Vaud
Municipalité de Vevey: deux favoris et un outsider en lice
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Au premier tour de l'élection complémentaire à la Municipalité de Vevey (VD) le 21 juin dernier, aucun des quatre candidats en lice n'avait atteint la majorité absolue. Les citoyens veveysans sont donc rappelés aux urnes ce dimanche pour un second tour. Ils auront le choix entre trois candidats, dont deux favoris.
La Ville de Vevey vote pour renouveler un siège à son Exécutif, après la démission en début d'année du PLR Etienne Rivier. Ce scrutin communal complémentaire se déroule après deux ans de crise à la Municipalité et à neuf mois des élections communales dans tout le canton.
Comme au premier tour, ce second tour se fait uniquement par correspondance, crise du coronavirus oblige, a indiqué à Keystone-ATS le greffe municipal. Les citoyens peuvent aussi déposer leur bulletin de vote dans la boîte aux lettres de l'Hôtel de Ville jusqu'à dimanche 11h00.
C'est le candidat du camp bourgeois Valentin Groslimond (Entente Veveysanne) qui était arrivé en tête au premier tour avec 650 voix (41,68%). Il avait devancé de seulement 38 voix Yvan Luccarini (Décroissance-Alternatives). Les deux autres candidats Oliver Ghorayeb (En Avant Vevey) et Daniel Beaux (Mouvement Citoyen Veveysan) étaient arrivés largement derrière avec 441 et 114 voix. La participation s'était élevée à 30,56%.
La droite éjectée de l'Exécutif?
Créant une mini-surprise, M. Ghorayeb a décidé de maintenir son nom pour ce deuxième tour, malgré ses 10% de voix environ. M. Beaux a pour sa part renoncé à rester dans la course.
La bataille s'annonce très serrée entre les deux favoris, MM. Groslimond et Luccarini. Après celui des Verts et du POP, le candidat de Décroissance-Alternatives a aussi reçu le soutien du Parti socialiste (PS) veveysan et pourrait bien priver la droite de son seul siège à la Municipalité avec cette gauche unie derrière lui.
Le PLR Etienne Rivier avait annoncé sa démission, pour le 31 juillet, à la fin du mois de janvier dernier. Ce médecin retraité de 75 ans a dit s'en aller pour raisons personnelles.
Bientôt à sept membres
Outre le PLR en partance, la Municipalité veveysanne compte actuellement une Verte, la syndique Elina Leimgruber, et deux municipaux de Vevey libre Jérôme Christen et Michel Agnant. Poursuivi pour soupçon de gestion déloyale des biens publics, leur collègue socialiste Lionel Girardin est suspendu depuis juin 2018.
L'Exécutif a connu d'autres difficultés depuis 2017, dues notamment à de nombreuses tensions internes mais aussi à la suspension puis à la réintégration des deux élus de Vevey Libre.
Dès le 1er juillet 2021 et sa prochaine législature, la Municipalité passera de cinq à sept membres. Le Conseil communal a en effet accepté tout début février une proposition de l'Entente veveysanne (PLR, UDC, PDC) à une très large majorité.
Culture
Extension de la Collection de l'Art Brut: concours lancé à Lausanne
La Collection de l'Art Brut à Lausanne va s'agrandir. La Ville de Lausanne lance à cet effet, l'année des 50 ans du musée, le concours d'architecture pour le réaménagement et l'extension de l'institution. La Municipalité a déposé vendredi son préavis pour une demande de crédit d'étude de 3,8 millions de francs au Conseil communal.
"Alors que la Collection de l'Art Brut célèbre ses 50 ans, le lancement de ce concours affirme l'attachement de la Ville de Lausanne à une institution culturelle unique au monde. L'art brut nous rappelle que la création naît hors des normes, des écoles et des cadres établis. Lui offrir de nouveaux espaces, c'est permettre à ces voix singulières de continuer à surprendre, émouvoir et interroger notre regard", explique le syndic Grégoire Junod.
