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Lausanne

Chance minime de conciliation entre Pascal Broulis et Tamedia

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L'arrivée vendredi en début d'après-midi au Tribunal d'arrondissement de Lausanne du journaliste du Tages-Anzeiger (au centre) entouré de ses trois avocats. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La justice vaudoise s'est penchée vendredi sur la plainte civile pour atteinte à la personnalité portée par le conseiller d'Etat Pascal Broulis contre un journaliste du Tages-Anzeiger. Une ultime tentative de conciliation, encouragée par le juge, semble vaine.

L'affaire concerne onze articles publiés dans le grand quotidien zurichois sur la situation fiscale et des voyages en Russie du ministre des finances, qui s'estime victime d'une campagne de dénigrement. L'auteur de ces articles, à charge selon le point de vue de M. Broulis, est le correspondant en Suisse romande du "Tagi".

L'audience préparative et très technique de vendredi après-midi au Tribunal d'arrondissement de Montbenon à Lausanne a duré moins d'une heure, en présence de M. Broulis et de son avocat ainsi que du journaliste et de ses trois avocats. Elle a surtout consisté à régler des questions de procédure, d'audition de témoins ainsi que de nouvelles preuves et pièces à apporter au dossier.

Echec d'une première conciliation

Cette procédure civile, ouverte en mars 2019, est engagée contre l'ex-groupe Tamedia (aujourd'hui TX Group), le journaliste et l'ancienne rédactrice en chef du média zurichois. Une conciliation entre les deux parties n'avait pas abouti en avril 2019. La plainte avait été déposée ensuite en septembre de la même année.

Vendredi, le juge Stéphane Coletta a demandé aux deux parties s'il y avait une ultime chance de conciliation, allant même jusqu'à les encourager à renouer des négociations en vue d'une convention. Mais les avocats respectifs se sont montrés peu optimistes sur cette option, rappelant les anciennes tentatives qui avaient échoué.

Interrogées à la sortie du tribunal, les deux parties n'ont formellement pas fermé la porte à une ultime tentative de conciliation, l'estimant toutefois "compliquée". Le procès devrait donc entrer dans le vif du sujet, à savoir le contenu des articles, sans doute au printemps prochain.

Broulis blanchi par le gouvernement

Pour rappel, en février 2018, le correspondant du Tages-Anzeiger en Suisse romande rédigeait un article sur Pascal Broulis et ce qu'il nommait "le secret fiscal du chef du Département des finances". Le journaliste y révélait que le ministre PLR s'acquitte de deux tiers de ses impôts communaux à Sainte-Croix et d'un tiers à Lausanne.

Le conseiller d'Etat réfute faire de l'optimisation fiscale, dit ne rien cacher, mais l'affaire gagne de l'ampleur et agite médias et monde politique. Elle rebondit au Grand Conseil et au Conseil d'Etat. Après des mois de tensions et des inspections, en mai 2018, le gouvernement blanchit finalement le ministre PLR.

Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Le journaliste publie alors des articles sur des voyages de personnalités, dont Pascal Broulis, en Russie en compagnie du milliardaire Frederik Paulsen, alors président du groupe Ferring à St-Prex (VD), au bénéfice d'un forfait fiscal.

Plusieurs députés déposent des textes au plénum et trois élus interpellent le Ministère public lui demandant d'étudier l'opportunité d'ouvrir une instruction pénale sur ces voyages. A l'issue des investigations préliminaires, le procureur général estime en octobre 2018 qu'il n'y a aucune infraction pénale et que M. Broulis n'a bénéficié d'aucun avantage incompatible avec sa charge.

