant.

Les temps ont changé et il s'agit "de tenir compte de l'évolution du métier et de donner une deuxième vie à ces capites", a dit devant l'hémicycle M. Neyroud. Il a rappelé que le Plan d'affectation cantonal Lavaux (PAC Lavaux) avait par exemple déjà intégré des modifications autorisant les capites à d'autres usages.

L'oenotourisme comme activité agricole

La motion transformée en postulat demande concrètement de "reconnaître l'oenotourisme comme activité agricole, au sens de la Loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT)", mais aussi "la commercialisation du vin comme faisant partie intégrante des besoins d'une exploitation viticole et étant absolument nécessaire à sa survie".

Il ne s'agit en aucun cas de faire concurrence à la restauration, ont souligné plusieurs députés. L'idée est de pouvoir servir et vendre du vin, proposer une planchette de produits du terroir ou encore mettre en valeur de la production locale en lien avec l'exploitation viticole.

La conseillère d'Etat Chrsitelle Luisier a affirmé que le Conseil d'Etat n'était pas contre ce postulat et ses objectifs. Non sans rappeler que, selon la loi fédérale, les activités accessoires non agricoles, dont l'oenotourisme, doivent se dérouler dans les bâtiments principaux de l'entreprise agricole, par exemple, dans la cave des exploitations viticoles.

Les capites de vigne étant séparées des centres d'exploitation, des activités accessoires non agricoles ne peuvent donc pas s'y tenir. "Nous allons examiner comment exploiter au maximum la marge de manoeuvre laissée par le droit fédéral et voir comment assouplir la manière de valoriser ces capites", a dit la ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Droit de préemption: les élus peinent à fixer toutes les modalités

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L'Etat de Vaud disposera d'un fonds cantonal de 20 millions de francs pour pouvoir exercer son droit de préemption (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BRUN)

Les modalités du droit de préemption de l'Etat de Vaud pour des biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune, ont de la peine à accoucher. Après deux débats, le Grand Conseil n'a pas réussi mardi à fixer toutes les règles de ce droit subsidiaire. Un fonds cantonal de 20 millions de francs, et non de 40 millions comme le voulait la gauche, sera toutefois créé.

Après un vote à une voix près lors du premier débat, celui du deuxième débat a été un poil moins serré. La version du Conseil d'Etat à 20 millions de francs, soutenue par le PLR et l'UDC, l'a emporté cette fois-ci de quatre voix (70 contre 66). Une autre proposition de la gauche radicale, à 65 millions, avait été écartée lors du débat précédent.

Depuis 2020, les communes vaudoises ont le droit d'acquérir en priorité un bien-fonds (bâti ou non bâti) afin de créer des logements d'utilité publique (LUP), soit à loyers abordables. Elles ont aussi la possibilité de transmettre ce droit au canton si, par exemple, elles ne disposent pas de l'argent nécessaire.

Pas d'accord sur le nombre de LUP

Le canton aura alors 20 jours pour agir (délai de 40 jours refusé au plénum). Mais pour cela, il doit disposer d'un fonds pour payer le vendeur et indemniser l'acquéreur évincé. D'où la création du fonds cantonal, qui, s'il est utilisé, sera reconstitué par la vente ultérieure des biens-fonds acquis dans le cadre de l'exercice du droit de préemption cantonal.

Les parlementaires devaient aussi définir d'autres modalités. Ils se sont prononcés en faveur d'une institution d'une commission de sept personnes, chargée d'examiner la pertinence de l'achat d'un bien immobilier.

Ils n'ont pas réussi, en revanche, à se mettre d'accord sur un seuil minimal LUP au-dessous duquel l'Etat ne devrait pas préempter. Quatre, huit, douze ou quinze? La balance penchait plutôt pour quatre ou huit. Un troisième débat sera nécessaire la semaine prochaine pour trancher.

Assainissement énergétique

D'autres règles ont été déterminées dans le décret, comme le fait que la Commission des finances, sur saisine du Conseil d’Etat, se prononce sur l'approbation de l'acquisition d'immeuble effectuée. Les députés ont aussi décidé de permettre à des investisseurs privés de pouvoir réaliser des LUP si l'Etat ne les réalise pas lui-même (par voie d'appel d'offres public).

Enfin, les biens-fonds préemptés et acquis par l'Etat devront être obligatoirement assainis énergétiquement dans un délai de dix ans dès la date de l'achat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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