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Lausanne

Sols pollués à Lausanne: données sanitaires en cours d'analyse

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La pollution des sols aux dioxines a été découverte en 2021: des recommandations sanitaires sont toujours en vigueur (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les résultats de l'étude sanitaire sur la pollution des sols aux dioxines dans la région lausannoise seront connus cet été. La récolte des données est terminée, mais celles-ci doivent encore être analysées.

Le but de l'étude, menée par Unisanté, vise à mesurer la concentration de dioxines dans le sang et à la comparer entre deux groupes de 50 participants: ceux qui se trouvent à Lausanne dans le périmètre de pollution et ceux qui vivent ailleurs dans le canton.

Pour l'ensemble des participants, la concentration moyenne de dioxines a déjà pu être calculée. Elle se monte à environ 7,5 pg TEQ par gramme de graisse. S'il n'existe pas de valeur de référence en Suisse, ce chiffre est "comparable aux observations faites dans des pays voisins, la France par exemple", indiquent mardi le Canton de Vaud et la Ville de Lausanne dans un communiqué.

Variabilité attendue

Les données récoltées montrent "une grande variabilité" à l'intérieur des deux groupes. Celle-ci était toutefois attendue, sachant que les participants présentent des facteurs biologiques et d'exposition très individuels (âge, corpulence, régime alimentaire, etc), a précisé le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS), contacté par Keystone-ATS.

La suite de l'étude permettra de mieux comprendre cette variabilité. Unisanté va désormais analyser les résultats, en particulier le croisement des résultats sanguins avec les questionnaires remplis par les participants.

Les résultats et leur interprétation seront communiqués "en principe à l'été 2024". Ils permettront, le cas échéant, d'affiner les mesures de santé publique.

Dépollution: projets en cours

Concernant les sols, le Canton et la Ville rappellent que plusieurs projets pilotes de dépollution des terres en laboratoire ont été lancés le printemps dernier. Il s'agit notamment d'obtenir une dégradation des polluants par des micro-organismes ainsi que par un traitement thermique.

Ces tests sont jugés "prometteurs". Les études se poursuivent afin d'évaluer "la faisabilité de recourir à ces traitements à plus large échelle."

En parallèle, des explorations sont menées en matière de lavage de terres, à l'aide notamment de techniques habituellement appliquées à d'autres types de pollutions. Leurs résultats sont attendus pour le deuxième semestre de cette année.

"A terme, l'ensemble des données récoltées permettront d'évaluer les méthodes d'assainissement les plus adaptées pour la région lausannoise", poursuit le communiqué.

Recommandations sanitaires

Un autre projet pilote, concernant cette fois-ci le changement de terre, sera lancé cette année. Son objectif consistera à savoir comment les terres pourront être assainies, notamment en terme de profondeur et de surface. Il permettra aussi d'évaluer les coûts d'un tel chantier.

Dans leur communiqué, les autorités vaudoises et lausannoises rappellent que la pollution des sols, découverte en 2021, ne représente "pas un danger immédiat pour la santé." Des recommandations sanitaires doivent néanmoins être suivies par les détenteurs de jardins potagers et de poulaillers, ainsi que par les utilisateurs de parcs et jardins.

A ce titre, la Ville de Lausanne annonce qu'elle va mettre en place de nouveaux panneaux de recommandations sur différents sites où jouent des enfants. Une page internet (www.vd.ch/sols-dioxine) ainsi qu'une ligne téléphonique (021 316 40 30) sont toujours à disposition de la population.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Valérie Dittli a bien signé un accord secret

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Jean-Francois Meylan a dévoilé vendredi son rapport sur les mandats accordés par Valérie Dittli. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ministre vaudoise Valérie Dittli a bel et bien conclu un accord pour qu'une plainte pénale soit retirée à son encontre. Cette convention écrite prévoyait notamment l'octroi de 10'000 francs d'argent public au plaignant.

L'ancien juge cantonal Jean-François Meylan, qui a été sollicité par le Conseil d'Etat pour mener l'enquête, a rendu vendredi son rapport sur l'attribution de mandats suspicieux par Valérie Dittli. Ceux-ci avaient été attribués à l'ancien président de la Commission foncière rurale I (CFR I), Jean-Claude Mathey, après que ce dernier a retiré une plainte pénale contre elle.

