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Vaud

L'Etat de Vaud va réinjecter 17 millions pour aider les vignerons

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La conseillère d'Etat vaudoise en charge de la viticulture Valérie Dittli a présenté jeudi sa vision de l'avenir de la viticulture vaudoise (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Face à la crise du secteur viticole, le Conseil d'Etat vaudois vient à la rescousse des vignerons. La ministre en charge du dossier Valérie Dittli a présenté jeudi à Villeneuve un plan pour la période 2025-2028, intitulé "Avenir de la viticulture vaudoise". D'un montant de 17,2 millions, il s'articule autour de trois axes: marchés, production et relève.

L'Etat avait déjà donné un coup de pouce à la filière en 2022 pour un montant de 5,8 millions de francs. Cette nouvelle enveloppe vise à désamorcer les difficultés actuelles qui s'expliquent par la concurrence des vins étrangers, la consommation de vin suisse en baisse, notamment chez les jeunes, et les aléas climatiques.

"Avec ce nouveau plan d'action, la viticulture vaudoise va disposer d'outils financiers et réglementaires solides pour se développer, valoriser ses terroirs et renforcer sa présence sur le marché suisse et international", a déclaré devant les médias la cheffe du Département de l'agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN) Valérie Dittli.

Entre 2023 et 2024, la consommation de vin en Suisse a diminué de 16% (10% dans le canton de Vaud), tandis que deux tiers du vin consommé sont importés. Par ailleurs, les récoltes 2024 ont été réduites d'environ 30% en raison du mildiou et du gel printanier, rappelle le Canton.

"Le Canton agit plus vite"

Les actions et mesures prises par la Confédération, notamment sur le contingentement de l'importation des vins étrangers, prennent du temps et ne vont pas assez vite, a relevé François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise (FVV). "La Canton agit plus vite. C'est le fruit d'un travail collectif. Nous sommes contents. C'est un bon début", a-t-il commenté.

Pour rappel, la Confédération poursuit aussi son appui à la viticulture suisse. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a annoncé une série de mesures visant à étudier le renforcement de la protection aux frontières, saluées d'ailleurs par le Canton de Vaud et soutenues par le Grand Conseil, via une résolution PLR et UDC.

Au niveau cantonal, les services de Mme Dittli ont en effet collaboré avec les acteurs vitivinicoles, soit la Communauté interprofessionnelle du vin vaudois (CIVV), la FVV et l'Office des vins vaudois (OVV), pour mettre en oeuvre ce plan "Avenir de la viticulture vaudoise" pour les quatre ans à venir. Il repose sur trois axes.

Reséduire la Suisse alémanique

S'agissant des marchés, le plan vise à renforcer la présence des vins vaudois sur les marchés nationaux et internationaux grâce à une stratégie élaborée par la CIVV et mise en oeuvre par l'OVV. Très attendu par la branche, il prévoit la mise en place d'indicateurs économiques pour assurer un suivi régulier des prix du vin en vrac et du raisin. Parmi les mesures envisagées figure une promotion ciblée dans les régions de Berne, Soleure, Lucerne et Bâle, a expliqué Michel Rochat, président de l'OVV.

"Nous allons concentrer nos efforts sur le ciblage de nouveaux consommateurs, particulièrement les personnes de moins de 44 ans, développer les activités de dégustation et nous battre pour augmenter le nombre de référence dans la grande distribution", a-t-il résumé.

Moratoire et redimension

Le deuxième axe est le plus doté avec une enveloppe de 12,5 millions de francs. Un moratoire de trois ans (2026–2028) sur les nouvelles plantations hors du cadastre viticole actuel est préconisé pour contribuer à la stabilisation du marché.

Des mesures structurelles élaborées par la branche visent aussi à adapter le vignoble. Près de 4 millions sont prévus pour accompagner la reconversion de surfaces viticoles vers d'autres cultures ou vers des jachères fleuries, sur une base volontaire.

Le vignoble vaudois représente actuellement 3850 hectares. La redimension de ses surfaces pourrait concerner des centaines d'hectares, ont estimé les responsables de la CIVV et de la FVV. Président de la CIVV, Olivier Mark a préféré parler "d'optimisation des terrains plutôt que de redimensionnement du vignoble".

