Vaud
Le Canton veut se doter d'une nouvelle stratégie pour les seniors
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Le canton de Vaud mise sur une large démarche participative pour affronter les défis liés au vieillissement de sa population. Un appel à projets sera notamment lancé en janvier prochain.
L'objectif consiste à trouver et tester des "idées novatrices", a indiqué vendredi devant la presse la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz, en présentant les premiers contours de la nouvelle politique cantonale "Vieillir 2030". Ces futurs projets viseront par exemple à renforcer les liens sociaux des seniors ou favoriser leur autonomie.
Pour trouver des idées, le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) compte sur ses différents partenaires, notamment les organismes et institutions prenant en charge des personnes âgées. Un jury sera constitué pour évaluer les projets.
Le canton de Vaud n'a toutefois pas attendu pour lancer des projets pilotes. C'est le cas notamment du projet Mocca, mené par Unisanté et qui permet d'intégrer des soins infirmiers chez des médecins de famille.
Huit cabinets bénéficient déjà de l'appui d'une infirmière et le dispositif va s'étendre ces prochains mois. Professeur à Unisanté, Nicolas Senn a expliqué que cette présence infirmière permettait non seulement le traitement des "petites urgences", mais surtout "un accompagnement" des patients, par exemple pour un retour à domicile après une opération chirurgicale.
Table ronde en novembre
Rebecca Ruiz a insisté sur l'importance d'une démarche qui ne soit pas "purement étatique" mais "participative" dans le cadre de "Vieillir 2030". Elle a relevé que 130 personnes étaient déjà impliquées: collaborateurs du DSAS, organisations de seniors, communes, experts et seniors eux-mêmes.
Ces différents intervenants se sont déjà réunis lors d'ateliers pour poser un diagnostic et identifier les priorités. Parmi les prochaines étapes, une table ronde avec 200 invités est notamment prévue à Beaulieu à Lausanne le 26 novembre. La stratégie "Vieillir 2030" sera finalisée le printemps prochain.
Et si la thématique est complexe, c’est parce que les profils des seniors sont très variés et leurs besoins évoluent avec la société.
Alternatives à l'EMS
Parmi les partenaires clefs, les communes font souvent figure de "premier échelon" pour les personnes âgées, a relevé Claudine Wyssa, présidente de l'Union des communes vaudoises et syndique de Bussigny. Elle a notamment souligné l'importance, du point de vue communal, de valoriser les seniors dans leurs activités sociales ou politiques. "Le vieillissement de la société doit aussi être vu comme une chance", a-t-elle dit.
C'est également l'avis d'Agora, une plateforme qui regroupe quinze organisations actives auprès des seniors. Sa co-présidente Patricia Dubois a souligné l'importance de "réfléchir autrement" pour mieux intégrer les personnes âgées dans la société et profiter de leurs compétences.
La question de l'autonomie figure aussi au coeur de "Vieillir 2030", dont l'un des objectifs consiste à retarder, voire éviter, l'entrée en EMS. Pour répondre à ce défi, il s'agira notamment de "diversifier les types d'habitation en proposant par exemple une panoplie plus large de logements protégés", a expliqué Caroline Knupfer, responsable de cette nouvelle politique du vieillissement au DSAS.
Les plus de 65 ans représentent aujourd'hui 16,5% de la population vaudoise. Ils seront 19% en 2030 et 21% en 2040.
DOR avec Keystone-ATS
Vaud
Les députés rejettent l'installation de compteurs d'eau individuels
Les députés se sont opposés mardi à l'instauration de compteurs d'eau individuels destinés à inciter la population à économiser l'or bleu, comme le proposait une motion des Verts. Au terme d'un vote qui s'est joué à une voix près, ils ont estimé que la mesure était trop coûteuse et n'atteignait pas son objectif.
Le texte, déposé par l'ex-député écologiste Pierre Wahlen, proposait d'appliquer à l'eau potable le principe du consommateur-payeur, déjà en vigueur pour le chauffage et l'eau chaude. La motion proposait d'équiper de compteurs d'eau individuels les immeubles à partir de cinq logements, lors de nouvelles constructions et de rénovations lourdes.
