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Vaud

Une loi-cadre pour les taxis vaudois

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La nouvelle loi veut donner un cadre à une profession précarisée (photo d'illustration). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a débuté l'examen de sa législation cantonale sur les taxis. Il veut donner un cadre à une profession malmenée par l'irruption d'Uber sur le marché. La gauche a échoué mardi à instaurer un examen d'entrée, comme à Genève.

La modification de la Loi sur l’exercice des activités économiques (LEAE) harmonise les conditions d’exercice des taxis et des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) et régule l’accès à la profession de chauffeur. La réforme fait suite à l’arrivée d’Uber sur le marché suisse et s'inspire en partie de la loi genevoise.

Autorisation cantonale

La nouvelle loi amène un "changement de paradigme important", a expliqué la socialiste Sonya Butera. Désormais, tous les chauffeurs devront être au bénéfice d'une autorisation cantonale, et ils devront s'annoncer auprès de la police du commerce. Impossible de s’improviser chauffeur sur le modèle d’Uberpop, par exemple.

Les députés ont voté l'entrée en matière à l'unanimité, soucieux d'offrir un cadre propice à une concurrence la plus loyale possible. A droite, on a défendu la liberté de commerce et une prise en compte mesurée des évolutions technologiques. "Il ne faut pas faire le procès d'Uber, un prestataire qui a donné un coup de pied dans le monde ronronnant des taxis", a dit Florence Bettschart (PLR).

Conditions de travail précaires

A gauche, on s'est soucié en priorité des conditions de travail précaires dans la profession et du respect du paiement des charges sociales. "Aujourd'hui encore, il y a des salaires de l'ordre de 10 francs par heure", a dénoncé Arnaud Bouverat (PS).

Quelques points de la loi révisée ont été largement salués de part et d'autre de l'hémicycle. Les entreprises de transports devront par exemple avoir un siège en Suisse. Et tout conducteur de VTC devra arborer un signe distinctif, pour pouvoir être identifié et contrôlé par la police. Les taxis, eux, possèdent déjà un voyant lumineux.

Pas d'examen requis

A gauche, des élus du PS et d'Ensemble à Gauche ont averti qu'ils ne soutiendraient la loi en vote final que si certains amendements passent la rampe. Le premier d'entre eux concerne la formation et, en premier débat, il a été rejeté par 74 voix (PLR, UDC et Vert'libéraux) contre 60.

Cet amendement de Jean-Louis Radice (Alliance du Centre) souhaitait soumettre les chauffeurs à un examen attestant de leur compréhension du français ainsi que de certaines connaissances topographiques, légales et de conduite écologique. "Le métier de chauffeur doit être défendu comme un vrai métier. L'examen existe à Genève. Ce n'est rien de délirant", a plaidé le député Jean Tschopp (PS).

"Il n'est pas inutile d'avoir une formation basique. Elle est garante de qualité", a renchéri Marc Vuilleumier (Ensemble à Gauche).

Beaucoup trop loin

La droite du Parlement n'a pas partagé ce point de vue, parlant de proposition "irréelle". "On va au-delà de ce qui est nécessaire pour le bon exercice de cette profession", a estimé Mathieu Blanc (PLR).

"Il faut trouver un juste équilibre", a relevé le conseiller d'Etat Philippe Leuba. Cette exigence de formation va "beaucoup trop loin" et risque d'exclure de la profession tout un pan de la population.

Echanges vifs

Cette position a fait bondir le socialiste Arnaud Bouverat qui a parlé de "mépris". "Les chauffeurs en ont marre qu'on parle de manière négative de leur métier. Ils cherchent une reconnaissance minimale. Une formation et un examen sont utiles. Pour beaucoup de personnes, c'est un tremplin pour l'intégration", a-t-il dit.

"L'intégration passe par l'accès au monde du travail", a répliqué Philippe Leuba. "Il n'y a pas de mépris de la profession".

