Rejoignez-nous

Vaud

Pour des protections hygiéniques gratuites dans certains lieux

Publié

,

le

VVerra-t-on un jour des distributeurs de protections hygiéniques pour les femmes dans les écoles et administrations vaudoises? Le Conseil d'Etat va étudier la question. (©KEYSTONE/AP/TIMUR EMEK)

Le Grand Conseil vaudois s'est montré favorable à la distribution de protections hygiéniques relatives aux règles - serviettes, tampons, etc - en libre accès dans les écoles et l'administration cantonales. Après un long débat, ils ont accepté de renvoyer au gouvernement un postulat socialiste qui va mener une réflexion à ce sujet, notamment via des projets pilotes.

Le texte de la députée Muriel Thalmann (PS) demande au Conseil d'Etat d'envisager le libre accès et la gratuité dans les écoles du canton. Il souhaite aussi la mise à disposition systématique de protections hygiéniques gratuites et en libre accès dans toutes les toilettes des bâtiments de l'Etat fréquentés par des populations dites vulnérables (hôpitaux, centres d’accueil et de prise en charge de personnes migrantes et/ou précaires, prisons, etc).

Enfin, troisième point, le postulat demande la mise à disposition systématique de protections hygiéniques en libre accès sous la forme de distributeurs, au prix coûtant, dans les toilettes des bâtiments cantonaux et des établissements publics.

Commission divisée

Avant que le texte ne soit renvoyé au Conseil d'Etat, à quelques voix près, le débat gauche-droite a été assez long et nourri, occupant une bonne partie de la matinée. La commission qui s'est penchée sur le postulat était elle-même divisée.

Pour la majorité de celle-ci, ne pas avoir accès à des protections hygiéniques au bon moment ou en quantité suffisante peut avoir des conséquences dramatiques pour les personnes concernées: "atteinte à la dignité, atteinte à la santé, voire même exclusion sociale, certaines personnes renonçant à aller à l'école ou au travail".

Cette problématique est donc à la source d'inégalités économiques, sociales et sanitaires, aussi dans le canton de Vaud, qu'il convient donc de traiter, selon elle. "Il s'agit aussi de lever un tabou sur les règles", ont par la suite relevé plusieurs députées, surtout de gauche.

"Précarité menstruelle"

La postulante a aussi rappelé que l'achat de produits menstruels peut représenter une dépense considérable dans un budget serré. Elle cite une enquête en 2020 de la RTS qui estimait qu'une femme dépense, en moyenne, plus de 2300 francs sur toute une vie pour la seule acquisition de produits hygiéniques, voire plus de 4500 francs si l'on tient compte de toutes les dépenses liées à la menstruation. Des députées ont d'ailleurs affirmé qu'il fallait lutter contre la "précarité menstruelle".

Une minorité de la commission s'est, elle, montrée plus sceptique. Pour la PLR Florence Gross, le postulat "va trop loin". Elle a critiqué son côté "fourre-tout" et des "mesures arrosoir". Elle a plaidé pour la responsabilisation, la sensibilisation et l'éducation et non pour une généralisation de la distribution.

Et cela a été en grande partie la teneur des débats de l'hémicycle, où ce sont clairement les femmes qui ont le plus pris la parole. A gauche, plusieurs parlementaires ont fait part d'expériences gênantes ou douloureuses lorsqu'elles étaient adolescentes. "La réponse de l'école est toujours insuffisante", a dit l'une d'elles.

A droite, plusieurs députées ont relevé que ce n'était pas à l'Etat de prendre en charge un sujet aussi "personnel" et "intime". Certaines ont plaidé pour la "responsabilité individuelle" par opposition à une "déresponsabilisation", notamment des jeunes. "La généralisation de la distribution n'aura aucun impact et ne brisera pas le tabou des menstruations", a encore dit Mme Gross.

Evaluation prévue du Conseil d'Etat

De son côté, la présidente du gouvernement Nuria Gorrite a affirmé que le conseil d'Etat reconnaissait la "pertinence" de la question et que ce postulat offrait un "bon outil pour l'utilité de mener une réflexion car il s'agit d'une problématique au croisement de l'égalité homme-femme, de la santé publique et de l'éducation".

Le Conseil d'Etat va procéder à une évaluation en lançant des projets pilotes dans des écoles et bâtiments cantonaux. Il a déjà estimé à environ 1000 francs le coût d'un distributeur et entre 800 et 1000 francs sa recharge annuelle. "L'enjeu central n'est donc pas une question de finance publique", a souligné Mme Gorrite.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Le SLO condamne les incidents survenus après sa demi-finale

Publié

le

Certains supporters des Sauterelles s'en sont pris à leurs joueurs et aux infrastructures de la Pontaise, à la suite de leur élimination en demi-finale de la Coupe de Suisse samedi. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Stade Lausanne-Ouchy a réagi à la suite des incidents survenus après sa demi-finale de Coupe de Suisse. Dans un communiqué, le club vaudois dénonce le comportement de certains supporters de GC.

"Alors que cette rencontre devait être une fête du football, réunissant familles, enfants et passionnés, des comportements graves et inacceptables ont été constatés de la part de certains groupes de supporters du Grasshopper Club Zürich", déplore le SLO.

