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Vaud

Les députés vaudois remontés contre Berne

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(Photo d'illustration ©KEYSTONE/Cyril Zingaro)

Les députés vaudois ont vivement réagi aux nouvelles mesures envisagées par le Conseil fédéral pour lutter contre le Covid-19. Ils ont soutenu l'action coordonnée des cantons romands, qui demandent à Berne de revoir sa copie.

"Le Conseil fédéral est sorti de sa léthargie car les cantons alémaniques n'ont pas fait leur part, alors que les Romands ont fait d'importants sacrifices. Cette punition collective n'est pas acceptable", a déploré Jérôme Christen (Vaud Libre), mercredi en fin d'après-midi lors de la séance du Grand Conseil.

"Où est le respect du fédéralisme ?", a demandé Carole Dubois (PLR), dénonçant des mesures fédérales "touffues et incohérentes". Pour Jean Tschopp (PS), la reprise en main du Conseil fédéral "vient tard, très tard". Vassilis Venizelos (Verts) a regretté des décisions "abruptes et incompréhensibles". Pour Philippe Jobin (UDC), le canton de Vaud "a pris ses responsabilités. Mais quand Zurich tousse, c'est toute la Suisse qui s'enrhume", a-t-il estimé.

Les députés ont reconnu que la situation sanitaire restait préoccupante dans le canton de Vaud. Mais ils ont globalement estimé que les décisions prises par le Conseil d'Etat, notamment concernant la réouverture des restaurants et des lieux culturels, devaient être respectées.

Les députés sont parvenus à se mettre d'accord sur une résolution, issue d'une proposition de Jérôme Christen plusieurs fois amendée. Ce consensus de texte mentionne que "le Grand Conseil soutient les actions du Conseil d'Etat visant à intervenir auprès du Conseil fédéral pour qu'il adapte les mesures mises en consultation" mardi. La résolution demande que Berne "tienne compte des efforts fournis" par le canton de Vaud pour faire face à la crise.

Paquet économique

En soirée, les parlementaires vaudois ont validé, en premier débat, une partie des mesures économiques présentées fin novembre par le Conseil d'Etat pour faire face à la deuxième vague. Ils se sont penchés sur deux décrets ayant trait aux indemnités pour les établissements contraints à la fermeture et les cas de rigueur, soit un paquet global de 50 millions de francs.

Le ministre de l'économie Philippe Leuba n'a eu de cesse de répéter que ces mesures visaient à agir rapidement. Il a été partiellement entendu, sachant que les députés n'ont pas eu le temps mercredi soir d'aborder trois autres décrets, portant sur l'opération WelQome 2, la prise en charge d'une partie des salaires de novembre et un apport au fonds à l'industrie.

Concernant les deux décrets passés à la loupe, de nombreux amendements ont été étudiés, certains adoptés, mais sans changer fondamentalement la nature du soutien voulu par le Conseil d'Etat. Ces modifications ont notamment permis d'assouplir certaines conditions d'éligibilité pour les entreprises qui pourraient être exclues de ces aides.

"Limites injustes"

Raphaël Mahaim (Verts) a notamment proposé de revoir les conditions pour accéder à l'aide en tant que cas de rigueur, reservée aux entreprises ayant subi une perte de plus de 40% de leur chiffre d'affaires et dont les ventes excèdent 100'000 francs. "Ces deux limites sont injustes", a-t-il estimé. Alexandre Berthoud (PLR) a également reconnu que ces dispositions étaient "trop coercitives" et qu'il faudrait "des critères plus extensibles."

Philippe Leuba a mis en garde contre la suppression de toute limite, qui "desservira les entreprises les plus affectées par la crise". Il a toutefois promis que des discussions auraient lieu avant le deuxième débat de la semaine prochaine pour trouver une disposition plus souple.

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Culture

Une installation conjugue art et science à l'Alimentarium de Vevey

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L'exposition permanente s'enrichit d'une nouvelle installation interactive (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'Alimentarium à Vevey dévoile une nouvelle installation numérique interactive. Cette oeuvre en trois parties, signée du data artiste Kirell Benzi, traduit la diversité culinaire mondiale en un univers visuel.

