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Vaud

Le Grand Conseil ferme l'enquête sur l'Hôpital de Rennaz

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L'Hôpital Riviera-Chablais a été au coeur des discussions lors de la séance hebdomadaire du Grand Conseil vaudois (Archives © KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le Grand Conseil vaudois tourne la page de la gestation difficile de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz. Malgré des lectures et appréciations divergentes entre la gauche et la droite, les députés ont accepté mardi le rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la débâcle financière de l'établissement valdo-valaisan.

Les débats auront duré l'entier de la journée de la séance hebdomadaire du Grand Conseil. La présentation du rapport de la commission d'enquête parlementaire était attendue. Un dispositif rare dans le canton, demandé il y a une année par la droite, pour faire la lumière sur la gestion de l'Hôpital inter-cantonal, notamment sur le volet financier. Les députés ont finalement accepté le document (79 oui, 31 non et 28 abstentions) avant d'enchaîner par le vote de la fin définitive des travaux et de la mission de la commission, à l'unanimité des votants moins trois abstentions.

Après onze mois d'enquête, aucun acte répréhensible, malversation, fraude, ni rien de pénal n'a été constaté. Cependant, de nombreuses défaillances ont été relevées et ont conduit la CEP a émettre 18 recommandations.

Sur les discussions, les lignes n'ont que peu évolué depuis l'an dernier et le vote de création de la CEP, acceptée on le rappelle à une voix près. La droite félicite le rapport et son utilité, la gauche estime toujours le recours à la commission disproportionnée.

Vincent KellerDéputé POP au Grand Conseil

"Tragédie", le mot a été employé dans l'hémicycle par le chef du groupe UDC, Yvan Pahud :

Yvan PahudDéputé UDC au Grand Conseil

La présidente du PS vaudois, Jessica Jaccoud, rappelle que les deniers publics n'ont pas été mal utilisé, et parle de cet hôpital comme d'une fierté :

Jessica JaccoudDéputée PS au Grand Conseil

18 recommandations

Les 18 recommandations de la CEP n'épargnent personne. Département de la santé et de l'action sociale, Conseil d'Etat, Grand Conseil, les responsabilités sont partagées.  Un mot ressort cependant : passivité. Notamment celle du gouvernement, qui a tardé à réagir, mais également du Parlement lui-même. Il lui est reproché un laxisme sur ce dossier.

Pierre ZwahlenDéputé vert au Grand Conseil

La commission d'enquête parlementaire a également soulevé l'interférence de la commission des finances et du Département des finances. Membre de la Commission des finances, le député PLR Alexandre Berthoud se défend :

Alexandre BerthoudDéputé PLR au Grand Conseil

Le rapport de la CEP, décortiqué par les élus, a aussi mis en lumière des problèmes du côté des fondations privées soutenant les cinq sites hospitaliers préexistants. En cours de liquidation, elles n'ont toujours pas versé leurs actifs à la désormais unique Fondation de soutien du HRC. De l'argent capitalisé mais non utilisé, a critiqué la gauche.

Dans l'ensemble, personne n'a contesté le bien-fondé de l'existence de l'Hôpital de Rennaz. Le but de la CEP était d'analyser ce qui avait dysfonctionné par le passé pour mieux affronter l'avenir et faire les corrections nécessaires, ont dit en substance des élus. L'HRC "ressort même renforcé" de l'enquête, a estimé la PLR Catherine Labouchère. "Il est temps de tirer un trait et de tourner la page", a encouragé le Libre Jean-Louis Radice.

Les députés valaisans ont, eux, refusé d'enquêter sur le HRC, dont le Valais est propriétaire pour un quart. De quoi poser problème lors de futures discussions sur le dossier inter-cantonal ? Pas pour Pierre Zwahlen, président de la commission thématique des affaires extérieures :

Pierre ZwahlenDéputé vert au Grand Conseil

La ministre de la santé Rebecca Ruiz a pour sa part réfuté certaines critiques à l'encontre du Conseil d'Etat. Elle a rappelé le statut autonome de droit public de l'établissement, responsable donc de sa propre gestion. Elle a aussi relevé que le canton avait pris des mesures de correction immédiates et ordonné deux audits.