Procédure pénale classée

Dans une autre procédure, pénale celle-ci, le Ministère public du canton de Zurich avait classé en avril 2020 la plainte pour calomnie et diffamation déposée fin 2018 par M. Broulis contre un autre journaliste alémanique de Tamedia. Selon le procureur, il n'y avait aucune atteinte à l'honneur au sens pénal dans l'article dénoncé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: rétrospective de l'oeuvre de Burki à l'Espace Arlaud

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Disparu en 2016, Burki a laissé une immense production de dessins de presse, qui fait l'objet d'une rétrospective à l'Espace Arlaud à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'oeuvre de Burki fait l'objet d'une première grande rétrospective, dès vendredi à l'Espace Arlaud à Lausanne. Près de 500 dessins et documents divers de l'ancien dessinateur de presse de 24 heures décédé en 2016 sont à voir jusqu'au 10 avril.

Cette rétrospective mêle des sélections d'originaux et d'agrandissements, un portrait intimiste, des documents audiovisuels ou encore des courriers de lecteurs et de personnalités. Des jeux, notamment un quizz et un atelier de dessin, sont aussi proposés.

Selon ses organisateurs, l'exposition doit permettre aux visiteurs "de se familiariser ou de se remémorer l'oeuvre de Burki, sa force, sa singularité et sa longévité." Ils rappellent que le dessinateur, qui a officié de 1976 à 2014 à 24 heures, a été "l'un des artisans phares du dessin de presse en Suisse romande."

Ses dessins ont d'ailleurs souvent quitté le territoire vaudois, en étant par exemple régulièrement repris par le Courrier international.

Plateforme numérique

L'exposition s'accompagne de l'édition d'un recueil thématique et alphabétique des dessins de Burki. Cet ouvrage de 176 pages, intitulé "ABurkiCédaire", est le plus large jamais publié sur l'oeuvre de Raymond Burki. Il est enrichi de textes signés de Marie-Madeleine Gabioud et Jean-Philippe Jutzi.

L'exposition à l'Espace Arlaud sera également l'occasion de présenter la nouvelle plateforme numérique www.letrait.ch, une base de données qui réunit les quelque 8000 dessins de Burki.

Cette plateforme, qui sera officiellement lancée en mars, proposera une recherche multicritères de ses oeuvres (par exemple par dates, thèmes ou personnalités). Un lien sera également proposé pour retrouver l'édition de 24 heures dans laquelle le dessin a été publié.

L'exposition et cette plateforme ont été initiées par la Fondation du Trait, créée notamment par le fils du dessinateur, Stanislas Burki. Née fin 2020, cette fondation vise à présenter l'oeuvre de Burki, mais aussi à promouvoir le dessin de presse en Suisse romande et à encourager la création.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: le Grand-Pont est désormais fermé pour 10 mois

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Le Grand-Pont a été fermé à la circulation dans la nuit de vendredi à samedi à Lausanne. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Grand-Pont à Lausanne a été fermé dans la nuit de vendredi à samedi au trafic motorisé. Suivront, dès lundi, les piétons et les cyclistes. L'ouvrage restera ensuite bouclé 10 mois pour des travaux d'assainissement, chamboulant complètement les déplacements au centre-ville.

Le Grand-Pont voit défiler en moyenne 16'000 véhicules chaque jour, 11'000 piétons et 1600 vélos. Avec sa fermeture complète, toutes les formes de mobilités sont impactées. A commencer pour les automobilistes, pour lesquels les autorités recommandent d'éviter le centre-ville et de privilégier les parkings périphériques ainsi que les transports publics.

Les accès aux parkings du centre restent toutefois garantis. Des parcours voitures alternatifs ont aussi été imaginés et la signalétique a été adaptée "afin d'assurer une circulation aussi fonctionnelle que possible", indique la Ville de Lausanne. Une circulation qui s'annonce malgré tout "difficile".

Nouveau réseau de bus

Tout aussi concernés, les Transports publics de la région lausannoise (tl) ont dû repenser leur réseau. Dix lignes suivent désormais un itinéraire modifié. Certaines ont conservé leur numéro, tandis que d'autres ont fait place à des lignes temporaires.

Une zone de rebroussement des bus a été instaurée sur la place Saint-François. C'est la Riponne qui devient l'interface clef des tl avec le passage de cinq lignes de bus, contre deux jusqu'ici.

