Rejoignez-nous

Suisse

Thomas Süssli veut renouveler un tiers de l'armée

Publié

,

le

Le chef de l'armée Thomas Süssli veut mettre l'accent sur la cyberdéfense et doter l'armée de drones (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'armée suisse veut examiner l'achat de drones armés, mais aussi repenser son équipement. "Nous voulons renouveler complètement un tiers de l'armée d'ici la fin de la décennie", a indiqué son chef Thomas Süssli.

L'acquisition de "loiterung munition" ou munitions rôdeuses est à l'étude. Ces dernières peuvent survoler la zone cible pendant longtemps avant de frapper. Ces systèmes de drones et de munitions rôdeuses devraient dans le futur remplacer partiellement l'artillerie, a expliqué M. Süssli dans une interview publiée lundi dans les journaux de CH Media.

Et d'ajouter que l'acquisition de missiles pour l'artillerie est aussi à l'étude. Il est également envisagé de conserver une partie des lance-mines de forteresse au lieu de les démanteler.

Dans l'interview, M. Süssli mentionne le drone iranien Shahed-136. Interrogé si l'achat de cet engin est examiné et serait même possible malgré les sanctions, un porte-parole de l'armée a répondu à Keystone-ATS que le drone Shahed a été mentionné à titre explicatif car c'est un exemple connu d'un tel système d'armes. Il précise que l'armée est encore loin d'une décision sur une éventuelle acquisition.

Appui de feu numérique plus important

M. Süssli relève que l'armée suisse doit en outre continuer à se développer dans la conduite de la guerre assistée numériquement. Les informations du champ de bataille doivent par exemple être transmises numériquement afin de permettre un engagement plus efficace des armes.

La tendance à venir dans le développement de l'armée est l'interconnexion entre les capteurs, le service de renseignement, le commandement et l'efficacité, explique M. Süssli. Et de relever que celui qui peut numériser ce réseau a une longueur d'avance en termes de connaissances et de décisions.

Le chef de l'armée ajoute que ces derniers mois, l'armée a mis en place le projet "Système d'innovation défense". "Pour cela, nous avons créé la start-up Swiss Innovation Force en dehors du Groupement Défense". La start-up appartient à l'armée et doit permettre à l'avenir de transformer le plus rapidement possible les idées, y compris les nouvelles applications, en produits qui seront utilisés dans l'armée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

Les Chambres fédérales rejettent l'initiative sur la neutralité

Publié

le

Les élus de l'UDC se sont succédé à la tribune pour défendre l'initiative populaire sur la neutralité. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Suivant le Conseil fédéral et le Conseil des Etats, le National a rejeté jeudi, par 128 voix contre 60, l'initiative sur la neutralité. Contrairement aux sénateurs, il s'est toutefois opposé à un contre-projet direct. Ces derniers devront se prononcer à nouveau.

L'initiative populaire "Sauvegarder la neutralité suisse", déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, veut qualifier la neutralité helvétique de "perpétuelle et armée". Elle exige aussi que la Suisse n'adhère à aucune alliance militaire ou de défense, ni ne prenne de sanctions économiques ou diplomatiques contre un Etat belligérant, sous réserve de ses obligations envers l'ONU.

"Voulons-nous une neutralité claire, crédible et durable, ou une qui dépend des majorités politiques du moment?" a lancé Michaël Buffat (UDC/VD). Roger Golay (MCG/GE) a demandé un cadre pour ce "principe fondamental" qui ne doit pas changer en fonction des situations.

La Suisse doit rester un Etat "indépendant, fiable et capable de dialoguer avec toutes les parties", d'après le Genevois. "Etre neutre, c'est comme être enceinte; soit on l'est, soit on ne l'est pas", a ajouté Andreas Glarner (UDC/AG).

Pas d'indifférence

Plusieurs opposants au texte ont souligné que la neutralité devait être un instrument de politique extérieure, et non un but en soi. "Les Suissesses et les Suisses sont très attachés à la neutralité du pays et ils ont raison de l'être", selon Damien Cottier (PLR/NE). "Mais le fait d'y être attaché ne signifie pas qu'il faut la fixer dans la Constitution."

Christine Bulliard-Marbach (Centre/FR) a aussi refusé une conception rigide, qui limiterait "inutilement" la marge de manoeuvre de la Suisse alors que l'Europe fait face à des changements géopolitiques. En ne reprenant pas les sanctions contre la Russie, "on jouerait le jeu de l'agresseur et on s'isolerait de nos voisins".

"Etre neutre ne veut pas dire être indifférent", a complété Céline Weber (PVL/VD). "On peut rester neutre tout en reprenant des sanctions", en fonction des intérêts helvétiques et si cela permet de promouvoir la paix.

Une Suisse forte est "sûre de ses valeurs et sait évoluer avec le monde autour d'elle", a abondé Raphaël Mahaim (Vert-e-s/VD). Christian Dandrès (PS/GE) a lui dénoncé une initiative dont le but est de continuer à faire commerce avec tout le monde malgré les sanctions.

Pas de contre-projet direct

Tout en défendant la poursuite de la pratique actuelle, le Conseil des Etats a validé en juin dernier un contre-projet fixant explicitement dans la Constitution que la Suisse est neutre. L'UDC et une partie du Centre soutenaient ce contre-projet.

Celui-ci permet d'ancrer le principe de neutralité dans la Constitution, a estimé Sidney Kamerzin (Centre/VS). Mais il a refusé d'aller plus loin et de définir cette neutralité, comme le souhaitait l'UDC.

