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Lausanne

Vaud teste l'abaissement de la vitesse hors localité

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Si les tests sont concluants, certains secteurs de route cantonale passeraient de 80 à 60 km/h (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Vaud va tester l'abaissement de la vitesse, de 80 à 60 km/h, sur trois tronçons de routes cantonales hors localité. Objectif: juger la pertinence de cette mesure pour lutter contre le bruit routier.

Les trois secteurs ont été retenus sur les communes d'Aigle, Assens et St-Cergue. Au total, cela représente 3,5 km de routes, le long desquelles 2000 personnes sont concernées par le bruit routier. Les tests seront menés de mai à octobre.

Avec cette phase pilote, Vaud entend "faire la démonstration" que la réduction de la vitesse constitue "l'option la plus pratique, la plus efficace et la moins coûteuse" pour lutter contre le bruit routier, a indiqué jeudi devant la presse Nuria Gorrite, la conseillère d'Etat en charge des infrastructures.

La pose de revêtements phonoabsorbants et de murs antibruit ont certes aussi leur utilité, mais leur installation coûte cher, impacte le paysage et n'est pas toujours suffisante, a-t-elle relevé. Et de rappeler "la responsabilité" du canton, via l'Ordonnance fédérale contre le bruit, de lutter contre ces nuisances dont les répercussions sur la santé "ne sont plus à démontrer."

En passant à 60 km/h sur ces routes cantonales, le but est de gagner un à trois décibels, a souligné Laurent Tribolet, chef de la division entretien au sein de la Direction générale de la mobilité et des routes. Cet objectif sera mesuré "sur le terrain", où habitants et usagers seront également sondés via un questionnaire.

Il a précisé que les zones sélectionnées l'avaient été en raison notamment de leur densité, avec au moins 100 habitants par kilomètre en dépassement des valeurs limites de bruit.

Pas d'amende

Aucune sanction n'est prévue durant la phase test pour les personnes qui ne respecteraient pas la nouvelle limitation. Seuls des radars "sympathiques", qui signifient uniquement au conducteur si sa vitesse est correcte, seront posés. "Nous voulons rendre les usagers attentifs, et non pas remplir les caisses du canton", a dit Nuria Gorrite.

A noter encore que la perte de temps, due à cette diminution de vitesse, est estimée à environ 15 secondes par kilomètre.

Si la phase test s'avère concluante, l'abaissement de vitesse pourrait ensuite s'appliquer, dès 2024, sur certaines routes hors de localité. Le canton a déjà ciblé 23 km de routes cantonales (sur 1500 km en tout) qui pourraient, à terme, passer à 60 km/h. Environ 10'000 résidents pourraient en profiter.

Obtenir l'adhésion

Nuria Gorrite a reconnu que la question des limitations de vitesse était "sensible" et suscitait "beaucoup d'émotion", comme lors de l'instauration du 30 km/h de nuit à Lausanne, en septembre 2021. La ministre socialiste a insisté sur la nécessité d'arriver à "un compromis acceptable" en dialoguant avec plusieurs parties prenantes, les communes concernées mais aussi le TCS, l'Automobile Club ou encore l'ATE.

Comme il l'a été avec le 30 km/h de nuit à Lausanne, mais aussi désormais à Vevey et Vich, Vaud semble pionnier en Suisse avec ces mesures. "Je n'ai pas eu connaissance de tels tests en Suisse. Ceux-ci ont toutefois déjà été menés ailleurs en Europe, par exemple au Pays-Bas", a remarqué Nuria Gorrite.

Selon le décompte du canton, 140'000 personnes sont touchées par le bruit aux abords des routes vaudoises. Sur ce total, 126'000 le sont en traversée de localité, où le 30 km/h de nuit protégerait déjà 100'000 habitants à Lausanne et ailleurs. Quant à la réduction de la vitesse hors localité, les mesures envisagées par le canton doivent bénéficier à 10'000 résidents.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Présence de microplastiques: forte réduction après traitement

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Le taux de microplastique dans les eaux lausannoises chute fortement grâce aux méthodes modernes de traitement, selon des analyses (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne, en partenariat avec l’Université de Genève (UNIGE), suit les microplastiques dans l’eau brute du Léman et l’eau potable distribuée. Les premières analyses révèlent des concentrations de 10 à 40 particules de microplastique par mètre cube (1000 litres) en sortie d’usine de traitement de l’eau.

Les analyses effectuées sur l’eau prélevée en profondeur alimentant les usines de traitement de Lutry et Saint-Sulpice montrent que l’eau du Léman contient entre 260 et 950 MP/m3. Après traitement, les concentrations chutent fortement et sont comprises entre 10 et 40 MP/m3, annonce la Ville de Lausanne mercredi dans un communiqué.

Grâce aux méthodes modernes, le taux d’abattement moyen est ainsi d’environ 95%, démontrant l’efficacité des chaînes de traitement.

