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Vaud

Votations communales: "oui" à Bullet, au Mont et dans la Vallée de Joux, "non" à Veytaux

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La Vallée de Joux a dit "oui" à la fusion de ses trois communes. (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

De nombreux citoyens vaudois ne se sont pas contentés de voter à l'échelle fédérale ce dimanche. Deux projets de fusion, un parc éolien et une initiative pour "sauver" le vallon de La Valleyre au Mont-sur-Lausanne étaient notamment soumis aux urnes.

Les citoyens de Montreux et Veytaux, ainsi que ceux de l'Abbaye, du Chenit et du Lieu étaient appelés ce dimanche à se prononcer sur un projet de fusion. Les habitants du Mont-sur-Lausanne devaient trancher sur une initiative rendant inconstructible le Vallon de La Valleyre. Les citoyens de Bullet, de leur côté, devaient se prononcer sur un projet de parc éolien. Les résultats:

Pas d'immeubles dans le vallon

Les habitants du Mont-sur-Lausanne choisissent la nature plutôt que l’immobilier. Ils ont plébiscité aujourd’hui l’initiative populaire communale « Sauvons le vallon de la Valleyre ». Et ceci à hauteur de 71% des voix. Le texte visait à rendre ce coin de verdure inconstructible. Et dans le même temps à bloquer un projet de construction de 14 immeubles dans le vallon. La réaction de Brigitte Besson, membre du comité d’initiative.

Brigitte BessonMembre du comité d'initiative

Contacté le représentant des promoteurs du projet, Boris Clivaz, confirme que l'affaire ne s'arrêtera pas là, beaucoup d'argent ayant été investi.

Boris ClivazReprésentant des promoteurs

Boris Clivaz craint aussi que cette votation ne crée un précédent fâcheux pour la profession.

Boris ClivazReprésentant des promoteurs

Reste que le Mont-sur-Lausanne a parlé. Quelle est donc la suite de la procédure? C'est Brigitte Besson, membre du comité d'initiative, qui nous éclaire.

Brigitte BessonMembre du comité d'initiative

Fusion historique dans la Vallée de Joux

La Vallée de Joux sera la première à fusionner. Les habitants du Chenit, de l'Abbaye et du Lieu ont accepté ce dimanche la convention de fusion, à près de 59% des voix. Ils seront bientôt les habitants de la commune la plus étendue du canton de Vaud, avec 7'000 habitants. Charles Fontannaz, président du comité de pilotage pour la fusion.

Charles FontannazPrésident du comité de pilotage pour la fusion

La déception est forcément palpable chez les opposants. Henrique Dias Mendes, président de l'Association des opposants à la fusion, nous rappelle ses peurs à l'aube de la naissance d'une nouvelle commune.

Henrique Dias MendesPrésident de l'association des opposants à la fusion

La nouvelle commune sera effective le 1er janvier 2027. Les différents exécutifs resteront donc en place six mois de plus que ceux du reste du Canton.

Pas de mariage Montreux-Veytaux

Si les Montreusiens souhaitaient se marier avec Veytaux, la réciproque n'était pas vrai. Les citoyens de Veytaux ont voté contre la convention de fusion. Le "non" a recueilli 12 voix de plus que le "oui". Le projet de fusion est donc abandonné. Réaction de la syndique de Veytaux, Christine Chevalley.

Christine ChevalleySyndique de Veytaux

Du côté des partisans de la fusion, le représentant de "Veytaux son avenir", Jean-Marc Emery, est forcément déçu. Il pointe du doigt une Municipalité qui a exprimé son opinion et, peut-être, fait pencher la balance.

Jean-Marc Emery

Jean-Marc Emery espère désormais que la Municipalité de Veytaux oeuvrera à "réunir les habitants". La syndique Christine Chevalley répond que "Veytaux va bien". Elle souligne aussi le travail réalisé avec Montreux pour rédiger une convention de fusion. Au tour donc du syndic de la commune voisine, qui s'est prononcée à 83% en faveur de fusion, de réagir à ce non-mariage. On écoute Olivier Gfeller.

Olivier GfellerSyndic de Montreux

Le vent en poupe à Bullet

Le parc éolien de la Grandsonnaz comptera bien 15 éoliennes, s'il peut se faire. Les habitants de Bullet ont dit « oui » au projet, et donc à l’implantation de 5 éoliennes sur leur territoire. Le résultat du vote : 196 « oui » contre « 174 « non ». On rappelle que trois autres communes,  Fiez, Fontaines-sur-Grandson et Mauborget, sont concernées par le projet. Mais seul le Conseil communal de Bullet avait demandé que la population soit consultée.

Ce vote favorable de Bullet ne met toutefois pas fin au suspense pour ce projet de parc éolien, porté notamment par les Services industriels de Genève. Christian Bernet, porte-parole des SIG.

Christian BernetPorte-parole des Services industriels de Genève

Quatre ONG en tout ont déposé un recours, dont Pro Natura Vaud. Elles affirment ne pas être contre l’éolien, mais pointent du doigt un dossier qu’elles estiment lacunaire.

