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Économie

Swiss Re vise un bénéfice de 3,6 milliards de dollars en 2024

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Le groupe zurichois maintient par ailleurs ses "priorités", avec pour ambition de revenir à "une croissance durable du dividende". (KEYSTONE/Ennio Leanza) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le réassureur Swiss Re vise un bénéfice de plus de 3,6 milliards de dollars (3,14 milliards de francs au cours actuel), grâce au passage à la norme comptable IFRS l'année prochaine, après un gain net de seulement 472 millions de dollars en 2022.

Sa branche de réassurance vie L&H Re doit y contribuer à hauteur de 1,5 milliard, selon le communiqué publié vendredi en amont de sa journée des investisseurs.

La réassurance dommages P&C Re vise un ratio combiné IFRS de moins de 87% et Corporate Solutions (Corso) de moins de 93%. L'an dernier, le premier s'affichait à 102,4% et le second à 93,1%. Cet indicateur désigne le rapport entre les primes encaissées et les remboursements. S'il est inférieur à 100%, il permet à la société de réaliser des profits.

Swiss Re, qui rapportait jusqu'ici sous la norme US GAAP, vise également un retour sur capitaux propres (ROE) sur plusieurs années dépassant 14%. Il s'est élevé à seulement 2,6% en 2022.

Impacts négatifs et positifs

La nouvelle base comptable aura "un impact positif sur le bénéfice net", en reflétant mieux les capacités de gains de L&H Re, d'après le communiqué. Sa mise en oeuvre devrait avoir un impact négatif sur le bénéfice après impôts d'environ 0,5 milliard en 2024. Le taux de solvabilité SST de 314% ne sera pas "affecté matériellement" par le passage vers la nouvelle norme.

Le groupe zurichois maintient par ailleurs ses "priorités", avec pour ambition de revenir à "une croissance durable du dividende".

Sur neuf mois, le géant de la réassurance a enregistré un bénéfice net frôlant les 2,5 milliards de dollars (2,26 milliards de francs), un montant proche des 3 milliards escomptés pour 2023 dans son ensemble.

Pour la Banque cantonale de Zurich (ZKB), Swiss Re se montre à nouveau "très optimiste" quant à son activité.

Simon Fössmeier pour Vontobel estime que les chiffres "positifs" liés au passage à la norme IFRS 17 s'accordent avec ses propres estimations "optimistes". L'expert recommande le titre à l'achat (buy) avec un objectif de cours à 118 francs.

En revanche, la cible de Swiss Re s'avère inférieure à celle que visait UBS, qui déplore une annonce décevante. Le consensus actuel selon IFRS 4 table sur 3,75 milliards quand la banque aux trois clés misait sur un gain de 4 milliards de dollars selon IFRS 17. La différence avec les pronostics du géant bancaire reposerait sur l'impact de 0,5 milliard, partiellement compensé par une meilleure tenue de L&H Re. Selon les analystes, les questions à poser lors de la journée des investisseurs devraient tourner autour de la réserve en capital.

Vers 10h55, l'action se situait dans les tréfonds de l'indice vedette de la Bourse suisse, perdant 1,7% à 101,47 francs, dans un SMI en gain de 0,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le commerce de détail poursuit sa progression en janvier

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Les revenus liés aux denrées alimentaires, boissons et tabac ont pris 1,9% en termes nominaux (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les chiffres d'affaires du commerce de détail, après avoir augmenté en décembre, ont continué de croître en janvier en termes nominaux et en tenant compte du renchérissement.

Sur un an, ils ont progressé de 0,6% en termes nominaux (non corrigé de l'inflation) et de 0,3% en termes réels (en tenant compte de l'inflation), indique vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans ses résultats provisoires.

Corrigées de l'effet des jours ouvrables et fériés, les recettes du commerce de détail, stations-service mises à part, se sont vu hausser de 0,8% en termes nominaux en janvier sur un an (0,4% en termes réels).

