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Lausanne

Une nouvelle date pour le faire-part de naissance de la radio

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Le pionnier touche-à-tout Roland Pièce pose en 1922 devant l'émetteur du Champ de l'Air (archives). (© KEYSTONE/STR)

La radio fête ses 100 ans en Suisse. En 1922, à Lausanne, l'émetteur du Champ de l'Air diffusait sa première émission, un petit concert improvisé. Mais la date n'était pas celle qu'on croyait.

Ce centenaire a incité historiens et passionnés à se replonger dans les archives. Il est apparu que la date du 26 octobre 1922 communément admise pour marquer les débuts de radio était erronée. L'inauguration officielle a eu lieu le samedi 14 octobre, a expliqué à Keystone-ATS Pierre-Yves Pièce, petit-neveu de Roland Pièce, le bricoleur autodidacte qui avait monté l'émetteur et en était devenu le chef de poste.

Petit retour en arrière sur les circonstances de cette naissance assez rocambolesque: au début, les pionniers de la radio devaient partager leur temps d'antenne avec les avions. L'émetteur radio-téléphonique du Champ de l'Air, près du CHUV actuel, devait permettre de transmettre la météo aux pilotes de la ligne Paris-Lausanne, pour leur indiquer s'ils pouvaient se poser.

Roland Pièce, passionné de téléphonie sans fil, est chargé de monter l'émetteur municipal, sous la supervision du professeur Paul-Louis Mercanton. Le jeune homme réalise de premiers essais: "il établit une première communication avec le pilote du Goliath, puis il se dit qu'il va essayer de leur envoyer de la musique", raconte Pierre-Yves Pièce, généalogiste. Le test est probant.

Stupéfaction

L'inauguration officielle a lieu en grande pompe le 14 octobre, à l'hôtel Beau-Rivage. Au Champ de l'Air, Roland Pièce a fait venir une cantatrice et des amis musiciens. Ils jouent la Marseillaise et l'hymne suisse, diffusés en direct pour les invités du banquet. Stupéfaction et première retransmission radiophonique en Suisse.

"On n'a malheureusement pas de trace auditive de cette prestation", regrette Pierre-Yves Pièce. Mais dans les archives de la ville, différents courriers de passionnés de cette nouvelle technologie attestent des essais du pionnier. Un vicaire belge de Tongres, au nord de Liège, lui adresse une lettre de félicitations. Et une invitation adressée au professeur Mercanton donne le jour et l'heure de l'inauguration officielle.

Une plaque commémorative

Charline Dekens, adjointe aux Archives de la ville, confirme la nouvelle: "Nous étions partis sur le 26 octobre, puis sur octobre tout court. Ce sera finalement le 14 octobre, on peut le garantir. Plusieurs documents des archives communales et cantonales l'attestent". La date figurera sur une plaque commémorative qui sera inaugurée samedi sur le site de l'émetteur, rue du Bugnon 9.

L'archiviste souligne qu'il n'y a pour l'heure pas de document après événement qui relate le concert. "Il y a encore à creuser", dit-elle. "Il reste un fonds intéressant à prospecter", relève Pierre-Yves Pièce, qui va poursuivre ses recherches et espère en publier le résultat en 2023.

Confusion

Pourquoi y a-t-il eu une erreur de date ? Les spécialistes n'ont pas de certitude, que des hypothèses. Une cérémonie interne, pour remercier aux collaborateurs de l'émetteur municipal, a eu lieu le 26 octobre et aurait pu créer la confusion.

Concernant l'histoire de la radio, dès 1923, une société privée commence à diffuser des émissions régulières à Lausanne, mais les auditeurs restent encore peu nombreux. A cette date, les autorités n'avaient délivré que 980 autorisations de réception dans toute la Suisse. Mais c'est le début d'une longue histoire.

Roland Pièce, décédé en 1972, deviendra chef de l'émetteur romand de Sottens, inauguré en 1931. Le pionnier touche-à-tout était un "homme jovial et chaleureux, qui animait toujours les fêtes de famille avec des jeux de son invention", se souvient son petit-neveu. Après sa retraite, il avait conservé un petit atelier où il aimait bricoler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Lausanne

Unil: viols et harcèlement par des profs signalés dans une enquête

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L'enquête menée par le centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS) a recueilli les témoignages de quelque 3500 personnes. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une enquête montre que les femmes subissent un harcèlement marqué sur le campus de l'Université de Lausanne (Unil). Sur cinq ans, près de 150 actes pénalement répréhensibles, dont quatre viols, ont été signalés.

Le pourcentage d'auteurs de ces actes est plus élevé parmi les enseignants que parmi les étudiants, indiquent les auteurs de l'étude. Menée le printemps dernier par le centre de compétences suisse en sciences sociales (FORS), l'enquête se base sur les témoignages de plus de 3500 personnes, soit 17% de la communauté académique.