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Lausanne

Présence de microplastiques: forte réduction après traitement

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Le taux de microplastique dans les eaux lausannoises chute fortement grâce aux méthodes modernes de traitement, selon des analyses (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne, en partenariat avec l’Université de Genève (UNIGE), suit les microplastiques dans l’eau brute du Léman et l’eau potable distribuée. Les premières analyses révèlent des concentrations de 10 à 40 particules de microplastique par mètre cube (1000 litres) en sortie d’usine de traitement de l’eau.

Les analyses effectuées sur l’eau prélevée en profondeur alimentant les usines de traitement de Lutry et Saint-Sulpice montrent que l’eau du Léman contient entre 260 et 950 MP/m3. Après traitement, les concentrations chutent fortement et sont comprises entre 10 et 40 MP/m3, annonce la Ville de Lausanne mercredi dans un communiqué.

Grâce aux méthodes modernes, le taux d’abattement moyen est ainsi d’environ 95%, démontrant l’efficacité des chaînes de traitement.

Pour renforcer la surveillance de ces particules et développer une expertise locale, le Service de l’eau inaugurera prochainement un nouveau laboratoire dédié aux microplastiques (MP). Celui-ci comprend un nouvel équipement de haute technologie (imagerie infrarouge directe par laser - LDIR) pour détecter, caractériser et quantifier ceux-ci.

"Cela représente une première pour Lausanne et pour un distributeur d’eau de la région, et permettra d’assurer un suivi scientifique continu et rigoureux", a déclaré Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de l'eau, cité dans le communiqué.

Depuis le 1er avril 2025, la Ville de Lausanne, via son Service de l’eau, collabore avec l’Université de Genève pour surveiller la présence et le comportement des MP dans ses filières de traitement. Cette collaboration a permis d’établir des données fiables sur la présence des microplastiques de taille comprise entre 20 micromètres (0,02 mm) et 5 millimètres (5 mm) dans les eaux brutes et traitées. Une deuxième phase d'nanalyse débutera en avril 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Sécurité après le derby: Lausanne durcit le ton et exige de nouvelles mesures

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Pour le municipal lausannois en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, il faut instaurer des bus dédiés au supporters afin de limiter les perturbations lors des cortèges les jours de match. (photo d'archives)(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les déprédations survenues dimanche soir en marge du match entre le Lausanne-Sport et le Servette FC ne resteront pas sans suite. L'incendie de 40 câbles en gare de Lausanne provoqué par un engin pyrotechnique a lourdement perturbé le trafic ferroviaire entre Lausanne et Renens. La Municipalité de Lausanne, par la voix de son conseiller municipal en charge de la sécurité Pierre-Antoine Hildbrand, réclame des mesures supplémentaires.

Pierre-Antoine Hildbrand Municipal lausannois en charge de la sécurité

Des billets nominatifs et des bus pour les supporters

Face à l'ampleur des dégâts et aux nuisances répétées, les autorités lausannoises travaillent sur plusieurs axes pour durcir le ton. Pierre-Antoine Hildbrand regrette notamment que le Parlement fédéral ait refusé, il y a quelques mois, l'introduction des billets nominatifs, une mesure que la Ville juge pourtant nécessaire. «Nous demandons des mesures plus strictes à l'égard des supporters violents», souligne-t-il, précisant que Lausanne fait face à une situation particulière en raison de l'éloignement de la gare par rapport au stade.

L'une des solutions préconisées est la mise en place de bus spéciaux pour acheminer les supporters adverses directement depuis leur base de départ jusqu'au stade. Cette organisation, déjà rodée pour le hockey, permettrait d'éviter les cortèges à travers la ville et les zones sensibles comme les Plaines du Loup. «Nous souhaitons qu'il y ait une prise en charge par bus des supporters des équipes adverses de façon à ne pas perturber la vie des habitants», explique l'élu lausannois.

Qui paiera la facture ?

La question de la responsabilité financière est au centre des préoccupations. Les coûts pour les CFF se chiffrent en centaines de milliers de francs, sans compter les frais indirects liés aux dispositifs de sécurité et à la protection civile. Pour Pierre-Antoine Hildbrand, la position est claire: «Les premiers responsables des dégradations, ce sont les vandales».

À défaut de retrouver tous les coupables, la Ville estime que les organisateurs et la Swiss Football League doivent aussi prendre leurs responsabilités. «Tant qu'on ne trouvera pas les coupables, bien ils sont à la charge de ceux qui sont obligés de prendre des mesures comme la Ville de Lausanne ou les CFF», indique le municipal en charge de la sécurité.

