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Suisse

Un patrouilleur tué dans une avalanche

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(©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Un homme est mort et au moins cinq autres ont été blessés dans les avalanches survenues depuis dimanche dans les Alpes suisses. Plusieurs routes et des lignes de chemin de fer ont été fermées au trafic. Le danger reste élevé (niveau 4 sur 5).

Deux patrouilleurs occupés à des travaux de minage ont été emportés par une avalanche lundi à la mi-journée aux Porte du Soleil (VS). L'un d'eux, un Suisse de 24 ans habitant le Bas-Valais, est décédé. L'autre est indemne. Les deux hommes évoluaient dans le secteur des Crosets quand une coulée s'est déclenchée à 1970 mètres d'altitude.

Le premier patrouilleur a réussi à s'extraire de la masse neigeuse par ses propres moyens. Il a ensuite dégagé son collègue sous 1 mètre 40 de neige avec l'aide d'autres membres de l'équipe. Les patrouilleurs étaient équipés de détecteurs DVA.

En Valais toujours, deux skieurs ont été emportés par une vague blanche lundi sur le domaine skiable de Crans-Montana (VS). Ils évoluaient hors des pistes balisées. Ils ont pu se dégager par leurs propres moyens et ne souffrent d'aucune blessure.

Une autre avalanche a été déclenchée par trois skieurs hors-piste lundi matin à Bellegarde (FR) et un homme a été enseveli. Là aussi, plus de peur que de mal: il a été dégagé par les secours et héliporté par la Rega vers un hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

Transports

En raison des risques de coulée, la Vallée de Conches (VS) est inaccessible à partir de Niederwald, ni par le train ni par la route. Le Lötschental se trouve dans la même situation à cause de la fermeture de la route entre Steg et Goppenstein.

L'accès au tunnel du Grand St-Bernard (VS/I) est interdit aux semi-remorques et poids-lourds avec remorque en raison de l'enneigement. Plusieurs routes secondaires ont également été fermées par mesure de précaution. Le danger d'avalanche est fort dans tout le Valais, mais aucune coulée de neige n'a coupé de voie de communication pour le moment, précise la police cantonale.

Disentis coupé du monde

Outre-Sarine, le village de Disentis (GR) a été momentanément coupé du monde. Il n'était plus atteignable, ni par le train ni par la route. Mais vers 18h00 lundi, les routes entre Sumvitg et Disentis et entre Cavardiras et Disentis ont pu être rouvertes.

La ligne ferroviaire Sumvitg-Cumpadials - Disentis/Mustér (GR) a elle été fermée pour des raisons de sécurité, ont annoncé lundi les Chemins de fer rhétiques (RhB). Là aussi, les trains circulent à nouveau entre Ilanz et Disentis depuis 17h44.

D'autres tronçons sont eux toujours bloqués, comme ceux entre Coire et Arosa et entre Bever et Spinas. Le segment entre Klosters Platz et Davos Platz a lui été rouvert puis aussitôt refermé. Le déblaiement est rendu difficile par de forts vents et des déplacements de neige. Des services de bus ont été mis en place.

La circulation des trains de la compagnie Matterhorn Gotthard Bahn (MGB) est également perturbée. Le tronçon entre Niederwald (VS) et Andermatt (UR) est fermé. Le trafic du Glacier Express est touché. Les villages d'Hospental et de Realp dans le canton d'Uri sont privés de toute voie d'accès. Quant à la station d'Andermatt, elle n'est plus atteignable que par le train.

Schwägalp toujours bloqué

A Schwägalp (AR), où une avalanche spectaculaire a fait trois blessés légers jeudi dernier, l'accès reste interdit aux véhicules et aux piétons, a informé lundi la police. Le téléphérique est lui aussi à l'arrêt. Les travaux de déblaiement ont en outre été interrompus en raison de la météo.

La coulée a endommagé des voitures et un hôtel, qui demeure portes closes. Le montant total des dégâts n'est pas encore connu. Les recherches intenses de possibles victimes ont été arrêtées vendredi soir. Aucun avis de disparition n'a été signalé.

