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Sortie de crise: le flou règne toujours

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A l'image du penseur de Rodin, les Suisses se demandent comment ils vont s'y prendre pour sortir du semi-confinement d'ici trois semaines. (©KEYSTONE/DPA/FRISO GENTSCH)
Un jour après l'annonce du semi-déconfinement par étape, Berne n'a guère amené de réponses vendredi à la foule de questions que se posent les Suisses. La question de l'école est particulièrement épineuse.

"Nous ne sommes pas sortis de la zone dangereuse", a affirmé vendredi Daniel Koch, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le risque que la courbe des infections au Covid-19 remonte existe. Il ne faut donc surtout pas baisser la garde.

"Plus de 300 personnes doivent actuellement toujours être ventilées artificiellement", a-t-il souligné lors d'un point de presse à Berne. Et ce ne sont pas que des personnes à risque. Des individus jeunes et sans maladie préexistante sont également en difficulté.

L'épidémie continue de ralentir en Suisse avec 346 nouvelles contaminations enregistrés vendredi, selon les chiffres de l'OFSP, mais la Suisse romande souffre.

Vaud est désormais le canton qui compte le plus de décès liés au Covid-19: il en déplorai vendredi 279 depuis le début de la crise, soit 13 de plus en 24 heures, dépassant ainsi le Tessin (270, +1). Au total, 1019 personnes en Suisse ont perdu la vie depuis le début de l'épidémie, selon l'OFSP, et 1306 selon un décompte des cantons.

Traçage et masques: rien de neuf

Interrogé sur une application de traçage qui pourrait avertir les personnes qui ont été proches d'un individu contaminé, Daniel Koch a indiqué que rien n'était prévu pour le 27 avril, date de la première étape de sortie de crise du Covid-19. Celle-ci concerne les coiffeurs, les physiothérapeutes, les jardineries et les médecins.

Le recours aux masques reste aussi en main des individus et des entreprises. La Confédération dispose actuellement de 20 millions de pièces, et en aurait 100 millions d'ici la fin avril. Berne n'en fournira que "de façon subsidiaire".

Les branches et secteurs concernés doivent d'abord faire en sorte de s'en procurer. Il n'est pas prévu non plus que la Confédération en fournisse à toute la population. Un film précisant la bonne façon de manipuler les masques sera présenté "lundi ou mardi".

Les cantons demandent des précisions

Le Conseil d'Etat fribourgeois attend lui aussi un certain nombre de précisions de la Confédération, notamment s'agissant du port des masques. Plus globalement, les gouvernements jurassien et fribourgeois estiment qu'il subsiste des interrogations concernant l'application de l'ordonnance d'assouplissement du Conseil fédéral.

Du côté des enseignants, les questions restent nombreuses. Le syndicat des enseignants romands dit ressentir une "incohérence" entre la fermeture "abrupte" des écoles le 13 mars et la décision de les rouvrir, "sans que les éléments scientifiques aient réellement changé".

"On écoute les conférences de presse de la Confédération et de Daniel Koch, a dit Cesla Amarelle, conseillère d'Etat vaudoise à la tête de la formation sur la RTS. Mais on n'arrive pas à ce stade à clarifier ce cadre de sécurité sanitaire pour une reprise des écoles". Et de rappeler que la décision a été prise jeudi par le Conseil fédéral, "qui laisse très peu de marge aux cantons".

Le mécontement est aussi fort du côté des psychologues, qui demandent que les thérapies en ligne soient prises en charge durant la crise, comme c'est le cas pour les psychiatres. C'est ce que revendique une pétition avec plus de 15'000 signatures remise au conseiller fédéral Alain Berset.

Pourtant une étude montre que la crise du coronavirus pèse sur l'esprit de nombreux Suisse. Plus d'un tiers des personnes interrogées dans le cadre d'une étude zurichoise ont déclaré que leur qualité de vie s'est détériorée: ils dorment moins bien et angoissent davantage. Mais 9% affirment à l'inverse qu'ils se portent mieux.

Médicaments testés

La Suisse est sur le point de mener ses premiers tests de médicaments dans le cadre d'une étude internationale lancée par l'OMS. L'objectif est d'évaluer l'efficacité de tel ou tel traitement contre le Covid-19.