Pour renforcer la surveillance de ces particules et développer une expertise locale, le Service de l’eau inaugurera prochainement un nouveau laboratoire dédié aux microplastiques (MP). Celui-ci comprend un nouvel équipement de haute technologie (imagerie infrarouge directe par laser - LDIR) pour détecter, caractériser et quantifier ceux-ci.

"Cela représente une première pour Lausanne et pour un distributeur d’eau de la région, et permettra d’assurer un suivi scientifique continu et rigoureux", a déclaré Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de l'eau, cité dans le communiqué.

Depuis le 1er avril 2025, la Ville de Lausanne, via son Service de l’eau, collabore avec l’Université de Genève pour surveiller la présence et le comportement des MP dans ses filières de traitement. Cette collaboration a permis d’établir des données fiables sur la présence des microplastiques de taille comprise entre 20 micromètres (0,02 mm) et 5 millimètres (5 mm) dans les eaux brutes et traitées. Une deuxième phase d'nanalyse débutera en avril 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sécurité après le derby: Lausanne durcit le ton et exige de nouvelles mesures

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Pour le municipal lausannois en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, il faut instaurer des bus dédiés au supporters afin de limiter les perturbations lors des cortèges les jours de match. (photo d'archives)(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les déprédations survenues dimanche soir en marge du match entre le Lausanne-Sport et le Servette FC ne resteront pas sans suite. L'incendie de 40 câbles en gare de Lausanne provoqué par un engin pyrotechnique a lourdement perturbé le trafic ferroviaire entre Lausanne et Renens. La Municipalité de Lausanne, par la voix de son conseiller municipal en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, réclame des mesures supplémentaires.

Pierre-Antoine Hildbrand Municipal lausannois en charge de la sécurité

Des billets nominatifs et des bus pour les supporters

Face à l'ampleur des dégâts et aux nuisances répétées, les autorités lausannoises travaillent sur plusieurs axes pour durcir le ton. Pierre-Antoine Hildbrand regrette notamment que le Parlement fédéral ait refusé, il y a quelques mois, l'introduction des billets nominatifs, une mesure que la Ville juge pourtant nécessaire. «Nous demandons des mesures plus strictes à l'égard des supporters violents», souligne-t-il, précisant que Lausanne fait face à une situation particulière en raison de l'éloignement de la gare par rapport au stade.

L'une des solutions préconisées est la mise en place de bus spéciaux pour acheminer les supporters adverses directement depuis leur base de départ jusqu'au stade. Cette organisation, déjà rodée pour le hockey, permettrait d'éviter les cortèges à travers la ville et les zones sensibles comme les Plaines du Loup. «Nous souhaitons qu'il y ait une prise en charge par bus des supporters des équipes adverses de façon à ne pas perturber la vie des habitants», explique l'élu lausannois.

Qui paiera la facture ?

La question de la responsabilité financière est au centre des préoccupations. Les coûts pour les CFF se chiffrent en centaines de milliers de francs, sans compter les frais indirects liés aux dispositifs de sécurité et à la protection civile. Pour Pierre-Antoine Hildbrand, la position est claire: «Les premiers responsables des dégradations, ce sont les vandales».

À défaut de retrouver tous les coupables, la Ville estime que les organisateurs et la Swiss Football League doivent aussi prendre leurs responsabilités. «Tant qu'on ne trouvera pas les coupables, bien ils sont à la charge de ceux qui sont obligés de prendre des mesures comme la Ville de Lausanne ou les CFF», indique le municipal en charge de la sécurité.

Progresso activé

Des sanctions ont déjà été prononcées dans le cadre du dispositif Progresso, un modèle en cascade utilisé par les cantons pour lutter contre la violence dans le sport. Ce système comprend quatre niveaux de mesures progressives. Le Servette FC écope d’une sanction de niveau 2. Lors des deux prochains matchs du club genevois, l’entrée au stade se fera de manière plus stricte via une vidéosurveillance. Celle-ci permettra d’identifier tous les supporters. Ce niveau prévoit aussi une obligation de participer à des séances avec les autorités pour les 3 prochains matchs sous peine d’amende. Des mesures ont également été prises contre le Lausanne Sport. Le club se voit notifier d’une sanction de niveau 1, à savoir une obligation pour le club et les supporters de dialoguer avec les autorités pour les trois matchs à venir, avant et après chaque rencontre.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Lausanne

Le Conseil d'Etat vaudois opposé à l'initiative redevance

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Le Conseil d'Etat vaudois appelle à rejeter l'initiative "200 francs ça suffit!" (photo prétexte). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat vaudois appelle à rejeter l'initiative populaire "200 francs, ça suffit" lors du scrutin du 8 mars prochain. Selon lui, la réduction de la redevance radio et télévision prévue par ce texte est excessive et ferait peser une menace sérieuse sur la production d'une information fiable et de qualité, couvrant l'ensemble des régions linguistiques du pays.

Fervent défenseur d'une presse plurielle et indépendante, le Conseil d'Etat juge primordial que la SSR demeure une institution forte, garante du bon fonctionnement du débat démocratique et du maintien de la cohésion nationale, écrit-il mardi dans un communiqué.

