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Vaud

Les conditions carcérales vivement critiquées par le Grand Conseil

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La situation dans les prisons vaudoises suscite la colère des députés du Grand Conseil (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La surpopulation carcérale dans le canton de Vaud a, une nouvelle fois, suscité l'indignation du Grand Conseil. Invités à se prononcer sur le rapport annuel de la commission des visiteurs, les députés ont dénoncé mardi des conditions de détention "inhumaines" et "dégradantes", des droits fondamentaux "bafoués" ou encore une "honte" pour le canton.

Présidente de la commission des visiteurs, la PLR Marion Wahlen a souligné que la situation s'était encore péjorée. Elle a pris l'exemple de la hausse "record" de la durée des séjours à l'Hôtel de police de Lausanne: celle-ci a bondi jusqu'à 49 jours, bien au-delà des 48 heures légales. La députée a mentionné des détentions dans des cellules de 7m2, sans lumière du jour ni eau courante, où les personnes restent seules 23 heures sur 24.

La surpopulation dans les prisons du canton - notamment à celle de Bois-Mermet à Lausanne (165%) et de la Croisée à Orbe (139%) -, le retard des travaux à la prison pour femmes de la Tuilière à Lonay ou encore le suivi "insuffisant" des personnes détenues souffrant de troubles psychiques figurent aussi parmi les principales critiques du rapport.

Marion WahlenDéputée PLR et présidente de la commission des visiteurs du Grand Conseil

Celui-ci, comme chaque année lorsqu'il est discuté au Grand Conseil, a suscité plusieurs réactions parmi les députés, "choqués" et "indignés" que la situation n'évolue pas. Ils ont été plusieurs à demander une "redéfinition" de la politique carcérale cantonale, jugeant que Vaud incarcérait davantage que les autres cantons.

Et parfois, selon eux, pour des motifs qui ne mériteraient pas une peine de prison.

Mathilde MarendazDéputée Ensemble à Gauche au Grand Conseil

Le député Cédric Weissert, lui, pointe du doigt la problématique de la politique carcérale concernant certains détenus étrangers.

Cédric WeissertPrésident du groupe UDC au Grand Conseil

Des élus ont aussi exigé des alternatives à l'emprisonnement, à commencer par un recours accru au bracelet électronique.

"Pistes d'action" à venir

Pour le ministre en charge de la sécurité Vassilis Venizelos, "le Conseil d'Etat ne reste pas les bras croisés" face à "une situation qui n'est pas acceptable". Il a rappelé que plusieurs projets étaient en cours pour améliorer la situation, mais qu'il s'agissait souvent de "projets au long cours", à l'image de la construction de la nouvelle prison des Grands-Marais à Orbe, avec ses 410 nouvelles places attendues à l'horizon 2030.

Vassilis VenizelosChef du Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité au Conseil d'Etat

Pour davantage de détails, il a renvoyé à la conférence de presse, prévue lundi prochain, au cours de laquelle l'Etat de Vaud a promis de présenter "des pistes d'action". A cette occasion, il dévoilera aussi deux études réalisées pour tenter de comprendre les causes ayant entraîné cette surpopulation carcérale au cours des dix dernières années.

Avec Keystone ats

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Lausanne

Vaud: les députés ne veulent pas la semaine à 4 jours de travail

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Le Grand Conseil vaudois ne veut pas tester la semaine à 4 jours (image symbolique). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois ne veut pas tester la semaine de quatre jours au sein de l'administration cantonale. Le postulat qui demandait un essai-pilote pour une semaine raccourcie sans baisse de salaire, ainsi qu'une étude scientifique pour évaluer ses effets, a été recalé mardi par la majorité de droite.

Lancée par la popiste Céline Misiego, l'idée consistait à observer les possibles avantages d'une semaine de quatre jours (maximum 35 heures de travail) pour le personnel, en matière notamment de réduction de stress et fatigue. Il s'agissait aussi d'évaluer les répercussions sur la satisfaction au travail, la productivité, la répartition des tâches ménagères ou encore les émissions de CO2 liées aux déplacements.

Ce postulat a donné lieu à un débat de près de deux heures avec, comme attendu, une vision diamétralement opposée entre la droite et la gauche. Les élus du PS et des Vert-e-s ont jugé qu'il était pertinent d'examiner "une nouvelle forme de travail", de repenser "l'équilibre entre vie professionnelle et privée". A plusieurs reprises, ils ont souligné que ce postulat ne demandait pas "une révolution", mais seulement de "tester" une autre manière de travailler.

La droite a opposé plusieurs arguments, notamment que des semaines à quatre jours ne seraient pas applicables dans de nombreux secteurs, que cela soit dans le public ou le privé. Cette mesure serait d'autant moins adaptée aux branches qui souffrent déjà d'une pénurie de main-d'oeuvre. D'autres ont évoqué une hausse de salaire "déguisée", sachant que l'on pourrait travailler moins mais en gagnant autant.

Inégalité de traitement

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, s'est aussi opposée à ce postulat. Et notamment sur le fait qu'il faudrait inévitablement engager du personnel supplémentaire. "Baisser les heures de certaines personnes sans embauche en parallèle péjorerait le travail des autres collaborateurs et mettrait en péril les prestations offertes à la population", a-t-elle estimé.

La socialiste a aussi mis en garde contre "des inégalités de traitement" au sein de l'administration, si certains de ses employés bénéficiaient de semaines à quatre jours et d'autres pas.

Elle a également relevé que la Ville de Zurich, qui avait lancé un tel test en 2023, avait depuis "interrompu cette expérience". Et d'ajouter que cette même Ville de Zurich avait calculé qu'il fallait 1500 employés supplémentaires pour mettre en pratique cette mesure, soit des dépenses d'environ 110 millions de francs.