M. Meylan a pu prouver l'existence d'une telle convention écrite, signée le 12 décembre 2024. Le texte comprenait plusieurs points, dont le retrait de la plainte pénale. Il prévoyait aussi une rémunération de 10'000 francs à M. Mathey, celui-ci se mettant à disposition de la CFR I durant six mois et s'engageant à réaliser un rapport sur cette commission.

Ce montant de 10'000 francs est "disproportionné" par rapport à la contre-prestation apportée par M. Mathey, relève le rapport Meylan.

Confiance entamée

L'enquêteur a aussi conclu que le Conseil d'Etat n'avait jamais été informé. Présent lors de la conférence de presse, à l'exception de Valérie Dittli, le gouvernement a réagi en dénonçant les mensonges de la ministre centriste. "Mme Dittli a menti et caché l'existence d'une telle convention, en particulier ses incidences financières pour l'Etat", écrit-il dans son communiqué.

Le gouvernement ajoute que "le rapport de confiance avec Mme Dittli s'en trouve entamé et qu'il sera difficile à le rétablir." Le Conseil d'Etat dit toutefois vouloir "s'attacher à travailler de manière la plus unie possible jusqu'à la fin de la législature", en 2027.

Le rapport Meylan sera désormais transmis au Ministère pubic, qui devra déterminer s'il existe des infractions pénales.

Affaire dans l'affaire

Pour mémoire, cela fait plusieurs mois que Valérie Dittli se trouve dans la tourmente pour diverses affaires en lien notamment avec des problèmes de management ou sur la question du bouclier fiscal.

Cette affaire des mandats, sorte "d'affaire dans l'affaire", a commencé à faire parler d'elle début 2025, lorsque la RTS a évoqué un conflit entre Valérie Dittli et l'ex-président de CFR I, ainsi que la plainte pénale déposée contre l'élue pour calomnie, diffamation, abus d'autorité et violation du secret de fonction.

Des recours du Département de l'agriculture en main de Valérie Dittli à l'encontre de décisions prises par cette commission, au sujet de la vente de terrains agricoles, semblent notamment être à l'origine des tensions. La plainte avait toutefois été retirée, à la suite d'un arrangement, jusqu'ici tenu secret conclu.

Temporalité

L'affaire a refait surface en janvier dernier, avec la publication du rapport de la délégation des commissions de surveillance (Delsurv) du Grand Conseil. Celle-ci a critiqué le management de Valérie Dittli, mais aussi pointé d'autres éléments potentiellement problématiques. Et notamment l'octroi de deux mandats à l'ancien président de la CFR I, et justement après que ce dernier a retiré sa plainte contre la ministre.

La Delvsurv n'avait pas pu prouver un lien de causalité entre ces mandats et le retrait de la plainte, mais avait reconnu que cette temporalité interrogeait. Le même jour, le Conseil d'Etat annonçait l'ouverture d'une enquête, confiée à Jean-Claude Meylan, pour faire toute la lumière sur l'octroi de ces mandats.

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Lausanne

Le Continuum: une nouvelle âme au cœur de Sévelin

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Lancé fin 2023, le Continuum franchit une nouvelle étape avec l’obtention d’une licence pour exploiter un bar-terrasse.(© Continuum)

Après d'importants travaux de mise aux normes, le Continuum franchit une étape majeure. Fort d'une nouvelle licence de bar-terrasse, ce lieu hybride mêle désormais art de la table, mode, scène artistique et rencontres dans le quartier de Sévelin, à Lausanne.

Niché au cœur du quartier de Sévelin à Lausanne, le Continuum propose un nouveau souffle aux Lausannois. Après d’importants travaux pour se mettre au norme, l’espace mêle désormais art de la table, mode, scène et rencontres. Une réouverture synonyme de nouveau départ pour l’équipe du Continuum, comme l'explique l'un de ses trois fondateurs Benjamin Gmür.

Benjamin GmürCofondateur du Continuum

Lancé fin 2023, le projet franchit une nouvelle étape avec l’obtention d’une licence pour exploiter un bar-terrasse. Situé dans une ancienne friche industrielle, l'architecte de formation décrit un espace qui su conserver son identité brute tout en s'ouvrant au public.

Benjamin GmürCofondateur du Continuum

Le Continuum se veut avant tout une plateforme pour la scène locale. Son "Store" permanent, propose des créations allant de la mode à l'artisanat, avec une volonté marquée de soutenir les talents de la région.

Leonardo CarrieroCofondateur du Continuum

Pour marquer sa réouverture, un premier événement est organisé ce samedi 25 avril. Au programme: un pop-up accompagné d'une sélection de vêtement pour chiner un marché de créateurs suivi de DJ locaux. À terme, les fondateurs espèrent faire du Continuum un véritable lieu de vie offrant un rayonnement qui dépasse le simple bar de quartier.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site du Continuum.

