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Vaud serre la vis contre le Covid

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Le masque reste plus que jamais de rigueur (image prétexte). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vaud renforce à son tour ses mesures contre le coronavirus. Il interdit les manifestations de plus de 1000 personnes et les fêtes privées à plus de dix. Le masque devient obligatoire sur les marchés et pour les élèves des trois dernières années de l'école obligatoire.

Ces nouvelles mesures s'appliquent dès samedi soir à minuit, et ceci pour une durée indéterminée. "L'objectif est de freiner rapidement la croissance exponentielle des infections", a déclaré vendredi devant la presse la présidente du Conseil d'Etat Nuria Gorrite. "Ces mesures nous permettent d'avancer sur la ligne de crête entre la protection de la population et le maintien d'une vie sociale".

Pesée d'intérêts

Le Conseil d'Etat répète inlassablement qu'il a dû faire des pesées d'intérêts. Il frappe fort sur la sphère privée, interdisant les fêtes et réunions de plus de dix personnes. Car c'est là que se trouvent souvent les clusters d'infection, a rappelé Nuria Gorrite:

Nuria GorritePrésidente du Conseil d'Etat, VD

Le système hospitalier est sous tension. Il a enregistré 507, 493 et 562 nouveaux cas positifs ces trois derniers jours. Le taux d'incidence pour 100'000 habitants sur les 14 derniers jours est de 600. Dès lundi, le CHUV va réduire de 30% son activité élective, et repousser les opérations non-urgentes. Cinq salles d'opération seront fermées, a annoncé la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz.

Les centres de tests sont surchargés. Il faut parfois attendre plus d'un jour pour obtenir un rendez-vous. Les équipes de traçage - un groupe de 130 personnes en constante augmentation - sont soumises à forte tension. Elles n'arrivent parfois plus à appeler les personnes positives dans un délai de 24 heures. Les moins de 70 ans seront désormais avertis par SMS et priés d'alerter leurs proches.

Chemin médian

Pour enrayer la propagation du virus, le Conseil d'Etat a opté pour un "chemin médian". Contrairement au Valais, Vaud laisse ouverts ses cinémas et théâtres. Les bars, cafés et restaurants devront fermer à minuit (22h00 pour Valais et Jura, 23h00 pour Neuchâtel et Fribourg). Il ne fixe pas de nombre maximal de convives par table.

"Les risques sanitaires les plus aigus ne sont pas lorsque vous manger votre fondue, mais lorsque vous buvez au-delà des heures usuelles", a expliqué le conseiller d'Etat Philippe Leuba:

Philippe LeubaConseiller d'Etat, VD

Sport affecté

Fini les manifestations publiques - sport et concerts - de plus de mille personnes. Les maintenir ne serait pas "raisonnable", selon Philippe Leuba, qui a salué les efforts des clubs LS et LHC pour leur plans de protection.

La décision fait l'effet d'une "douche froide" pour Patrick de Preux, président du LHC. "Ce n'était déjà pas simple de commencer avec les deux tiers", a-t-il soupiré.

La pratique de sports de contact (football, hockey, danse de salon, basket...) est prohibée au niveau amateur. Mais pour les adultes seulement. Les juniors pourront jouer et s'entraîner.

Masque en plein air

Le masque devient obligatoire sur les marchés alimentaires. Les communes délimiteront les lieux et les horaires. Elles pourront aussi imposer le masque dans des zones de forte affluence, comme sur le trajet entre la gare et la patinoire de Malley, imagine M. Leuba.

L'école n'est pas épargnée. Le port du masque devient obligatoire pour les élèves des degrés 9 à 11, soit dès douze ans. Les protections seront fournies durant la première semaine, puis aux frais des parents. Tous les camps avec hébergement sont annulés jusqu'à la fin de l'année scolaire:

Cesla AmarelleConseillère d'Etat, VD

Tests rapides à l'école

L'école va prochainement bénéficier d'équipes mobiles qui pourront effectuer des tests rapides. "Les écoles sont un des lieux où ils seront les plus utiles. Mais ils ne seront pas utilisés en EMS, car on veut une certitude à 100%", a précisé Rebecca Ruiz.