Le lancement du concours d'architecture pour cette extension est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Jean-Hippolyte Guignard, fondation suisse d'utilité publique à but non lucratif, précise un communiqué de la Ville. "Cette procédure a pour ambition de retenir une proposition architecturale à la fois audacieuse et respectueuse du site, tout en répondant aux besoins futurs de l'institution", souligne la Municipalité lausannoise.
Nouveaux espaces d'expo
Le projet prévoit notamment la création de nouveaux espaces d'exposition permettant de valoriser les collections et d'enrichir la programmation. Sur le plan architectural, l'agrandissement devra "incarner l'identité de cette institution publique et inclusive, au plus proche de ce lieu patrimonial d'exception constitué par le château de Beaulieu et son parc".
Les candidats seront également invités à proposer des solutions exemplaires en matière de durabilité environnementale, en cohérence avec les objectifs de construction responsable de la Ville, tient à préciser la Ville.
Le concours de projets, organisé en procédure ouverte, réunira un jury composé de représentants de la Ville de Lausanne, de la direction du musée ainsi que de spécialistes de la construction, du patrimoine et de la muséographie. Le projet lauréat sera désigné à l'issue des différentes phases d'évaluation prévues dans le calendrier du concours.
L'extension de la Collection de l'Art Brut vise à offrir à cette institution singulière les moyens de poursuivre sa mission de conservation, de recherche et de diffusion dans des conditions optimales, au bénéfice des publics d'aujourd’hui et de demain, concluent les autorités lausannoises.
Plus important musée au monde entièrement dévolu à l'étude, à la conservation et à la présentation d'oeuvres d'art brut, l'institution basée au Château de Beaulieu compte aujourd'hui plus de 70'000 pièces dans ses collections. Il attire près de 40'000 visiteurs chaque année.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Conference League: le Lausanne-Sport éliminé
Le joli parcours européen du Lausanne-Sport a pris fin jeudi soir à la Tuilière. Battus 2-1 par les Tchèques d'Olomouc, les Vaudois ont été éliminés de la Conference League au stade des barrages
Le LS peut nourrir de sérieux regrets après cette sortie de route face à une équipe largement à sa portée, qui n'avait fini qu'au 24e rang de la phase de ligue (Lausanne au 9e). Mais après le nul heureux du match aller (1-1), les Lausannois ont commis trop d'erreurs pour espérer prolonger une aventure qui avait débuté à Skopje en juillet dernier.
Volontaire mais brouillon, le LS a d'abord monopolisé le ballon sans se procurer de véritable occasion. Après 20 minutes, les statistiques indiquaient 70% de possession lausannoise mais un seul tir - écrasé et sans danger - de Nicky Beloko, qui a remplacé Jamie Roche, blessé mercredi à l'entraînement.
Une contre-attaque fatale
Rapide et précis, le Sigma Olomouc a lui eu besoin d'une seule contre-attaque pour se montrer dangereux. Et sur sa deuxième, il a surpris un LS pas assez averti. Une ouverture le long de la ligne de touche, un centre tendu au deuxième poteau et voilà les Tchèques devant au tableau d'affichage (22e Sip).
Ce premier but encaissé a eu le mérite de rendre les Lausannois un peu plus agressifs et inventifs en attaque. Après un essai de Nathan Butler-Oyedeji passé proche du poteau, le LS a égalisé grâce à son homme du moment: Omar Janneh.
L'attaquant espagnol de seulement 19 ans, débarqué cet hiver de l'Atlético Madrid, a repris tant bien que mal un centre piqué de Florent Mollet qui a surpris le portier tchèque Jan Koutny (35e). Déjà passeur décisif à l'aller, Omar Janneh a marqué son cinquième but en neuf matches sous le maillot lausannois.
Sur leur lancée, les joueurs de Peter Zeidler ont eu une immense occasion de prendre les devants sur une action aussi improbable que remarquable signée Karim Sow. Le longiligne défenseur central lausannois a aligné les dribbles jusqu'à la surface adverse avant de voir sa frappe enroulée s'écraser sur la barre de Koutny (40e).
Mais, alors qu'il aurait pu retourner au vestiaire le vent dans le dos, le LS s'est fait bêtement surprendre sur un corner. Les Tchèques ont abusé de la défense en zone lausannoise et Antonin Rusek, servi seul à côté du point de penalty, a facilement pu ajuster Karlo Letica (44e).