Les revenus liés aux denrées alimentaires, boissons et tabac ont pris 1,9% en termes nominaux (1,5% en termes réels) et ceux du secteur non alimentaire ont progressé de 0,6% en termes nominaux (idem en termes réels).

Corrigés des variations saisonnières, les chiffres d'affaires en termes réels ont avancé de 0,8% en janvier sur un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le taux référence des loyers reste inchangé

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La perspective d'une nouvelle hausse des loyers s'éloigne (archives). (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPHE GATEAU)

Un répit pour les locataires. Après deux hausses en juin et décembre 2023, le taux d'intérêt de référence applicable aux contrats de bail est resté inchangé à 1,75%, annonce vendredi l'Office fédéral du logement (OFL).

La perspective d'une nouvelle hausse des loyers à court terme est ainsi écartée. Le taux d'intérêt moyen pondéré des créances hypothécaires s'établissait au 31 décembre - jour de référence - à 1,72%, contre 1,69% un trimestre auparavant.

Pour que le taux de référence évolue, il faut que le taux moyen pondéré constaté pour les hypothèques franchisse 1,87% ou s'affaisse sous 1,63%. Étant donné qu'il n'a pas subi de modification suffisante par rapport au trimestre précédent, il ne donne pas droit à de nouvelles prétentions de diminution ou de hausse de loyer.

Les locataires peuvent encore demander une baisse de loyer si celui-ci est fondé sur un ancien taux de référence de 2% ou davantage, rappelle l'OFL, signalant que le contrat de bail ou la dernière notification d'adaptation du loyer mentionne le taux de référence en fonction duquel il a été établi.

Ce statu quo s'explique par la récente détente des taux hypothécaires, que l'OFL surveille comme le lait sur le feu. Une inflation en décrue et l'espoir d'une prochaine baisse du taux directeur par la Banque nationale suisse (BNS) favorisent cette tendance, selon des observateurs du marché interrogés par AWP.

La nouvelle constitue un soulagement pour les locataires en Suisse qui ont subi deux hausses de 25 points de base l'année dernière, le taux d'intérêt de référence étant passé à 1,75%, de 1,25%.

Certains bailleurs en ont profité pour augmenter sensiblement les loyers depuis, parfois de plus de 10%, en répercutant aussi partiellement l'inflation. Le renchérissement peut toutefois toujours être pris en compte à hauteur de 40% sur le prix des loyers, note l'OFL.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

OMC: fébrilité pour un accord sur la pêche et étendre un moratoire

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Les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont prolongé déjà de plus de 24 heures leur ministérielle à Abou Dhabi pour tenter d'arracher des accords. (© KEYSTONE/AP/Jon Gambrell)

Les 164 membres de l'OMC sont dans la dernière ligne droite de la ministérielle à Abou Dhabi. Un accord sur la pêche semble possible. L'Inde, décidée sur ses revendications agricoles, peut faire capoter la prolongation du moratoire sur le commerce électronique.

"Un pays peut établir ou bloquer le consensus", a affirmé vendredi après-midi à quelques journalistes l'un des ambassadeurs auprès de l'OMC. Selon lui, de nombreuses délégations sont "déçues" par l'attitude de ce gouvernement.

Depuis jeudi soir, la réunion des membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a été prolongée à plusieurs reprises, la nouvelle plénière finale n'étant désormais pas prévue avant vendredi 22h00 (20h00 en Suisse). Les dialogues sont également importants en coulisses. Plusieurs coups de téléphone ont été menés entre chefs d'Etat et de gouvernement, ajoute une source proche des discussions.

Parmi les avancées possibles, "nous sommes proches" d'un accord sur la pêche, ajoute l'ambassadeur. Les Etats ne pourraient attribuer un soutien financier à la pêche que s'ils prouvent que celui-ci n'affecte pas des stocks durables de poisson.

Des exceptions seraient prévues pour les pays pauvres, les petits pays de pêche qui pèsent moins de 0,8% du volume mondial, la pêche artisanale et, pour une durée en négociation et dans leur zone exclusive, pour les pays en développement.

