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Suisse

Le Ministère public de la Confédération rejette les accusations US

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Le Ministère public de la Confédération et l'ancien procureur général Michael Lauber rejettent fermement les accusations et demandes de sanction de la commission américaine Helsinki. (archives) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La commission américaine Helsinki demande au gouvernement américain d'imposer des sanctions contre trois Suisses dans le cadre d'une affaire fiscale avec la Russie. Parmi les ciblés figure l'ex-procureur général Michael Lauber. A Berne, le MPC se dit surpris.

Un ancien procureur fédéral, Patrick Lamon, est aussi visé, ainsi qu'un expert de la Russie de l'Office fédéral de la police (fedpol). La requête de la commission Helsinki du congrès des Etats-Unis a été publiée vendredi sur Twitter par l'investisseur Bill Browder.

La demande a été faite en vertu de la loi dite Magnitsky, qui restreint la liberté de mouvement et gèle les avoirs aux Etats-Unis des individus et entités accusés d'enfreindre les droits de l'homme. La commission Helsinki, indépendante du gouvernement, est notamment chargée de la coopération financière en Europe.

Dans sa lettre diffusée vendredi, la commission Helsinki accuse les trois Suisses d'aider des Russes sanctionnés à accéder à des fonds gelés en Suisse. Il est aussi reproché aux trois Suisses d'avoir accepté des cadeaux et des voyages offerts par des responsables et des oligarques russes.

Affaire Magnitsky

Ces fonds russes de 18 millions de francs ont été bloqués en Suisse au début des années 2010 dans le cadre de l'affaire Magnitsky. Le MPC avait arrêté en 2021 la procédure de blanchiment d'argent en lien avec une fraude fiscale de 230 millions de dollars en Russie et ne voulait confisquer que quatre des 18 millions. Il n'a été possible de prouver un lien que pour une partie des avoirs confisqués en Suisse et l'infraction commise en Russie, avait-il justifié.

La commission Helsinki accuse les personnes impliquées dans le dossier à l'époque d'avoir agi injustement en faveur des Russes sanctionnés. Le MPC "a répété textuellement la déclaration reçue du gouvernement russe" pour se justifier, ajoute la lettre de la commission américaine.

Pour mémoire, l'avocat Sergueï Magnitski conseillait la société londonienne Hermitage Capital en Russie cofondée par Bill Browder. L'avocat est mort dans une prison moscovite en novembre 2009 après avoir dénoncé un an auparavant une vaste machination financière de 230 millions de dollars ourdie, selon lui, par des responsables de la police et du fisc russe au détriment de son employeur et de l'Etat russe.

Le MPC avait ouvert en 2011 une enquête pour blanchiment d'argent dans le cadre de cette affaire. Dix-huit millions de francs ont alors été bloqués sur des comptes en Suisse.

Contacté par Keystone-ATS samedi, le MPC rejette "avec la plus grande fermeté" les accusations et les requêtes de la commission Helsinki. Elles sont sans fondement, fait-il savoir.

"Surprenant"

Au vu des expériences faites avec les autorités américaines, les déclarations et les exigences de la commission d'Helsinki sont surprenantes, ajoute le MPC. Lors des contacts réguliers et personnels, le "Department of Justice" américain qualifie toujours la collaboration de bonne avec la Suisse.

L'indépendance de la justice est un élément capital de l'Etat de droit, rappelle le MPC. Pour la garantir, les procédures pénales doivent être protégées des influences politiques et autres.

Les procédures pénales sont soumises à l'examen de tribunaux indépendants, poursuit le MPC. Il souligne que la procédure évoquée par la commission Helsinki se déroule de manière correcte et conforme à la législation. Le MPC renvoie à plusieurs décisions du Tribunal pénal fédéral, qui avait soutenu la conduite de la procédure du MPC.

"Le MPC n'a pas l'intention de commenter les déclarations de Monsieur Browder et les requêtes qui en découlent", fait savoir l'autorité judiciaire.

Par la voix de son avocat, l'ex-procureur général de la Confédération Michael Lauber fait savoir à Keystone-ATS samedi qu'il "rejette formellement ces accusations. Elles sont fausses, attentatoires à l'honneur et tout simplement ridicules".

A prendre "au sérieux"

Samedi au 12:45 de la RTS, qui reprend l'émission "10 vor 10" de la télévision alémanique SRF la veille, le professeur bâlois de droit pénal Mark Pieth, qui avait conseillé il y a plusieurs années Bill Browder, met en garde: "Nous devons le prendre au sérieux, même si nous ne sommes pas d'accord avec ce qu'il dit. Nous devons faire attention car il est effectivement en mesure d'agir contre la Suisse. Je ne pense pas que c'est une bonne idée que les autorités suisses fassent le mort".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Zurich Insurance à nouveau éconduit par Beazley

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Beazley considère que la dernière proposition de Zurich Insurance sous-estime considérablement son potentiel à moyen terme (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le conseil d'administration de l'assureur britannique Beazly repousse derechef une offre de rachat, pourtant améliorée, formulée par Zurich Insurance. Le groupe propose depuis lundi 1280 pence en numéraire par action, après une première relance à 1230 pence.

Rapportée aux près de 600 millions de titres en circulation après un programme de rachat d'actions l'an dernier, la nouvelle offre valorise la compagnie londonienne à un peu moins de 7,7 milliards de livres sterling (8,3 milliards de francs).