Karim Sow encore frustré
Ce 2-1 a vraiment fait mal à Lausanne, qui a semblé à nouveau emprunté aux abords de la surface tchèque à l'entame de la deuxième période. Il a fallu attendre la 66e pour voir Butler-Oyedeji recréer un frisson dans les travées de la Tuilière.
Coincés par des Tchèques solides à défaut d'être géniaux, le LS a finalement cru arracher les prolongations sur une tête de Sow, encore aux avant-postes à la 94e minute. Mais son passeur décisif Enzo Kana-Biyik a été pincé par la VAR en position de hors-jeu, pour quelques millimètres. Cruel pour le LS, qui devra se ressaisir en Super League d'ici la fin de la saison.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne recense et protège hirondelles, martinets et chauve-souris
La ville de Lausanne veut favoriser la présence d'hirondelles, de martinets et de chauves-souris sur son territoire, trois espèces protégées. Elle présente une nouvelle stratégie qui poursuit un triple objectif: protéger les sites de reproduction existants, renforcer les populations présentes et créer de nouveaux habitats.
En partenariat avec la Station ornithologique suisse, la ville a mené en 2025 un inventaire qui a permis d'identifier 327 bâtiments accueillant des hirondelles, des martinets ou des chauves-souris, ou simultanément plusieurs espèces. La démarche a débouché sur une cartographie de leur présence en ville, explique jeudi un communiqué.
Les enseignements tirés du recensement ont permis d'élaborer une stratégie visant à renforcer durablement la protection de ces espèces emblématiques que sont l'hirondelle de fenêtre, l'hirondelle rustique, le martinet noir, le martinet à ventre blanc et la chauve-souris. Ces espèces sont confrontées à la perte récurrente de leurs gîtes et leurs sites de nidification lors de rénovations ou de destruction de bâtiments vétustes qu'elles affectionnent.
Autorisation lors de travaux
Pour y remédier, la ville se dote d'une stratégie avec trois niveaux de mesures. Le premier consiste en la protection des sites de reproduction existants. Conformément à la législation, les travaux sur les toitures et les façades des bâtiments doivent préserver les sites de nidification et nécessitent une autorisation du canton.
Deuxième étape: le renforcement des populations dans les quartiers où les hirondelles et les martinets sont déjà présents en posant des nichoirs sur des bâtiments voisins. Pour les chauves-souris, il s'agira de diminuer la pollution lumineuse aux alentours de leurs terrains de chasse, dans les zones arborisées.
Pose de nichoirs
Troisième objectif: créer de nouveaux habitats. Pour les hirondelles et les martinets, de nouveaux nichoirs seront posés par opportunité dans des quartiers favorables où ces espèces ne sont pas encore installées. Pour les chauves-souris, il s'agira de reconnecter autant que possible des territoires de chasse par la création de nouvelles zones buissonnantes ou arborées, détaille le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
La pauvreté est en diminution dans le canton de Vaud
La part de la population vaudoise vivant sous le seuil de pauvreté (minimum vital) a diminué entre 2012 et 2022. Elle est passée de 5% à 3,9%, selon un rapport publié jeudi. Il montre dans le même temps que les aides financières divisent ce taux de pauvreté par trois. Le seuil de pauvreté se situe entre 2000 et 2250 francs nets par mois, suivant la région du canton.
Ce nouveau rapport social vaudois est le troisième après ceux parus en 2017 et en 2011. Il a été présenté devant les médias à Lausanne par la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz.
"La politique sociale du canton réduit clairement la pauvreté (...) et sécurise les parcours de vie", a-t-elle déclaré. "Les prestations sociales préviennent également la précarisation", a ajouté la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS).
Le rapport social 2026 décrit le système de protection sociale du canton, qui se compose de prestations monétaires et non-monétaires (informations, accompagnement, coaching, etc), analyse et revisite la situation de la population vaudoise entre 2012 et 2022. Il évalue aussi les effets de la politique sociale et traite également les phénomènes de non-recours aux prestations sociales.
