Vaud
Le canton va effectuer des essais sur la 5G dans neuf communes
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Le canton de Vaud va lancer des projets-pilotes sur des antennes de téléphonie mobile 5G. Il a choisi neuf installations sur son territoire pour tester et vérifier les outils de mesures développés par la Confédération. Ces essais dureront jusqu'en mars 2021 et un bilan sera dressé dans la foulée.
"Ces tests permettront de procéder à des mesures de rayonnement et de les analyser, conformément aux recommandations de la Confédération, afin de garantir le respect des valeurs-limites fixées dans l'Ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI)", a indiqué jeudi le Conseil d'Etat vaudois dans un communiqué.
Pour mener ces essais, neuf installations ont été retenues dans les communes d'Onnens, Villeneuve, La Chaux, Yverdon-les-Bains, Eysins, Jouxtens-Mézery, Penthalaz, Lonay et Lausanne. Ces sites ont été sélectionnés afin de "refléter les différentes réalités du canton".
Après vérification des dossiers techniques, le Département de l'environnement et de la sécurité (DES) délivrera les autorisations nécessaires. Les communes conservent toutefois leurs compétences sur ces dossiers, souligne le gouvernement vaudois.
Groupe d'accompagnement
A la suite de la mise en service des premières installations, chaque site fera l'objet d'une mesure du rayonnement aux lieux à utilisation sensible (LUS) les plus pertinents, tels qu'habitations, écoles, crèches. Une vérification des paramètres physiques des installations sera aussi effectuée.
Cette démarche se fait en collaboration avec les opérateurs de téléphonie. Dans le but de suivre ces projets-pilotes dont un bilan sera dressé au printemps 2021, le DES souhaite mettre sur pied un groupe d'accompagnement dans lequel des représentants de l'Office fédéral de la communication (OFCOM) et de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) vont être conviés.
Le DES a informé la Confédération de la conduite de ces projets-pilotes. Dans un courrier, le Conseil d'Etat a indiqué souhaiter que le principe de précaution reste cardinal dans les décisions futures en lien avec le développement des technologies de télécommunication.
Dossier sensible
Le dossier de la 5G reste très sensible en Suisse. La valeur-limite de la protection contre les radiations est au coeur des débats. En plus des réticences exprimées par la population, la résistance à cette nouvelle technologie a notamment grandi dans les cantons romands. Outre Vaud et Genève, le Jura a aussi décrété un moratoire sur la construction d'antennes, invoquant des risques pour la santé.
Fribourg et Neuchâtel ont, eux, décidé de soumettre l'implantation d'antennes 5G à l'octroi d'un permis de construire. Enfin, une initiative populaire intitulée "Responsabilité en matière de téléphonie mobile", visant la 5G, a été lancée l'automne dernier.
"Moratoire boiteux"
Pour le président des Verts vaudois, Alberto Mocchi, ces projets-pilotes sont "en soi positifs et rassurants". "La marge de manoeuvre des cantons est limitée car le dossier est de compétence fédérale (...) Le moratoire était donc un peu boiteux"", reconnaît-il. Avec les nouvelles directives d'application venant de Berne, le canton était obligé d'aller de l'avant, selon lui.
Si M. Mocchi prend acte de ces essais cantonaux, il rappelle que la technologie de la 5G est "énormément énergivore". Il espère que la question sera définitivement résolue au niveau fédéral et qu'à terme la population puisse surtout s'exprimer dans les urnes.
Les Verts encouragent aussi les communes à mettre à l'enquête publique toute demande d'opérateurs qui viserait à modifier leurs antennes de téléphonie existantes afin d'y intégrer la 5G.
Vaud
Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli
Valérie Dittli a été fortement malmenée mardi par le Grand Conseil vaudois, une semaine après la publication d'un rapport épinglant de multiples dysfonctionnements. La ministre a exprimé ses regrets, mais l'absence de véritables réponses a irrité les députés.
Le sentiment général a été résumé par le député Jean-Daniel Carrard (PLR) dans la dernière prise de parole du jour: "On passe la journée à essayer de comprendre et on obtient des réponses qui n'en sont pas. On tourne autour du pot et on nous prend pour des ânes", a-t-il dit.
Plusieurs de ces questions ont porté sur des mandats externes octroyés par Valérie Dittli, potentiellement problématiques en matière de conflits d'intérêts. Ceux accordés à l'ancien président de la Commission foncière rurale 1, peu après le retrait d'une plainte envers la conseillère d'Etat, ont notamment occupé les discussions.
Quel accord a été conclu ? Ces mandats ont-ils été accordés en contrepartie du retrait de la plainte ? Valérie Dittli n'a pas répondu, affirmant qu'elle "réservait" ses réponses pour l'enquête de l'ancien président du tribunal cantonal Jean-François Meylan, mandaté par le Conseil d'Etat pour faire la lumière sur "cette affaire dans l'affaire."
Critiques tous azimuts
D'autres interrogations, nées à la suite du rapport la Délégation des commissions de surveillance, sont restées sans réponse précise. Les députés s'en sont agacés. Tout comme ils se sont indignés des éléments contenus dans ce rapport.
Le management "inadéquat" de Valérie Dittli, "la souffrance" qu'elle a engendrée parmi ses équipes, "l'illégalité" de certains choix ou encore sa gestion "déficiente" des conflits d'intérêts" ont, parmi d'autres reproches, été évoqués par les députés.
