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"On adore ces matchs": le LHC remporte l'Acte VII à l'expérience
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Lausanne est dans le dernier carré! Les Lions ont validé leur ticket en remportant 6-2 l’Acte VII des quarts de finale face à Langnau. Une performance qui met les hommes de Geoff Ward sur les bons rails pour la suite de ces playoffs.
L'excitation était à son comble à Malley ce mardi. Lausanne et Langnau étaient en effet dos au mur avant le coup d'envoi. Car dimanche, les Emmentalois ont forcé le LHC à disputer un Acte VII décisif pour la qualification en demi-finales.
Si les Lausannois n’ont clairement pas montré leur meilleur visage deux jours auparavant, mardi, ils ont d'emblée fait comprendre à leurs adversaires que cette glace, c'était la savane. Et les rois de la savane, ce sont les Lions, pas les Tigres. Après avoir laissé par deux fois Langnau prendre l'avantage dans les premiers instants de la partie lors des Actes précédents, c'est Lausanne qui a débloqué le compteur. Joël Genazzi est passé derrière la cage pour renvoyer le puck vers l'avant. Dominik Kahun a tenté le tir. Stéphane Charlin a repoussé mais le puck est resté entre le gardien bernois et trois de ses coéquipiers. Théo Rochette, dans la mêlée, a profité de la confusion pour pousser au fond des filets (3e, assists: Kahun et Genazzi). Une action qui fait sourire Joël Genazzi. Même si, concrètement, c’est lui qui lance véritablement son équipe dans le match, il préfère donner du crédit au collectif.
Et cette expérience va en effet payer au fil du match. Deux grosses minutes plus tard, Damien Riat a doublé la mise. Le n°9 lausannois a tiré sur réception la passe d’Antti Suomela. Julian Schmutz est arrivé une fraction de seconde trop tard pour lui bloquer la fenêtre de tir (5e, assists: Suomela et Frick). Jusqu'à la fin du tiers, Lausanne a défendu son territoire et a gardé les Tigres quasi captifs. Le premier tir est arrivé à la 15e minute pour les Emmentalois. Kevin Pasche a repoussé sans soucis.
Un moment de doute?
Les Lions ont été plus chahutés en deuxième période. Ils ont dû reprendre le jeu avec un homme de moins sur la glace pendant 4 minutes. En cause, une pénalité franchement évitable de Gavin Bayreuther. En toute fin de tiers, le défenseur a donné un léger coup avec le bout du manche de sa crosse à un adversaire. Un geste inutile qui lui a valu d'aller s’asseoir en prison et qu'il aurait pu regretter. Car Langnau en a bien entendu profité pour réduire le score. Le tir de Vili Saarijärvi a transpercé Ken Jäger et Michael Raffl, touché le poteau et fini sa course dans les filets (23e. assists: Pesonen et Mäenalanen).
Droit derrière, ça a été au tour de Lausanne d'évoluer en supériorité numérique, sans succès. Les Lions qui n'ont pas connu plus de réussite à 5 contre 3 quelques instants plus tard malgré un tir sur la latte de Riat. La deuxième retentira sans que le score n’ait bougé.
Des buts en voici en voilà
Powerplay toujours aussi laborieux dans le dernier tiers. Les Lausannois ont manqué une occasion de creuser l'écart. Mais c’était pour mieux dérouler ensuite. Une poignée de secondes après le retour de Brian Zanetti sur la glace, les Lions inscrivaient le 3-1. Une action “pif-paf-pouf”. Jäger a gagné l’engagement, fait la passe sur le côté à Bozon qui a remis à Heldner à la ligne bleue. Plein centre, le défenseur a tiré une fusée faisant passer le puck entre les jambes de Charlin (44e, assists: Bozon et Jäger).
Les Lions ont (enfin) trouvé leur but en powerplay à la 50e. Bozon, en touchant légèrement le puck tiré par Jason Fuchs, a dévié la rondelle dans la cage (assists: Fuchs et Rochette).
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Le plein de confiance a définitivement été fait grâce à Damien Riat. Oublié alors qu'il se dirigeait droit sur le portier emmentalois, il a trompé Charlin qui a vu le puck glisser derrière lui (53e, assists: Oksanen et Sklenicka).
A 5min43 de la fin, Langnau a décidé de tenter le tout pour le tout en sortant son gardien. Les Bernois, qui bénéficiaient d'une pénalité lausannoise, se sont ainsi retrouvés à 6 contre 4. Et juste après l'engagement, Aleksi Saarela s'est frayé un chemin pour inscrire le 5-2 (55e, assist: Malone). Mais il était trop tard pour les Tigres qui ont craqué dans cette fin de match. Le coup final a été asséné par Théo Rochette, depuis la zone neutre, qui a envoyé le puck dans la cage vide (57e, assist: Marti).
