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Vaud

Le Conseil d'Etat vaudois veut des automobiles moins polluantes

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La conseillère d'Etat vaudoise Christelle Luisier a présenté lundi un projet de révision de la loi sur la taxe des véhicules automobiles. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement souhaite davantage taxer les voitures qui dégagent le plus de CO2. Il entend aussi récompenser les bons élèves.

Sus aux émissions de CO2! C’est le message envoyé par le Conseil d’Etat lundi matin. Ce dernier a présenté son projet de loi sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux.

La révision propose plusieurs mesures: la suppression de la taxe de base de 40 francs pour les véhicules automobiles légers (moins de 3,5 tonnes), l'inscription officielle des critères poids/puissance dans le calcul de la taxe et l'introduction de bonus-malus selon les émissions de CO2 pour les voitures automobiles légères. Selon leurs émissions, les voitures pourraient bénéficier d’un rabais de 60, 75 et 90% ou d’une majoration de 10, 15 ou 20%.

La cheffe du Département des institutions et du territoire (auquel est rattaché le Service des automobiles et de la navigation) Christelle Luisier Brodard l’assure : il s'agit de la solution qui répond à la fois aux exigences environnementales et aux attentes de mobilité de la population.

Christelle Luisier BrodardConseillère d'Etat en charge du Département des institutions et du territoire
Environ 60% des véhicules légers du parc automobile vaudois sont concernés par une hausse de la taxe.

Mais pour la ministre PLR, tout a été mis en œuvre afin de ne pas sacrifier les intérêts de catégories sensibles de la population.

Christelle Luisier BrodardConseillère d'Etat en charge du Département des institutions et du territoire

Les différentes mesures impliquent une baisse de 6,5 millions de francs dans les caisses du canton. Comment l’explique-t-on? La réponse de Christelle Luisier Brodard.

Christelle Luisier BrodardConseillère d'Etat en charge du Département des institutions et du territoire

Le Conseil d’Etat s’est fixé deux principaux objectifs à travers cette révision de loi : diminuer les émissions de CO₂ du parc automobile de 20% à horizon 2030 tout d'abord.

Le gouvernement vaudois souhaite aussi augmenter la part de véhicules électriques à 15% des nouvelles immatriculations enregistrées chaque année. Une proportion qui est équivalente à celle visée par la Confédération.

Entre le réchauffement climatique d’un côté et les attentes des usagers de l’autre, l’exercice tient du funambulisme pour le Conseil d’Etat. Un autre phénomène limite la marge de manœuvre de l'exécutif cantonale: l’évasion fiscale des plaques d’immatriculation.

Christelle Luisier BrodardConseillère d'Etat en charge du Département des institutions et du territoire

Sujet sensible, la refonte a été le fruit d’une large consultation selon le Conseil d’Etat. Celui-ci a récolté quelque 36 retours en provenance de partis politiques, d’organisations ou d’autres autorités cantonales.

À noter que le projet de loi doit désormais passer devant le Grand Conseil.

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Vaud

Manque de personnel et inflation: l'économie vaudoise va ralentir

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L'économie vaudoise souffre d'un manque de personnel qualifié, notamment pour poser des panneaux solaires (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

2022 a été une bonne année pour l’économie vaudoise. C’est la Commission Conjoncture vaudoise qui l’a dit ce mardi. Pour autant, les perspectives pour 2023 sont plutôt maussades.

L’économie vaudoise tient bon. Dynamisme et résilience ont été au rendez-vous en 2022, malgré un contexte international incertain. C’est ce que montrent les derniers indicateurs publiés ce mardi par la Commission Conjoncture vaudoise. Guerre en Ukraine et inflation n’ont donc pas encore eu d’impact dramatique sur la marche des affaires. L’activité est notamment soutenue dans les domaines de la construction, de l’industrie ou encore de l’hôtellerie-restauration. Voilà pour la situation actuelle. Pour ce qui est des perspectives : les entreprises se veulent moins optimistes. La plupart des branches s’attendent à un tassement en 2023, notamment au regard de l’inflation. Précisions de Rossella Mastroianni, responsable de service à Vaud Promotion.