Ecoliers en congé

En raison des conditions météorologiques, 130 élèves d'Unterwasser et d'Alt St. Johann dans le canton de St-Gall ont été dispensés de cours lundi et mardi. Leur sécurité sur le chemin de l'école ne peut pas être garantie. Certains enfants doivent marcher une demi-heure dans la neige pour atteindre le bus scolaire.

A Fideris (GR), une centaine de personnes sont coincées dans une cabane à 2000 mètres d'altitude depuis dimanche. Elles auraient dû rentrer lundi après-midi. On ignore combien de temps elles resteront bloquées.

Dans les Grisons toujours, à Platta, deux grimpeurs sur glace ont été blessés dimanche par une avalanche. Un homme de 41 ans a été grièvement touché et un autre de 48 ans légèrement. Un tiers a alerté les secours. Les deux blessés ont été transportés à l'hôpital.

Fort danger d'avalanches

Le danger d'avalanche reste fort (niveau 4 sur 5) dans une grande partie des Alpes, selon le dernier bulletin de l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF). Toutes les régions qui avaient été portées au niveau 5 dimanche ont été rétrogradées au niveau 4 lundi en fin d'après-midi.

(KEYSTONE-ATS)

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Économie

Nestlé n'achète plus au producteur indonésien d'huile de palme AAL

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Selon Nestlé, plus de 90% de l'huile de palme qu'elle achète est déclarée sans déforestation et plus de 70% produite de manière durable à fin 2021 (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le groupe alimentaire Nestlé ne s'approvisionnera plus en huile de palme auprès de trois filiales de l'entreprise indonésienne Astra Agro Lestari (AAL). Des organisations de défense de l'environnement accusent AAL de violation des droits humains et fonciers.

Nestlé a confirmé samedi les informations de l'agence de presse Reuters, précisant que cette décision s'inscrit "dans le cadre de notre approche de l'approvisionnement durable en huile de palme". La multinationale n'a pas donné d'informations concrètes sur les raisons de la fin de cette collaboration.

Des groupes de défense de l'environnement avaient auparavant accusé l'AAL de violations des droits de l'homme et des droits fonciers, mais l'entreprise a rejeté ces accusations.

Sous surveillance

Dans sa prise de position, Nestlé indique qu'il surveille de près la situation dans la région et qu'il examine les trois filiales en question depuis plusieurs mois. Le groupe sis à Vevey a demandé à ses fournisseurs directs de "prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que l'huile de palme provenant de ces trois entreprises de l'AAL n'entre plus dans notre chaîne d'approvisionnement indirecte".

La mise en ½uvre prendra quelques semaines, précise encore Nestlé. "Nous nous efforçons de terminer ce processus d'ici la fin de l'année."

Selon ses déclarations, Nestlé s'efforce d'utiliser de l'huile de palme durable et soutient les initiatives qui permettent d'atteindre un équilibre entre production de matières premières, préservation des forêts et moyens de subsistance durables.

Fin 2021, 91% de "l'huile de palme que nous achetons a été déclarée sans déforestation et 71% produite de manière durable", précise la multinationale suisse. Si un fournisseur ne remédie pas aux manquements constatés, "nous prendrons des mesures décisives", écrit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Des handicapés descendent dans la rue à Lausanne

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Une centaine de manifestants se sont mobilisés samedi à Lausanne pour soutenir les droits des personnes en situation de handicap. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les personnes en situation de handicap veulent avoir davantage leur mot à dire dans les décisions qui les concernent, comme dans le choix de leur lieu de vie. Avec le slogan "Rien sur nous, sans nous", une centaine de manifestants se sont mobilisés samedi à Lausanne.

Durant la journée, plusieurs actions ont été menées pour "secouer le cocotier". Au centre-ville, le public pouvait notamment tester un parcours de sensibilisation en chaise roulante, découvrir des moyens auxiliaires ou encore rencontrer un chien d'assistance.

L'opération "Livres vivants" où une personne donne en direct son "récit de vie" a remporté un grand succès. "Certaines personnes sont ressorties en pleurs de ces face-à-face sans voyeurisme", a expliqué samedi à Keystone-ATS Anne-Catherine Reymond, secrétaire générale de Cap-Contact, association d'entraide romande.