"On to game 1"
Ce mardi, Lausanne a signé le match référence de la série. C’était en effet la meilleure performance sur sept rencontres. Qu’est-ce qui a fait la différence?
Le LHC ayant terminé à la première place du classement à la fin de la saison régulière, les attentes étaient élevées pour ce quart de finale. Pour la première fois, les Lausannois partaient vraiment favoris dans la série et certains se sont plu à rêver d’une qualification en quatre matchs, comme une lettre à la poste. Un narratif que balaie Joël Genazzi.
Les hommes de Geoff Ward ont en tout cas su rugir au bon moment. Joël Genazzi a évoqué l’expérience de la saison passée et la cohésion de groupe qui fait la force des Lausannois. Des ingrédients qui avaient peut-être manqué ou qui avaient été un peu oubliés durant ce quart de finale. Est-ce que cette situation où il n’y a plus le droit à l'erreur a eu l’effet d’un déclic dans le vestiaire?
Les Lausannois devront encore patienter 24 heures avant de connaître leur adversaire pour les demi-finales. Il s’agira de Fribourg ou de Davos. Le premier match de la série se jouera à Lausanne samedi 29 mars.
Hockey
La cinquième finale de Fribourg-Gottéron
Fribourg-Gottéron disputera dès samedi face à Davos la cinquième finale de play-off de son histoire en National League. Retour sur les quatre premières finales des Dragons, toutes perdues.
1992: Fribourg-Gottéron - Berne 2-3. La deuxième saison de l'ère Bykov-Khomutov sera-t-elle la bonne ? Vainqueurs de la saison régulière avec ses deux tsars à la baguette (87 points en 34 matches pour Slava Bykov, 79 en 35 parties pour Andrei Khomutov), les hommes du regretté coach Paul-André Cadieux doivent affronter l'ennemi bernois pour la première finale de l'histoire du club. L'issue est cruelle, avec une défaite 4-1 à St-Léonard face au "SCB" dans le match décisif d'une série où Gottéron était revenu de 0-2 à 2-2.
1993: Kloten - Fribourg-Gottéron 3-0. Les attentes n'ont pas changé autour du club du président Jean Martinet. Mais Gottéron doit se contenter d'une 2e place en phase qualificative, derrière Kloten. La troupe de Paul-André Cadieux défie d'ailleurs les Flyers, emmenés notamment par les internationaux suisses Reto Pavoni, Roman Wäger ou Felix Hollenstein, dans une finale alors toujours disputée en "best of 5". C'est la douche froide: la formation zurichoise, qui neutralise parfaitement le duo Bykov-Khomutov, s'impose 3-0.
1994: Fribourg-Gottéron - Kloten 1-3. Comme on se retrouve! Gottéron et Kloten sont toujours les deux meilleures équipes du championnat, et les hommes de Paul-André Cadieux devancent cette fois-ci ceux du Suédois Conny Evensson en saison régulière. Bykov (32 points en 11 matches de play-off !) et Khomutov (25 points dans ces séries finales) sont au sommet de leur art. Mais cela ne suffit pas en finale: battu deux fois à St-Léonard, Fribourg s'incline cette fois-ci en quatre matches, payant cash les bourdes de son portier Dino Stecher dans un acte IV qui aurait pu tout changer.
2013: Fribourg-Gottéron - Berne 2-4. Dix-neuf ans après, Gottéron retrouve enfin les joies d'une finale, avec Hans Kossmann à la bande. C'est à nouveau le CP Berne qui se dresse sur la route des Dragons, lesquels ont l'avantage de la glace après avoir remporté la phase préliminaire. Le soufflé retombe vite: battu d'entrée à St-Léonard, Fribourg se retrouve pour la troisième fois mené 0-2 dans une finale. Le HCFG recolle certes à 2-2, mais rate son match 5 à domicile (0-3 à la 31e). Pas de suspense non plus à Berne lors de l'acte VI, les Ours menant alors 3-0 à la 33e.