Beazley considère que cette proposition sous-estime considérablement son potentiel à moyen terme. La firme souligne dans un communiqué jeudi avoir été approchée par Zurich en juin 2025 déjà, à trois reprises. Les 1315 pence par titre alors avancés valorisaient Beazley à 8,4 milliards de livres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

La Comco sanctionne Hallenstadion et Ticketcorner

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L'accord entre l'exploitant du Hallenstadion et Ticketcorner a entravé la concurrence d'autres prestataires actifs sur le marché de la distribution de billets, selon la Comco (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Comco a infligé une amende à la société zurichoise qui gère le Hallenstadion et à la plateforme de réservations Ticketcorner. La décision sanctionne un accord de coopération entre les deux entreprises ayant fait entrave à la loi sur les cartels.

Fin 2008, Aktiengesellschaft Hallenstadion Zürich (AGH) et Ticketcorner ont convenu que le Hallenstadion ne serait loué à des organisateurs de manifestations qu'à la condition qu'au moins 50% des billets soient distribués par Ticketcorner, explique jeudi la Commission de la concurrence (Comco). "Cela a eu pour effet d'entraver la concurrence d'autres prestataires actifs sur le marché de la distribution de billets", souligne-t-elle.

Entre 2009 et 2011, les deux sociétés occupaient une position dominante sur leurs marchés respectifs - l'organisation de grands concerts rock et pop et la vente de billets pour ces manifestations - ce qui signifie que la conclusion et l'application de ce contrat ont constitué un abus.

En 2020, le Tribunal fédéral a jugé que ce contrat de coopération entre AGH et Ticketcorner violait la loi sur les cartels et a renvoyé l'affaire à la Comco pour une nouvelle décision. Ainsi, la Comco a décidé le 15 décembre 2025 de sanctionner AGH à hauteur d'environ 50'000 francs et Ticketcorner d'environ 60'000 francs. La décision peut être attaquée devant le Tribunal administratif fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Galenica a repassé les 4 milliards de recettes en 2025

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Galenica a encore accéléré la cadence de sa croissance au quatrième trimestre, affichant 5,5% sur l'ensemble de l'année, contre 4,7% après neuf mois en 2025 (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Galenica a franchi l'an passé le cap des 4 milliards de francs de recettes, fort notamment de l'intégration du spécialiste du diagnostic Labor Team. Le grossiste en médicaments et exploitant de pharmacies dépasse ainsi les sommets atteints en 2022.

La firme bernoise a encore accéléré la cadence de sa croissance au quatrième trimestre, affichant 5,5% sur l'ensemble de l'année, contre 4,7% sur les trois premiers partiels cumulés. Le chiffre d'affaires s'est au final établi à 4,14 milliards de francs, selon un décompte encore préliminaire diffusé jeudi.

Par segment, les ventes directes aux particuliers et professionels (Products & Care) ont enregistré une progression de 6,8% à 1,82 milliard de francs. La vente en gros et les services d'approvisionnement ou de gestion (Logistics & IT) n'en demeure pas moins la première source de revenus du groupe avec une contribution de 3,33 milliards, agrémentée de 4,8%. Les dépenses internes (Corporate & Elimination) ont enflé de 5,6% à 1,01 milliard.

La performance comble peu ou prou les attentes des analystes consultés par l'agence AWP. Le consensus pour le chiffre d'affaires s'articulait autour de 4,14 milliards de francs au niveau du groupe, dont 3,40 milliards pour Logistics & IT et 1,80 milliard pour Product & Care. Corporate & Elimination devait générer un débours de 1,07 milliard.

Sans avancer à ce stade de chiffre absolu, la direction laisse augurer un excédent d'exploitation en hausse de 10 à 12%, comparé aux 211 millions dégagés en 2024. Le conseil d'administration doit proposer un dividende au moins au niveau de celui versé au titre de l'exercice précédent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Surcoûts et retards dans la construction des hangars pour les F-35

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L'automne dernier, le ministre de la défense Martin Pfister s'était rendu à l'aérodrome militaire de Payerne et s'était enquis de l'avancée des travaux liés au F-35 (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

De nouveaux surcoûts entourent l'achat des nouveaux avions de combat F-35A. La construction de nouveaux hangars en Suisse pour ces jets américains coûtera plus cher que prévu. De plus, les travaux risquent de ne pas être finis dans les délais, selon un rapport.

L'achat des nouveaux avions nécessite la construction de nouveaux hangars à Payerne (VD), Emmen (LU) et Meiringen (BE). Un crédit d'engagement de 120 millions de francs a été avalisé par le Parlement en 2022. Dans un audit publié mercredi, le Contrôle fédéral des finances (CDF) relève que les coûts se montent aujourd'hui à quelque 200 millions.

Des retards ont aussi été constatés. Tous les travaux doivent être terminés d'ici 2030 selon la planification. Mais "le respect des délais s'avère critique", écrit le CDF. A Emmen et Meiringen, les permis de construire ne sont pas attendus avant la fin du premier semestre 2026. A Payerne, les travaux ont commencé au printemps 2025, avec six mois de retard.

Pour le CDF, il faut envisager un scénario alternatif, comme un stationnement intermédiaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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