Florence WargnierResponsable de service à Vaud Promotion

Pénurie de main d'oeuvre généralisée

A titre d’exemple : le secteur de la construction s’inquiète des difficultés d’approvisionnement et de la hausse des prix des matières premières. Autre point noir : le manque de main d’œuvre. Le secteur peine notamment à recruter pour la pose de panneaux solaires et pour ce qui touche à la transition énergétique. Un domaine qui manque de formation… On écoute à ce propos Nicolas Tripet, responsable communication à la Fédération vaudoise des entrepreneurs.

Nicolas TripetResponsable communication à la Fédération vaudoise des entrepreuneurs

Et cette pénurie de main d’œuvre ne touche pas que la construction. Elle concerne quasiment tous les secteurs d’activité. Pourtant, la commission conjoncture vaudoise annonce une croissance démographique en hausse et un taux de chômage exceptionnellement bas. Claudio Bologna chef de projet à Statistique Vaud.

Claudio BolognaChef de projet à Statistique Vaud

Une économie vaudoise solide

Si les perspectives sont maussades, Jean-Pascal Baechler, responsable de l'observatoire BCV de l'économie vaudoise ne se veut pas alarmiste.

Jean-Pascal BaechlerResponsable de l'observatoire BCV de l'économie vaudoise

Notons que le PIB vaudois devrait poursuivre sa croissance en 2023, même si elle devrait être plus modérée. De +2,5% pour 2022, les dernières estimations prédisent un PIB à +1,4% pour l'an prochain.

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Économie

A Morges et Vevey, les bâtiments pourraient sauver 4000 t de CO2

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Les audits énergétiques réalisés par Romande Energie à Vevey (en photo) et Morges ont mis en lumière un potentiel de décarbonisation des bâtiments de 4000 tonnes de CO2 par an (archive). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Quelque 4000 tonnes de CO2 par an pourraient être économisées à Morges et Vevey avec l'assainissement énergétique des bâtiments, soit l'équivalent d'une forêt de 160'000 arbres, selon des audits réalisés par Romande Energie. L'entreprise arrive au terme de la phase-pilote du projet Commune Rénove dans ces deux villes vaudoises.

Initié en 2021 à Morges et à Vevey, ce programme visant à augmenter le taux de rénovation du parc immobilier a permis de traiter 52 projets d'assainissement pour des bâtiments, a communiqué mardi Romande Energie. Il a aussi mis en lumière le potentiel de décarbonisation des constructions existantes. Plus de 3000 bâtiments ont été analysés au total et 350 bâtiments prioritaires pour un assainissement ont été identifiés.

"Avec un taux de rénovation du parc bâti qui stagne à 1%, la crise climatique qui se profile et l'urgence à atteindre les objectifs de la Stratégie énergétique 2050, Commune Rénove s'est fixé l'ambition d'agir sur le levier du bâti, qui représente un énorme potentiel d'économies d'énergie", souligne Romande Energie. Le projet est soutenu par l'Office fédéral de l'énergie et la Direction de l'énergie de l'Etat de Vaud. Il sera déployé dans d'autres villes du canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le Centre médical d'Epalinges ne prend plus en charge les enfants

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Le Centre médical d'Epalinges ne prend plus en charge les enfants jusqu'à douze ans. Ils seront accueillis à Vidy-Med au sud de Lausanne (photo prétexte). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

A partir du jeudi 1er décembre, le Centre médical d'Epalinges (VD) ne prendra plus en charge les enfants jusqu'à 12 ans. Leur accueil se fera exclusivement au sein du Centre de pédiatrie Vidy-Med au sud de la ville de Lausanne.

Le Centre d'urgences pédiatriques Vidy-Med est aujourd'hui le seul à offrir un service de premier recours tous les jours de 9h00 à 21h00 hors hôpital dans la région lausannoise, relève le groupe Vidy-Med mardi. Et de préciser que ce pôle pédiatrique multidisciplinaire permet de bénéficier d'une prise en charge en pédiatrie générale ou spécialisée.

De nombreux spécialistes sont en effet installés sur place en cabinet: gastroentérologie, endocrinologie et métabolisme, nutrition, infectiologie, chirurgie et traumatologie, cardiologie, neuropédiatrie, pédopsychiatrie et pneumologie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvel horaire rempli de nouveautés pour la région lausannoise

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Le nouvel horaire des Transports publics lausannois entrera en vigueur en même temps que la réouverture du Grand-Pont, le 3 décembre (archive). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les Transports publics de la région lausannoise (TL) anticipent le changement d'horaire national d'une semaine et déploieront le leur le 3 décembre. Toute la dynamique du réseau a été repensée. Onze lignes de bus sont concernées par des nouveautés. Très fréquenté, le service nocturne a également été amélioré.