Face à ce constat, la direction de l'Unil se dit vivement préoccupés par la fréquence et la gravité des actes de harcèlement. Elle déplore que les femmes soient systématiquement plus touchées que les hommes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Près de 80'000 oiseaux recensés sur les lacs de Neuchâtel et Morat

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Quelque 6500 fuligules morillons ont été recensés sur les lacs de Neuchâtel et Morat (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN)

Près de 80’000 oiseaux ont été dénombrés au total entre les lacs de Neuchâtel et Morat lors du dernier recensement le 13 novembre dernier. Un chiffre qui se situe dans la moyenne supérieure des dernières années.

Un lac plat, un stratus haut et une très bonne luminosité ont permis aux recenseurs de réaliser un comptage des oiseaux d’eau dans d’excellentes conditions sur les lacs de Neuchâtel et de Morat, écrit mercredi l'association de la Grande Cariçaie.

Globalement, les effectifs ont été au beau fixe. L'association note tout de même quelques faibles totaux pour certaines espèces, le changement climatique favorisant un hivernage plus au nord ou une descente plus tardive. Avec l’automne doux, cette tendance est bien visible pour certaines espèces, telles le canard colvert, le garrot à ½il d’or ou le cygne chanteur.

Au total, 75’376 oiseaux ont été dénombrés sur le lac de Neuchâtel. Le lac de Morat, de son côté, a totalisé 3649 oiseaux. Le secteur situé entre Chevroux (VD) et Estavayer (FR) a été particulièrement peuplé lors de ce comptage, avec près de 25’000 spécimens.

Dans le détail, le fuligule milouin a totalisé 26’080 individus sur les deux lacs, soit presque 10'000 oiseaux de plus que la nette rousse, deuxième espèce la plus abondante avec 16’560 individus. La foulque macroule et le fuligule morillon suivent ensuite avec 11′415 et 6′471 individus, respectivement.

Le prochain comptage international des oiseaux d’eau aura lieu le week-end du 14–15 janvier 2023 (le 14 janvier pour la région des Trois Lacs).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Budget 2023: rallonge pour l'hébergement d'urgence et les précaires

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Un collectif a manifesté mardi soir devant le Conseil communal de Lausanne pour rappeler que la rue tue, peu avant que ce dernier n'accepte une augmentation du budget octroyé à l'hébergement d'urgence. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil communal de Lausanne a accepté mardi soir d'octroyer une rallonge de 200'000 francs pour "renforcer et développer les capacités d'accueil dans l'hébergement d'urgence" dans le cadre de l'examen du budget 2023. Il a aussi dit oui à un amendement augmentant de 150'000 francs la subvention à la centrale alimentaire.

Les 200'000 francs du premier amendement signé du PS et des Verts visent à faire un pas supplémentaire vers une augmentation du nombre de places et une ouverture des structures d'hébergement d'urgence toute l'année. Ils s'ajoutent aux 11,5 millions du budget alloué aux subventions aux institutions et aides individuelles.

Son objectif est également de renforcer les conditions d'hébergement pour les hivers 2022-2023 et 2023-2024. Le Conseil communal l'a accepté par 61 oui, 19 non et 5 abstentions. Une proposition d'Ensemble à gauche (EAG) demandant l'annualisation de 200 places d'hébergement n'a en revanche pas passé la rampe.

Emilie Moeschler, municipale en charge de la cohésion sociale, a rappelé la volonté de la ville de sortir de la logique saisonnière, mais aussi celle de développer des dispositifs pour sortir de l'urgence. Parmi eux, le nouveau projet de logements à Renens dévoilé en début de semaine. Il offrira prochainement 35 places à des personnes en emploi et vulnérables.

Pue avant le début du Conseil communal, un rassemblement organisé par le collectif "Personne à la rue" demandait à la Ville de prendre ses responsabilités en matière de sans-abrisme. A la fin de l'hiver dernier, la fermeture de certains hébergements d'urgence en été avait été dénoncée, notamment par des professionnels du terrain et le collectif 43m2. Celui-ci avait installé des campements sauvages à Beaulieu puis dans les jardins de la Haute école de travail social.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La subvention au Béjart Ballet Lausanne maintenue telle quelle

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La subvention au Béjart Ballet Lausanne reste inchangée, a décidé mardi soir le Conseil communal de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La subvention au Béjart Ballet Lausanne (BBL) reste intouchée. Le Conseil communal de Lausanne a accepté de remettre au budget 2023 les 200'000 francs qu'un amendement PLR voulait retrancher en raison de la fermeture de l'école Rudra-Béjart depuis l'été 2021.

Dans un premier temps, la commission des finances avait accepté l'amendement de la PLR Mathilde Maillard, estimant que la part de la subvention correspondant à l’école Rudra-Béjart, à savoir environ 200'000 francs, devait être déduite de la subvention tant que l’école demeurait fermée. Mardi soir, cette proposition a fait l'objet d'un contre-amendement des socialistes et des Verts.

