Rejoignez-nous

Vaud

Première: les partis vaudois dévoilent leurs comptes de campagne

Publié

,

le

La publication des comptes de campagne est une première dans le canton de Vaud (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pour la première fois, les partis vaudois publient leurs comptes de campagne et l'identité de leurs gros donateurs après les élections cantonales du printemps, qui ont vu la droite reprendre la majorité. Le PLR a bénéficié, de loin, du plus gros budget, devant le PS.

Depuis janvier, la nouvelle loi vaudoise sur l'exercice des droits politiques instaure plus de transparence dans le financement des campagnes et des partis. Le budget de campagne pour une votation doit désormais être publié avant un scrutin. Pour une élection, comme celle de ce printemps, ainsi que pour les dons de plus de 5000 francs, la transmission aux autorités doit intervenir au plus tard 60 jours après la votation.

Le canton a publié mercredi sur son site internet - visible par tous - les chiffres fournis par les partis après les élections du printemps. Le Bureau électoral cantonal a procédé à un contrôle qui portait sur le respect des délais, la régularité ou encore la plausibilité des informations transmises.

Pas de contrôle approfondi

Durant trois semaines, il y a eu passablement d'allers et retours entre les partis et le Bureau. "Il a fallu reprendre certains éléments pour qu'il y ait une cohérence, une comparabilité. Il fallait que les bons montants soient placés au bon endroit", a expliqué mercredi à Keystone-ATS Vincent Duvoisin, du Bureau électoral cantonal.

Il précise que ses services n'ont pas vérifié si les chiffres transmis correspondent à la réalité. "La loi ne nous donne pas cette tâche, ni cette compétence. Nous n'avons aucun pouvoir d'investigation", a-t-il précisé.

Malgré l'effort de mise en cohérence, les résultats sont bruts et disparates. Les chiffres de certains partis, surtout à gauche, incluent l'élection au Conseil d'Etat et au Grand Conseil. PLR et UDC donnent des chiffres séparés pour les campagnes personnelles de leurs candidats au gouvernement. Pour le Grand Conseil, les chiffres sont donnés par district, parfois par candidat.

Au final, il apparaît que le PLR, qui compte le plus d'élus au Grand Conseil, annonce un budget de plus de 910'000 francs, sans compter les campagnes personnelles de ses élus au Conseil d'Etat (Isabelle Moret 176'000 francs, Christelle Luisier 134'000 et Frédéric Borloz 102'000 francs) ni les sommes des districts (en gros plus de 330'000 francs).

Le Parti socialiste (PSV), deuxième groupe du Parlement, annonce un budget de 408'000 francs pour le Conseil d'Etat et le Grand Conseil, et plus de 250'000 francs destinés aux districts (dont 98'000 francs à Lausanne). Les autres partis dévoilent des chiffres bien moindres.

Peu de gros donateurs

Les listes renseignant sur l'identité des donateurs sont nombreuses, mais peu fournies. La conseillère d'Etat Christelle Luisier y annonce les 67'930 francs donnés par le comité qui a organisé pour elle des repas de soutien. De nombreuses listes restent vides. Pour rappel, seuls les dons de plus de 5000 francs devaient être annoncés.

Contrairement à "certains mythes", cet exercice démontre que le PLR "est financé principalement par ses candidats, ses membres et le tissu économique local", a réagi le parti dans un communiqué. Les seuls montants supérieurs à 5000 francs reçus par ses candidats au Conseil d'Etat relèvent d'une section PLR ou d'autofinancement.

La campagne a été financée par les contributions des candidats, par des dons de personnes physiques (don moyen de 100 francs représentant 70% des dons) et de PME (don moyen de 1430 francs représentant 30% des dons). Mais aussi par les provisions effectuées d'année en année en vue des campagnes et par des repas de soutien.

Sur le montant de 910'000 francs annoncés par le PLR Vaud, "grosso modo la moitié a servi pour la campagne au Conseil d'Etat", évalue Florence Bettschart-Narbel, vice-présidente du parti. Le parti a mis "un peu plus d'argent" dans cette campagne "car il y avait une chance de renverser la majorité de gauche", a-t-elle ajouté.

Disparité des moyens

Du côté des socialistes, on n'est pas surpris par "la disparité des moyens", a relevé Pierre Dessemontet. Le vice-président est "content" que ces chiffres soient publiés, mais leur analyse en profondeur reste à faire. "C'est un progrès dans la transparence, mais un progrès limité car on annonce les dons en passant par des comités et on ne sait pas ce qu'il y a derrière".