Au final, le National a rejeté l'initiative et le contre-projet. Le Conseil fédéral était du même avis. La neutralité est déjà mentionnée dans la Constitution, mais elle n'a volontairement jamais été définie de manière précise, a rappelé le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

La Banque cantonale de Bâle portée par Banque Cler en 2025

Publié

le

Malgré un environnement marqué par les incertitudes, la Banque cantonale de Bâle table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe cette année (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, la Banque cantonale de Bâle (BKB) a généré davantage de recettes dans son activité phare, le crédit. Le bénéfice net du groupe a bondi de 8,8% à 202,8 millions de francs, dont 44 millions imputables à la filiale Banque Cler.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende ordinaire relevé de 35 centimes à 3,60 francs par action, selon un communiqué diffusé jeudi. Au titre de 2024 et en raison du 125e anniversaire de la banque, les actionnaires avaient touché une rémunération spéciale (et supplémentaire) de 1,25 franc, portant le total à 4,50 francs par titre.

L'année dernière, le résultat opérationnel s'est enrobé de 2,1% à 281,2 millions de francs, fruit d'une maîtrise des charges (+1,0% à 367,7 millions) et d'une croissance de 1,9% des recettes à 675,1 millions. Le rapport entre les coûts et les revenus s'est établi à 54,6%, amélioré de 0,2 point de pourcentage.

Principale source des revenus, les opérations porteuses d'intérêt ont dégagé un résultat net de 470,3 millions de francs, en hausse de 4,3%. Pourtant, les volumes hypothécaires de l'établissement ont stagné (-0,7%) à 33,5 milliards. Les recettes de commissions ont pris 1,7% à 142,9 millions. Une bonne partie de la croissance est imputable à la filiale banque Cler.

Incertitudes persistantes

A fin décembre, la somme au bilan du groupe BKB affichait 57,37 milliards (+2,6%), dont 30,45 milliards de dépôts clientèle (+1,1%), précise le communiqué.

Les chiffres de la maison-mère - c'est-à-dire sans l'apport de Banque Cler - diffèrent quelque peu. Le résultat net des opérations d'intérêt a stagné (+0,8%) à 263,9 millions de francs, alors que les volumes hypothécaires ont grappillé 1,4% à 16,89 milliards. Le produit d'exploitation s'est tassé de 1,1% à 486,9 millions, en raison principalement de la chute des recettes dans l'activité de négoce (-17,4% à 44,5 millions).

Le résultat opérationnel s'est inscrit à 215,0 millions de francs, raboté de 4,8%, tandis que le bénéfice net s'est envolé de 9,4% à 189,2 millions. La maison-mère a cependant divisé par deux les réserves pour risques bancaires généraux à 26 millions afin de gonfler sa performance annuelle.

C'est l'inverse qui s'est produit chez Banque Cler, dont le bas de laine a été fortement renforcé, réduisant grandement la progression du bénéfice net. Le résultat opérationnel de l'ex-Banque Coop a néanmoins pris l'ascenseur (+21,3%), grâce à une croissance vigoureuse et un allègement des charges.

Les incertitudes vont se poursuivre en 2026, ce qui laisse présager de nouvelles difficultés. Malgré cela, la direction table sur la poursuite de la croissance à l'échelle du groupe, indique-t-elle, sans fournir davantage de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Le patron de Zurich a touché 10,39 millions de francs en 2025

Publié

le

Directeur général de Zurich Insurance, Mario Greco a gagné l'an dernier 10,39 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Mario Greco, le directeur général du géant de Zurich Insurance, a perçu une rémunération totale de 10,39 millions de francs au titre de l'exercice 2025. Le salaire du dirigeant italien a ainsi gonflé de 5,2% par rapport aux 9,88 millions perçus l'année précédente.

L'ensemble de la direction générale de Zurich a touché 57,67 millions de francs (+4,1%), contre 55,41 millions en 2024, selon les indications du rapport annuel de l'assureur zurichois publié jeudi.

Président du conseil d'administration, Michel Liès s'est vu attribuer 2,0 millions de francs d'indemnités, un montant inchangé. Les jetons de présence dévolus à tous les membres de l'organe de surveillance sont restés stables à 5,85 millions.

En 2025, Zurich a dégagé un bénéfice net de 6,8 milliards de dollars (5,32 milliards de francs au cours du jour), soit une envolée de 17% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

La viande étrangère doit être mieux réglementée

Publié

le

Le Parlement veut lutter contre les conditions de transport des animaux à l'étranger (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/RODRIGO ABD)

La viande consommée en Suisse issue de transports d'animaux à l'étranger doit être mieux réglementée. Après le Conseil des Etats, le National a validé jeudi de justesse, par 20 voix contre 18 et 4 abstentions, une motion en ce sens.

Les sénateurs ont voté contre l'avis de leur commission, qui préconisait de rejeter la mesure, jugée inapplicable en l'absence de réglementation internationale.

La gauche a réussi à convaincre. Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE) a rappelé les conditions bien souvent très précaires dans lesquelles les animaux sont transportés à l'étranger. "Je ne sais pas si vous avez déjà vu les cargos dans lesquels les bêtes sont entreposées. Ils sont bien souvent surchargés et les animaux y meurent de faim ou de soif", a-t-il déclaré.

Au-delà de la protection des animaux, il s'agit de soutenir l'agriculture suisse, selon Marianne Maret (C/VS). "Nous donnons actuellement l'avantage à la viande importée puisqu'aucune exigence n'existe sur le transport. Cela a un effet sur les prix. Et la culture indigène, qui elle est très réglementée, s'en retrouve désavantagée", a-t-elle expliqué.

Une partie de la droite et la ministre de l'intérieur Elisabeth Baume-Schneider ont tenté de faire couler le projet. Sans succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Cancer

La rétrogradation de Jupiter, chez vous, invite à une introspection profonde sur vos objectifs, vous suggérant de ne rien précipiter

Les Sujets à la Une