Plusieurs dizaines de pays participent à cette étude, précise Oriol Manuel, docteur au CHUV. Les premiers résultats seront dévoilés par l'OMS. "Nous ne savons pas encore quand, mais cela pourrait se faire en peu de semaines", relève le Dr Manuel. Concernant les médicaments, il s'agira notamment d'évaluer l'efficacité de l'hydroxychloroquine.

A son niveau, le canton de Vaud va chapeauter des études populationnelles pour suivre et contrôler le comportement de l'épidémie pendant la phase de déconfinement. Elles donneront des indications sur l'évolution de l'immunité dans la population face au Covid-19.

Chômage en hausse

Du point de vue économique, les nouvelles sont moins réjouissantes. A ce jour, plus de 167'200 entreprises ont déposé une demande de chômage partiel pour 1,76 million de travailleurs, soit un tiers des employés en Suisse. Le nombre des chômeurs a également fortement augmenté: le 15 mars, on en dénombrait 118'000 contre 151'000 actuellement.

Revenant sur le mécontentement de la branche de la restauration laissée sans feuille de route, Daniel Koch a déclaré: "Nous regardons ce qui est possible, mais c'est très difficile". Il est en effet compliqué de maintenir la distance de sécurité dans un restaurant.

S'agissant de protéger la santé des employés et des clients, le Seco et l'OFSP sont en train d'établir des lignes directrices pour les différents secteurs d'activité. Il reviendra ensuite à chaque branche d'élaborer un concept détaillé, qui devra être mis en oeuvre par les entreprises. Il reviendra aux cantons de procéder à des contrôles.

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Covid-19 : le Parlement tranchera sur les loyers commerciaux

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Les restaurants, qui ont dû fermer en raison des mesures de lutte contre le coronavirus, pourraient bénéficier d'une réduction de loyer. Le Parlement tranchera sur un projet de loi, dont le gouvernement ne veut pas. (Image d'archive - ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le bras de fer sur les loyers commerciaux continue. Le Conseil fédéral a transmis vendredi au Parlement un projet de loi visant à aider les commerçants en difficulté. Il lui demande toutefois de ne pas l'approuver. Les parlementaires trancheront.

Le gouvernement a toujours estimé que locataires et bailleurs devaient s'entendre entre eux. Le Parlement n'était cependant pas de cet avis et lui a forcé la main lors de la session d'été. Les deux Chambres ont adopté une motion identique.

Le Conseil fédéral a alors établi un projet de loi, qu'il a légèrement modifié après la consultation. Il campe toutefois sur ses positions et propose le rejet du texte.

Restaurateurs et coiffeurs inclus

Outre les locataires et les paysans, le projet prévoit désormais un coup de pouce pour les gérants d'établissements publics, comme les restaurants ou les salons de coiffure. Tous ne paieront que 40% de leur loyer durant la fermeture de leur établissement ou installation à cause des mesures de lutte contre le coronavirus. Le reste sera à la charge des bailleurs.

La mesure ne vaut que pour les loyers ou fermages inférieurs à 20'000 francs par mois. Si le loyer mensuel se situe entre 15'000 et 20'000 francs, chaque partie au contrat peut renoncer unilatéralement par écrit à l’application du règlement proposé. Pour les établissements de santé ayant dû restreindre leur activité, ce règlement s’applique pour une durée maximale de deux mois.

Les bailleurs en détresse économique pourront déposer une demande d’indemnisation. Ils y auront droit lorsque le loyer est fixé uniquement sur la base des coûts ou lorsque le demandeur peut prouver que sa survie économique est mise en péril.

Avis divergents

Lors de la consultation, les avis ont une nouvelle fois divergé. Les partisans, au premier rang desquels figure la gauche, y voient un moyen d'éviter les faillites. La droite et les Vert'libéraux dénoncent une intervention étatique dans des affaires privées.

Le National débattra de cette loi lors de la session spéciale d'octobre. Il n'est toutefois pas certain qu'elle rassemble une nouvelle fois une majorité. Les votes sur la motion étaient très serrés. Le projet n'est passé que par 20 voix contre 19 et 4 abstentions au Conseil des Etats, et par 98 voix contre 84 et 12 abstentions au National.

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Le CICR supprime 95 postes

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) doit licencier une soixantaine de personnes au siège (archives - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui fait face à des difficultés, doit supprimer 95 postes à son siège de Genève. Avec les départs à la retraite et "d'autres facteurs", le nombre de licenciements atteint une soixantaine.