Point d'orgue de l'événement, un cortège inclusif a rassemblé sous la pluie une cinquantaine de personnes, notamment des handicapés avec leur famille et accompagnants. Plusieurs d'entre eux avaient pris place sur un char tiré par un tracteur, ou une calèche emmenée par deux chevaux. "C'est ma vie, c'est mon choix" ou encore "Des soins à la maison SVP" titraient pancartes et banderoles.

Pas d'autre choix que l'institution

Selon les associations, les personnes en situation de handicap se sentent souvent laissées pour compte. La Suisse est encore loin de satisfaire aux exigences de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), qu'elle a pourtant signée.

Son article 19 garantit le droit à une vie autonome, ce qui implique que les personnes concernées aient accès à des services d'aide et d'accompagnement de proximité. "Ce qui n'est malheureusement souvent pas le cas, les personnes n'ayant pas d'autre choix que d'aller en institution", a expliqué Anne-Catherine Reymond.

Le nombre de places en établissement socio-éducatif (ESE) augmente alors qu'il devrait baisser, selon la responsable. "Trop souvent l'argent va aux institutions. Le bénéficiaire reste le parent pauvre du système. Il a encore très peu son mot à dire".

Adhérer au petit protocole

Les associations demandent à la Suisse d'adhérer au petit protocole facultatif de la convention, qui est plus contraignant. Il permet de recourir auprès du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, lorsque les tribunaux suisses n'entrent pas en matière ou rejettent les demandes.

"Je connais le cas d'un jeune, déficient intellectuel, qui va être changé d'institution contre sa volonté. Si la Suisse avait adhéré au petit protocole, nous aurions pu porter l'affaire plus haut", explique Mme Reymond.

Une pétition réclamant cette adhésion a été lancée. Elle vise à recueillir quelque 10'000 signatures d'ici la mi-octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les représentants des transgenres veulent des excuses d'Ueli Maurer

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Une organisation représentant les personnes transgenres demande des excuses au conseiller fédéral sortant pour une de ses déclarations vendredi lors de sa conférence de presse. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des personnes transgenres politiquement engagées exigent des excuses du conseiller fédéral Ueli Maurer. Le langage utilisé par le ministre UDC sortant lors de sa conférence de presse vendredi les a blessées.

A la question d'un journaliste souhaitant savoir si Ueli Maurer serait heureux qu'une femme lui succède, le conseiller fédéral a notamment répondu: "que mon successeur soit une femme ou un homme, cela m'est en fait égal", ajoutant que tant que cette personne n'était pas du genre neutre, cela allait encore (en allemand: "Solange es kein 'Es' ist, geht es ja noch").

Pour Transgender Network Switzerland (TGNS), Ueli Maurer a ainsi dénié toute compétence pour la fonction de conseiller fédéral aux personnes qui ne correspondent pas à sa conception de la femme et de l'homme. Dans une société diversifiée et un pays démocratique, "un tel discours de haine" ne devrait pas être considéré avec bienveillance comme une mauvaise blague, ni même simplement ignoré, écrit TGNS sur sa page internet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Canton de Berne: une initiative veut réguler la population de loups

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Une initiative populaire lancée dans le canton de Berne demande que le loup puisse être abattu plus rapidement que jusqu'ici (Archives). (© KEYSTONE/GRUPPE WOLF SCHWEIZ GWS)

Une initiative visant à réguler la population de loups a été lancée samedi dans le canton de Berne. Son libellé est quasi identique aux initiatives acceptées dans les cantons d'Uri et du Valais.

La Constitution cantonale bernoise doit stipuler que le canton édicte des prescriptions pour la protection contre les grands prédateurs et s'occupe de la régulation des effectifs. Encourager l'expansion de leur population doit en outre être expressément interdit.

Le lynx, le loup, l'ours et le chacal doré font partie des grands prédateurs, a déclaré samedi le député UDC Thomas Knutti, président de l'Association bernoise pour la protection de la faune sauvage et des animaux de rente contre les grands prédateurs. Cette dernière a lancé son initiative à l'occasion d'une manifestation de protestation à Heimberg (BE).