Pour les Hautes Ecoles (HES et Université de Lausanne), les cours qui se déroulent avec de grands effectifs d'étudiants se feront entièrement à distance dès le 2 novembre. Les cours pratiques, à effectifs réduits, peuvent continuer en présentiel.

Enfin, le canton a réactivé son plan ORCA, sous la direction de l'état-major cantonal de conduite. Quatre états-majors régionaux de conduite sont mis sur pied. Deux hotlines seront à la disposition de la population dès samedi.

Avec Keystone-ATS

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4 Commentaires

4 Comments

  1. Timothée Gumy

    23 octobre 2020 à 14:15

    Bonjour !
    Qu'est-ce que vous appelez grands effectifs dans les hautes écoles ? Combien d'étudiants par classe ?

    Merci et bonne journée.

    Timothée Gumy

    • Charles Super

      23 octobre 2020 à 16:27

      Bonjour,

      Il s'agit selon le canton des grands cours ex cathedra donnés dans les universités et hautes écoles. Les autorités n'ont pas chiffré la chose précisément. N'hésitez pas à consulter l'arrêté des autorités sur http://www.vd.ch

      La rédaction

  2. Monnet

    23 octobre 2020 à 16:38

    Le nouvel ordre mondial est en route.. mais vous ne pourrez jamais combattre les idées que certains ont dans la tête et cette idée s’appelle LIBERTÉ

  3. Eliane Berger

    23 octobre 2020 à 18:31

    Ces mesures sont absurdes au regard de celles prises sur Genève et dans le Canton de du Valais pour ne citer que les cantons bordant le Léman.

    On parle de COORDINATION et d'HARMONISATION entre les cantons... mais manifestement, sur environ 150 km, la signification de ces mots n'est pas la même. Chers organes dirigeants, revoyez vos définitions et utilisez pour le moins le même dictionnaire!

    J'en suis à me réjouir et à espérer que le Conseil Fédéral mette de l'ordre mercredi prochain!

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Coronavirus: la Suisse dépasse la barre des 10'000 cas en 24 heures

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Durant les dernières 24 heures, les résultats de 66'130 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 15,83% (archives). (© KEYSTONE/Ti-Press/ALESSANDRO CRINARI)

La Suisse compte mercredi 10'466 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 22 décès supplémentaires et 140 malades ont été hospitalisés.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens annoncés mercredi pourrait constituer un nouveau record. Des chiffres proches avaient été annoncés au cours de la deuxième vague à l'automne 2020, mais l'OFSP a fait évoluer ses méthodes de calcul depuis le début de la pandémie.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 66'130 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 15,83%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 93'170, soit 1069,77 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,27. Les patients Covid-19 occupent 27,00% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 81,10%.

Au total 11'965'645 doses de vaccin ont été administrées et 65,74% des personnes ont déjà reçu deux doses. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 74,81%. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'603'575 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 8'004'311 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 1'025'119 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 12'917'470 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 11'172 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 35'728.

Le pays dénombre par ailleurs 44'940 personnes en isolement et 33'602 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pandémies: les Etats vont négocier un nouvel accord international

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Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève vont discuter dès les prochains mois d'un nouvel accord international face aux pandémies (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La communauté internationale va négocier un accord pour anticiper les prochaines pandémies. Les Etats de l'OMS ont décidé mercredi à Genève d'ouvrir les discussions avant mars prochain pour aboutir d'ici 2024. Mais la portée de l'arrangement est encore incertaine.

Dans leur décision approuvée par consensus au terme de trois jours d'une session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la Suisse, ont établi un groupe intergouvernemental de négociation. Celui-ci devra rendre un rapport intermédiaire en mai 2023, un an avant le délai prévu pour finaliser l'arrangement.

Les Etats souhaitent une "convention, un accord ou un autre instrument juridique international" pour mieux préparer et répondre aux pandémies. Face aux nombreuses critiques sur la réponse internationale à la pandémie, l'UE avait porté la proposition de nouvel arrangement. Mercredi, elle a estimé que "ce succès est aussi important pour l'OMS", égratignée par certains.

Selon le directeur général de l'organisation Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce prochain dispositif doit permettre d'éviter la désorganisation observée face au coronavirus. Et limiter les effets des pandémies pour les populations actuelles et les générations futures.