Au vote, le postulat de Céline Misiego a été refusé par 77 députés, contre 61 voix favorables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Porcs maltraités: une pétition veut la fermeture d'une exploitation

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Les signatures ont été récoltées en moins de deux semaines (image d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Une pétition signée par plus de 27'200 personnes demande la fermeture d'une exploitation vaudoise plusieurs fois épinglée pour des maltraitances à l'égard de porcs. L'Observatoire du spécisme l'a déposée mardi au Grand Conseil vaudois.

Le texte demande la fermeture définitive de l'exploitation mise en cause. Celle-ci avait déjà été sous le feu des critiques dans les années 2016 et 2017 avant qu'une vidéo ne révèle récemment un nouveau cas de maltraitance dans une porcherie de la Broye.

Pour l'Observatoire du spécisme, il faut donner "un signal fort aux éleveurs qui enfreignent la Loi fédérale sur la protection des animaux. Il s'agit du septième élevage de la même famille où des sévices graves sont révélés. Nous attendons la plus grande fermeté de l'Etat face à ces maltraitances d'une violence inouïe", relève la porte-parole Pia Shazar, citée dans un communiqué.

Signée par plus de 27'000 personnes en deux semaines, la pétition demande la fermeture définitive de la porcherie de la Broye ainsi que l’interdiction de détenir des animaux à ses propriétaires.

Les autorités cantonales, pour leur part, ont condamné fermement ces violences. Le vétérinaire cantonal a ouvert une procédure pour établir les faits. L'exploitation mise en cause avait subi un contrôle inopiné il y a huit mois. Celui-ci n'avait révélé aucune non-conformité des infrastructures ni des conditions de détention des animaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Toujours trop de violences domestiques dans le canton de Vaud

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Les cas de violences domestiques sont restés élevés en 2025 (Image symbolique). (© KEYSTONE/LUIS BERG)

La violence domestique reste préoccupante dans le canton de Vaud, selon les derniers chiffres publiés. En 2025, les infractions enregistrées ont progressé. La police est intervenue entre trois et cinq fois par jour pour de telles situations.

En 2025, ce type d'infraction a progressé de 4,5% (4120 cas). L'année a aussi été marquée par deux homicides commis dans ce contexte, ayant coûté la vie à une femme et à un homme, relève le rapport de l'Observatoire de la violence domestique, publié mardi par le Bureau de l'égalité entre les femmes et les hommes (BEFH).

Près de la moitié des infractions ont été commises dans la sphère domestique. Presque une intervention de police sur deux a donné lieu à l'expulsion de la personne prévenue. Derrière ces interventions se trouvent les vies et les souffrances de 1415 victimes, dont 1032 femmes, explique l'Etat de Vaud dans un communiqué.

Demandes à l'aide

Le nombre de personnes qui franchissent le pas difficile de demander de l'aide est en augmentation. En 2025, 1366 personnes ont consulté un centre LAVI pour violence dans le couple (+ 4%). Les hôpitaux ont réalisé 280 constats médico-légaux pour agression sexuelle, un chiffre en hausse de 40% par rapport à 2024.

Les femmes sont les principales victimes de violences, notamment des violences les plus graves. Dans le cadre d'une relation entre partenaires ou ex-partenaires, depuis 2021, elles représentent la totalité des victimes (11 homicides), précise le communiqué.

Appeler le 142

Le numéro national 142, disponible depuis mai dernier, renforce désormais le dispositif de prise en charge. Il offre une écoute confidentielle et un conseil professionnel aux victimes et à leurs proches 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Le nombre de personnes auteures de violences suivies au Centre Prévention de l'Ale est, lui aussi, en hausse: 729 personnes en 2025, soit +16% par rapport à 2024. Et de plus en plus de personnes s'engagent dans un programme socio-éducatif visant à cesser les comportements violents: 225 individus (+ 34%), principalement des personnes astreintes par la justice, selon le communiqué.

Réaction politique

Le Conseil d'Etat a annoncé en mai dernier le renforcement de son dispositif de lutte contre les violences domestiques. Les auteurs devront suivre désormais trois entretiens socio-éducatifs au lieu d'un seul et l'offre d'accueil pour les victimes est renforcée. Un effort est fait aussi sur la prévention, notamment auprès des jeunes, pour contrer certains courants misogynes qui banalisent la violence et légitiment les rapports de domination.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le Grand Conseil veut pouvoir destituer un conseiller d'Etat

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Le Grand Conseil vaudois est favorable à l'introduction d’un mécanisme de suspension et de destitution d'un membre du Conseil d'Etat (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Un membre du Conseil d'Etat vaudois devrait pouvoir être suspendu voire destitué en cas de situation très problématique. Le Grand Conseil a accepté le principe d'un tel mécanisme, dont l'application doit désormais être précisée.

Auteur de cette motion, soutenue à une large majorité mardi, Yannick Maury a évoqué "un outil essentiel" pour éviter un grave dysfonctionnement au sommet de l'Etat. Un ministre ne doit pas avoir le sentiment d'être "intouchable" durant son mandat, a ajouté le député écologiste.

Selon lui, un tel mécanisme ne serait appliqué que pour des cas exceptionnels, et "on n'espère même jamais". Cet outil aurait alors au moins un effet "préventif", contraignant les membres de l'exécutif à faire "encore davantage attention à leur comportement", a-t-il ajouté.

Yannick Maury a relevé que cet instrument n'avait "rien de révolutionnaire", d'autres cantons l'ayant déjà adopté comme Genève, le Jura ou le Tessin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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