Plusieurs orateurs ont appelé à stopper "l'augmentation incontrôlée" des grands prédateurs. Sinon, l'existence de nombreux éleveurs d'animaux de rente serait menacée. Leur objectif est de permettre au canton de pouvoir autoriser à l'avenir rapidement et simplement le tir d'un loup. La tutelle de la Confédération dans ce domaine doit cesser.

Pression sur la politique fédérale

L'initiative vise aussi à augmenter la pression sur la politique fédérale, a reconnu Thomas Knutti. Et celui-ci de rappeler que plusieurs interventions visant à modifier la loi sur la chasse sont en suspens aux Chambres fédérales.

C'est justement pour cette raison que, pour l'Union cantonale bernoise des paysans, cette initiative tombe toutefois au mauvais moment. Cette dernière a fait savoir cette semaine qu'il fallait d'abord attendre les délibérations au niveau fédéral. Elle doute en outre qu'une majorité se dégage dans les urnes en faveur de l'initiative anti-loup. Or un non "pourrait mettre en péril les progrès réalisés au niveau national", craint l'Union cantonale des paysans.

Avant que le texte ne soit soumis au peuple, l'Association bernoise pour la protection de la faune sauvage et des animaux de rente contre les grands prédateurs doit d'abord récolter 15'000 signatures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le vaccin anti-Covid ne réduit pas la fertilité

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Selon Swissmedic, le vaccin contre le Covid-19 ne réduit pas le nombre de spermatozoïdes. Le virus peut en revanche l'influencer (Archives). (© KEYSTONE/AP PA JOURNAL OF SCIENCE/STR)

Il n'existe aucune preuve scientifique d'une quelconque influence des vaccins à ARNm sur la fertilité humaine. Le coronavirus peut en revanche avoir des effets, selon une étude de Swissmedic.

L'Institut suisse des produits thérapeutiques s'est penché sur le sujet, en collaboration avec dix autorités partenaires, suite à plusieurs demandes de citoyens et de journalistes. Il a étudié le lien entre les faibles taux de natalité constatés dans certains pays et le vaccin Covid-19, indique-t-il samedi dans un communiqué.

L'étude couvre une population d'environ 800 millions d'habitants. Aucun des pays sollicités n'a actuellement vu ou évalué un signal dans ce sens. Ni la littérature spécialisée publiée ni la surveillance du marché mondial n'indiquent qu'il existe un lien entre la vaccination et l'infertilité.

D'autres raisons

Dans certains pays, des changements dans le taux de natalité ont été observés à la fois dans le contexte de la pandémie et du début de la campagne de vaccination. En Suède et dans les pays germanophones, le taux de natalité a fortement augmenté au cours de l'année 2021 et a de nouveau fortement baissé début 2022.

Dans ces pays, la cause de cette baisse serait le report d'un éventuel désir d'enfant, car on craignait les effets négatifs de la vaccination sur la fertilité. Un document de travail de l'Institut fédéral allemand pour la recherche démographique énumère comme cause de la baisse de la natalité aussi bien la crise sanitaire que les incertitudes économiques qu'elle engendre, écrit Swissmedic.

Moins de spermatozoïdes

Dans d'autres pays, comme l'Espagne, le Japon, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, une baisse significative des taux de fertilité a été observée neuf mois après le début de la pandémie, donc avant le lancement de la campagne de vaccination. Comme l'évolution de ces taux de fertilité varie fortement d'un pays à l'autre, il semble difficile de prouver un lien de cause à effet entre la vaccination et la fertilité, écrit Swissmedic.

Certaines études indiquent toutefois que ce n'est pas la vaccination, mais une infection au Covid-19 qui peut réduire temporairement la fertilité chez les hommes. Il existe des indices selon lesquels la production de spermatozoïdes serait partiellement réduite.

Des troubles de l'érection ou un manque de testostérone serait aussi constaté chez les hommes infectés par le coronavirus. Il fallait ensuite au moins 60 jours pour que ces hommes redeviennent aussi fertiles que s'ils n'avaient pas été infectés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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