En ouvrant la réunion, le conseiller fédéral Alain Berset avait appelé à oeuvrer à un accord contraignant. Mercredi, des dizaines d'Etats, dont la Suisse, ont salué une décision "historique" pour faire en sorte que l'impact du coronavirus "ne se répète pas" à l'avenir.

Incertitude américaine et chinoise

Mais des acteurs de taille laissent penser que les discussions seront intenses. Les Etats-Unis se sont affirmés réticents à un arrangement contraignant et la Chine parle plutôt de renforcer le Réglement sanitaire international.

Il reste beaucoup à faire et des divisions sont toujours observées, a admis mercredi M. Tedros. Pour autant, Washington a aussi salué une "décision historique".

Le Réglement sanitaire international cadre la réponse aux urgences de santé publique mais a été largement visé depuis l'arrivée du coronavirus. De nombreux acteurs veulent le compléter par un traité ou de petits ajouts et non le remplacer.

Ce réglement "n'a pas été prévu pour faire face à la préparation d'une pandémie", a admis un responsable de l'OMS. Outre les négociations sur un accord, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils oeuvreraient à des modifications ciblées de celui-ci.

Le prochain accord devrait lui notamment porter sur l'accès équitable aux technologies contre une pandémie, un mécanisme de surveillance de la conformité aux règles, le renforcement de la prévention et de la réponse mais aussi le financement. Le partage d'échantillons de pathogènes, déjà prévu dans le prochain dépôt mondial au laboratoire de Spiez (BE), devrait aussi être amélioré.

Demandé par de nombreuses ONG

L'ouverture de négociations avait été demandée par de nombreuses ONG et trois évaluations internationales mandatées par l'OMS sur la réponse à la pandémie. Parmi celles-ci, le Panel indépendant, présidé par l'ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf et l'ex-Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, avait donné six mois aux Etats pour aboutir à une nouvelle convention.

Un délai qui était considéré comme irréaliste par de nombreux acteurs. "C'est possible", avait dit de son côté le responsable juridique de l'OMS. La Constitution de l'organisation a été approuvée en quelques mois après la Seconde Guerre mondiale mais "il y avait énormément de volonté politique".

Dans les prochaines semaines, des discussions sur le financement de l'OMS sont attendues. Certains souhaitent que les enveloppes obligatoires des Etats atteignent 50% du total.

Cette réunion de trois jours à Genève n'était elle que la seconde session spéciale de l'Assemblée mondiale de la santé. La première pour discuter de contenu, selon l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Troisième cas d'infection au variant Omicron en Suisse

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Un 3e cas d'infection avec le variant Omicron a été confirmé en Suisse, a annoncé l'OFSP mercredi matin (photo symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Un troisième cas d'infection au variant Omicron est confirmé en Suisse. La personne est isolée et ses contacts sont en quarantaine, a annoncé mercredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur Twitter.

Un de ces cas concerne un élève de 19 ans fréquentant un gymnase dans la ville de Bâle et a été découvert lors d'un test de masse effectué dans les écoles, a indiqué mercredi le département de la santé de son canton. Le résultat du test individuel qui a suivi a été séquencé et le virus Omicron confirmé. Le gymnasien, entièrement vacciné, présente des symptômes légers. Il ne revenait pas d'un voyage et on ignore par qui il a été contaminé.

L'élève s'est trouvé en contact avec sa classe et le choeur de l'établissement alors qu'il était déjà infecté. Une centaine de personnes seront donc mises en quarantaine pendant dix jours.

L'OFSP avait annoncé mardi soir sur deux premiers cas de coronavirus en Suisse dus au variant Omicron. Les deux personnes, liées entre elles, ont été placées en isolement. Le département de la santé de Bâle-Ville avait indiqué dans la foulée qu'un cas positif avait été confirmé sur le territoire cantonal. Il s'agit de l'un des deux cas annoncés par l'OFSP.

Un des trois cas recensés a également été confirmé dans le canton voisin de Bâle-Campagne. La source de la contamination n'est pas connue, selon un communiqué de la direction cantonale de la santé. Il n'y a pas de lien avec le cas de Bâle-Ville.