"Nous sommes en train d'identifier et de cartographier les parcelles qui pourraient obtenir cette aide à la reconversion. Nous devrions avoir fini au printemps prochain. C'est la mesure la plus rapide à mettre en oeuvre", a expliqué François Montet.

Enfin, le plan consacre 1,2 million de francs à la relève viticole. Il prévoit notamment des aides financières pour faciliter la reprise de domaines, que ce soit dans ou hors du cadre familial ainsi qu'un soutien à la formation et à la promotion des métiers de la vigne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

La RTS supprimera 25 postes en 2027

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Les mesures d'économies annoncées par la RTS s'inscrivent dans le cadre du projet de transformation Enavant mené à l'échelle de la SSR. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Radio Télévision Suisse (RTS) a précisé ses mesures d'économie pour 2027. Celles-ci portent sur 8,1 millions de francs et prévoient la suppression de 25 postes en équivalent plein temps ainsi que des synergies avec les offres des autres régions linguistiques.

En outre, pour atteindre ses objectifs, la RTS "simplifiera plusieurs productions et mettra à profit les possibilités de travail en équipe désormais réalisables sur le nouveau site de Lausanne-Écublens", écrit-elle mardi dans un communiqué.

Ces économies s'inscrivent dans le cadre du projet de transformation Enavant mené à l'échelle de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR), qui vise à réaliser environ 270 millions de francs d'économies d'ici 2029. La veille, la radio-télévision alémanique SRF a annoncé la suppression de 38 postes en équivalents plein temps d'ici 2027.

Au total, selon des chiffres datant d'avril dernier, la SSR compte 6766 collaborateurs et collaboratrices, soit 5479 postes à temps plein. La RTS compte pour sa part 1800 collaboratrices et collaborateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le peintre suisse Cuno Amiet en quatre saisons au Musée de Pully

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Qu'il peigne la floraison, les moissons ou la neige, Cuno Amiet saisit les métamorphoses de la nature avec une liberté toujours réinventée, décrit le Musée d'art de Pully qui expose l'artiste soleurois du 18 septembre au 10 janvier 2027. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Figure majeure de l'art suisse du tournant du 20e siècle, le peintre soleurois Cuno Amiet (1868-1961) est à l'honneur au Musée d'art de Pully (VD). L'exposition "Cuno Amiet. Les Quatre saisons" présente quelque 60 peintures et de nombreuses oeuvres sur papier.

Cette sélection provient en partie des collections du musée. Elle explore l'oeuvre de paysagiste de l'artiste suisse au prisme des quatre saisons, indiquent mardi les responsables de l'institution pulliérane. L'exposition est à découvrir dès vendredi et ce jusqu'au 10 janvier prochain.

"Tout au long de sept décennies de création, la diversité des formes et des couleurs de la nature a été pour Cuno Amiet une source inépuisable d'inspiration et le lieu d'expérimentations formelles audacieuses", commentent-ils dans leur dossier de presse. "Du printemps éclatant à l'hiver subtil et silencieux, il module sa palette, renouvelle son expression picturale et capte les variations de lumière et de matière", écrivent-ils.

"Qu'il peigne la floraison, les moissons ou la neige, il saisit les métamorphoses de la nature avec une liberté toujours réinventée. La nature, qu'il observe et transpose presque quotidiennement depuis son jardin à la Oschwand, devient chez lui un langage aussi intime qu'universel", note encore le musée.

Ce dernier rappelle aussi que l'exposition propose d'apporter "un nouvel éclairage" sur un artiste encore trop peu exposé en Suisse romande. Le Musée d'art de Pully, à la fois ouvert sur son jardin et tourné vers le lac, offre "un cadre sensible à ces paysages baignés de lumière".