Les prises de parole se sont succédé pour dire à quel point les manquements de Valérie Dittli étaient "nombreux" et "inacceptables". Les plus modérés ont appelé à une "remise en question profonde", les plus virulents à une démission.
Certains élus ont ajouté que l'ensemble du Conseil d'Etat avait "une part de responsabilité". Et ce dès son entrée en fonction en 2022, lorsqu'il avait confié un département aussi "complexe" que celui des Finances à une novice en politique.
"Valérie Dittli doit démissionner"
Si la droite a soutenu les recommandations de la délégation pour rétablir la confiance envers les institutions, la gauche s’est montrée implacable. Le parti socialiste demande son retrait de l’exécutif jusqu’à la fin de l’enquête pénale et la mise en place des recommandations. La gauche de la gauche, elle, a demandé la démission de la conseillère d’Etat Valérie Dittli.
Des regrets
Assaillie de toutes parts, Valérie Dittli a pris la parole pour exprimer ses "regrets" et dire qu'elle était "sincèrement désolée" d'avoir fait vivre "des situations difficiles" à certains collaborateurs. "Je n'ai jamais voulu blesser ou heurter qui que ce soit", a-t-elle déclaré.
Reconnaissant son manque d'expérience lors de son entrée en fonction, elle a admis "des choix qui n'étaient pas appropriés". A ses yeux toutefois, elle a su "tirer les enseignements" nécessaires.
"La conseillère d'Etat d'aujourd'hui n'est plus la même que celle que j'étais hier", a-t-elle affirmé, parlant notamment d'un climat "apaisé" dans son Département.
Elle a aussi promis "une transparence totale", ce qui n'a pas manqué de faire tiquer les députés dont les questions restaient sans réponse.
Confiance "écornée"
La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a évoqué "une période très difficile" pour le gouvernement. Sans nommer sa collègue, elle a relevé que "la confiance et la collégialité" avaient été "écornées".
Elle a aussi souligné que le Conseil d'Etat avait eu peu de marge de manoeuvre et qu'il avait déjà pris "la mesure la plus forte" possible en réorganisant les Départements, en l'occurrence en retirant les Finances à Valérie Dittli en mars dernier.
La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, est également intervenue. Elle a notamment annoncé des mesures RH, par exemple pour renforcer "l'accompagnement" des futurs nouveaux membres du Conseil d'Etat.
KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine
Culture
Le cinéma germanophone s'invite en terres vaudoises
La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.
Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.
Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Roger Nordmann entend "sortir le canton de l'ornière"
Le socialiste Roger Nordmann a lancé officiellement lundi sa campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois le 8 mars. Il mise sur le thème du "rétablissement du bien commun" pour remporter le siège laissé vacant par Rebecca Ruiz.
"Actuellement, le canton de Vaud fait face à une quadruple crise: institutionnelle, financière, de confiance, ainsi qu'une crise due à l'absence de perspectives d'avenir", a dit l'ancien conseiller national devant les médias à Lausanne. Sa solution consiste à "remettre l'intérêt général au premier plan".
Pour cela, le Lausannois entend rétablir le dialogue entre les partis et retrouver la "culture du compromis". Il mise sur la maîtrise des coûts de la santé et le refus de l'initiative fiscale des 12% pour rétablir l'équilibre financier, et préconise le développement de grands projets mobilisateurs pour permettre à la population de se projeter dans l'avenir et lui redonner confiance.
"Dans cet esprit constructif de rétablissement du bien commun, je dépose ma candidature" a-t-il conclu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
74 millions pour encourager les rénovations énergétiques
En 2026, le canton de Vaud reconduit son action en faveur de la rénovation énergétique et des énergies renouvelables dans le domaine du bâtiment. Il va allouer 74 millions de francs aux propriétaires et aux communes, soit une hausse de près de 22% par rapport à l'année précédente.
Le programme Bâtiments vaudois de cette année maintient toutes les subventions en vigueur, écrit le canton lundi dans un communiqué. Il introduit également une nouvelle subvention d’assistance à la maîtrise d’usage (AMU), destinée à accompagner les propriétaires et leurs locataires dans les projets de rénovation.
Sur les 74 millions alloués pour 2026, 34 millions proviennent du canton et 40 millions de la Confédération. Cette enveloppe globale, en hausse de près de 22% par rapport à 2025, résulte d’une augmentation de la contribution cantonale. Elle devrait également générer quelque 500 millions de francs d’investissements dans les branches de la construction, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, estime le canton.
Secteur stratégique
Représentant près de 40% de la consommation énergétique totale du pays, le secteur du bâtiment est un domaine dans lequel d’importantes économies d’énergie peuvent être réalisées, rappelle l'Etat de Vaud. Il constitue un secteur d’autant plus stratégique qu’il pèse pour environ un quart des émissions de CO2 en Suisse.
Le projet de nouvelle loi sur l’énergie (LVLEne), en cours de discussion au Parlement, s’inscrit dans cette dynamique: renforcer le soutien et l’accompagnement des propriétaires pour accélérer la transition énergétique et offrir l’opportunité au canton de viser la neutralité carbone.
L’Etat de Vaud sera à nouveau présent lors du salon Habitat-Jardin, qui se tiendra du 12 au 15 mars à Beaulieu - Lausanne, pour aller à la rencontre des propriétaires souhaitant réduire l’empreinte climatique de leur bien immobilier. La Direction générale de l’environnement, entourée de ses partenaires spécialistes, offrira des conseils sur les solutions adaptées et les subventions disponibles.
www.vd.ch/subventions-energie
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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