"Comme pour tout nouveau réseau, une phase de rodage est nécessaire et des adaptations pourraient avoir lieu après la mise en service", préviennent les tl.

Passerelle

De leur côté, les piétons sont déjà familiarisés à emprunter une passerelle de substitution, installée en octobre et quasiment en parallèle au Grand-Pont. Cette passerelle est interdite aux cyclistes, pour lesquels des parcours alternatifs sont proposés.

Des pages dédiées sur internet ainsi qu'une brochure commune de la Ville de Lausanne et des tl ont été élaborées pour informer la population. Durant les premières semaines de travaux, du personnel sera présent également sur le terrain pour accompagner les usagers.

Cure de jouvence

Les travaux prévus sur le Grand-Pont visent à pallier la dégradation de l'ouvrage, construit en 1844. Ils doivent notamment permettre de corriger une étanchéité défectueuse.

Le tablier du pont - soit la structure qui supporte le trafic - doit être détruit et reconstruit. De nouveaux garde-corps seront également posés.

Le chantier est estimé à 11 millions de francs pour la Ville de Lausanne, auxquels s'ajoute 1,5 million à charge des tl. Si tout se passe comme prévu, le Grand-Pont rouvrira fin novembre 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les travaux du Grand-Pont démarrent ce samedi

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À Lausanne, le Grand-Pont sera fermé jusqu'à fin novembre. (© KEYSTONE/Adrien Perritaz - Image d'archives).

C’est un vrai bouleversement qui attend les Lausannoises et les Lausannois. Dès samedi 15 janvier à 2h du matin, le Grand-Pont sera fermé à la circulation. L’interruption de cet axe central de la ville va entraîner de nombreuses perturbations aussi bien pour les voitures que pour les transports publics.

Jusqu’à fin novembre, le bruit des pots d’échappement ou d’accélération des trolleybus céderont place aux pelleteuses et autres engins de chantier sur le Grand-Pont, reliant Saint-François à Bel-Air. L’ouvrage a besoin d’une cure de jouvence, 90 ans après les derniers travaux de rénovation. En 2022, c’était devenu indispensable pour garantir la sécurité des usagers.

Patrick Etournaud, chef de service des routes et de la mobilité à Lausanne:

Patrick EtournauxChef de service des routes et de la mobilité à Lausanne

Des nouveaux numéros de bus

Les bus seront effectivement lourdement impactés. Habituellement, ce sont 9 lignes qui traversent le Grand-Pont. Il a fallu redessiner l’ensemble du réseau en un peu plus d’une année.

Christophe Jemelin, responsable de l’unité développement de l’Offre aux TL:

Christophe JemelinResponsable de l’unité développement de l’Offre aux TL

Et dans ce nouveau réseau Grand-Pont, comme il est appelé par les TL, finies les lignes 1, 7, et 9 par exemple.

Le nouveau réseau "Grand-Pont" des TL

Ces chiffres familiers vont céder leur place à de nouveaux numéros:

Christophe JemelinResponsable de l’unité développement de l’Offre aux TL

Même si les transports publics ont dû redessiner leur réseau, les connexions entre l’est et Saint-François, et entre l’ouest et Bel-Air continuent à être assurées quasiment normalement. Il s’agit du trajet principal des usagers, rappelle le responsable de l’unité développement de l’Offre aux TL, Christophe Jemelin:

Christophe JemelinResponsable de l’unité développement de l’Offre aux TL

Il n’empêche que ce changement pour la mobilité lausannoise est le plus important depuis le M2 en 2008:

Christophe JemelinResponsable de l’unité développement de l’Offre aux TL

Impact pour les automobilistes

Bien sûr, la circulation routière sera également fortement impactée par ces travaux. De nombreuses signalisations ont été et vont encore être mise en place pour diriger les automobilistes.