Les Stadistes confirment notamment "la mise en danger de spectateurs, des tentatives d'intrusion, des dégradations matérielles importantes, des bâches incendiées, des sièges brûlés et détruits, ainsi que des vols, notamment des caisses de buvettes.

Le Stade Lausanne-Ouchy condamne ces "agissements totalement inacceptables" et affirme que le club "collaborera pleinement avec les autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur ces incidents, que les auteurs soient identifiés et que les responsabilités soient établies."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Football

Yverdon n'a pas cru au miracle face à Saint-Gall

Publié

le

Yverdon Sport n'a pas fait le poids face à Saint-Gall. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Pas de nouveau miracle en Coupe de Suisse pour Yverdon Sport. Les Nord-Vaudois n'ont pu que constater la différence de niveau qui les sépare de Saint-Gall.

Contre une équipe invaincue depuis 14 matches, la tâche s'annonçait ardue pour la formation de Challenge League. Le club nord-vaudois a craqué après six minutes seulement face au rouleau compresseur saint-gallois.

Le technicien zougois d'YS a admis que la première période avait été particulièrement difficile: "L'équipe s'est bien adaptée en seconde mi-temps. Nous nous sommes même procuré une jolie occasion", a-t-il indiqué en faisant référence à l'occasion de Fabio Saiz peu avant l'heure de jeu. "Au final, il nous a manqué des buts", s'est désolé le coach, démuni.

Pas de regrets, mais de la déception pour Saiz

Sans solution en première période, les Yverdonnois ont relevé la tête en deuxième mi-temps, sans parvenir à faire basculer la rencontre. "Saint-Gall a pratiqué un jeu très vertical, a indiqué Andermatt en zone mixte. On a tout essayé durant 90 minutes, mais nous avons dû nous avouer vaincu."

Arrivé en provenance de Neuchâtel Xamax à la mi-février, Saiz a fait frémir le public du Stade Municipal peu avant l'heure de jeu, lorsqu'Antonio Marchesano lui a délivré un magnifique centre. "Je la voyais au fond, malheureusement mon tir a manqué le cadre de quelques centimètres. Sur l'ensemble de la rencontre, nous n'avons pas de regrets, mais il y a de la déception, forcément", a indiqué le milieu de terrain de 25 ans.

Vogt ne veut pas "sous-estimer" le SLO

Auteur du 2-0, Alessandro Vogt se réjouit déjà de disputer la finale avec ses coéquipiers. "Mon prochain objectif est de soulever la Coupe. Nous ne devons cependant pas sous-estimer Stade Lausanne-Ouchy et garder notre concentration", a tempéré celui qui rejoindra Hoffenheim et la Bundesliga au terme de la saison.

Dans le vestiaire attenant à la zone mixte, la qualification saint-galloise a été fêtée avec une trentaine de pizzas, livrées environ un quart d'heure après le coup de sifflet final. Une temporalité qui laisse songeur quant au moment choisi par le staff alémanique pour passer commande...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

A Vevey, une journée pour promouvoir la mobilité douce

Publié

le

La traditionnelle Bourse aux vélos de Pro Vélo Riviera se tiendra sous la Grenette (image prétexte). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Bourse aux vélos, Pedibus, vélopartage ou autopartage: la ville de Vevey organise samedi 25 avril une nouvelle édition de la Journée des mobilités. L'occasion de mettre en lumière des alternatives durables, accessibles et innovantes pour tous les déplacements.

De 09h00 à 14h00, le public pourra se familiariser avec des solutions concrètes de mobilité douce ou partagée. La partie nord de la place du Marché accueillera plusieurs stands, dont celui d'un artiste peintre à vélo et celui d'une créatrice de sacoches de vélos recyclées.

Il sera possible de découvrir les subventions mises en place par la Ville ainsi que le service de livraison de courses à domicile Dring Dring, qui est gratuit pour les Veveysans. Le Pedibus - qui encourage à aller à l'école à pied - présentera ses activités et mettra à disposition une table de dessins pour les enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Nyon: enquête sur l'impact du bruit causé par les corbeaux

Publié

le

Une étude à Nyon doit documenter l'impact sonore des corbeaux freux sur la population (image d'illustration). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Nyon veut mieux comprendre les désagréments subis par sa population à cause du bruit généré par les corbeaux freux. Une enquête d'Unisanté a été lancée la semaine dernière et se prolongera jusqu'à début mai.

Le corbeau freux vit en colonies dans plusieurs secteurs de la ville et se manifeste bruyamment, surtout au printemps durant la période de nidification. L'enquête vise à "documenter la gêne ressentie par les habitantes et habitants concernés, ainsi que les effets possibles du bruit extérieur sur la qualité de vie, le sommeil et la santé", indique la Ville de Nyon sur son site internet.

La population est invitée à répondre à un questionnaire, que les personnes se sentent incommodées ou non. L'objectif consiste à donner "une image fidèle de la situation" pour comprendre "les effets concrets de ces bruits saisonniers sur la population, afin de rechercher des réponses proportionnées, fondées sur des faits et compatibles avec les enjeux de biodiversité en milieu urbain", poursuit la Ville, évoquant une démarche scientifique inédite.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Capricorne

Un souci domestique revient sur le devant de la scène, et même si ça vous « casse les pieds », vous savez que ça doit être résolu !

Les Sujets à la Une