Cette installation inédite s'intitule "La Galaxie du goût. De la biosphère à l'assiette". Elle plonge le visiteur au coeur des relations qui unissent le vivant, les cultures culinaires et les aliments dont nous nous nourrissons, explique mercredi le musée.

Cette création est le résultat de recherches menées par l'Alimentarium durant plusieurs années. Kirell Benzi, pionnier du data art et docteur en data science de l'EPFL, a retranscrit visuellement ces données, en se servant notamment de l'intelligence artificielle. L'installation, réalisée en trois langues (français, anglais, allemand), enrichit le parcours de l'exposition.

Trois parties

L'installation prend la forme d'un triptyque: trois projections en grand format, à gauche, à droite et au centre. Le public est invité à interagir avec une souris 3D pour explorer une région culinaire. Il peut choisir un plat, découvrir ses ingrédients, leur origine ainsi que leurs liens au sein de l'écosystème, détaille le musée.

A titre d'exemple, s'il recherche dans le bassin méditerranéen une recette comme la boisson Ayran - boisson turque à base de yaourt -, il découvrira: à gauche, tous les organismes présents dans la nature qui contribuent à la création de l'Ayran; au centre, les connexions situées au Moyen-Orient où l'Ayran est produit; à droite les éléments indispensables à la recette.

L'objectif est de rendre accessible la complexité du monde alimentaire à un très large public, ajoute le musée. L'installation s'adresse aussi bien aux personnes en quête de connaissances qu'à celles qui aiment les expériences en 3D, autant aux amateurs d'art qu'aux gastronomes et elle est adaptée aux enfants et aux familles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'alliance de gauche veut soigner le vivre ensemble

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De gauche à droite, les six candidats de l'alliance de gauche pour la Municipalité lausannoise: Xavier Roth (POP), Emilie Moeschler (PS), Grégoire Junod (syndic PS), Natacha Litzistorf (Verte), Xavier Company (Vert) et Julien Eggenberger (PS). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Parti socialiste, les Vert-e-s et le Parti ouvrier populaire ont lancé mercredi leur campagne électorale pour l'élection à la Municipalité de Lausanne. Les six candidats de "l'alliance pour Lausanne" ont présenté onze mesures communes pour "mieux vivre ensemble".

"A l'heure où les droites radicales gagnent du terrain, où l'Etat social est attaqué de plein fouet et où la lutte contre le réchauffement climatique passe au second plan, une alliance rose-verte-rouge est un rempart nécessaire pour défendre une société fondée sur des valeurs partagées de vivre ensemble, d'égalité, de solidarité, de durabilité et de dialogue", ont défendu les trois partis lors d'une conférence de presse au café des Artisans.

Le PS présente trois candidats: les sortants Emilie Moeschler et Grégoire Junod - qui brigue également la syndicature - ainsi que le nouveau venu Julien Eggenberger pour remplacer Florence Germond. Les Vert-e-s misent sur leurs élus Natacha Litzistorf et Xavier Company. Le POP a désigné un nouveau candidat, Xavier Roth, pour succéder à David Payot. Leur crédo: "une ville qui place l'humain et l'environnement au coeur de ses politiques publiques".

Bilan "solide" défendu

La présentation du programme politique pour la prochaine législature s'est beaucoup appuyée sur le bilan de la majorité au pouvoir, jugé "solide". Il s'inscrit donc dans une sorte de continuité et de renforcement de certaines mesures déjà mises en place. Avec toujours cette idée directrice "d'améliorer la qualité de vie en ville et dans tous ses quartiers".

Le syndic Grégoire Junod a prôné une politique du logement qui est "fondamentale" pour soutenir le pouvoir d'achat de la population. L'alliance compte imposer 30% de logement à loyer abordable dans les plans de quartier et le plan d'affectation communal.