Dans un contexte médiatique fragilisé, marqué par une prolifération toujours plus rapide de la désinformation, la nécessité de disposer d'un service public audiovisuel solide n'a jamais été aussi grande. Le service public joue en effet "un rôle central" pour garantir à l'ensemble de la population un accès à une information vérifiée et indépendante, condition indispensable à la libre formation de l'opinion, estime le gouvernement.

Par sa présence dans toutes les régions linguistiques du pays, la SSR contribue activement à la compréhension mutuelle entre les communautés et au maintien de la cohésion nationale. La couverture de l'actualité locale et régionale constitue à cet égard un élément fondamental de cette mission de service public.

Disproportionné

Pour la Suisse romande et le canton de Vaud en particulier, les effets de l'initiative seraient particulièrement dommageables. Une réduction aussi marquée des ressources du service public audiovisuel entraînerait des suppressions d'emplois massives, tant au sein de la SSR que dans les nombreuses entreprises du secteur audiovisuel, production, prestations techniques et autres acteurs économiques qui collaborent quotidiennement avec la SSR.

Au regard de ces éléments, le Conseil d'Etat estime que l'initiative constitue une réponse disproportionnée aux défis actuels. Toute réflexion sur l'évolution du mandat de la SSR doit être conduite de manière globale et cohérente, sans affaiblir brutalement le service public audiovisuel ni l'écosystème médiatique suisse.

L 'initiative demande la réduction de la redevance radio/télévision à 200 francs ainsi que la suppression totale de la redevance pour les entreprises. La décision du Conseil fédéral de réduire progressivement la redevance radio-télévision à 300 francs d'ici 2029 impose déjà d'importantes réformes à la SSR, rappelle le gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: Wes Anderson et Laurence Fishburne invités du festival

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Le réalisateur Wes Anderson sera l'un des invités de prestige des Rencontres du 7e art qui se déroulent à Lausanne en mars prochain. (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Les Rencontres 7e Art Lausanne rendront hommage en mars au réalisateur Wes Anderson et à l'acteur Laurence Fishburne. Tous deux recevront le Trophée Chaplin. Projections emblématiques et rencontres avec le public permettront de célébrer leurs trajectoires singulières.

Né au Texas, Wes Anderson s’est imposé comme l’un des auteurs les plus singuliers du cinéma contemporain. Diplômé en philosophie, il débute sa carrière aux côtés d'Owen Wilson avec Bottle Rocket (1994). Son esthétique unique repose sur une symétrie rigoureuse, une palette chromatique minutieuse et des décors transformés en véritables moteurs narratifs.

Des années 2000 à aujourd'hui, sa filmographie est jalonnée de chefs-d’½uvre tels que "La Famille Tenenbaum" (2001), "Fantastic Mr. Fox" (2009) ou "The Grand Budapest Hotel" (2014), récompensé par quatre Oscars. En 2024, il décroche son premier Oscar en tant que réalisateur pour "La Merveilleuse Histoire de Henry Sugar", avant de marquer l'année 2025 avec "The Phoenician Scheme", présenté en sélection officielle au Festival de Cannes.

Pour saluer l’ensemble de son immense carrière, le festival lui remettra le trophée Chaplin. A cette occasion, le cinéaste américain présentera trois de ses longs-métrages: son film révélation Rushmore, la fresque culte La Famille Tenenbaum, ainsi que son dernier opus, The Phoenician Scheme.

Prestigieuses collaborations

Laurence Fishburne mène une carrière d’une envergure rare, débutée dès l’enfance. Révélé à quinze ans dans Apocalypse Now, il s'impose comme une figure incontournable du cinéma mondial. S'il accède à une immense renommée grâce au rôle de Morpheus dans la trilogie Matrix, son parcours est jalonné de collaborations prestigieuses avec Steven Spielberg, Clint Eastwood et Francis Ford Coppola.

Acteur complet, il triomphe aussi bien sur les planches qu'à l'écran, remportant un Tony Award pour Two Trains Running et plusieurs Emmy Awards. En 1993, sa performance dans le film biographique sur Tina Turner lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Récemment, il a repris son rôle emblématique dans la saga John Wick, a brillé dans le monumental Megalopolis et a rejoint la distribution de la série The Witcher en 2025.

Producteur engagé et ambassadeur de l'UNICEF depuis 1996, il ½uvre également pour le rayonnement de la culture à travers sa société Cinema Gypsy Productions.

Neuvième édition

La 9e édition du festival "Rencontres du 7e art aura lieu du 5 au 15 mars. Fondée par l'acteur et réalisateur Vincent Perez, la manifestation offre un accès privilégié aux plus grands artistes du monde dans le cadre historique des salles lausannoises. Le Trophée Chaplin (ex-Prix Think Cinema) est remis comme un symbole de reconnaissance, de transmission et d’excellence.

www.rencontres7art.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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