En adoptant le rapport de la CEP, le Parlement a de fait aussi accepté les 18 recommandations qui vont avec, dont neuf pour le gouvernement, quatre pour le Grand Conseil et trois pour l'HRC.

Elles concernent des renforcements de compétences, des précisions et clarifications de rôles des différentes parties, l'exigence de plans financiers, des améliorations de communication, etc. Les députés sont invités à les mettre en oeuvre par des interpellations, postulats ou motions à l'intention du gouvernement.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Culture

A Lausanne, Pyxis interroge l'avenir des neiges éternelles

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Une vue du glacier de Findelen (Findelgletscher) datant de septembre dernier à Zermatt. En 2025, la Suisse a de nouveau observé une fonte considérable de ses glaciers (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

"Et si la neige ne revenait pas?" Pyxis, le lieu culturel et d'exploration numérique lausannois, s'interroge sur la mutation des territoires alpins sous l'effet du réchauffement climatique. Six artistes suisses sont exposés jusqu'au 28 mars prochain.

Les visiteurs pourront notamment découvrir une installation esthétique et acoustique symbolisant la fonte des glaciers, mais questionnant aussi l'empreinte écologique du numérique. Un autre poste propose de générer des cartes postales en se basant sur des moteurs de recherche, tandis qu'un duo d'artistes donne à entendre "une symphonie de glaciers" en train de fondre, grâce à des enregistrements récoltés sur le terrain, selon les responsables.

Les oeuvres "interactives, photographiques et immersives" traduisent le bouleversement du paysage alpin sous l'effet du réchauffement climatique, explique leur communiqué. Elles questionnent la relation de l'humain à la montagne, alors que ce territoire, "longtemps perçu comme immuable", dévoile toujours plus sa fragilité.

Plusieurs ateliers sont également proposés en lien avec l'exposition, comme une séance de méditation "sous les glaciers", plongée dans une oeuvre sonore. Une conférence suivie d'un débat sur l'avenir de ces fleuves figés est aussi agendée au 24 mars, en présence d'un photographe et d'une professeure d'histoire de l'art.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une partie plaignante demande la récusation des procureurs

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Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana, dont la procureure générale adjointe Catherine Seppey, à gauche, et la procureure générale Béatrice Pilloud, à droite (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana. La requête a été déposée par un avocat d'une des parties, a indiqué vendredi à Keystone-ATS un autre avocat, confirmant une information de la RTS.

"Cette demande de récusation ne pouvait pas ne pas advenir. La multiplication des interrogations et des improbations en est la source. Pour les victimes, nous ne pouvons qu'espérer des décisions rapides des instances judiciaires successives qui vont la traiter", écrit Me Sébastien Fanti, représentant différentes familles, dans un communiqué adressé à l'agence de presse. Il précise que la demande de récusation émane d'un autre "avocat d'une des parties".

Le Ministère public valaisan avait annoncé le 6 janvier dernier qu'il avait mis sur pied un dispositif exceptionnel pour enquêter sur l'incendie du bar "Le Constellation" la nuit du Nouvel An et qui a fait 41 morts et 115 blessés. Il s'agit d'un pool de procureurs composé de quatre femmes, dirigé par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Deux autres procureures de l'Office central complètent ce quatuor.

Selon la RTS, dans les grandes lignes, ladite partie plaignante reproche aux procureures de graves manquements et de graves erreurs dans la conduite de la procédure. Aux yeux du plaignant, ces manquements feraient douter de la volonté des magistrates de mener comme il se doit l'instruction pénale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Leysin-Les Mosses: le projet d'enneigement artificiel revoit sa copie

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Le projet d’enneigement mécanique du domaine skiable Les Mosses -Leysin (VD) fait l’objet d’une nouvelle mise à l’enquête publique (photo d'illustration). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosse-La Lécherette(TLML) soumet un nouveau projet à l'enquête publique. Il vise à installer 177 canons à neige dans le domaine skiable.Un an après l'abandon du projet initial, cette nouvelle mouture suscite à nouveau la controverse malgré des évolutions.

