Climat
Après de fortes précipitations, la Suisse va vers une accalmie
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De nombreux cours d'eau ont atteint mercredi des seuils critiques suite à des pluies abondantes, mais la décrue est en cours. Si les fortes précipitations ont entraîné des perturbations du trafic ainsi que des dégâts matériels, aucun blessé n'est à déplorer.
Certains lacs et rivières se trouvent toujours en danger de crue "marqué" (échelle de 3 sur 5) jusqu'à jeudi au moins. C'est notamment le cas de l'Arve à Genève, des lacs de Bienne et de Thoune ainsi que du Rhin dans la région de Bâle.
A Genève, la situation est progressivement revenue à la normale mercredi après-midi après que huit des cinq ponts qui enjambent l'Arve ont été fermés, entraînant d'importantes perturbations de la circulation. La rivière a connu une crue centennale avec un débit record de plus de 1000 m3 par seconde.
La Basse-Ville de Fribourg a aussi vécu dans la nuit de mardi à mercredi un épisode de grande crue d'une intensité rarement atteinte, selon les autorités. Plusieurs véhicules stationnés ont été endommagés et des caves inondées.
Glissements de terrain à Champéry
Au-delà du chef-lieu cantonal, une cinquantaine d'habitants de Charmey ont dû quitter temporairement leur logement durant la nuit suite au débordement de la Jogne. Le trafic ferroviaire entre Moudon (VD) et Ecublens-Rue (FR) a lui été rétabli mercredi à la mi-journée.
En Valais, des glissements de terrain ont provoqué des laves torrentielles à Champéry, faisant déborder le torrent le Nant de Gleux aux mêmes endroits que lors d'événements similaires en 2018. Des routes ont aussi été coupées en raison d'éboulements dans des vallées latérales et des interventions ont été menées suite à des inondations et des chutes d'arbres.
Dans le canton de Vaud, la décrue s'est amorcée mercredi à la mi-journée. En prévision des fortes pluies, les pompiers et différents services de secours avaient installé 230 mètres de barrages mobiles le long des berges de la Grande Eau à Aigle et de l'Orbe à Vallorbe.
Ces cours d'eau, ainsi que la Broye et la Veveyse, étaient sous surveillance toute la nuit. Le débit du Rhône a atteint la cote d'alerte au cours de cet épisode pluvieux.
Outre-Sarine, le Rhin a atteint des niveaux record, entraînant l'interruption de la navigation fluviale entre Rheinfelden (AG) et la commune française de Kembs, en passant par Bâle. Dans ce canton, la police a fermé des zones sur les rives du fleuve.
Après l'accalmie, du vent
La tempête "Jasper", qui évoluait au niveau du Danemark, a apporté de fortes précipitations sur l'ensemble de la Suisse. Selon MétéoSuisse, il est tombé de 80 à 100 millimètres de pluie entre dimanche et mercredi sur une grande partie du versant nord des Alpes. Dans le Bas-Valais et les Alpes vaudoises, des quantités de 110 à 180 mm ont même été mesurées.
Les températures douces ont fait remonter la limite pluie-neige à 2000 mètres mardi matin dans les Alpes occidentales. La pluie, qui n'était donc pas stockée sous forme de neige, a gonflé les cours d'eau.
De mercredi à jeudi après-midi, un anticyclone apportera une accalmie temporaire et un temps généralement sec, indique MétéoSuisse. Jeudi soir, une dépression tempétueuse devrait balayer la Suisse. L'agence de météorologie a émis une pré-alerte de niveau 3 pour le nord des Alpes. Des vents de 70 à 100 km/h sont attendus en plaine et de 110 à 150 km/h sur le Jura et les Alpes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Le Groupe de coordination cantonal Blatten 2030 prend forme
Le Conseil d'Etat valaisan a adopté le règlement d'organisation et de fonctionnement du Groupe de coordination cantonal Blatten 2030. Sa composition a également été décidée, la présidence ayant été confiée au conseiller d'Etat Franz Ruppen.
"Ce groupe est chargé de l'accompagnement et du suivi de la mise en oeuvre de la feuille de route du futur Blatten, ainsi que de la coordination des travaux entre les services concernés de l'administration cantonale, la Commission communale de reconstruction Blatten 2030 et la Confédération", rappelle l'Etat du Valais dans un communiqué vendredi. Le Grand Conseil avait adopté le décret prévoyant la mise en place de cet organe de coordination en décembre dernier.
