Vaud
Votations communales: "oui" à Bullet, au Mont et dans la Vallée de Joux, "non" à Veytaux
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De nombreux citoyens vaudois ne se sont pas contentés de voter à l'échelle fédérale ce dimanche. Deux projets de fusion, un parc éolien et une initiative pour "sauver" le vallon de La Valleyre au Mont-sur-Lausanne étaient notamment soumis aux urnes.
Les citoyens de Montreux et Veytaux, ainsi que ceux de l'Abbaye, du Chenit et du Lieu étaient appelés ce dimanche à se prononcer sur un projet de fusion. Les habitants du Mont-sur-Lausanne devaient trancher sur une initiative rendant inconstructible le Vallon de La Valleyre. Les citoyens de Bullet, de leur côté, devaient se prononcer sur un projet de parc éolien. Les résultats:
Pas d'immeubles dans le vallon
Les habitants du Mont-sur-Lausanne choisissent la nature plutôt que l’immobilier. Ils ont plébiscité aujourd’hui l’initiative populaire communale « Sauvons le vallon de la Valleyre ». Et ceci à hauteur de 71% des voix. Le texte visait à rendre ce coin de verdure inconstructible. Et dans le même temps à bloquer un projet de construction de 14 immeubles dans le vallon. La réaction de Brigitte Besson, membre du comité d’initiative.
Contacté le représentant des promoteurs du projet, Boris Clivaz, confirme que l'affaire ne s'arrêtera pas là, beaucoup d'argent ayant été investi.
Boris Clivaz craint aussi que cette votation ne crée un précédent fâcheux pour la profession.
Reste que le Mont-sur-Lausanne a parlé. Quelle est donc la suite de la procédure? C'est Brigitte Besson, membre du comité d'initiative, qui nous éclaire.
Fusion historique dans la Vallée de Joux
La Vallée de Joux sera la première à fusionner. Les habitants du Chenit, de l'Abbaye et du Lieu ont accepté ce dimanche la convention de fusion, à près de 59% des voix. Ils seront bientôt les habitants de la commune la plus étendue du canton de Vaud, avec 7'000 habitants. Charles Fontannaz, président du comité de pilotage pour la fusion.
La déception est forcément palpable chez les opposants. Henrique Dias Mendes, président de l'Association des opposants à la fusion, nous rappelle ses peurs à l'aube de la naissance d'une nouvelle commune.
La nouvelle commune sera effective le 1er janvier 2027. Les différents exécutifs resteront donc en place six mois de plus que ceux du reste du Canton.
Pas de mariage Montreux-Veytaux
Si les Montreusiens souhaitaient se marier avec Veytaux, la réciproque n'était pas vrai. Les citoyens de Veytaux ont voté contre la convention de fusion. Le "non" a recueilli 12 voix de plus que le "oui". Le projet de fusion est donc abandonné. Réaction de la syndique de Veytaux, Christine Chevalley.
Du côté des partisans de la fusion, le représentant de "Veytaux son avenir", Jean-Marc Emery, est forcément déçu. Il pointe du doigt une Municipalité qui a exprimé son opinion et, peut-être, fait pencher la balance.
Jean-Marc Emery espère désormais que la Municipalité de Veytaux oeuvrera à "réunir les habitants". La syndique Christine Chevalley répond que "Veytaux va bien". Elle souligne aussi le travail réalisé avec Montreux pour rédiger une convention de fusion. Au tour donc du syndic de la commune voisine, qui s'est prononcée à 83% en faveur de fusion, de réagir à ce non-mariage. On écoute Olivier Gfeller.
Le vent en poupe à Bullet
Le parc éolien de la Grandsonnaz comptera bien 15 éoliennes, s'il peut se faire. Les habitants de Bullet ont dit « oui » au projet, et donc à l’implantation de 5 éoliennes sur leur territoire. Le résultat du vote : 196 « oui » contre « 174 « non ». On rappelle que trois autres communes, Fiez, Fontaines-sur-Grandson et Mauborget, sont concernées par le projet. Mais seul le Conseil communal de Bullet avait demandé que la population soit consultée.
Ce vote favorable de Bullet ne met toutefois pas fin au suspense pour ce projet de parc éolien, porté notamment par les Services industriels de Genève. Christian Bernet, porte-parole des SIG.
Quatre ONG en tout ont déposé un recours, dont Pro Natura Vaud. Elles affirment ne pas être contre l’éolien, mais pointent du doigt un dossier qu’elles estiment lacunaire.
Sport
A Villars, un championnat du monde de ski pour les tout-petits
Depuis mardi, des bambins âgés entre 2,5 et 5 ans dévalent les pistes de la station de Villars-sur-Ollon (VD). Au programme de ces jeunes skieurs: des entraînements, puis trois compétitions de slalom géant, slalom combiné et slalom parallèle adaptées à leur âge. Un classement sera établi après chaque course, puis un classement général couronnera un ou une "champion/ne du monde" pour chaque catégorie.
