Vaud
Le Grand Conseil ferme l'enquête sur l'Hôpital de Rennaz
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Le Grand Conseil vaudois tourne la page de la gestation difficile de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz. Malgré des lectures et appréciations divergentes entre la gauche et la droite, les députés ont accepté mardi le rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la débâcle financière de l'établissement valdo-valaisan.
Les débats auront duré l'entier de la journée de la séance hebdomadaire du Grand Conseil. La présentation du rapport de la commission d'enquête parlementaire était attendue. Un dispositif rare dans le canton, demandé il y a une année par la droite, pour faire la lumière sur la gestion de l'Hôpital inter-cantonal, notamment sur le volet financier. Les députés ont finalement accepté le document (79 oui, 31 non et 28 abstentions) avant d'enchaîner par le vote de la fin définitive des travaux et de la mission de la commission, à l'unanimité des votants moins trois abstentions.
Après onze mois d'enquête, aucun acte répréhensible, malversation, fraude, ni rien de pénal n'a été constaté. Cependant, de nombreuses défaillances ont été relevées et ont conduit la CEP a émettre 18 recommandations.
Sur les discussions, les lignes n'ont que peu évolué depuis l'an dernier et le vote de création de la CEP, acceptée on le rappelle à une voix près. La droite félicite le rapport et son utilité, la gauche estime toujours le recours à la commission disproportionnée.
"Tragédie", le mot a été employé dans l'hémicycle par le chef du groupe UDC, Yvan Pahud :
La présidente du PS vaudois, Jessica Jaccoud, rappelle que les deniers publics n'ont pas été mal utilisé, et parle de cet hôpital comme d'une fierté :
18 recommandations
Les 18 recommandations de la CEP n'épargnent personne. Département de la santé et de l'action sociale, Conseil d'Etat, Grand Conseil, les responsabilités sont partagées. Un mot ressort cependant : passivité. Notamment celle du gouvernement, qui a tardé à réagir, mais également du Parlement lui-même. Il lui est reproché un laxisme sur ce dossier.
La commission d'enquête parlementaire a également soulevé l'interférence de la commission des finances et du Département des finances. Membre de la Commission des finances, le député PLR Alexandre Berthoud se défend :
Le rapport de la CEP, décortiqué par les élus, a aussi mis en lumière des problèmes du côté des fondations privées soutenant les cinq sites hospitaliers préexistants. En cours de liquidation, elles n'ont toujours pas versé leurs actifs à la désormais unique Fondation de soutien du HRC. De l'argent capitalisé mais non utilisé, a critiqué la gauche.
Dans l'ensemble, personne n'a contesté le bien-fondé de l'existence de l'Hôpital de Rennaz. Le but de la CEP était d'analyser ce qui avait dysfonctionné par le passé pour mieux affronter l'avenir et faire les corrections nécessaires, ont dit en substance des élus. L'HRC "ressort même renforcé" de l'enquête, a estimé la PLR Catherine Labouchère. "Il est temps de tirer un trait et de tourner la page", a encouragé le Libre Jean-Louis Radice.
Les députés valaisans ont, eux, refusé d'enquêter sur le HRC, dont le Valais est propriétaire pour un quart. De quoi poser problème lors de futures discussions sur le dossier inter-cantonal ? Pas pour Pierre Zwahlen, président de la commission thématique des affaires extérieures :
La ministre de la santé Rebecca Ruiz a pour sa part réfuté certaines critiques à l'encontre du Conseil d'Etat. Elle a rappelé le statut autonome de droit public de l'établissement, responsable donc de sa propre gestion. Elle a aussi relevé que le canton avait pris des mesures de correction immédiates et ordonné deux audits.
En adoptant le rapport de la CEP, le Parlement a de fait aussi accepté les 18 recommandations qui vont avec, dont neuf pour le gouvernement, quatre pour le Grand Conseil et trois pour l'HRC.
Elles concernent des renforcements de compétences, des précisions et clarifications de rôles des différentes parties, l'exigence de plans financiers, des améliorations de communication, etc. Les députés sont invités à les mettre en oeuvre par des interpellations, postulats ou motions à l'intention du gouvernement.