La végétalisation de Lausanne sera intensifiée, a affirmé Natacha Litzistorf. Le but est de poursuivre l'adaptation de la ville aux enjeux climatiques, accroître la biodiversité et améliorer la santé de tous. Vingt millions de francs seront investis à cet effet. L'assainissement énergétique des bâtiments publics et les logements de la Ville sera, lui aussi, intensifié.

Tl: abonnement à 1 franc par jour

Un focus important sera mis sur le développement des transports publics. Xavier Company a plaidé pour une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe dans tous les quartiers lausannois et une réalisation rapide du m3. Emilie Möschler a annoncé un abonnement tl à 1 franc par jour pour toute la population lausannoise, soit un abonnement à demi-prix pour l'année (360 francs).

S'agissant de la sécurité en ville, les trois partis misent sur une police de proximité, de jour comme de nuit, avec des patrouilles pédestres. "Moins de bureau, plus de terrain", a résumé Xavier Roth. Si le centre-ville reste prioritaire, il s'agit de renouer la confiance et le dialogue avec l'ensemble de la population, ont dit en substance les candidats de gauche.

Julien Enggenberger a mis l'accent sur les enfants et la jeunesse: garantir des places d'accueil pour chaque enfant et renforcer le soutien aux jeunes en fin d'école en faveur d'un projet professionnel. Il a rappelé que 20% des adolescents de la commune sortent de l'école sans solution pour la suite.

"Syndic un jour, syndic toujours"

A la question de savoir si Grégoire Junod était le candidat désigné à la syndicature au sein de l'alliance - et donc pour un 3e mandat - quels que soient les résultats de ses colistiers, la réponse, élogieuse, est venue de Mme Litzistorf, ponctuée d'un "syndic un jour, syndic toujours".

Pour rappel, 22 candidats briguent un siège à la municipalité de Lausanne lors du premier tour des élections communales du 8 mars prochain. L'alliance rose-verte devrait conserver sa majorité. A droite, le PLR espère décrocher au moins un second siège. Depuis 2006, la gauche règne sur l'exécutif lausannois avec six élus sur sept sièges: trois socialistes, deux Vert-e-s et un POP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une motion s'oppose à la hausse de la taxe des véhicules polluants

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Dans le canton de Vaud, une motion UDC veut freiner les taux de majoration de la taxe automobile pour les véhicules polluants (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La nouvelle hausse de la taxe automobile annuelle et les malus des véhicules les plus polluants passent mal à droite au Grand Conseil vaudois. Elle a réussi à faire adopter, de justesse, une motion UDC demandant un retour en arrière, la renvoyant même directement au Conseil d'Etat.

La motion portée par le député Yann Glayre - cosignée par 18 élus de son parti et onze élus PLR - a passé la rampe à deux voix près, 72 oui (PLR et UDC) contre 70 non (PS, Vert-e-s, Vert'libéraux et gauche radicale). Quelques absents dans les rangs à gauche de l'hémicycle ont fait basculer le vote en faveur de ce texte, qui demande de porter au maximum à 25% les majorations en fonction des émissions de grammes de CO2 par kilomètre au lieu de 50%.

Le texte demande aussi au gouvernement de revenir en arrière sur l'entrée en vigueur des nouveaux barèmes au 1er janvier 2026, annoncés la veille. Le Conseil d'Etat a, en effet, indiqué lundi, avoir adapté le règlement d'application de la loi sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux (LTVB).

Amendement écologiste

Cette décision met concrètement en oeuvre l'amendement déposé par le député David Raedler et adopté par le Grand Conseil dans le cadre du débat budgétaire. Il permettra d'augmenter de 10 millions de francs les recettes de cette taxe. Plus d'un tiers des véhicules légers sont concernés par la hausse (39%).

Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait décidé, le 19 novembre 2025, de relever la majoration de la taxe pour les véhicules les plus polluants de 25% à 40%. Cette mesure était intégrée au projet de budget 2026.