 

Mais une chose est sûr, il ne sera jamais autant conseillé, de ne pas prendre la voiture à Lausanne, en cette année 2022.

Patrick Etournaud, chef de service des routes et de la mobilité à Lausanne:

Patrick EtournaudChef de service des routes et de la mobilité à Lausanne:

Les travaux dureront près de 11 mois. Enfin, niveau financier, le Grand-Pont représente un investissement public de 11,5 millions de francs. On rappelle que toutes les informations sont disponibles sur le site internet de la ville de Lausanne et des TL.

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Lausanne

Pas de différence entre les microbiomes de l'hôpital ou du domicile

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Accoucher à domicile ou à l'hôpital? selon une étude du CHUV, les microbiomes des deux endroits sont semblables (image d'illustration). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Accoucher à l'hôpital ou à domicile: une étude de chercheurs de l'UNIL et du CHUV, tentant de mieux comprendre les univers bactériens, n'a décelé aucune différence entre les microbiomes hospitaliers et ceux de la maison.

Chaque année en Suisse, 3 à 4% des femmes accouchent en dehors de l'hôpital, une statistique certainement encore favorisée par le Covid-19 depuis 2020. Le couple peut ainsi bénéficier d'un environnement familier, calme et intime, pour autant que l'accouchement soit physiologique, souligne le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Bactéries plus variées

"Le CHUV est très intéressé par tous les accouchements physiologiques, avec des protocoles que nous avons adaptés pour diminuer les interventions pendant l'accouchement et donc le risque de césarienne", explique à Keystone-ATS David Baud, chef du service d'obstétrique du CHUV.

Et de rappeler que, selon des études réalisées aux Pays-Bas où un quart des accouchements se déroulent à domicile, les enfants nés à la maison auraient moins d'allergies alimentaires, moins d'eczéma cutané que ceux nés en milieu hospitalier. L'hypothèse est que les bactéries auxquelles ils ont été exposés au début de leur vie ont été beaucoup plus variées qu'à l'hôpital, milieu stérile.

"On pense que le premier contact entre bactéries et système immunitaire va prédéterminer beaucoup de choses pour la vie future", relève le Dr Stojanov, microbiologiste, coauteur de l’étude. Si les micro-organismes qui colonisent l'intestin sont bien connus, ce n'est pas le cas de ceux du vagin, à plus forte raison le microbiome qui colonise le bébé à la maison, constate le chercheur.

D'où le lancement d'une étude en collaboration avec les sages-femmes pratiquant des accouchements à domicile, ainsi qu'avec le Dr Michel Odent, précurseur de ce type d'accouchements, l'Université de Lausanne et le CHUV.

Pas besoin de prendre ses draps

Les chercheurs sont partis de l'hypothèse que, quand les mères accouchent à la maison, elles le font parmi une grande diversité de microbes familiers. A l'hôpital, pauvre en bactéries et "inhospitalier", cela pourrait être l'inverse.

Les scientifiques ont donc comparé les bactéries du vagin de femmes accouchant à domicile et au CHUV, ainsi que celles de la peau, de la bouche et des premières selles de leurs nouveau-nés. L'étude vient d'être publiée dans la revue "Lancet Microbe".

Après séquençage de milliers de bactéries et analyses bioinformatiques très poussées, les chercheurs ont conclu qu'il n'y avait aucune différence entre les microbiomes hospitaliers et du domicile. "Il ne sera donc pas nécessaire d'emporter son microbiome, à savoir ses propres draps, coussins ou autres à l'hôpital", note David Baud.

L'étude se poursuit avec pour objectif d'évaluer l'effet de l'environnement sur la formation de la colonisation bactérienne du nouveau-né, ainsi que les effets potentiels sur sa santé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: un an de fêtes pour les 750 ans de l'église St-François

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L'église St-Francois, au coeur de Lausanne, fête cette année son 750e anniversaire. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

L'église St-François au coeur de Lausanne fête cette année ses 750 ans. Pour marquer cet anniversaire, une soixantaine d'événements artistiques s'égraineront durant toute l'année, au rythme de quatre à cinq par mois. Une grande fête est prévue le 8 octobre.