ONG déjà déçues sur la surpêche

En revanche, dans le projet de texte, la volonté indienne d'un moratoire total de 25 ans sur le soutien financier à la pêche de longue distance, offensive contre la Chine et les Etats-Unis, n'est pas ajoutée. Une déception pour les ONG qui estiment déjà que l'objectif de durabilité ne serait pas atteint en l'absence d'interdiction formelle de ces subventions.

A Genève il y a près de deux ans, un accord considéré comme historique avait été arraché après plus de 20 ans de négociations, mais il ne règle qu'une partie du problème. Et il manque plusieurs dizaines de ratifications pour qu'il entre en vigueur.

Seules les subventions contribuant à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée faisaient partie du premier arrangement, soit un peu plus de 20 milliards. Le reste porte sur celles qui alimentent une surpêche ou une surcapacité. En cas d'accord à Abou Dhabi, l'OMC pourrait revendiquer le premier des Objectifs de développement durable (ODD) décidés par la communauté internationale qui serait entièrement honoré.

Un accord pourrait toutefois dépendre du lien avec les négociations sur l'agriculture. "L'un aide l'autre", admet un membre de la délégation indienne. "Dans une année électorale, nous ne pouvons pas rentrer en disant aux agriculteurs que nous les avons abandonnés", ajoute-t-il, à quelques mois du scrutin dans son pays.

Négociations "compliquées"

Ces négociations sont "compliquées", selon une source proche des discussions. L'Inde tente de pousser pour obtenir l'une de ses principales revendications à l'OMC, une solution permanente pour des stocks alimentaires publics pour garantir la sécurité alimentaire, élargie à tous les pays en développement.

Problème pour de nombreux pays occidentaux, New Delhi ne devrait pas exporter ces denrées mais elle cherche à le faire malgré tout à des prix inférieurs à ceux du marché. L'Inde, dont le ministre du commerce doit se faire élire dans quelques mois pour rester au gouvernement, ne souhaiterait pas lâcher sur la revendication sur les stocks alimentaires.

Si l'accord sur la pêche n'est pas encore exclu, la victime pourrait être la question d'une extension de deux ans du moratoire sur les tarifs douaniers des diffusions électroniques. La Suisse et l'OMC ne cachent pas que ce scénario serait un important recul pour tous les pays.

Sans moratoire, celui-ci coûterait aux Etats riches 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB), selon une étude. Mais, plus encore, 2,5% aux pays en développement. Un Etat pourrait alors notamment décider de taxes sur la diffusion électronique de films ou sur des consultations en ligne. Les pays qui souhaitent mettre un terme au moratoire affirment perdre des revenus considérables.

"Le commerce numérique a stimulé la croissance mondiale", rétorque l'un des ambassadeurs auprès de l'OMC. La Suisse et de nombreux Etats ont déjà laissé entendre qu'ils n'appliqueraient pas de taxes, si le moratoire est abandonné, même d'autres pourraient le faire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Thomas Jordan quittera la BNS fin septembre

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Thomas Jordan n'a pas précisé les raisons de son départ (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, quittera ses fonctions le 30 septembre. Entré à la BNS en 1997, le Biennois avait pris la tête de l'institut d'émission en 2012.

"Maintenant que les différents défis rencontrés ces dernières années ont pu être maîtrisés, le moment est propice pour me retirer", affirme Thomas Jordan, cité dans un communiqué de la BNS publié vendredi. Le document ne fait aucune mention au remplacement de Thomas Jordan.

Entré à la direction générale de la BNS en 2007, Thomas Jordan a traversé la crise financière de 2007-2008 en qualité de responsable du fonds de stabilisation créé en vue de reprendre des actifs illiquides d'UBS. Sa présidence a été marquée notamment par la levée du taux plancher entre le franc et l'euro en 2015. La crise du Covid et la chute de Credit Suisse auront marqué la fin de son mandat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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