Lors des débats budgétaires de décembre dernier, le Grand Conseil a toutefois adopté un amendement allant plus loin. Il a exigé que la majoration soit portée à 50%, soit le maximum prévu par la loi, et que les autres paliers de majoration soient adaptés de manière proportionnelle afin d'éviter des effets de seuil.

Afin de permettre la mise en oeuvre de cette décision parlementaire et d’assurer la perception de la taxe dès le début de l'exercice 2026, le Conseil d’Etat a adopté, à la majorité, la révision du règlement avant le 31 décembre 2025.

Plus d'une heure de débat

En fonction des émissions de CO2, le taux de majoration maximal est ainsi porté à 50% pour les véhicules les plus polluants. Les autres paliers sont ajustés proportionnellement (15% au lieu de 10% pour les moins polluants et 25% au lieu de 15% pour les moyennement polluants).

La motion demande désormais de revenir en arrière et de fixer dans la LTVB un maximum de 25% de hausse. "Nous constatons que le barème est dorénavant très déséquilibré puisqu'un véhicule émettant 199g de CO2 par km aura une majoration de 25% alors qu'un véhicule émettant 200g de co2 par km verra sa taxe majorée de 50%", note M. Glayre. L'élu UDC a défendu "l'esprit de compromis" de sa motion qui propose le statu quo. Il a appelé le plénum à "revenir à la raison".

Le débat a duré plus d'une heure. Il a montré une nette fracture sur le sujet toujours très passionnel de la voiture entre la droite et la gauche, elle-même soutenue par les Vert'libéraux.

Principe du pollueur-payeur

La droite a dénoncé une "hausse scandaleuse" sur le dos des familles, des jeunes et des entreprises. Certains ont regreté que "l'automobiliste devienne une sorte de vache à lait pour renflouer les caisses de l'Etat".

La gauche a, elle, plaidé pour le principe de pollueur-payeur, estimant par ailleurs que seuls les détenteurs de voitures luxueuses, puissantes et polluantes auraient une forte hausse de la taxe, du style 250 francs, contre 20 à 60 francs pour les autres.

La ministre en charge du dossier, Nuria Gorrite, a rappelé que les modifications de barèmes apportées étaient conformes à la loi tout comme le nouveau règlement d'application lié à l'amendement accepté en décembre. Elle aurait souhaité que cette motion soit renvoyée en commission pour approfondir la réflexion autour de ces bonus/malus. Le Conseil d'Etat a désormais une année pour revoir la copie.

Sur un parc total d’environ 480'000 véhicules automobiles légers, près de 186'600 véhicules sont actuellement soumis à une majoration de la taxe: 86'000 véhicules au palier de majoration le plus faible, 55'000 à l'intermédiaire et 45'000 pour le plus élevé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Des travaux impacteront le trafic régional entre Lausanne et Romont

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Les travaux de renouvellement des voies se déroulent sur un tronçon de 6,5 kilomètres entre Grandvaux et Puidoux (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des travaux de renouvellement des voies de chemin de fer entre Grandvaux et Puidoux (VD) occasionneront des suppressions de trains et des modifications d'horaires du trafic régional entre Lausanne, Palézieux et Romont, du 19 janvier au 13 juin prochain. Les trains grandes lignes ne sont toutefois pas impactés.

"Le chantier a lieu sur une voie (l'autre est maintenue en service pour la circulation des trains), ce qui limite la capacité de la ligne. Le trafic régional est donc réorganisé", expliquent les CFF mardi dans un communiqué. Les travaux portent sur un tronçon de 6,5 kilomètres et sont devisés à environ 45 millions de francs.

Des itinéraires alternatifs sont proposés pour le trajet Lausanne - Palézieux, Lausanne - Moudon - Lucens, Lausanne - Payerne et Châtel-St-Denis - Lausanne. Les CFF recommandent de consulter l'horaire en ligne sur cff.ch ou l'app CFF avant chaque voyage. Ils précisent que les titres de transport valables pour les itinéraires directs sont reconnus sur les itinéraires alternatifs recommandés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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