Contrôles sur le terrain

L'examen de la loi en premier débat se poursuivra mardi prochain. Au menu notamment la question des contrôles sur le terrain, jugés insuffisants à gauche. "Aucun poste de policier n'est prévu. Sans moyens de contrôle, cette loi sera une coquille vide", a averti Jean Tschopp (PS).

Le député réclame aussi la création d'une commission consultative, afin que la mise en oeuvre de la loi se fasse avec les acteurs du terrain. Enfin, il veut que la nouvelle procédure d'autorisation soit appliquée dans un délai d'un an après l'entrée en vigueur de la loi, et non de deux ans. Le débat est loin d'être terminé.

 

(KEYSTONE-ATS)

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Culture

Une 9e édition de folie pour Bibliotopia à la Fondation Michalski

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La folie sera le thème central de la 9e édition du festival Bibliotopia à la Fondation Jan Michalski à Montricher (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Fondation Jan Michalski organise dès vendredi prochain la 9e édition du festival Bibliotopia. Une quinzaine d'écrivains suisses et surtout internationaux sont attendus durant trois jours à Montricher (VD) pour un week-end des littératures autour du monde. Cette année, le thème tourne autour de la folie.

"Douce ou furieuse, douloureuse, perturbatrice ou transformatrice, subversive ou systémique, la folie dans ses multiples sens questionne ce qui déraisonne, déraille et déroge aux normes sociales. Sa perception varie de cultures en époques", écrivent les responsables du festival.

Les écrivains invités tenteront de répondre à plusieurs questions. Comment la littérature représente-t-elle les failles de nos vies intérieures? Quelle place fait-elle aux vulnérabilités de notre santé psychique, aux étrangetés et aux états extrêmes? Que signifie basculer en dehors du réel?

Ou encore: les récits peuvent-ils contribuer à déconstruire les processus de stigmatisation et d'ostracisation qui touchent celles et ceux qui traversent une maladie mentale? Et si la folie était aussi un outil de résistance face à un ordre social qui dysfonctionne, qui marginalise et exclut?

Du 29 au 31 mai, le public pourra compter sur la présence de Lisa Appignanesi, Najwa Barakat, Mircea Cărtărescu, Horatio Clare, Patrick Lemoine, Rosa Montero, Philippa Motte, Lucienne Peiry, Witold Szablowski, Michel Thévoz, David Thomas, Claire Touzard, Olivier Vonlanthen, Antoine Wauters ou encore Adèle Yon. Ils s'exprimeront lors de rencontres croisées ou d'entretiens.

www.fondation-janmichalski.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Hommage à un forgeron et ses sonnailles décorées à Château-d'Oex

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Certaines sonnailles signées Paul Morier accompagnent chaque été les troupeaux (Image prétexte). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Musée du Pays-d'Enhaut et Centre suisse du papier découpé à Château-d'Oex (VD) rend hommage au forgeron damounais Paul Morier (1890-1961). Une septantaine de ses sonnailles décorées de gravures sont à découvrir dès le 30 mai et jusqu'au 31 octobre prochain.

Ses créations seront à admirer dans la partie "Art et Traditions" du bâtiment du musée, en parallèle à la collection de l'Association suisse du papier découpé. "C'est la première fois qu'une exposition est consacrée à ce forgeron de renom", relève Marina Andres, conservatrice et l'une des responsables de l'exposition.

"Non seulement il a contribué à remettre au goût du jour les sonnailles en tôle d'acier forgée, mais il a eu l'idée de personnaliser une partie de sa production avec des décorations gravées en lien avec des événements particuliers", explique-t-elle, citée dans un communiqué du musée.

"Montagnard au grand c½ur"

En collaboration avec Olivier Grandjean, responsable de la Maison de la cloche & de la mémoire populaire à Juriens, un appel a été lancé l'année dernière, lequel a permis de réunir 73 sonnailles réalisées par Paul Morier et ses collaborateurs, est-il précisé.