La direction cantonale de la santé zurichoise a par ailleurs fait savoir qu'un cas est actuellement en cours d'examen. De son côté, l'OFSP, contacté par Keystone-ATS, ne dit rien sur les différents cas et renvoie vers les cantons, compétents en la matière.

Variant "préoccupant"

L'OFSP avait annoncé dimanche un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d'Afrique du Sud il y a environ une semaine. Sa directrice Anne Lévy avait souligné lundi que la personne concernée se trouve en isolement et ses contacts en quarantaine, même ceux qui étaient vaccinés ou guéris.

Classé vendredi dernier comme "préoccupant" par les experts de l'OMS, Omicron se répand vite en Europe. Des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi dernier, puis les annonces se sont enchaînées dans différents pays. Le variant avait initialement été détecté en Afrique du Sud.

A cause d'Omicron, les voyageurs en provenance de 23 pays doivent présenter un test PCR négatif à l'embarquement dans un avion et à l'entrée en Suisse, puis se placer dix jours en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Risques de Covid un peu plus élevés chez les enfants asthmatiques

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Les hospitalisations dues au Covid-19 restent rares même chez les enfants asthmatiques et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude (archives). (© KEYSTONE/AP/JENS KUHR)

Les enfants asthmatiques sont plus fréquemment hospitalisés que les autres à la suite d'une infection au Covid-19, selon une étude menée en Ecosse et publiée mardi. Ces cas restent cependant peu fréquents et les décès y sont extrêmement rares.

"Il a été constaté que les enfants asthmatiques courent un plus gros risque d'hospitalisation pour Covid-19 [...] que ceux qui n'ont pas d'asthme", selon l'étude menée à partir de données écossaises de santé publique et publiée dans le Lancet Respiratory Medicine.

Les auteurs ont mesuré, a posteriori, la proportion d'hospitalisations à la suite d'une infection au coronavirus chez les 5-17 ans qui ont été diagnostiqués comme asthmatiques par le passé. Ils l'ont comparée avec la fréquence de ces hospitalisations chez les non-asthmatiques.

Les enfants écossais asthmatiques ont plus souvent été admis à l'hôpital pour traiter un Covid-19. La différence est encore plus marquée quand on ne prend en compte que les asthmatiques les plus sévères, c'est-à-dire qui avaient fait l'objet d'une précédente hospitalisation ou avaient reçu un traitement à plusieurs reprises.

Vaccination prioritaire

Selon les auteurs, ces données plaident pour rendre les enfants asthmatiques prioritaires pour la vaccination si celle-ci s'ouvre aux moins de 12 ans. Ce n'est pas le cas au Royaume-Uni, mais c'est, par exemple, déjà en place aux Etats-Unis pour le vaccin de Pfizer/BioNTech qui vient aussi d'être approuvé pour les enfants par les autorités sanitaires de l'Union européenne(UE).

Toutefois, les hospitalisations restent rares même chez les enfants asthmatiques - 1,5% de ceux infectés - et les décès y sont tellement peu fréquents qu'aucune conclusion statistique n'a pu en être tirée par l'étude.

"Même si les enfants asthmatiques apparaissent plus à risque d'être hospitalisés, [ce] risque demeure très bas", souligne, dans la même revue, la pédiatre Rachel Harwood qui n'a pas participé à l'étude. "Avant d'envisager la vaccination, il faut étudier avec précaution la balance entre le risque d'hospitalisation pour Covid-19 et le risque, faible, lié aux effets secondaires du vaccin", conclut-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Conseil des Etats pour la prolongation de la loi Covid

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Le Conseil des Etats a adopté mercredi sans opposition la 4e révision de la loi Covid-19. Le National traite le dossier jeudi. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Plusieurs mesures visant à soutenir les secteurs d’activité particulièrement touchés par la pandémie doivent être prolongées en vue de 2022. Le Conseil des Etats a approuvé mercredi sans opposition les propositions de révision de la loi Covid-19 du Conseil fédéral.