Sa composition a été définie par le gouvernement, compétent en la matière. Le chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement (DMTE) Franz Ruppen a été choisi en qualité de président.
De nombreux services de l'Etat du Valais sont impliqués dans le Groupe, dont l'Administration cantonale des finances (ACF) et le Service des dangers naturels (SDANA) notamment. D'autres pourront être sollicités si besoin. Egalement prévus par le décret, trois postes à durée déterminée ont aussi été créés. Un ingénieur chef de projet, un aménagiste et un ingénieur en dangers naturels rejoignent ainsi les services compétences.
La reconstruction avance
Le groupe prend le relais du Groupe stratégique pour la reconstruction du futur Blatten, alors présidé par la cheffe du Département des finances et de l'énergie (DFE) Franziska Biner. "Il était en effet prévu que le dossier change de mains au moment de la phase de reconstruction proprement dite, celle-ci mobilisant principalement les services du DMTE", précisent les autorités.
Au niveau des chantiers, les travaux de la nouvelle route cantonale entre les villages de Wiler et Blatten devraient démarrer ce printemps et s'achever fin 2029. Le nouveau tracé doit être mis à l'enquête publique à la fin du mois.
Par ailleurs, les travaux de planification du téléphérique provisoire entre Wiler et le hameau de Weissenried ont démarré. La date de mise en service, d'abord envisagée pour la fin de l'année 2026, devra être confirmée par le constructeur d'ici fin février.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Un défilé des Tschäggättä marqué par l'éboulement de Blatten (VS)
Cette année dans le Lötschental sinistré, le traditionnel cortège des Tschäggättä n'est pas parti du village de Blatten, mais de celui de Wiler (VS). Malgré un sentiment de "deuil" encore présent, les habitants de la vallée font tout pour faire perdurer la coutume.
Le défilé des masques effrayants, sons de cloches, peaux et fourrures a débuté aux alentours de 21h15 jeudi soir dans les rues enneigées de Wiler. Ornés de leurs airs grimaçants et effrayants, les dizaines de Tschäggättä ont marché jusqu'au village de Ferden sous l'oeil attentif du public, comme le veut la tradition du carnaval dans la vallée.
Mais habituellement, le point de départ du cortège - ou du "Tschäggättu-Loif" en dialecte haut-valaisan - est à Blatten, aujourd'hui recouvert de débris. Il est "douloureux" pour la population que l'événement ne puisse s'y dérouler, note auprès de Keystone-ATS Lilian Ritler, responsable marketing auprès de l'Office du tourisme du Lötschental.
"Le deuil est présent. En même temps, nous sommes reconnaissants et heureux que la tradition puisse se poursuivre dans le reste de la vallée et qu'un peu de normalité soit ainsi préservée", poursuit-elle.
De nombreux costumes perdus
Autre "signe fort" indiquant que "la tradition perdure", le fait que des masques aient pu être récupérés parmi les décombres, souligne la responsable. Car deux caves à masques ont été totalement détruites par l'éboulement du 28 mai dernier.
"De nombreux masques, peaux et cloches ont été perdus ou sont ensevelis", explique Lilian Ritler. De jeunes sculpteurs se sont donc entrés en jeu et ont réussi à fabriquer, en peu de temps, de nouveaux costumes qui ont été utilisés pour cette édition.
Pour mémoire, les masques en bois sculptés à la main font appel à une tradition ancestrale, très ancrée dans la vallée. Le plus ancien masque conservée au Musée du Lötschental, situé à Kippel, date d'ailleurs de 1790.
Les Tschäggättä, quant à eux, apparaissent en tant que tels uniquement à cette période "carnavalesque" de l'année, entre la Chandeleur (2 février 2026) et Mardi gras (17 février 2026). Les "monstres" pourront donc encore être aperçus avant l'année prochaine, notamment lors du cortège du carnaval de ce samedi.