2026: Davos - Fribourg-Gottéron x-x. L'heure de la revanche a-t-elle sonné pour le futur retraité Julien Sprunger, 13 ans après sa première finale ? Absent sur blessure lors du match 4 face à Genève-Servette, le no 86 des Dragons est prêt à tout donner pour conclure en beauté une carrière entièrement dédiée à son club de coeur. Son équipe retrouve son rôle favori d'outsider, face à des Davosiens impressionnants tout au long de saison. La série s'annonce équilibrée: chacun des deux finalistes a remporté les deux confrontations directes livrées à domicile en championnat régulier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Equipe de Suisse: Deux tests face à la Slovaquie pour commencer
Au lendemain du licenciement de son sélectionneur Patrick Fischer, l'équipe de Suisse entame en Slovaquie la préparation du championnat du monde qu'elle jouera à domicile du 15 au 31 mai.
La Suisse dispute ses deux premiers matches du printemps jeudi et vendredi à Topolcany (à 16h30), face à la Slovaquie. Les hockeyeurs à croix blanche évolueront sous les ordres de Jan Cadieux, propulsé sélectionneur plus tôt que prévu après le licenciement de Fischer mercredi soir. Le Zougois a été démis de ses fonctions par la Fédération deux jours après la révélation de son certificat Covid falsifié.
Malgré cette tourmente, Jan Cadieux peut déjà compter sur plusieurs joueurs expérimentés (Leonardo Genoni, Tristan Scherwey, Romain Löffel, Gaëtan Haas, Ken Jäger ou Grégory Hofmann). Mais ni ceux jouant au sein des équipes demi-finalistes des play-off de National League, ni ceux évoluant en NHL ne sont pour l'heure de la partie.
Les places seront donc chères au sein d'une équipe qui sera forcément ambitieuse après s'être parée d'argent lors des deux derniers Championnats du monde. Les sélectionnés de la première heure devront se mettre en évidence en Slovaquie déjà pour espérer poursuivre la préparation à Bienne la semaine prochaine.
Mais certains sont avant tout là pour acquérir de l'expérience, comme les deux néophytes Niklas Blessing (19 ans) ou Miles Müller (21 ans). Le défenseur de Bienne et l'attaquant d'Ambri-Piotta n'osent certainement pas revendiquer une place au championnat du monde, même si Jan Cadieux pourrait réserver l'une ou l'autre surprise pour son premier tournoi à la tête de l'équipe de Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Patrick Fischer licencié à un mois du Mondial
Patrick Fischer n'est plus le sélectionneur de l'équipe de Suisse. Swiss Ice Hockey a annoncé mercredi le licenciement du Zougois, dans la tourmente depuis la révélation de son faux certificat Covid.
La pression était devenue trop forte. Alors qu'elle avait publiquement soutenu Patrick Fischer lundi soir lorsque l'affaire a éclaté, la fédération suisse a finalement décidé de se séparer de son sélectionneur deux jours plus tard.
"Si l'affaire est close juridiquement, elle a toutefois déclenché un débat public portant sur les valeurs et la confiance, que la Fédération prend très au sérieux. Dans l'optique actuelle, notre évaluation initiale était trop réductrice. Il est question ici de valeurs et de respect, des points centraux qui n'ont pas été appliqués par Patrick Fischer en 2022", déclare le président de Swiss Ice Hockey Urs Kessler dans un communiqué.
Jan Cadieux lui succède
Dans une vidéo publié sur ses réseaux sociaux lundi, Patrick Fischer a expliqué être entré en Chine en 2022 pour les Jeux olympiques à l'aide d'un faux certificat Covid. Le soir, la SRF a révélé que l'entraîneur de 50 ans avait été condamné en 2023 par ordonnance pénale pour faux dans les titres à une amende de 38'910 francs.
"La Fédération tient à remercier Patrick Fischer pour ses indéniables grands succès", a ajouté Urs Kessler. "Sous sa direction, l'équipe de Suisse a connu un développement continu pendant plus d'une décennie, est passée de la 8e à la 2e place au classement mondial et a remporté trois médailles d'argent (réd: 2018, 2024 et 2025."
C'est donc Jan Cadieux, son successeur annoncé depuis décembre, qui lui succède à la tête de la sélection. L'ancien coach à succès de Genève-Servette, qui entraîne les M20 suisses et assistait Patrick Fischer depuis un an, devait prendre les commandes à l'issue du Mondial en Suisse (15-31 mai). C'est désormais lui qui tâchera d'amener la Suisse à un premier titre mondial.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Genève a été trop généreux en défense
La saison de Genève-Servette a pris fin dimanche soir à Fribourg au terme d'un acte V des demi-finales des play-off de National League où les Aigles ont fait trop de cadeaux.
Selon le directeur sportif grenat, Marc Gautschi, trop peu de Genevois ont joué à leur niveau.