Le projet Leysin-Les Mosses pour faire face au manque d’enneigement continent de faire débat. Un an après l’abandon du premier projet qui avait suscité une centaine d'oppositions, la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette revoit sa copie. La nouvelle version soumise à l'enquête publiques jusqu'au 8 février prévoit toujours l’installation de 177 nouveaux canons à neige sur son domaine skiable. Mais cette version révisée prévoit d’utiliser l’eau acheminée depuis le lac de l’Hogrin aussi en été pour alimenter les alpages. Pas suffisant pour Pro Natura. Pour son président Alberto Mocchi, le projet « appartient à une autre époque. »

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

“Pour fonctionner, le domaine doit ouvrir 100 jours par année”

Les opposants persistent : ils dénoncent « une absurdité climatique », estimant que le projet reste massif, trop énergivore en hiver, et qu’il aurait un impact trop important sur la faune et la flore, selon Pro Natura. De son côté, la société des remontées mécaniques affirme que la viabilité économique du domaine est compromise sans cet enneigement mécanique. Maxime Cottet, directeur des T L M L.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

“Le tout au ski n’a plus d’avenir dans les Alpes”

Pour les opposants au projet, les Alpes ont autre chose à offrir. Pro Natura estime notamment que « le ski n’a pas d’avenir à moyenne altitude » et qu’il faut se tourner vers un tourisme quatre saisons.

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

Mais pour le porteur de projet, la société des remontées mécaniques n’a pas d’autre choix que de miser sur le ski en hiver pour faire vivre le col des Mosses.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

Le projet d’un coût de 22 millions dont 11 financés par le Canton est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 février.

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Culture

Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival

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Le festival BuskersÀMorges n'animera pas le centre-ville de Morges cette année. Les organisateurs reportent la 5e édition à 2027 pour des questions financières (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année. Les organisateurs ont décidé de reporté la 5e édition à 2027 en raison de difficultés financières. Ils espèrent trouver d'ici là le bon modèle économique pour pérenniser la manifestation.

Si les quatre premières éditions ont réuni des artistes internationaux et régionaux, des milliers de spectateurs, et ont contribué à l'animation culturelle et touristique de la ville, son fonctionnement n'est plus tenable, indique le comité d'organisation de BuskersÀMorges dans un communiqué.

"Il serait irresponsable de poursuivre sans garantir des conditions justes à celles et ceux qui font exister le festival. Nous avons tout donné pendant quatre ans, mais nous ne pouvons plus nous épuiser sans structure pérenne", expliquent-ils.

Coup de grâce: l'impôt à la source

"Sur le plan financier, le modèle demeure fragile: la rémunération des artistes repose principalement sur le 'chapeau', un mécanisme majeur dans la culture buskers. Or, à Morges, cette culture contributive n'a pas encore pleinement trouvé son rythme, ce qui fragilise les artistes et, à terme, le festival lui-même", écrivent les responsables.

Ils évoquent une difficulté supplémentaire qui a pesé sur l'édition 2025: l'application par le fisc vaudois du prélèvement d'un pourcentage des dons du public pour les artistes pour l’impôt à la source. "Une situation difficilement défendable dans un modèle déjà ultra-contraint", regrette vivement le comité d'organisation.

Il se donne une année de réflexion et de recherche de financement pour "reconstruire un modèle économique plus juste, viable et respectueux de tous, et revenir ainsi plus fort". Objectifs: stabiliser l'équipe, professionnaliser certaines fonctions et revoir le mécanisme de rémunération des artistes. "Notre objectif n'est pas de nous arrêter, mais de revenir en 2027", assure l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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