La plupart des dispositions de la loi doivent prendre fin en décembre 2021. Mais la situation est très préoccupante au vu des contaminations dont personne n'aurait imaginé l'ampleur il y a une semaine, a déclaré pour la commission Paul Rechsteiner (PS/SG). Une prolongation de la base légale pour gérer une future crise s'impose. Une politique que le peuple a plébiscitée dimanche, a-t-il précisé.

"On offre la possibilité au Conseil fédéral de recourir à ces instruments en cas de nécessité", a précisé Charles Juillard (Centre/JU). "Les prolonger jusqu'à la fin de l'année 2022 donne de la visibilité et de la confiance", a poursuivi le Jurassien. Le ministre de la santé Alain Berset a abondé: avec cette loi, on peut réagir très rapidement en fonction de l'évolution de l'épidémie.

UDC isolée

L'UDC a été bien seule pour demander un retour à la normalité plus rapide. La situation actuelle qui nécessite une loi spéciale recèle un gros potentiel explosif, selon Hannes Germann (UDC/SH). Le peuple accepte des mesures dûment justifiées, mais pour une période limitée. "Il faudra bien vivre un jour avec ce virus, bon gré mal gré".

Concrètement, Jakob Stark (UDC/TG) aurait voulu limiter les dispositions de la loi Covid-19 à fin juin 2022. On ne vote pas ici sur la durée de la pandémie, mais sur la durée des mesures pour y faire face, a rétorqué Paul Rechsteiner. Des arguments qui ont fait mouche: la proposition UDC a été rejetée par 28 voix contre 10.

La révision vise à proroger les instruments pour amortir le choc dans l'économie, la culture ou le sport. Les discussions se sont surtout focalisées mercredi sur les prestations de soutien dans le domaine professionnel. Plusieurs propositions vont au-delà du projet du gouvernement.

Sénateurs plus généreux

Les allocations pour perte de gain Covid-19 devraient ainsi continuer à être versées jusqu’à la fin 2022. Alors que le Conseil fédéral veut les octroyer seulement en cas d’interruption de l’activité lucrative, les sénateurs ont plaidé pour le maintien de l'aide aussi en cas de limitation de l'activité.

Contrairement au gouvernement, la Chambre des cantons n'a pas voulu renoncer l'année prochaine à l'indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). Alain Berset a rappelé en vain qu'aujourd'hui, on observe un très net recul des entreprises en RHT ne nécessitant plus une disposition spéciale dans la loi Covid.

Les mesures spéciales relatives aux indemnités chômage devraient aussi être prorogées. Certains élus du PLR et du Centre ainsi que le Conseil fédéral auraient voulu revenir à la loi ordinaire sur le chômage.

Grosses manifestations

Le Conseil des Etats souhaite en outre que le parapluie de protection pour les grandes manifestations d'importance supracantonale soit prolongé jusqu'à fin 2022. Sans cette assurance financière, il sera impossible d'organiser des manifestations nécessitant une longue préparation. Alain Berset aurait préféré en rester au délai déjà fixé à fin avril.

Par contre les aides au titre de cas de rigueur devraient cesser. Certains élus ont indiqué s'en remettre au National, jeudi, pour corriger ce point.

La droite a échoué à deux contre un à lier les plans de protection en matière d'accès aux établissements accessibles au public à la capacité des hôpitaux. Alain Berset a convaincu en précisant que ce serait très difficilement applicable.

Les demandes de prolongation dans d'autres domaines n'ont pas été contestées. Une proposition de Thomas Minder (Ind./SH) en faveur de dispositions prolongées pour les droits politiques a été largement acceptée contre l'avis d'Alain Berset pour qui il n'y a pas de problème. Cette année, quelque 800'000 signatures ont été déposées à la Chancellerie fédérale en faveur de sept référendums alors que la moitié aurait suffi.

Sans le certificat

La révision ne touche pas aux dispositions réglant le certificat sanitaire. Celles-ci sont déjà valables jusqu'à la fin de 2022.

Déclarée urgente, la loi Covid-19 est entrée en vigueur le 26 septembre 2020. Elle a déjà été modifiée trois fois, le 18 décembre 2020, le 19 mars 2021 et le 18 juin 2021. Les modifications de mars viennent d’être acceptées en votation (62%). Le peuple avait également confirmé la version originale de la loi Covid-19 en juin dernier (60,2%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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