Progresso activé

Des sanctions ont déjà été prononcées dans le cadre du dispositif Progresso, un modèle en cascade utilisé par les cantons pour lutter contre la violence dans le sport. Ce système comprend quatre niveaux de mesures progressives. Le Servette FC écope d’une sanction de niveau 2. Lors des deux prochains matchs du club genevois, l’entrée au stade se fera de manière plus stricte via une vidéosurveillance. Celle-ci permettra d’identifier tous les supporters. Ce niveau prévoit aussi une obligation de participer à des séances avec les autorités pour les 3 prochains matchs sous peine d’amende. Des mesures ont également été prises contre le Lausanne Sport. Le club se voit notifier d’une sanction de niveau 1, à savoir une obligation pour le club et les supporters de dialoguer avec les autorités pour les trois matchs à venir, avant et après chaque rencontre.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Vaud

CFF: Retour à la normale mercredi entre Lausanne et Renens

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Les câbles incendiés le lundi 16 février 2026 en gare de Lausanne. (KEYSTONE/Cyril Zingaro)

Les trains circuleront probablement à nouveau sans restriction entre Lausanne et Prilly-Malley à partir de mercredi dès le début du service à 4h00, ont annoncé les CFF. Les autorités politiques ont de leur côté annoncé des sanctions à l'égard des supporters.

D’ici là, deux trains spéciaux circulent chaque heure dans les deux directions entre Lausanne et Renens, de même que de nombreux bus de remplacement. Les voyageurs doivent compter en moyenne avec une demi-heure de retard. Supprimés entre Renens et Vallorbe en matinée pour alléger le trafic, les trains de la ligne R3 ont recommencé à circuler en début d'après-midi.

Selon les premières informations, un engin pyrotechnique jeté d’un train qui ramenait à Genève 750 supporters du FC Servette est à l’origine de l’incendie des câbles, rappellent les CFF. Démarrés dans la nuit de dimanche à lundi, les travaux à effectuer sur la quarantaine de câbles touchés se déroulent à un rythme soutenu et avancent bien, ont-ils communiqué.

Enquête pénale

Mardi, les cantons de Vaud et Genève et la Ville de Lausanne ont "condamné fermement ces déprédations". Elles ont également annoncé que des sanctions ont été prises à l’encontre des supporters dans le cadre du régime Progresso, le mécanisme cantonal de sanctions en cascade contre la violence dans le sport.

Le Servette FC est frappé d'une sanction de niveau 2: contrôles renforcés par vidéosurveillance lors des deux prochains matchs et obligation de dialoguer avec les autorités pendant trois rencontres. Le Lausanne-Sport écope, lui, d'une sanction de niveau 1, impliquant un dialogue obligatoire avec les autorités avant et après chaque match sur les trois prochaines parties.

Une enquête pénale a été ouverte pour identifier les auteurs des dégradations en gare. Ils s'exposent à des poursuites pénales et à des sanctions administratives.

Limiter les perturbations

Il est impératif que l'interdiction de ces engins pyrotechniques soit désormais respectée, assènent les autorités. Elles annoncent leur volonté de durcir encore le cadre légal via le Concordat sur la violence dans le sport. Elles regrettent également le refus récent du Parlement fédéral d'instaurer le billet nominatif.

Enfin, les autorités vaudoises et lausannoises travaillent avec le Lausanne-Sport pour l'utilisation de bus dédiés au transport de supporters afin de limiter les perturbations lors des cortèges les jours de match. Cette solution est à bout touchant, affirme le communiqué.

Avec Keystone-ATS

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Vaud

Lynx: Neuchâtel en faveur d'un centre romand

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Neuchâtel est favorable à ce que le zoo de La Garenne devienne un centre de réhabilitation romand pour la faune (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BRUN)

Neuchâtel trouverait intéressant qu'un centre romand de réhabilitation pour jeunes lynx soit mis en place, comme par exemple au zoo vaudois de La Garenne. Le canton a rappelé qu'il a une politique "la moins interventionniste possible" en matière de faune.

Muzoo, à La Chaux-de-Fonds, est reconnu comme un centre de soins par le canton et peut accueillir des animaux affaiblis ou légèrement blessés. "Il n'y a pas l'infrastructure sur place pour accueillir et relâcher de jeunes lynx", a reconnu mardi Laurent Favre, conseiller d'Etat en charge de l'environnement en réponse à une interpellation du Vert Richard Gigon.

Ce député avait interpellé en juillet 2025 le Conseil d'Etat sur la pertinence d'un centre de réhabilitation de faune, soit quelques mois avant le tir du lynx "Diego" malade par un garde-faune.

Pour Laurent Favre, un centre romand serait intéressant. "Des points restent à régler, notamment en matière financière", a-t-il ajouté.

Euthanasié

Le conseiller d'Etat a rappelé que le canton a une politique la moins interventionniste possible en matière de faune. Si un lynx est grièvement blessé ou gravement malade, il est euthanasié.

Un garde-faune neuchâtelois avait abattu le 9 septembre un lynx gravement malade. L'animal souffrait de la maladie de Carré et présentait d’importantes inflammations touchant plusieurs organes internes. Le décès du lynx avait suscité de l'émoi dans le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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