"La réouverture du Grand-Pont (le 3 décembre, ndlr) a été saisie comme une opportunité afin d'améliorer l'offre en transports publics dans toute la région lausannoise", ont communiqué mardi les TL. L'objectif est "de mieux répondre aux attentes de la population et d'accompagner la reprise de fréquentation d'après pandémie".

Quatre nouveaux itinéraires de bus ont été planifiés. La ligne 4 reliera l'Ouest lausannois (Prilly, Coudraie) et les Faverges dans l'Est, en passant par le centre-ville (Bel-Air, Chauderon). La ligne 7 connectera l'Est à la halte de Prilly-Malley et à la Vaudoise aréna. La ligne 17 esquissera le tracé du futur tram, entre Villars-Sainte-Croix (Croix Péage) et le Flon. La ligne 18 circulera entre l'Ouest (Crissier, Timonet) et le Nord (Lausanne, Clochatte) via Chauderon et la Riponne.

Lignes provisoires pérennisées

Quelques lignes modifiées lors de la rénovation du Grand-Pont ont connu un succès important, si bien qu'elles vont perdurer à l'avenir, soulignent les TL. C'est le cas des lignes 8, 16 et 21, cette dernière assurant la liaison entre la Blécherette, la gare de Lausanne et le Centre patronal (Paudex, Verrière). D'autres (84 à 88) reprennent leur ancienne configuration et abandonnent leur numérotation provisoire mise en place lors des travaux.

L'amélioration de l'offre s'accompagne d'une meilleure cadence et capacité des véhicules. C'est le cas sur la ligne 4, qui dessert le quartier des Faverges. Grâce à des aménagements urbains effectués par la Ville de Lausanne, les TL peuvent introduire de plus grands véhicules, des trolleybus articulés à batterie. "Le défi est ainsi relevé de desservir un quartier aux rues étroites et resserrées avec de grands véhicules électriques."

Les bus de nuit (lignes N1 à N6), qui roulent du vendredi au dimanche, ont connu une hausse de la fréquentation de 36% en 2022. Afin de répondre à cet "immense succès", la desserte du centre-ville de Lausanne a été renforcée. Les correspondances avec les trains CFF sont prises en compte aux gares de Renens et de Lausanne, au coeur du dispositif nocturne. L'information et la signalétique ont été revues. Des agents de sécurité sont présents dans tous les véhicules.

Accompagnement des voyageurs

Pour faciliter l'accès aux transports publics et la compréhension du nouveau réseau, les TL se sont associés à la Croix-Rouge vaudoise. Toute personne qui le désire peut être accompagnée de bénévoles formés à cet effet lors de son trajet habituel. Ce service, déjà disponible depuis cet automne du lundi au vendredi, est gratuit. Il faut cependant être muni d'un titre de transport valable. Il suffit d'appeler 48 heures à l'avance le 021 621 01 11.

Les plans de réseau ont été développés avec une nouvelle charte graphique. Ceux-ci ont été élaborés en collaboration avec les entreprises de transports publics de la région lémanique. Ainsi, les voyageurs se déplaçant hors du bassin lausannois verront leur compréhension des plans de transports publics facilitée, et ce jusqu'à Genève, se félicitent les TL.

Du personnel sera présent sur le terrain durant la première semaine du changement d'horaire (du 3 au 10 décembre), afin de renseigner et répondre aux éventuelles questions des usagers. Des informations sont également disponibles sur le site internet de l'entreprise, sur son application, par téléphone ou dans les centres clientèle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Deal de rue: la stratégie du gouvernement a les faveurs des députés

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La lutte contre le deal de rue et le renforcement des moyens policiers notamment ont été discutés mardi au Grand Conseil (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a entamé mardi la problématique du deal de rue. Hormis des voix à gauche, les élus se sont montrés favorables au projet de loi du Conseil d'Etat visant à intensifier et mieux coordonner sa lutte contre la consommation et le trafic de drogues.