Le parti socialiste se finance essentiellement par les contributions de ses membres, a ajouté M. Dessemontet. Il précise qu'environ 80% des 408'000 francs annoncé par le PSV a servi pour la campagne au Conseil d'Etat. Pour rappel, les socialistes ont perdu un siège lors de l'élection. La sortante Cesla Amarelle n'a pas été réélue, alors que Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz rempilent pour cinq ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

Les gens du voyage ont quitté le terrain d'Y-Parc à Yverdon

Publié

le

Les gens du voyage s'étaient installés le 8 mars dernier sur un terrain à Yverdon-les-Bains (archives). (© Keystone/LAURENT MERLET)

Menacés par une procédure d’expulsion par la Municipalité d'Yverdon-les-bains (VD), les gens du voyage ont finalement quitté jeudi le terrain d'Y-Parc qu'ils occupaient depuis début mars. Cette communauté n'avait pas respecté le délai de départ fixé à vendredi dernier et une soixantaine de caravanes stationnaient encore sur les lieux.

"Au vu de la procédure judiciaire d'expulsion engagée par la Ville, les représentants des gens du voyage qui s'étaient installés depuis le 8 mars dernier sur un terrain à la rue de l'Innovation, en bordure du parc scientifique et technologique d'Y-Parc, ont pris la décision de quitter les lieux. La majeure partie des résidents sont ainsi partis en petits groupes dans différentes directions", a indiqué jeudi la Municipalité.

Interrogé par Keystone-ATS, le délégué cantonal pour les gens du voyage, Laurent Curchod, a indiqué que près de 30 caravanes étaient actuellement arrêtées sur un terrain communal à Morrens, mais que cela n'était en aucun cas une solution ni même provisoire. "Nous sommes en train de négocier avec eux. Le but est qu'ils partent rapidement et que l'on trouve un terrain autorisé", a-t-il dit.

Une procédure d'expulsion est d'ailleurs déjà en cours, selon M. Curchod. Les autres caravanes ayant quitté Yverdon étaient, elles, notamment sur une route non loin de Morrens, à sa connaissance.

Y-Parc: accès sécurisé

Dans le cadre de leur départ, la commune a exigé des occupants que le terrain soit rendu dans son état initial aux propriétaires. "D'après les constats qui ont pu être effectués sur le terrain, cette requête semble avoir été respectée par les gens du voyage", écrivent les autorités yverdonnoises.

"A la suite de cette expérience et aux difficultés similaires rencontrées ces dernières années, la Ville a pris des dispositions afin de sécuriser l'accès au site à la rue de l'Innovation à l'aide de blocs de béton, placés sur les chemins d’accès au terrain. Par cette démarche, elle souhaite éviter que de nouveaux campements s'y installent", poursuit le communiqué de la Ville.

Convention pas respectée

Pour rappel, la Ville et Police Nord Vaudois avaient tout mis en ½uvre afin de faire face au passage des gens du voyage à Yverdon, annoncé depuis des mois, dans les meilleures conditions possibles. Des négociations en collaboration avec la police cantonale et le délégué cantonal pour les gens du voyage avaient été entamées. Elles avaient débouché sur une proposition de convention, comprenant une autorisation d'installation pour 40 caravanes pour quatre semaines.

Cette convention n'avait finalement pas été respectée par les gens du voyage. Un jour après leur installation, le nombre de caravanes recensées avoisinait les 80 véhicules, soit bien au-delà du nombre prévu par le projet d'autorisation. Après le départ d'une quinzaine d'entre elles, 63 caravanes étaient toujours présentes.

Durant la durée de l'utilisation de l'espace mis à disposition, des incivilités et problématiques de gestion des déchets ont été constatées. Elles ont été dénoncées et réglées aux abords du camp. Les frais directs en lien avec la mise à disposition du terrain et ses infrastructures (eau, électricité, déchets, toilettes) seront pris en charge par les redevances encaissées directement auprès de la communauté et par un soutien exceptionnel du canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Isabelle Moret à Washington pour une mission économique

Publié

le

La conseillère d'Etat vaudoise en charge de l'économie, Isabelle Moret, va se rendre aux Etats-Unis la semaine prochaine pour une mission économique (archives). (© Keystone/GIAN EHRENZELLER)

La conseillère d'Etat vaudoise Isabelle Moret se rendra du 15 au 19 avril dans la capitale américaine Washington. Elle a été invitée à accompagner le conseiller fédéral Guy Parmelin en tant que cheffe du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP) et membre du comité de la Conférence des chefs des départements cantonaux de l'économie publique.

Le programme de la visite prévoit des rencontres avec des représentants d'entreprises suisses actives aux Etats-Unis et des visites d'entreprises oeuvrant dans les sciences, dont l'intelligence artificielle et les technologies aérospatiales, a indiqué le Canton dans un communiqué. La participation à cette mission permettra à Mme Moret d'échanger avec des représentants de la chambre de commerce américaine ainsi que des membres du Congrès, est-il précisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Cent ans de surréalisme au MCBA à Lausanne

Publié

le

La nouvelle exposition du MCBA, consacrée au surréalisme, s'ouvre sur une section dédiée aux échecs. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La saison surréaliste se poursuit au pôle muséal de Plateforme 10 à Lausanne. Après Photo Elysée et le mudac, c'est au tour du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) de célébrer les 100 ans de l'un des courants majeurs du 20e siècle.