Niveau de vie en hausse
En analysant les types de ménage les plus courants dans la population - les personnes seules, les couples, les familles avec enfants, les femmes seules avec enfants et les seniors -, le rapport montre que le niveau de vie médian des Vaudois a progressé de 4,5% en termes réels entre 2012 et 2022.
Le niveau de vie médian des seniors s'améliore de +9%, celui des couples avec un ou deux enfants de +7,7% et celui des femmes seules avec un ou deux enfants de +4,1%. En revanche, le niveau de vie médian des personnes seules de moins de 65 ans diminue légèrement, de 1,4%.
Un socle nécessaire
Le rapport constate aussi que la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté, soit en dessous du minimum vital, a diminué, passant de 5% à 3,9% en dix ans. Cela représente quelque 30'000 personnes dans le canton.
Le document relève parallèlement qu'en 2022, le taux de pauvreté absolue serait près de trois fois plus élevé sans le versement des aides financières cantonales allouées en fonction des besoins et de la situation financière de la personne, à savoir 11,1%. Ces aides sont par exemple les PC (prestations complémentaires) Familles, les PC AVS/AI, les subsides à l'assurance-maladie, le revenu d'insertion ou encore les bourses d'études).
Avec le versement de prestations financières, le taux de pauvreté des femmes seules avec un ou deux enfants est ainsi passé de 10,3% en 2014 à 8,6% en 2022. Sans ce versement, ce taux aurait atteint 24,8% en 2014 et 25,9% en 2022. Pour les personnes de 65 ans et plus, le taux de pauvreté est passé de 2,2% en 2012 à 1,6% en 2022 avec versement de prestations financières. Sans ce versement, il se serait élevé à 11,1% en 2012 et 11,8% en 2022, note le rapport.
"Les aides ont donc un vrai impact. C'est un socle social essentiel, nécessaire", a insisté Mme Ruiz.
Comparé autres aides financières, l’effet des prestations complémentaires pour les familles a été le plus important entre 2012 et 2022. Elles permettent aux familles de compléter leur revenu et d’éviter de recourir à l’aide sociale. Depuis deux ans, le Canton propose un programme pour accompagner les familles. Le rapport montre qu’en 2024, un peu plus de trois quarts des ménages participants ont amélioré leur situation financière grâce au « coaching famille » comme l’explique Rebecca Ruiz, cheffe du Département de la santé et de l’action sociale.
Phénomène transitoire
Toujours entre 2012 et 2022, 58% des personnes qui font l'expérience de la pauvreté absolue ne connaissent qu'un épisode et restent dans cette situation durant une à deux années consécutives. La pauvreté absolue est donc le plus souvent un phénomène transitoire, a-t-il été souligné.
Les formes de pauvreté plus chroniques existent, mais sont bien moins répandues: 4,6% des personnes concernées ont été pauvres entre six et dix ans sur la même période. Près de 2% d'entre elles sont restées pauvres tout au long de la période.
Non-recours mesurés
Le rapport social 2026 s'est aussi intéressé aux phénomènes du non-recours aux aides et publie pour la première fois des chiffres. En 2022, 22% des ayants droit aux PC Familles, 25% aux subsides à l'assurance-maladie et 30% au revenu d'insertion n'en bénéficient pas. En 2020, le taux était de 23% pour les PC AVS/AI.
Le Canton de Vaud est le premier canton en Suisse ayant mis en place un instrument pour mesurer le non-recours et suivre son évolution. Et pour mieux comprendre les raisons du non-recours, le DSAS a mandaté l'Observatoire des précarités de la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL) pour mener une étude qualitative centrée sur de potentiels bénéficiaires du revenu d'insertion et de professionnels du secteur.
Elle révèle que le non-recours est souvent lié à de multiples facteurs à la fois individuels et structurels: la non-connaissance du revenu d'insertion et de ses modalités d'accès, la peur de la stigmatisation, le ressenti face aux contrôles jugés excessifs ou encore la charge administrative importante à assumer, surtout en cas de situations complexe.
Pour la cheffe du Département de la santé et de l’action sociale, les démarches mériteraient d’être davantage simplifiées.
KEYSTONE ATS & Sophie Vassutine
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