Dans les couloirs de St-Léonard, les Genevois passent devant la presse la mine basse. De la déception, forcément, et des regrets, évidemment. Les deux staff se serrent la main et les Genevois souhaitent tout le meilleur à leur adversaire.
Puis le directeur sportif Marc Gautschi se présente afin de tirer un premier bilan de cette saison. “Je ne pense pas que l'on mérite d'aller en finale après ces prestations en demi-finale, reconnaît l'ancien défenseur. Je ne pense pas que Fribourg a fait quelque chose de fou. Nous avons eu une chance de passer, mais nous n'avons pas joué notre meilleur hockey. Fribourg a été plus intelligent en attendant nos erreurs.”
On sait que le hockey est un jeu d'erreurs et cette série romande nous l'a effectivement bien rappelé. Lors de ce cinquième acte, les Genevois ont offert bien trop de cadeaux aux Dragons. Noël avant (ou après) l'heure. Difficile dans ces conditions de prétendre à davantage. Les quatre premières réussites fribourgeoises furent le résultat de grossières fautes genevoises.
Trop peu de surperformances
Après un départ chaotique et deux immenses défaites contre Lausanne (11-0) et Bienne (8-0), les Genevois ont pris un virage différent en remplaçant Yorick Treille par Ville Peltonen. Sous la direction du Finlandais, les choses sont rentrées dans l'ordre et Genève a terminé la saison régulière à la 3e place.
“Evidemment, vous gardez à l'esprit ces grosses défaites sous la direction de Yorick Treille, mais à la moyenne de points on était quand même dans le top 6. Je peux dire que l'on a commencé bizarrement. Je pense que si tu veux aller au titre, tu as besoin que les trois quarts de l'équipe jouent au-dessus de leur potentiel", souligne Gautschi.
"De notre côté, je pense qu'à part Simas Ignatavicius, personne n'a surpassé les attentes. Soit ils étaient au niveau, soit en dessous. Surtout en play-off. Le Coultre et Verboon ont augmenté leur niveau en séries, mais cela n'a pas suffi. A Fribourg, je pense que quatre à six joueurs ont eu la meilleure saison de leur carrière, et juste avec ça tu vas assez loin”, poursuit-il.
Dans les rangs servettiens, on a également mis l'emphase sur l'importance d'une première ligne 100% Suomi qui a tiré l'équipe vers le haut. Markus Granlund a fini meilleur compteur de la saison régulière avec 54 points. Jesse Puljujärvi (52) et Sakari Manninen (45) ont eux aussi terminé dans le top 6. L'importance s'est toutefois transformée en dépendance, et les autres attaquants n'ont pas su se mettre au diapason.
“On va être clair, on dispose des meilleurs étrangers de la ligue et au final on est là en grande partie grâce à eux, explique encore Marc Gautschi. En play-off, on le sait bien, ce sont les joueurs de troisième et quatrième lignes qui font la différence. Bertschy joue très bien en ce moment, Biasca aussi, Schmid est blessé mais il a connu une belle saison et Berra a été élu meilleur gardien de la saison. Les joueurs suisses ont fait la différence pour Gottéron.”
Richard a manqué
Sans chercher d'excuse, l'architecte des Grenat a tout de même rappelé que les Aigles ont dû composer sans Tanner Richard pendant toute la saison. “C'était notre centre numéro 2 et j'étais persuadé qu'il allait rebondir en jouant avec les étrangers et inscrire pas mal de points. Alors il a fallu trouver d'autres solutions sur la 2e ou la 3e ligne", rappelle-t-il.
"Avec les noms et la qualité des joueurs à notre disposition, nous avons pris beaucoup trop de buts. Et je ne parle pas de Charlin (Stéphane, le gardien). Défensivement, nous n'étions pas au taquet. Nous avons encaissé trop de buts en box-play. Nous avons accumulé les erreurs. Après, bien sûr que les joueurs suisses qui peuvent inscrire 30 ou 40 points sont rares sur le marché et très recherchés. Et c'est ce qui nous manque un peu.”
Est-ce à dire que c'est vers ces perles rares que le directeur sportif genevois espère se tourner? “Nous avons signé des joueurs que nous allons annoncer d'ici quelques semaines, conclut Gautschi. Et les opportunités existent toujours. Des clubs ne sont peut-être pas heureux avec leur effectif actuel, alors on pourrait se parler au téléphone. Après, ils ne répondent pas toujours quand ils voient mon numéro, parce qu'ils commencent à me connaître", sourit-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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