A l'occasion des 750 ans de son édification par des moines franciscains, c'est un programme attractif, intergénérationnel et interculturel qui a été concocté afin de marquer ce jubilé dans l'esprit de la population lausannoise, a dit mercredi devant la presse Myriam Gex-Fabry, cheffe de projets et responsable programmation à la Ville de Lausanne.

Dès jeudi et jusqu'au 31 décembre, concerts classiques et contemporains, spectacles de danses, contes, expositions, visites, conférences et dégustations de mets animeront ce "plus ancien lieu et bâtiment religieux de Lausanne", comme l'a rappelé le municipal David Payot, aussi président de l'Association du 750e anniversaire. Pour cette année de festivités, la Ville a surtout misé sur des acteurs de la vie culturelle lausannoise.

Facettes cachées à découvrir

"Les 750 ans de St-François seront l'occasion de mettre en valeur un bâtiment historique, emblématique de l'architecture et de l'urbanisme de Lausanne, mais aussi les dimensions culturelles, spirituelles et sociales des événements que l'association de l'Esprit Sainf y cultive depuis plus de dix ans", a dit M. Payot.

Dès jeudi, des concerts classiques interprétés par le Ch½ur Faller, l'Académie vocale de Suisse Romande, l'Ensemble vocal de Lausanne ou encore l'Orchestre de Chambre de Lausanne résonneront dans l'église sise sur la place du même nom au centre-ville. Le Sinfonietta de Lausanne dévoilera pour sa part les secrets de la création du chef-d'½uvre de Prokofiev "Roméo et Juliette", composé en 1935.

Les particularités architecturales et acoustiques du bâtiment offriront une expérience inédite aux spectateurs, ont encore souligné les organisateurs. Des lieux habituellement fermés de l'église St-François comme sa tour, ses cloches et son horloge antique seront exceptionnellement ouverts au grand public et permettront de découvrir des facettes habituellement cachées du monument, ajoutent-ils.

Une grande journée de fête est agendée pour le 8 octobre avec un village médiéval autour du monument et de nombreuses animations artistiques et culturelles pour petits et grands.

Au fil du temps et de l'histoire

L'histoire de l'église St-François débute en 1258 lorsque des moines franciscains - appelés aussi les Cordeliers et disciples de Saint-François d'Assise - s'installent à Lausanne. Ils bénéficient alors de nombreux dons pour la construction de leur église et du couvent attenant.

A cette époque, l'église n'est pas située au c½ur de la ville comme aujourd'hui, mais à sa bordure sud, le long du mur d'enceinte de Lausanne. De l'édifice primitif des années 1270, elle conserve encore le plan général, les dimensions, une partie du gros ½uvre de la nef et surtout le ch½ur. En 1272, elle est prête à accueillir les premières sépultures des grands seigneurs et des bourgeois lausannois. C'est cette "date de naissance" qui fera d'ailleurs foi.

Vers l'an 1368, un incendie dévaste Lausanne et en particulier l'église St-François et sa charpente en bois. La reconstruction dure plusieurs années. Vers 1400, dérogeant à leur règle de simplicité, les Franciscains construisent le clocher de plan carré, d'une hauteur de 56 mètres, avec quatre échauguettes inspirées par celles de la cathédrale. Pierres taillées et toit voûté remplacent la charpente boisée.

Ce qu'il reste encore intact de l'esprit franciscain de l'église, c'est sa chaire originelle, sauvée de l'incendie et la plus ancienne chaire franciscaine encore visible en Suisse, selon Jean-François Ramelet, pasteur des lieux. Dès la Réforme de 1536, l'église devient la propriété de la Ville et sera utilisée comme église paroissiale du culte protestant. Elle est classée "monument historique" en 1900, inaugurant dès lors un siècle de chantiers de rénovation.

www.750esf.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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