Mises à disposition par des collectionneurs passionnés issus pour beaucoup du monde paysan, ces "pièces uniques", dont certaines accompagnent encore chaque été les troupeaux, racontent "un savoir-faire exceptionnel". "Elles invitent non seulement à un voyage au coeur des traditions, mais dévoilent aussi tout un pan de l'histoire de la communauté, de ses institutions et groupements associatifs", soulignent les responsables du musée de Château-d'Oex.

Actif au début du 20e siècle dans son atelier de Rossinière, Paul Morier a poursuivi son oeuvre à Missy, puis à Morges. Le forgeron est resté néanmoins très attaché à sa région natale, comme en témoignent ses sonnailles, souvent offertes par leur créateur en soutien à des institutions et sociétés locales. Une générosité qui lui a valu, par ailleurs, le surnom de "montagnard au grand c½ur".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

TF: une amende fiscale de plusieurs millions contre Pierin Vincenz

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Le Tribunal fédéral a récemment rejeté un recours de Pierin Vincenz contre un jugement du Tribunal cantonal d’Appenzell Rhodes-Extérieures (image d'archive). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’ancien patron de la Raiffeisen, Pierin Vincenz, devra payer une amende d’un peu moins d’un million de francs pour soustraction fiscale. Début mai, le Tribunal fédéral a rejeté un recours déposé contre cette sanction, confirmant un jugement du Tribunal cantonal (AR).

La SonntagsZeitung a révélé en premier que l’ancien dirigeant de Raiffeisen devait s’acquitter d’une amende de près d’un million de francs pour soustraction fiscale. Un arrêt du Tribunal fédéral daté du 1er mai 2026 a également été consulté par l’agence de presse Keystone-ATS.

En avril 2025, le Tribunal cantonal d’Appenzell Rhodes-Extérieures (AR) avait estimé que Pierin Vincenz n’avait pas correctement déclaré 3,4 millions de francs entre 2012 et 2015 et lui avait infligé une amende de 980'000 francs pour soustraction fiscale. M.Vincenz avait contesté ce jugement, mais le Tribunal fédéral a rejeté son recours début mai. Les frais de justice, d’un montant de 12'500 francs, devront également être pris en charge par l’ancien banquier.

La procédure fiscale engagée par les autorités d’Appenzell Rhodes-Extérieures contre l’ancien patron de la Raiffeisen n’était jusqu’à récemment pas connue du public. Les autorités avaient soupçonné une soustraction fiscale en raison de la procédure pénale ouverte contre l’ex-banquier à Zurich. Le Ministère public zurichois l’accuse, ainsi que son associé de longue date Beat Stocker, de gestion déloyale, escroquerie par métier, abus de confiance, faux dans les titres et concurrence déloyale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le festival PictoBello colorie sa 22e édition samedi prochain

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PictoBello transforme chaque année Vevey en bande dessinée géante, sous forme d'un parcours d'oeuvres originales sur des supports de grands formats (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La 22e édition du festival PictoBello à Vevey (VD) aura lieu samedi prochain dans les rues de la ville. L'évènement réunira 20 dessinateurs suisses et européens pour une journée de création de dessins en grand format dans l'espace public. Avec "Il était une fois...", le thème de cette année est consacré aux contes et légendes, indiquent les organisateurs.

"Cette thématique, particulièrement attrayante pour le jeune public, marque aussi une première collaboration avec le Festival de Littérature jeunesse de Vevey", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

PictoBello transforme chaque année Vevey en bande dessinée géante, sous forme d'un parcours d'oeuvres originales sur des supports de grands formats, les panneaux d'affichage publicitaires, comme des cases XXL à ciel ouvert. Le festival se déroule à nouveau sur cinq sites en ville de Vevey: place de la Gare, parvis de la Grenette, quai Perdonnet, place de l'Hôtel-de-Ville et jardin du Musée Jenisch.

La journée du dessin aura lieu de 10h00 à 18h00. Les oeuvres resteront affichées dans les rues jusqu'au dimanche 14 juin. Deux expositions parallèles, au Passage des 8 et dans les vitrines de certains commerces veveysans, complètent le programme de cette édition 2026 de PictoBello.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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