Parrain d'Alberto Giacometti

Durant sa longue vie, Cuno Amiet est né en 1868, le Soleurois passe pour avoir produit entre 2000 et 3000 dessins, gravures, toiles ou sculptures. Il signe ses premiers croquis à l'âge de quatorze ans. Le peintre et sculpteur alémanique a eu pour premier maître Frank Buchser, un précurseur de l'impressionnisme. Il a poursuivi sa formation à Munich, puis à Paris. A l'âge de 24 ans, il passe quelques mois décisifs à Pont-Aven, en Bretagne, un lieu que Paul Gauguin devait ensuite rendre célèbre. Il y découvre aussi l'art de Vincent van Gogh.

A court d'argent, Cuno Amiet rentre peu après en Suisse. Il s'installe provisoirement à Bâle, puis à Soleure et enfin dans le canton de Berne. Il rencontre alors notamment Ferdinand Hodler, Paul Klee ou Giovanni Giacometti et son fils Alberto, dont il est devenu le parrain. Il fréquente aussi l'écrivain Hermann Hesse ou le compositeur Arthur Honegger.

Durant près de dix ans, Cuno Amiet a beaucoup de peine à vivre de son art. Il se heurte à l'incompréhension du public et des critiques. Des mécènes vont finalement aider l'artiste à survivre. Parmi ses motifs préférés, la récolte des pommes, des mères à l'enfant ou le paysage très fleuri de son domicile, à Oschwand (BE). Ses représentations du corps féminin sont dénuées de tout érotisme et les visages de ses portraits ne laissent transparaître aucune émotion.

Cuno Amiet a joué un rôle important dans la découverte et le développement de la peinture moderne en Suisse. Comptant parmi les artistes helvétiques les plus importants du siècle dernier avec Ferdinand Hodler notamment, il est décédé le 6 juillet 1961, près de Berthoud (BE). Il avait 93 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Deux motions pour encadrer l'IA au sein de l'Etat de Vaud

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Des députés vaudois demandent une cellule interdépartementale de l'intelligence artificielle (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Comme ailleurs dans le monde, le Grand Conseil vaudois s'inquiète de l'évolution rapide de l'intelligence artificielle (IA). Des députés de tous bords politiques ont présenté mardi une motion demandant au Conseil d'Etat de créer une cellule interdépartementale sur l'IA

Cette cellule devrait, par exemple, élaborer et faire appliquer "des directives cantonales contraignantes" sur l'usage de l'IA parmi les employés de l'Etat. La priorité devrait être donnée aux solutions garantissant l'hébergement des données en Suisse, ou au moins dans l'Union européenne (UE).

Cette cellule devrait aussi accompagner les différents services de l'Etat vers une "intégration réfléchie" de l'IA, mais aussi établir un plan de formation des employés de l'Etat. Un soutien aux communes devrait aussi être proposé.

Le texte rappelle que plusieurs mesures ont déjà été initiées par l'Etat de Vaud. Ces différentes démarches devraient toutefois être complétées par "une structure de gouvernance avec des compétences propres et de moyens dédiés".

"Ce n'est pas une motion contre l'IA, dont il faut tirer parti de manière souveraine et éthique. Mais pour cela, il faut prendre maintenant le train en marche, car celui-ci ne va faire qu'accélérer", a résumé Jean Valentin de Saussure (Vert-e-s), en présentant la motion devant ses collègues.

Définir une stratégie

Une autre motion, complémentaire, a été présentée mardi en lien avec l'IA. Initiée par le PLR Pierre-André Romanens, elle demande notamment au Conseil d'Etat de définir "une stratégie cantonale claire et opérationnelle", d'identifier les services qui seront les plus concernés ces prochaines années, d'anticiper les conséquences sur les effectifs ou encore d'intégrer les investissements et les gains d'efficience attendus dans les budgets.

Ces deux motions ont été renvoyées en commission pour un examen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

SL: Gourvennec et Elsner face à leurs lacunes offensives

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L'entraîneur Jocelyn Gourvennec est sous pression, lui qui présente désormais un moins bon bilan que son prédécesseur au SFC Thomas Häberli. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La victoire de Servette 1-0 à Lausanne suite à un penalty transformé par Kingstone Mutandwa à la 52e a mis le doigt sur les difficultés offensives des deux équipes.

Les deux entraîneurs estiment progresser, mais le temps presse.