Outre une incitation à modérer sa consommation, la motion entendait également corriger des inégalités, puisque, actuellement, la répartition des frais d'eau s'effectue souvent au prorata de la surface des appartements. "Une personne qui fait attention à sa consommation d'eau peut payer plus qu'un voisin qui surconsomme, simplement parce que la surface de son appartement est plus grande", a souligné le Vert Yannick Maury.
"Bon sens" contre "fausse bonne idée"
Pour la gauche, soutenue par les Verts'libéraux, cette mesure relevait du "simple bon sens". Ses partisans insistaient qu'il ne s'agissait pas tant d'économiser des coûts que de prendre conscience de sa consommation et d'éviter de gaspiller cette ressource appelée à devenir de plus en plus précieuse avec le réchauffement climatique.
La droite, emmenée par les libéraux-radicaux, a au contraire qualifié la mesure de "fausse bonne idée" et de "mauvais combat". Des députés ont dit craindre les potentiels coûts que la motion impliquerait pour les propriétaires, les locataires et les communes. Ils se sont également inquiétés de potentiels effets anti-sociaux sur les familles, la consommation d'eau étant, selon eux, liée à la composition du ménage plutôt qu'à des comportements excessifs.
Hémicycle divisé
Le PLR Pierre-André Romanens a, lui, fait valoir qu'il serait plus efficace de combattre les pertes dans le réseau d'eau, qui, selon ses chiffres s'élèvent à 15% de la consommation en eau potable. "Ce n'est pas en installant des compteurs individuels d'eau potable qu'on va réduire la consommation d'eau", a-t-il estimé.
La commission, très partagée, recommandait le classement de la motion. Elle a été écoutée par un hémicycle lui aussi très divisé, acceptant à une voix près le classement de l'objet avec 68 voix favorable, 67 avis contraires et aucune abstention.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Plaidoyer unanime pour plus de vins vaudois dans les manifestations
Les vins vaudois devront être plus présents dans certaines manifestations vaudoises. Le Grand Conseil a unanimement accepté mardi une motion demandant au Conseil d'Etat d'instaurer une base légale permettant d'exiger que les organisateurs de manifestations, bénéficiant de subventions cantonales, servent exclusivement des vins vaudois dans leurs débits de boissons.
La viticulture du canton de Vaud traverse actuellement une période difficile et ne peut plus affronter, seule, les lois du marché et le recul de la consommation. Les analyses issues de publications spécialisées et de réunions professionnelles mettent en évidence une diminution significative de la consommation de vin en Suisse, ont rappelé les motionnaires.
"Dans ce contexte, il est regrettable que des vins étrangers soient servis lors d'événements organisés dans notre canton. Cette situation résulte également d'une pression sur les prix, qui rend difficile la couverture des coûts de production pour de nombreux vignerons", écrivent-ils.
Selon les motionnaires, une base légale de ce type permettrait de soutenir des centaines d'emplois locaux de la vigne à la cave, en passant par la logistique et la distribution. Elle renforcera la compétitivité des exploitations vaudoises, en leur offrant des débouchés stables et prévisibles.
Il n'y a pas eu de débat sur cette motion. Le texte a été accepté à l'unanimité, moins trois abstentions. Il est renvoyé au Conseil d'Etat qui a au moins une année pour soumettre un projet de loi ou de décret.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Viticulture: un fonds de prévoyance s'élargit à la promotion
Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi une modification de la loi sur la viticulture (LV) pour pouvoir élargir le Fonds de prévoyance pour les risques non assurables (FPRNA) à la promotion viticole. Une somme de 3,5 millions a ainsi été approuvée pour ce type de promotion sur les quatre prochaines années (2026-2029).
Le Conseil d'Etat avait annoncé en mars dernier vouloir engager "une mesure ciblée et exceptionnelle" en octroyant une subvention de 910'000 francs à l'Office des vins vaudois (OVV) afin de soutenir le secteur vitivinicole en difficulté. Elle couvre la période 2025 et le premier semestre 2026 du volet "marchés" d'un plan cantonal.