Le projet du gouvernement répond à dix interventions parlementaires. Il prône une stratégie globale et transversale contre le deal de rue axée sur la prévention, le sociosanitaire et la formation pour accompagner le volet répressif, avec comme maître-mot, la pluridisciplinarité. Le canton veut mettre davantage l'accent sur la demande, soit la consommation, tout en continuant à agir sur l'offre, soit la vente et le trafic de drogue.

Interdiction de périmètre critiquée

Dans l'ensemble, l'hémicycle a salué un projet reposant sur les quatre piliers de la stratégie nationale (prévention, traitement, réduction des risques et répression), à l'instar du PLR et de l'UDC. "Il était temps. Enfin des mesures concrètes (...). Il n'y a pas de prévention sans répression", a lancé le chef de groupe UDC Yvan Pahud.

Le Parti socialiste a lui souligné l'importance d'une approche systémique qui vise autant les trafiquants que les consommateurs, afin de lutter contre un milieu qui s'est "diversifié et banalisé", a dit son chef de groupe Jean Tschopp.

C'est la question de l'interdiction de périmètre pour les trafiquants arrêtés afin de réduire leur présence dans l'espace public qui a fait le plus discussion et nécessitera un deuxième débat la semaine prochaine. Cette interdiction sera d'abord signifiée verbalement pour 24h puis, si elle n'est pas respectée, par écrit jusqu'à trois mois au maximum, avant une dénonciation et une amende.

"Un joli principe, mais qui manque d'efficience", a résumé l'écologiste David Raedler. "Le trafic ne fera que se déplacer, il sera plus difficile de suivre les trafiquants et il y aura une perte de contrôle sur les autres mesures de la loi", a-t-il énuméré, citant les professionnels du milieu.

Article ambigu

La gauche radicale a pour sa part critiqué un article où la notion des mesures d'éloignement est "trop vague et trop floue", et qui pourrait ainsi ne pas cibler uniquement le deal de rue.

Les députés EP Vincent Keller et Hadrien Buclin se sont inquiétés de cette ambiguïté, notamment des termes "trouble à l'ordre public" et "importuner des tiers". Ils craignent que cet article puisse aussi s'appliquer à des manifestants, des musiciens de rue voire des enfants qui jouent au foot dans l'espace public. Il y a un risque "de dérives sécuritaires", selon l'un, et "que la police utilise ces mesures d'éloignement de manière indistincte", selon l'autre.

Le conseil d'Etat en charge de la sécurité Vassilis Venizelos a tenu à les rassurer. "Cette interdiction de périmètres est un nouvel outil, une possibilité supplémentaire, contre les trafiquants de drogue. Elle sera mise en oeuvre de manières proportionnée et nuancée", a-t-il promis. "Le but n'est pas d'engorger les tribunaux". "Cette nouvelle mesure ne va pas régler de manière catégorique et définitive le deal de rue mais l'apaiser", a-t-il dit.

Coût de 10 millions sur cinq ans

La nouvelle politique publique du cantron de Vaud de lutte contre le deal de rue s'inspire d'expériences dans d'autres cantons, notamment Berne et Zurich. Le coût total de la douzaine de mesures de ce plan d'action prévu sur cinq ans (2022-2026) s'élève à 10 millions de francs (2 millions par an). Ce programme compte par exemple renforcer la prévention en milieu scolaire.

Parmi d'autres mesures phares, il y a un dispositif de surveillance du marché des stupéfiants. Il s'agit d'un projet-pilote d'analyse des substances des drogues (qualité, composition, coupage, etc.) pour évaluer leur dangerosité et informer sur les risques.

L'idée est de cibler des lieux de fêtes - festivals, rave-party, etc - afin de proposer aux consommateurs d'analyser sur place les produits qu'ils s'apprêtent à utiliser avec un "laboratoire de poche" composé d'une lampe de poche haute technologie connectée à une tablette de la taille d'un smartphone (appareil "NIRLab").

Le marché vaudois de la drogue est particulièrement lucratif. Son chiffre d'affaires annuel se monte à 80 millions de francs en moyenne, pour quelque 40 millions de bénéfice. Quelque 3,5 à 5 tonnes de cannabis sont consommées chaque année par 25'000 à 35'000 individus. La cocaïne suit avec 500 kilos par an (14'000 consommateurs) et l'héroïne avec 200 kilos par an (2000 consommateurs).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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