La gauche a demandé de remettre cette somme au budget, a expliqué Mathile Maillard à Keystone-ATS. Le Conseil communal a accepté ce contre-amendement.

Un retournement de situation qui s'explique par le fait que la Fondation du BBL a annoncé lundi que l'école allait renaître de ces cendres, notamment pour s'inscrire en faux contre des affirmations médiatiques. "Depuis quelques mois, le Conseil de Fondation et la direction générale du BBL travaillent d’arrache-pied à sa réouverture", souligne-t-elle dans un communiqué.

Gestion par la direction du BBL

"Même s’il est encore trop tôt pour dévoiler les contours détaillés du projet, la nouvelle institution sera gérée par la direction actuelle du BBL, ce qui permettra d’économiser les frais engagés par le passé pour la direction de l’école. Une recherche de fonds publics et privés sera activée exclusivement pour son fonctionnement. La nouvelle école sera alors presque entièrement auto-financée", affirme la Fondation.

Et de préciser qu'actuellement, l'entier de la subvention est utilisé pour les activités courantes du BBL. Le Conseil de Fondation n’a jamais envisagé une fermeture définitive de l'école, dans le respect de la volonté de Maurice Béjart et de Gil Roman de former de jeunes danseurs afin qu'ils puissent aussi, le cas échéant, rejoindre la compagnie en tant que professionnels, relève encore le communiqué.

Enquête et audits

Pour mémoire, l'école Rudra-Béjart a fermé en juin 2021 suite à une enquête qui a révélé de graves manquements de la part de la direction. Le directeur et la régisseuse ont été licenciés. Dans la foulée, un audit global a été réalisé sur l'ensemble du BBL et sa gouvernance revue.

Créée en 1992 par Maurice Béjart, l'école atelier Rudra-Béjart Lausanne accueillait dans la capitale vaudoise des élèves d'une trentaine de nationalités différentes. Ils suivaient un enseignement spécialisé gratuit sur deux ans. L'effectif était d'une quarantaine d'élèves.

Le Béjart Ballet Lausanne et la Ville de Lausanne avaient renouvelé en septembre 2020 la convention qui les lie pour trois ans. La subvention se monte à près de 5,3 millions par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Rassemblement de la fonction publique pour des salaires indexés

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Selon un décompte de Keystone-ATS, environ 300 personnes ont réclamé mardi à Lausanne la pleine indexation des salaires dans la fonction publique. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les salariés des secteurs public et parapublic vaudois se sont mobilisés mardi en fin de journée sur la place de la Riponne à Lausanne pour préserver le pouvoir d'achat. Environ 300 personnes ont manifesté pour demander au Conseil d'Etat une indexation complète des salaires.

Organisé par la Fédération des sociétés de fonctionnaires et du parapublic vaudois (FSF), le Syndicat des services publics (SSP Vaud) et la Fédération syndicale SUD, le rassemblement a débuté vers 17h00. Il s'est tenu devant le palais de Rumine, au centre-ville.

"Pleine indexation" et "Hausse des salaires" pouvait-on lire sur différentes banderoles ou pancartes. En octobre, un premier rassemblement devant les bureaux de la ministre des finances Valérie Dittli avait réuni quelque 350 personnes.

Les syndicats et organisations du personnel exigent concrètement du gouvernement cantonal qu'il indexe intégralement les salaires de la fonction publique et du parapublic sur la base de l'indice du coût de la vie d'octobre 2022. Ils lui demandent également d'augmenter le montant de cette indexation, d'indexer les prestations telles que l'aide sociale, les bourses d'études, les rentes AVS ou AI ainsi que les prestations complémentaires.

Pressions

Une assemblée générale unitaire devait avoir lieu après la manifestation pour décider des suites à donner au mouvement. L'assemblée unitaire du 21 novembre dernier avait déjà pris la décision d'organiser une nouvelle journée de mobilisation le mardi 13 décembre si les revendications du personnel n'étaient pas acceptées par le Conseil d’Etat.

Une rencontre entre les organisations du personnel et le gouvernement est d'ailleurs prévue jeudi. A terme, une grève n'est pas exclue, selon les syndicats.

Budget examiné

Cette mobilisation s'est tenue alors que le Grand Conseil vaudois débat actuellement du budget cantonal 2023. Le Conseil d'Etat prévoit une dépense de 71 millions de francs pour l'indexation des salaires dans son projet budgétaire, soit un taux d'indexation de 1,3 à 1,4% en moyenne. La gauche radicale a déjà annoncé qu'elle déposera un amendement pour augmenter largement cette somme.

Selon les syndicats, cette somme globale couvrirait à peine la moitié de l'indexation sur une année. Ils évaluent plutôt à environ 150 millions de francs le montant nécessaire pour le public et le parapublic. "La proposition actuelle du Conseil d'Etat est totalement inacceptable", indiquent-ils dans un communiqué commun. "C'est l'un des taux les plus faibles de toutes les collectivités publiques en Suisse romande", s'insurgent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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