Malgré le succès, Jocelyn Gourvennec n'a pas fanfaronné lors de la conférence de presse d'après-match. L'entraîneur genevois s'est satisfait d'avoir obtenu l'essentiel, à savoir les trois points et le fait de quitter le statut peu enviable de lanterne rouge. "Il n'y a pas meilleur médicament que la victoire après une période difficile, a avancé le Breton. Nous avons montré que nous étions capables de gagner dans l'adversité, au prix d'une grosse débauche d'énergie collective."

"Un meilleur équilibre"

Après trois matches sans victoire, le technicien avait fait le choix de passer à une défense à cinq. Un choix qui s'est révélé payant, mais qui accentue encore les manquements sur le plan offensif, avec un SFC qui reste la plus mauvaise attaque de Super League avec cinq buts inscrits.

"Nous avons beaucoup de blessés sur le plan offensif, s'est défendu Gourvennec, qui a dû pallier l'absence de Timothé Cognat, blessé. L'an dernier, nous marquions plus de buts, mais nous en prenions plus qu'actuellement. Désormais, nous avons un meilleur équilibre, mais il nous manque la finition."

Moins bon qu'Häberli

Le technicien grenat a également temporisé, avançant que l'intégration des renforts offensifs arrivés cet été prenait du temps. "Nous venons de recruter trois excellents joueurs avec une super mentalité (réd: Jesper Karlsson, Datro Fofana et Kingstone Mutandwa). L'animation offensive, c'est toujours ce qui prend le plus de temps à mettre en place", a-t-il asséné, alors que Servette pointe désormais au 9e rang avec 7 unités.

Après 48 matches sur le banc genevois, Gourvennec devra rapidement démontrer sa capacité à enchaîner les résultats, lui qui tourne à une moyenne de 1,38 point par match. Soit moins que son prédécesseur Thomas Häberli, qui affichait une moyenne de 1,52 point avant de se faire débarquer après autant de rencontres.

Un LS qui manque de tonus

A ses côtés en conférence de presse, son homologue Luka Elsner n'a lui pas caché son amertume. Alors que le Lausanne-Sport a montré de belles intentions devant les cages adverses, le match s'est joué sur une erreur d'Etienne Kinkoué, dernier arrivant à la Tuilière, qui a conduit au penalty décisif.

"Nous sommes encore en construction, et nous devons éliminer ces erreurs individuelles majeures, a admis le coach lausannois. Nous avions pourtant créé les conditions pour réaliser une bonne performance, et je nous ai trouvés assez complets."

A la tête d'une équipe qui a bouclé ses transferts tardivement, le Slovène s'est vu poussé à aligner des joueurs qui, de son propre aveu, "n'ont pas le niveau physique pour être dans le onze de départ". A l'image de Kinkoué, de Nicolas Cozza ou dans une certaine mesure Koba Koindredi, "certains joueurs sont arrivés au club sans avoir effectué de préparation estivale. Certes, ils se sont entraînés individuellement, mais il faut quatre à cinq semaines d'entraînements intensifs pour pouvoir tenir 90 minutes", a partagé Elsner.

"Ça devrait s'améliorer après la trêve"

Le fait que ces trois joueurs se soient retrouvés titulaires est une manière de répondre à l'urgence. "Nous avons plusieurs blessés importants à ces postes-là (réd: Nicky Beloko, Beyatt Lekoueiry), donc nous n'avons pas le choix. Les matches servent aussi à remettre tout le monde à niveau, ça devrait s'améliorer après la trêve", a indiqué le technicien du LS, confiant.

En attendant que tous les joueurs soient au niveau athlétique attendu, Lausanne doit aussi trouver des solutions pour se procurer plus d'occasions de but pour quitter au plus vite la dernière place au classement (6 points, tout comme Vaduz). Avec 23 tirs cadrés depuis la reprise (2,88 par match), la formation vaudoise est l'équipe avec la plus faible animation offensive de la ligue. Elsner et ses joueurs ont désormais une semaine pour retrouver des automatismes, avant d'accueillir le leader Lugano dimanche prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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