Largement présente lors du défilé, la neige a aussi eu pour conséquence de bloquer l'accès au Lötschental pendant plusieurs heures jeudi après-midi. Une avalanche a en effet enseveli un tronçon de la route cantonale menant à la vallée, interrompant le trafic routier et le transport de voitures via le tunnel du Lötschberg. La situation s'était rétablie vers 19h00, une fois la neige déblayée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
La tempête Nils débarque sur la France
Des rafales de vent, beaucoup de pluie et d'importantes crues: 19 départements français ont été placés mercredi en vigilance orange, de la façade atlantique à la Méditerranée, selon Météo-France qui évoque une "dépression tempétueuse" baptisée Nils.
La tempête doit aborder la façade atlantique mercredi soir et se décalera jeudi en direction du golfe du Lion, puis de la Corse. "Les rafales attendues sont de l'ordre de 120 à 140 km/h près de l'océan, de 100 à 110 km/h dans l'intérieur du Sud-Ouest avec des pointes locales possiblement plus fortes sous des grains orageux, de 130 à 150 km/h près de la Méditerranée", souligne Météo-France dans son dernier bulletin.
Le dispositif d'avertissement de l'agence française comprend quatre niveau, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.
Sept départements (Vendée, Charente-Maritime, Charente, Gironde, Landes, Haute-Corse et Corse-du-Sud) sont ainsi placés en vigilance orange pour le vent. Dans le Massif central, le Cantal, la Corrèze et le Puy-de-Dôme le sont pour un risque d'inondation, la fonte de la neige s'ajoutant aux fortes précipitations.
Depuis mardi matin, il est tombé sur ces départements jusqu'à 60 millimètres de pluie (soit 60 litres d'eau par mètre carré) et des cumuls équivalents sont attendus d'ici vendredi. "Les sols détrempés constituent un facteur aggravant pour la végétation", indique Météo-France.
Risques de "débordements importants"
Pour sa part, le service Vigicrues met en garde contre un "risque de crue génératrice de débordements importants", alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d'eau, et que de nouvelles perturbations s'annoncent.
Seize départements sont également placés en vigilance orange face au risque de crues sur des tronçons de fleuves et rivières qui les traversent (Ariège, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Dordogne, Haute-Garonne, Gironde, Loire-Atlantique, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Morbihan, Deux-Sèvres, Tarn-et-Garonne, Vendée, Vienne et Haute-Vienne).
"Des épisodes pluvieux importants se succèdent depuis plusieurs semaines en France. La Bretagne a été particulièrement touchée et continue de l'être. C'est maintenant une large moitié ouest du pays qui est concernée par ces pluies qui entraînent une élévation du niveau des rivières", a prévenu le ministère de la Transition écologique mardi soir.
Avalanches dans les Alpes
Dans les Alpes enfin, quatre départements (Hautes-Alpes, Isère, Savoie et Haute-Savoie) sont en alerte face au risque d'avalanches, alors qu'il est tombé entre 20 et 50 centimètres de neige au-dessus de 2000 mètres d'altitude, selon Météo-France. Les cumuls pourraient atteindre un mètre localement dans les prochaines 24 heures.
Le prévisionniste anticipe jeudi "de nombreuses grandes avalanches" en altitude, "généralement au-dessus de 1600 à 1800 mètres". Certaines "plus volumineuses" pourraient descendre "plus bas dans les vallées".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Le danger d'avalanche s'intensifie en Valais
Le risque d'avalanche dans le canton du Valais a augmenté depuis mardi soir. Mercredi matin, l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF) y a annoncé "un danger fort", soit le niveau 4 sur 5.
L'abondance de poudre fraîche, ainsi que de neige soufflée sur une faible couche de neige ancienne, facilite le déclenchement d'avalanches à de nombreux endroits, selon le bulletin. Le danger augmente au cours de la journée, avec la neige fraîche et des vents forts. Il faut s'attendre à des avalanches très importantes dans les zones dangereuses.
Les parties exposées des voies de communication sont particulièrement menacées, indique le bulletin d'avalanche. Les conditions sont défavorables pour les randonnées et les descentes en hors-piste.
Dans la région alpine de l'Oberland bernois et aux Grisons, le risque d'avalanche demeure à un niveau "marqué", soit au niveau 3, d'après le bulletin d'avalanche.
Selon le Bureau de prévention des accidents, 29 personnes en moyenne perdent la vie chaque année en pratiquant les sports de neige hors des pistes: 16 en ski de randonnée, 9 à ski, 2 à snowboard et 2 autres en raquettes. La plupart de ces accidents sont dus à des avalanches.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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