Robin Jaunin avec Keystone-ATS
Vaud
Sainte-Croix: violent brigandage commis par cinq jeunes personnes
Cinq jeunes personnes ont commis un violent cambriolage lundi dernier dans un logement à Sainte-Croix (VD). Elles ont menacé une femme avec une arme de poing avant de la ligoter et la bâillonner à l'aide de ruban adhésif. Bien que particulièrement choquée, la victime n'a pas été blessée. Les auteurs se sont ensuite enfuis, emportant notamment de l'argent et des produits stupéfiants. Ils ont pu être arrêtés.
Le brigandage a eu lieu en plein jour, un peu avant 17h00, indique vendredi la police cantonale vaudoise dans un communiqué. Un important dispositif policier a été mis en place, ce qui a permis d'interpeller cinq individus peu après les faits à bord d'un véhicule sur le territoire vaudois, relate-t-elle.
Il s'agit de deux mineurs, ressortissants suisse et français, âgés de 16 et 17 ans. Les trois autres individus, ressortissants suisse, érythréen et kosovar, sont âgés de 19, 20 et 21 ans. Les cinq personnes interpellées habitent dans la région du Nord vaudois, précise aussi la police. Ils ont tous été placés en détention provisoire.
Le Ministère public et le Tribunal des mineurs ont été avisés. Une enquête a été ouverte et les investigations ont été confiées aux enquêteurs de la Police de sûreté. A ce stade des investigations, les premiers éléments recueillis indiquent que le mobile des auteurs pourrait être lié à la présence de produits stupéfiants dans le logement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Yverdon: quelque 40 spectacles au menu du Théâtre Benno Besson
Le Théâtre Benno Besson (TBB) à Yverdon-les-Bains (VD) propose une saison 2026-2027 marquée par le thème des grandes espérances. Son programme, dévoilé vendredi, compte une quarantaine de spectacles de théâtre, danse, musique ou encore jeune public, à découvrir jusqu'en mai 2027.
"Le monde tourne parfois à l'envers. Combien sommes-nous à avoir le sentiment que la planète prend souvent le mauvais virage? Plus que jamais, il faut revoir nos a priori, nos habitudes, porter notre attention aux espèces qui disparaissent sous nos yeux, il faut penser à préserver la fragilité de nos valeurs démocratiques si souvent attaquées, sans nous laisser aveugler par les éclats du tout-numérique", relève Georges Grbic, directeur du TBB.
"De grandes espérances sont tapies dans l'ombre de l'art, des oeuvres attendent déjà de nous livrer leur plus précieux secret: qu'un futur est toujours à inventer", ajoute-t-il, cité dans la programmation de cette nouvelle saison.
"Chaplin My Father"
Celle-ci fait la part belle au théâtre, avec plusieurs pièces comme par exemple "Un air de famille" (d'après Jaoui et Bacri), "Chaplin my Father" (dialogue narratif d'Eugene Chalpin), "Henry IV", "Cosimo" (inspiré d'Italo Calvino), "Cendrillon" ou encore "Se dire oui" de Denis Maillefer.
L'humour sera aussi au rendez-vous avec notamment Marc Donnet-Monay, Yann Marguet ou encore le spectacle "de droite" de Vincent Kucholl, "Le monde selon Reto Zenhäusern". Les amateurs de musique ne sont pas oubliés avec le groupe Aliose qui chante Maxime Le Forestier, Gaëtan, du jazz, du tango et même de la musique sacrée.
A l'issue de cette saison 2026-2027, dès l'été prochain, le TBB fermera ses portes pour presque deux ans de travaux. Le hall d'accueil, le gradin, le plateau et ses dessous de scène, les bureaux et les combles du théâtre vont subir une rénovation complète, indiquent encore les responsables des lieux.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Une stratégie cantonale dessine la mobilité de demain
Le Conseil d'Etat vaudois veut mieux cadrer et accompagner la mobilité de demain. Il vient d'adopter une stratégie cantonale et met en consultation un avant-projet de loi sur la mobilité (LMob), qui donne les outils pour l'appliquer. Avec un maître-mot: la multimodalité.