Il s'agit d'une première tranche pour cet axe qui prévoit 3,5 millions de francs au total pour la promotion. Les 910'000 francs doivent permettre le renforcement des ventes dans le canal HoReCa (hôtels, restaurants et cafés), le développement des marchés en Suisse alémanique, ainsi que l'accentuation de l'impact des caves ouvertes (communication et accompagnement).
Un fonds plus alimenté
Avec cette modification législative, il s'agit d'un soutien collectif et global à la viticulture vaudoise à travers différentes mesures en élargissant les buts du FPRNA, datant de 1924, pour l'utiliser dans le cadre de la promotion, explique le Canton dans sa demande au Grand Conseil.
Le FPRNA a été initialement conçu pour venir en aide aux viticulteurs touchés par des risques naturels. Il n'est actuellement plus alimenté et a été réduit de 14,36 millions en 2004 à 4,95 millions de francs aujourd'hui. Un solde de 1,46 million sera conservé d'ici fin 2028 pour le volet "risques".
Le Département de l'agriculture et de la viticulture (DADN) souhaite donc aujourd'hui utiliser ce fonds pour des actions plus spécifiques qui seraient déployées par l'OVV. Si ce fonds est géré par l'Etat, l'argent s'y trouvant appartient à la branche représentant la viticulture, a-t-il été rappelé.
Plan cantonal plus large
Ce montant de 3,5 millions de francs s'inscrit dans le déploiement du plan d'action cantonal pour la période 2025-2028, intitulé "Avenir de la viticulture vaudoise" et présenté en novembre dernier par la ministre en charge de la viticulture Valérie Dittli. D'un montant de 17,2 millions de francs, il s'articule autour de trois axes: marchés, production (dont fait partie un moratoire de trois ans pour la plantation de nouvelles vignes) et relève.
Les députés ont accepté à l'unanimité, moins quatre abstentions, cette modification de la LV et des montants prévus.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Grand Conseil vaudois: mieux protéger les oiseaux des collisions
Les députés vaudois s'inquiètent des centaines de milliers d'oiseaux qui meurent chaque année en Suisse après avoir heurté une vitre. Ils ont demandé mardi au Conseil d'Etat d'étudier "les moyens nécessaires" pour faire connaître et appliquer les mesures visant à réduire les risques de collisions.
Cette motion, finalement transformée en postulat, a été portée par le Vert Alberto Mocchi. Le député, également secrétaire général de Pro Natura Vaud, a relevé que les collisions contre des vitres constituaient "l'une des principales causes de mortalité" des oiseaux et qu'il existait des "solutions relativement simples" pour les éviter.
Son texte mentionne notamment l'utilisation de vitres moins réfléchissantes et le recours à du verre teinté ou nervuré. Des alternatives au verre pourraient aussi être utilisées dans plusieurs cas de figure, par exemple dans les rambardes de balcons.
Selon Alberto Mocchi, "les constructeurs ne connaissent pas forcément cette problématique" et un travail de "sensibilisation" est nécessaire de la part du Canton.
Pour les opposants au postulat, comme le PLR Pierre-André Romanens, "le Canton dispose déjà d'un cadre légal clair" sur la question et il est inutile de "multiplier les lois et les contraintes". Selon lui, il existe également déjà "une prise de conscience" dans le milieu de la construction.
Au vote, la gauche, les Vert'libéraux et une poignée de voix venues de la droite ont permis à ce postulat d'être renvoyé au Conseil d'Etat, par 67 oui, 61 non et aucune abstention.
Selon une étude menée en Allemagne, environ 100 à 115 millions d'oiseaux sont victimes chaque année d'impacts contre des vitres, soit plus de 5% de tous les oiseaux présents dans le pays. "Tout porte à croire que ces chiffres sont extrapolables aux autres pays européens présentant une architecture moderne similaire", relève Alberto Mocchi dans son texte.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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