A voir jusqu'au 25 août, cette exposition thématique - la première consacrée au surréalisme à Lausanne depuis 1987 - présente une soixantaine d'artistes actifs dans tous les domaines, de la peinture à la poésie en passant par la photographie, le collage, la sculpture ou la vidéo.

La première partie est consacrée aux figures historiques du mouvement, à commencer par Marcel Duchamp, figure récurrente de l'exposition. D'autres "stars" du mouvement sont présentes tout au long du parcours: André Breton évidemment, auteur du premier manifeste du surréalisme en 1924, mais aussi René Magritte, Max Ernst, Victor Brauner, Paul Eluard, Man Ray (également en vedette à Photo Elysée) et même Salvador Dali.

Cette partie historique est abordée "sous l'angle du jeu qui tient une place centrale au sein du surréalisme", explique Juri Steiner, directeur du MCBA et commissaire de l'exposition. Le jeu y est abordé sous "ses aspects créatifs et récréatifs, mais aussi poétiques et subversifs en opposition au travail", relève-t-il.

Echecs et jeux de cartes

L'exposition ouvre ainsi sur une section consacrée aux échecs, dont les surréalistes, Marcel Duchamp en tête, étaient friands. Un jeu qui correspond à "la révolution ludique et cérébrale" voulue par ces artistes, souligne Juri Steiner. "Jeu de Marseille" - une variante surréaliste du jeu de cartes -, dés et autres "cadavres exquis" figurent également parmi les jeux qui ont inspiré les artistes de ce mouvement, et servent de fil rouge à l'exposition du MCBA. Celle-ci s'intitule d'ailleurs "Surréalisme. Le Grand Jeu", du nom aussi d'une revue des années 1920.

Les thèmes chers aux surréalistes sont présents tout au long du parcours avec des sections intitulées "Un monde en métamorphose", "Esotérisme", "Les mystères de l'occulte", "Au-delà de la figuration", "Les voix du silence" ou encore "Ambivalence du désir".

La scénographie est volontairement "très classique", note Juri Steiner. Après le "spectaculaire" de la précédente exposition consacrée à l'art immersif, "l'idée était de ne pas en faire trop, de laisser parler les oeuvres", explique-t-il.

Relève surréaliste

La seconde partie de l'exposition, un étage au-dessus, donne la parole à huit jeunes artistes contemporains. Sans verser dans le néo-surréalisme, ils continuent d'interroger "la frontière entre le visible et l'invisible", de chercher "de nouvelles formes et de nouveaux mots pour décrire un monde en crise", indique Pierre-Henri Foulon, l'autre commissaire de l'exposition.

Des "résonances" surgissent aussi entre les deux étages de l'exposition. Par exemple autour de la figure d'Elise Müller - également connue sous le nom d'Hélène Smith -, une médium et artiste genevoise qui a inspiré de nombreuses figures du surréalisme au siècle dernier. Au MCBA, la vie et les visions d'Elise Müller figurent au coeur du travail de deux artistes romands, la Lausannoise Maëlle Gross et le Genevois Tristan Bartolini.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

A Yverdon, des radars qui affichent le montant de l'amende

Publié

le

Les radars permettent également d'analyser les vitesses enregistrées afin de cibler les heures comprenant un taux d'infractions élevé. (© Police du Nord vaudois (PNV))

Des radars qui affichent directement le montant de l'amende, à titre indicatif: c'est la nouvelle idée "pédagogique" de la Police du Nord vaudois (PNV) à Yverdon-les-Bains. Cette phase de test a été récemment lancée dans une optique de prévention et de sécurité routière, a indiqué jeudi la Ville dans un communiqué.

La PNV a enregistré une augmentation de plus de 20% des infractions de vitesse, en passant de 27'118 infractions en 2022 à 32'647 en 2023, sur plus d'un demi-million de véhicules contrôlés chaque année, écrit la Municipalité yverdonnoise. Cette hausse des vitesses constatées n'est pas en lien avec une augmentation des moyens de répression, souligne-t-elle.

Afin d'agir sur la prévention, les nouveaux radars pédagogiques informent à la fois les conducteurs sur leur vitesse mais donc aussi sur la somme de l'amende à laquelle les contrevenants seraient exposés en cas de sanction effective. Ces radars, acquis auprès de la société NéoSicura, basée à Morges, permettent également d'analyser les vitesses enregistrées afin de cibler les heures comprenant un taux d'infractions élevé, précise la Ville.

"Avec ces nouveaux radars, PNV capitalise sur une prévention qui parle davantage aux conducteurs qu'un simple émoticône souriant ou mécontent, en visualisant, en valeur monétaire, le montant de l'amende d'ordre dont le contrevenant aurait dû s'acquitter en cas de contrôle répressif", expliquent les autorités de la cité thermale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Soyez vigilant ! Votre propension à dépenser au-delà de vos moyens risque de vous conduire à des difficultés financières difficilement gérables...

Les Sujets à la Une

X