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Culture

Le mudac se mue en ménagerie avec plus de 300 animaux en verre

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Dans une seule grande salle du mudac à Lausanne, ce sont plus de 300 animaux en verre de Murano, rassemblés par espèces sous des dômes transparents, qui s'offrent aux yeux du public. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A côté de la rétrospective "Isao Takahata", le Musée cantonal de design et d'arts appliqués (mudac) à Lausanne consacre une exposition à l'art verrier. Intitulée "Et nous alors? Les animaux en verre de la collection Pierre Rosenberg", elle est à découvrir jusqu'au 27 septembre prochain.

Dans une seule grande salle, ce sont plus de 300 animaux en verre de Murano, rassemblés par espèces sous des dômes transparents, qui s'offrent aux yeux du public. Chiens, chats, chevaux, félins, éléphants, girafes, baleines, poissons, crabes, oiseaux, araignées, fourmi rouge: c'est sous une forme de ménagerie très colorée que le mudac se mue, le temps de l'expo.

Ces 300 pièces font partie d'un ensemble de quelque 1000 pièces rassemblées par Pierre Rosenberg - éminent historien de l'art, membre de l'Académie française et directeur honoraire du Musée du Louvre - depuis les années 1960, selon une démarche volontairement intuitive et subjective. Elles témoignent d'une fascination pour les animaux en verre et de l'héritage de trois générations d'artistes vénitiens, expliquent les responsables du musée lausannois.

Rapport ambivalent au vivant

Vénitien de coeur, Pierre Rosenberg partage sa vie entre Venise et Paris. Les figurines qu'il collectionne forment un ensemble emblématique de la virtuosité des verriers de la Sérénissime du 20e siècle jusqu'à nos jours. Issue aussi bien des ateliers d'illustres familles du monde verrier muranais que de designers contemporains, cette ménagerie singulière offre un large répertoire d'artistes, de techniques verrières et de stylisations de la figure animale.

"Au-delà de la virtuosité technique des artistes verriers, l'exposition interroge notre rapport ambivalent au vivant. La diversité des formes et des expressions attribuées aux animaux révèle aussi bien notre curiosité et notre désir de compréhension de la faune que notre volonté d'en maîtriser la représentation et leur domestication", résument les responsables du mudac.

En 2022, Pierre Rosenberg a fait donation de près de 700 animaux en verre au nouveau musée du Grand Siècle à Saint-Cloud, près de Paris. Pour la réalisation de son exposition, le mudac a choisi de dévoiler une sélection d'oeuvres à la fois de la collection privée de l'historien d'art et de sa donation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La Romandie se prépare à J-100

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Christelle Luisier, présidente du Conseil d'Etat du canton de Vaud, Emilie Moeschler, municipale de la ville de Lausanne, et Marion Rousse, directrice du Tour de France Femmes posent sur le Léman (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Romandie est dans les starting-blocks à cent jours du Grand Départ du Tour de France Femmes. Les trois villes romandes de départ, Lausanne, Aigle et Genève, se sont retrouvées sur le Léman.

Elles ont ainsi lancé symboliquement le compte à rebours. A.S.O., organisateur du Tour de France Femmes, a remis à la Ville de Lausanne le label "Ville à Vélo du Tour de France" au niveau maximal (4 vélos). "Nous voulons faire de ce Grand Départ Suisse (réd: le 1er août) un moment fort sur le plan sportif et une fête populaire qui donne envie à la population de monter sur un vélo", se réjouit Émilie Moeschler, conseillère municipale de la Ville de Lausanne, chargée des sports et de la cohésion sociale.

"Lausanne s’est imposée comme une évidence, atteste Marion Rousse, directrice de l’épreuve. C’est une ville profondément liée au sport, au mouvement olympique, et au cyclisme. Tout comme les villes d’Aigle et de Genève."

La Suisse romande aura droit aux trois premières étapes. La première, le samedi 1er août, jour de Fête nationale, sera une boucle de 138 km autour de Lausanne avec départ de la Place de la Navigation et une arrivée jugée sur l'esplanade de Montbenon. Le lendemain, le peloton fera 149 km entre Aigle, siège de l'UCI, et Genève. La troisième étape verra les athlètes quitter Genève et la plaine de Plainpalais pour se rendre à Poligny en France voisine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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