Partout, "les effets négatifs du Covid se sont fait sentir, y compris sur le plan financier", explique l'organisation dans une déclaration à Keystone-ATS pour annoncer l'étendue de ce dispositif. "Le CICR n'est pas épargné et prend aujourd'hui des mesures pour réduire les coûts de son fonctionnement et de ses opérations".

Pour 2020, le déficit devrait atteindre 130 millions de francs. Des économies de 25 millions sont prévues. Outre les efforts au siège, plusieurs centaines de postes seraient menacés sur le terrain. L'organisation emploie plus de 20'000 personnes.

Le CICR précise que des mesures de "responsabilité sociale" accompagneront ceux qui seront licenciés. "Ces décisions reflètent la nécessité absolue de modifier nos priorités et d'optimiser les coûts", dit l'organisation.

Les ressources seront réaménagées entre les zones les plus importantes et "celles qui le sont moins". Un effort considéré comme indispensable pour éviter "de devenir inefficaces" dans un contexte mondial "de plus en plus exigeant", estime encore l'organisation.

Outre le CICR, plusieurs autres institutions de la Genève internationale ont dû faire face à des diminutions de personnel en raison du Covid. De son côté, le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés a annoncé vendredi n'avoir reçu que 4,5 des plus de 9 milliards de dollars demandés pour cette année. Le Covid augmente largement les besoins des déplacés et des réfugiés et un manque de ressources pourrait provoquer un impact "dévastateur" pour des millions de personnes, a-t-il ajouté.

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530 nouveaux cas en Suisse en 24 heures

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Depuis le début de la pandémie, 48'795 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 1'237'621 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein, dont 15'763 les dernières 24 heures. (Image d'archive - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Suisse enregistre jeudi 530 nouveaux cas de contamination au Covid-19 en 24 heures, selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le nombre d'hospitalisations et de décès restent stables. L'OFSP ne communiquera plus de données statistiques le week-end.

Les chiffres du samedi et du dimanche seront dorénavant transmis le lundi, a indiqué Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l'infection de l'OFSP, lors d'une conférence de presse jeudi. Jeudi, dix-huit malades ont été hospitalisés et sept personnes sont décédées.

Virginie Masserey a par ailleurs déclaré que l'OFSP ne recommande pour l'instant pas de réduire la durée de la quarantaine, aujourd'hui fixée à 10 jours, alors que certains secteurs de l'économie demandent cette réduction. La représentante de l'OFSP souhaite néanmoins une étude sur les impacts économiques des quarantaines. Jeudi, L'OMS a pour sa part exclu de raccourcir sa recommandation d'une quarantaine de 14 jours pour tout ceux qui ont été en contact avec le virus.

Tests rapides pas recommandés

Autre aspect évoqué par Virginie Masserey: les tests rapides. Ceux-ci ne sont pour l'instant pas recommandés par l'OFSP, qui veut d'abord évaluer leurs caractéristiques et "quelle plus-value ils peuvent apporter". En outre, ces tests rapides ne font pas partie de la catégorie des tests PCR, recommandés par l'OFSP.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 15'763 tests conventionnels ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève jeudi à 3,36%; il était mercredi de 2,87%. Au cours des sept derniers jours, le taux de positivité était de 3,9%.

Avec autant de tests, la Suisse est encore au-dessus de la barre des 500 cas. Cela avait déjà été le cas mercredi avec 514 cas et vendredi dernier avec 528. Avant, cela n'était plus arrivé depuis avril.

Au total, 48'795 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur 1'237'621 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Depuis le début de la pandémie, le total des décès s'élève à 1762 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 4727.

Décès dans des EMS

Virginie Masserey a constaté une augmentation du nombre d'hospitalisations de semaine en semaine, surtout des personnes âgées, entre 65 et 69 ans. Les décès sont aussi plus nombreux et concernent principalement des personnes âgées dans des établissements médico-sociaux (EMS).

La Suisse dénombre pour l'heure 2258 personnes en isolement, et 6455 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 8097 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Sur les sept derniers jours, le nombre total d'infections est de 2728. Sur les deux dernières semaines, 62,3 nouvelles infections pour 100'000 habitants ont été recensées, ce qui fait de la Suisse un pays à haut risque d'infection selon ses propres critères.

SwissCovid: 1,69 million d'usagers

Quant à l'application SwissCovid, elle était activement utilisée par 1,69 million de personnes jeudi, selon Sang-Il Kim, responsable de la section Transformation numérique de l'OFSP. Les usagers étaient 1,62 million mardi.