L'Ecole suisse de ski, les remontées mécaniques et les hôteliers de la station se sont associés pour lancer les premiers championnats du monde des tout-petits, écrivent-ils dans un communiqué. Ces "Little Rockets World Championships" se terminent samedi avec la remise des prix, une cérémonie de clôture et une mini-disco.
L'événement vise à renforcer l'attractivité de la station pour les familles durant les vacances de Pâques, une période où les pistes sont souvent moins fréquentées. Selon les organisateurs, c'est le moment idéal pour skier avec de jeunes enfants, grâce aux températures douces et à l'affluence modérée. Le domaine skiable est ouvert jusqu'au 12 avril.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Un guide sur les 111 lieux à ne pas manquer autour du lac Léman
De nombreuses adresses insolites de la région lémanique sont désormais regroupées dans le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer". Le livre, signé Magalie Savoye, est disponible depuis jeudi en librairie.
L'ouvrage a été pensé comme un "guide destiné à l'évasion", où sont recensés conseils pratiques destinés aux sorties familiales. Il se présente comme une sorte de "boîte à idées pour ralentir, apprendre et s’amuser ensemble", résument les éditions Emons, éditeur de la collection "111 lieux".
Labyrinthe de maïs géant, villages féeriques, activités sportives, rencontres avec des espèces surprenantes et autres activités "kids friendly" jalonnent les 240 pages du guide. Des anecdotes, des photos et des cartes agrémentent aussi la lecture.
De quoi "redécouvrir le Léman autrement", résume l'autrice du livre, également fondatrice du site internet My Family Pass. Le guide "111 lieux pour les familles autour du lac Léman à ne pas manquer" est disponible actuellement au prix de 27,90 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron
La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.
Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.
Un séisme économique pour le vignoble vaudois
Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».
«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»
Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.
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Des aides au compte-gouttes
Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».
De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.
Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?
L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».
«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»
Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Vaud
Le parc animalier de La Garenne veut attirer davantage de visiteurs
Presque en faillite en décembre dernier, le parc animalier de la Garenne sur la Côte se doit désormais d'innover pour attirer et maintenir son public. Depuis vendredi dernier, les visiteurs peuvent se parer d'audioguides pour en apprendre davantage sur les animaux du site.
Les personnes de passage à Le Vaud (VD) peuvent dorénavant choisir quelle capsule écouter parmi les 60 disponibles. Espérance de vie de l'animal, nombre d'enfants, représentation en 1800: les sujets ont été écrits par des naturalistes et permettent d'en savoir davantage sur l'animal vu et l'histoire de son espèce.
"C'est une offre en plus", explique à Keystone-ATS Guillaume Strobino, président de la fondation à but non lucratif qui gère le parc. "Les audioguides sont inclus dans le prix d'entrée et chacun a la possibilité de faire avec ou sans".
Loin d'être sortie de nulle part, la démarche vient d'une volonté de "redorer le blason" du site qui s'opère depuis quelque temps déjà. "Les visiteurs boudent la Garenne" depuis plusieurs années, relève le responsable.
"Tout doit tourner autour des familles"
Objectif: maintenir le nombre de 50'000 entrées par année et échapper à la faillite, frôlée en décembre. "On doit faire en sorte que ça fonctionne, augmenter la rentabilité sans augmenter les prix", affirme M. Strobino. Ceux-ci ont d'ailleurs tous été baissés, hormis le ticket d'entrée.
"On veut pouvoir offrir ce contact avec les animaux, la faune et la flore locale au plus grand nombre (...) Avant, il y avait une manière très scientifique de voir les choses, mais ce n'est pas ça qui va faire venir les familles. Tout doit tourner autour d'elles", souligne-t-il.
Et de rappeler que le parc, ancré dans la région depuis près de 60 ans, est moins un zoo qu'un centre de soins. Même si le public n'y a pas accès, c'est là que se déroule le coeur des activités du site. Actuellement, une centaine d'animaux - ou "patients" - y sont pris en charge, dont une huitantaine de hérissons.
Arrivée d'un bébé gypaète
Les missions du parc n'ont ainsi pas changé, selon Guillaume Strobino. Reproduction, réintroduction, préservation et éducation restent les mots d'ordre.
Dernier exemple en date: la naissance "rarissime" fin mars d'un gypaète barbu, espèce toujours fortement menacée. Un événement "exceptionnel arrivé à point nommé", selon le directeur du parc.
Il s'agit du "premier petit en dix ans, alors que La Garenne était le pionnier européen de la réintroduction de cette espèce". L'arrivée du bébé est d'autant plus "exceptionnelle" qu'il s'agit du premier enfant du couple et que la situation est généralement très compliquée. "Là, tout se passe bien, les gens sont contents, les soigneurs aussi", précise M. Strobino.
Pour voir la petite boule de plumes, il faudra toutefois attendre quelques semaines. Pour l'heure, seuls les soigneurs sont autorisés à lui rendre visite une fois par jour. Ses parents peuvent, eux, être aperçus de loin par les visiteurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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