Comment faire évoluer notre système de mobilité pour répondre aux besoins? La stratégie cantonale de mobilité multimodale, présentée vendredi par la conseillère d'Etat Nuria Gorrite, donne une vision d'ensemble du système de mobilité à l'horizon 2050. Elle s'accompagne d'une refonte totale de l'obsolète loi sur les routes, qui devient la LMob et part en consultation jusqu'au 25 septembre.
La cheffe du Département des infrastructures défend une approche pragmatique et incitative, plus que contraignante. Il s'agit de réduire, si possible, les distances parcourues (objectif de -15%), d'inciter à utiliser les modes actifs ou collectifs (marche, vélo ou transports publics) ou encore de développer le covoiturage, pour citer quelques axes stratégiques du document de près de 70 pages.
Bon mode au bon endroit
"L'idée centrale de la stratégie, c'est: le bon mode au bon endroit", a expliqué la ministre. Les besoins et les possibilités de déplacement ne sont pas les mêmes à Lausanne qu'à Echallens ou à la vallée de Joux, rappelle-t-elle.
Nuria Gorrite ne veut pas opposer les modes de transport les uns aux autres. La voiture restera essentielle dans de nombreuses régions du canton. Mais il faut tendre à augmenter le taux d'occupation des véhicules et à limiter leurs émissions polluantes. Globalement, la part modale du transport motorisé devrait passer de 71% à 50%, et celle des transports publics de 22% à 35% à l'horizon 2050.
Avec la nouvelle LMob, qui donne un ancrage légal à la stratégie, le canton passe d'une logique centrée sur les infrastructures à une logique de système de mobilité. La loi simplifie aussi certaines procédures administratives et apporte un appui financier supplémentaire aux communes, de l'ordre de 3,5 millions par an.
La stratégie a été adoptée mercredi dernier par le gouvernement. Le projet de loi pourrait être soumis au Grand Conseil au début de l'année prochaine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Le Canton veut protéger les marais de la haute-Versoix
Le Canton de Vaud veut protéger les marais de la haute-Versoix. Il met à l'enquête publique la décision de classement du 20 juin au 20 août prochain. La démarche a pour objectif d'assurer à long terme la protection et la revitalisation de ce "site naturel et paysager d'exception".
Cette protection des marais de la haute-Versoix par un classement concerne les territoires communaux de Chavannes-des-Bois, Commugny, Chavannes-de-Bogis, Bogis-Bossey et Crassier, dans l'ouest du canton, indique vendredi l'Etat de Vaud dans un communiqué.
La Versoix est un cours d'eau transfrontalier de haute valeur biologique et paysagère. Elle prend sa source au pied du Jura, un peu en amont de Divonne, et se jette 22 km plus loin dans le lac Léman au niveau de Versoix. Sur sa portion vaudoise, pas moins de cinq biotopes d'importance nationale s'égrènent le long de son cours, ainsi qu'un site paysager d'importance nationale et un corridor pour la faune d'importance suprarégionale, selon le Canton.
L'Etat entend protéger "ce site d'exception", notamment pour la reproduction et le développement d'espèces prioritaires, comme la grenouille agile, les trois papillons azurés des zones humides qui ne se trouvent ensemble dans le canton que sur ce seul site ou encore la souris des moissons, voire la Locustelle luscinioïde, une discrète fauvette aquatique.
Protection de 130 hectares
Le Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES) met à l'enquête publique le classement de près de 130 hectares de biotopes humides. Ils assurent un espace vital suffisant aux espèces dépendant de cet environnement spécifique, soulignent les services du ministre Vassilis Venizelos.
Concrètement, différentes zones et secteurs de protection ont été établis en fonction de la vulnérabilité, valeurs et fonctions des milieux naturels présents. Les réglementations y fixent un cadre en particulier pour la gestion agricole et sylvicole, mais permettent aussi l'amélioration du fonctionnement hydrique du site, perturbé par les drainages mis en place avant et après-guerre.
En outre, les modalités d'accueil du public sont précisées, afin de garantir à long terme la tranquillité des espèces les plus sensibles, en particulier les oiseaux, note encore le Canton.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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