L'OFSP s'intéresse par ailleurs aux systèmes de traçage anti-Covid développés par Apple et Google. Néanmoins, les développeurs de l'application estiment que ces systèmes ne sont pas encore "stables".

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Médicament contre le Covid-19: Swissmedic ouvre une enquête

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Le produit naturel Echinaforce est vendu par son fabricant pour ses effets renforçant le système immunitaire et en prévention des refroidissements (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Swissmedic a ouvert une enquête suite à des informations de médias annonçant l'Echinaforce comme un possible remède miracle pour lutter contre le nouveau coronavirus. Il examine si le produit a fait l'objet d'une publicité interdite auprès du public.

Un porte-parole de l'Institut suisse des produits thérapeutiques (Swissmedic) a confirmé à l'agence de presse Keystone-ATS mercredi soir une information diffusée par la télévision alémanique TVO. La publicité pour les médicaments auprès du grand public ne peut être faite que dans le cadre de demandes approuvées par l'agence de contrôle, rappelle Swissmedic.

Des médias ont parlé lundi d'une étude du laboratoire de Spiez, affirmant que la préparation médicinale Echinaforce de l'entreprise thurgovienne A. Vogel aidait à lutter contre le Covid-19 en laboratoire.

Ruée sur le produit

Le remède naturel à base d'extrait de Rudbekies, un genre de plantes herbacées de la famille des Astéracées, est vendu par son fabricant pour ses effets renforçant le système immunitaire et en prévention des refroidissements.

Selon le porte-parole de Swissmedic, la publication le 9 septembre du laboratoire de Spiez dans la revue scientifique Virology Journal a provoqué de mauvaises interprétations. La diffusion de l'information sur les réseaux sociaux a ensuite conduit à une ruée des consommateurs sur les préparations Echinaforce et l'apparition d'offres illicites sur des sites en ligne.

Aucune conclusion médicale ne peut être tirée de l'étude du laboratoire de Spiez faite dans un tube à essai, a ajouté le porte-parole. L'étude de Spiez indiquait elle-même qu'il n'était pas du tout certain que la substance ait un effet sur le corps humain.

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Une reprise économique après un début d'année dans le rouge

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Das Logo der Credit Suisse am Hauptsitz am Zuercher Paradeplatz fotografiert am Donnerstag, 18. Januar 2018, in Zuerich. (KEYSTONE/Melanie Duchene)
Les économistes de Crédit Suisse ont publié leurs prévisions pour 2021. (Image d'archive - ©KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

La situation économique en Suisse va mieux après un premier semestre 2020 chaotique. Ce sont les résultats avancés par les économistes de Credit Suisse mercredi.

Après un printemps chaotique lié au semi-confinement, la reprise économique est désormais rapide. Selon des prévisions relativement optimistes des économistes de Credit Suisse, le produit intérieur brut, l’indice permettant de mesurer les richesses créées dans un pays au cours de l’année, devrait être en recul de 4% à la fin de l’année. Ce chiffre est moins pire que prévu. Une augmentation de 3,5% est même attendue pour 2021. Maxime Botteron, économiste au Credit Suisse….

Maxime Botteron
Économiste à Credit Suisse
Maxime Botteron Économiste à Credit Suisse

Les économistes de Credit Suisse ne prévoient pas de nouveau confinement généralisé dans leurs prévisions. Si cela devait arriver, les conséquences seraient importantes, particulièrement pour l’emploi déjà durement frappé. Maxime Botteron :

Maxime Botteron
Économiste à Credit Suisse
Maxime Botteron Économiste à Credit Suisse

Malgré la reprise économique, l’impact sur l’emploi reste important comme le rappelle Maxime Botteron :

Maxime Botteron
Économiste à Credit Suisse
Maxime Botteron Économiste à Credit Suisse

La situation sur le front de l’emploi est donc loin de son niveau de fin 2019. Avec la crise économique, il va falloir être patient avant de retrouver un faible pourcentage du taux de chômage. Les explications de Maxime Botteron :

Maxime Botteron
Économiste à Credit Suisse
Maxime Botteron Économiste à Credit Suisse

Parmi une des autres conséquences liées au Covid 19, la baisse du solde migratoire pour l’année en cours. Une diminution qui n’est pas aussi importante que prévue malgré la crise sanitaire, mais qui devrait se poursuivre en 2021 en passant sous la barre des 50’000, ce qui n’est pas arrivé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes en 2007.

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