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Économie

Une initiative pour régler les indemnisations lors d'épidémies

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Des centres de fitness aux hôteliers et restaurateurs, en passant par les organisateurs d'événements et les représentants de la culture, les branches touchées par le coronavirus se sont unies pour lancer l'initiative sur les dédommagements. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les branches les plus touchées par la pandémie de coronavirus ont lancé mercredi une initiative populaire pour régler la question des dédommagements lors d'épidémies. Elles sont soutenues par tous les partis principaux, à l'exception des Vert'libéraux.

L'initiative avait été annoncée il y a tout juste un an. La loi sur les épidémies permet de prendre des mesures strictes pour protéger la santé de la population, mais durant la crise du Covid-19, "il manquait un concept global sur la manière de dédommager les personnes concernées", a déclaré Casimir Platzer, président de GastroSuisse, devant les médias à Berne. Il a pointé un "patchwork" de mesures, fédérales et cantonales.

Conséquence: les acteurs touchés ont été indemnisés insuffisamment et bien trop lentement. "Nous sommes reconnaissants envers la Confédération et les cantons, mais il y a des lacunes à combler", a poursuivi M. Platzer.

Selon lui, il faut une solution nationale pour savoir qui et quand indemniser, et clarifier les responsabilités des différents échelons étatiques. Outre la faîtière de l'hôtellerie-restauration, de nombreuses associations de commerçants, d'organisateurs d'événements ou encore d'acteurs culturels, ont donc lancé l'initiative "Pour des dédommagements réglementés en cas d'épidémies", aussi appelée initiative sur les dédommagements.

Indemnisations

Leur texte exige une indemnisation pour les entreprises, les indépendants et les acteurs culturels intermittents en cas d'épidémie. Le dédommagement doit être octroyé à ceux qui sont affectés de manière significative sur le plan économique par une mesure temporaire édictée par les autorités.

"L'initiative sur les dédommagements assure une réglementation avant la prochaine épidémie et évite ainsi des retards en cas de crise", a expliqué Omri Ziegele, président de Suisseculture. "On ne sait pas quand arrivera le prochain virus, la Suisse doit se préparer au mieux", a complété Christoph Kamber, président d'EXPO EVENT.

L'initiative ne donnerait pas lieu à des surindemnisations, a assuré Severin Pflüger, directeur adjoint de l'ASSOCIATION DE COMMERCE.swiss. "Seuls les coûts non couverts et la perte de gain seront dédommagés."

Une réglementation en la matière offrirait une sécurité juridique et de planification, et permettrait d'éviter de pousser des établissements "au bord de la ruine", a ajouté Claude Ammann, président de la Fédération suisse des centres de fitness et de santé. Il a précisé que le texte ne définit pas les moyens financiers pour verser ces indemnisations, ce serait au gouvernement et au parlement de décider.

Chômage partiel

Les initiants tiennent également à préciser le droit au chômage partiel. La procédure simplifiée et le décompte sommaire doivent être introduits lors d'épidémies.

La collecte de signatures a débuté mardi. Le comité d'initiative a jusqu'au 29 septembre 2023 pour récolter les 100'000 paraphes nécessaires. Comme toute initiative populaire, elle serait inscrite dans la Constitution, mais le comité vise une adaptation de la loi sur les épidémies.

Projet d'ici la fin de l'année

Le Conseil fédéral entend justement présenter une révision de cette loi d'ici la fin de l'année. Une révision globale des bases légales est nécessaire pour prendre aussi en compte les questions institutionnelles, de politique sociale ou encore liées à l'approvisionnement du pays.

Le sujet a également déjà été longuement discuté au Parlement. Les Chambres semblent divisées sur la question. Le National a adopté à l'unanimité une motion visant à préciser la question des indemnisations dans la loi sur les épidémies, alors que le Conseil des Etats a largement rejeté un texte similaire un peu plus tôt. Les sénateurs se rangent derrière le gouvernement, estimant qu'il ne faut pas hâter le processus.

"Malgré l'existence d'une large alliance interpartis, rien ne garantit que le Parlement aura tiré les conclusions qui s'imposent lors de la révision de la loi sur les épidémies", a estimé le conseiller national Aloïs Gmür (Centre/SZ), également président de SwissDrink. L'Etat tirerait parti de cette initiative, selon lui. "Elle assure des places de travail pendant la crise et une meilleure reprise économique par la suite."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Affaire Epstein: Edmond de Rothschild dit surveiller la situation

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Les documents publiés par le DOJ ne révèlent "aucun élément susceptible de mettre en cause l'intégrité des activités du groupe ou la probité de son actionnaire", a assuré un porte-parole à l'agence de presse AWP. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La banque privée genevoise Edmond de Rothschild (EdR) a communiqué jeudi sur la situation concernant les révélations sur sa directrice générale, Ariane de Rothschild, citée plus de 4500 fois dans les dossiers Epstein.

Le groupe a notamment confirmé la signature d'un contrat en 2015 de 25 millions de dollars avec le financier américain condamné dans un vaste scandale international.

"Jeffrey Epstein n'était qu'un prestataire de services pour le groupe. Il a accompagné Edmond de Rothschild pour différentes missions de conseil stratégique et d'accompagnement dans le développement des affaires de la banque, notamment dans le cadre de la procédure américaine menée par le département de la Justice américain (DOJ) à l'encontre des banques suisses dans les années 2010", a expliqué un porte-parole à l'agence AWP.

Le conseil d'administration, qui représente la haute gouvernance de la banque, présidé par Yves Perrier, s'est organisé pour suivre "de manière indépendante" la situation, en complément des travaux et analyses conduits par la direction. "Il a pris les mesures qui s'imposent pour garantir les intérêts de ses clients, de ses employés et de ses actionnaires". Les mesures citées visent à informer les clients, les employés et les actionnaires de la situation. "Rien de plus", précise le porte-parole.

Pas de conséquences sur les chiffres

Au sujet des conséquences juridiques de ces révélations, EdR affirme que "ni le groupe, ni Ariane de Rothschild ne sont parties aux procédures passées ou en cours concernant Jeffrey Epstein, qu'elles soient en France ou aux Etats-Unis".

Les documents publiés par le DOJ ne révèlent "aucun élément susceptible de mettre en cause l'intégrité des activités du groupe ou la probité de son actionnaire".

Cette affaire intervient peu de temps avant la publication des résultats annuels de la banque le 19 mars. L'établissement a d'ores et déjà dévoilé sa collecte 2025 et celle depuis janvier 2026. "Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes", estime le porte-parole qui ne note pas pour l'heure de départ de clientèle en réaction à l'affaire.

Les afflux nets d'argent ont atteint environ 10 milliards de francs, contre 8,2 milliards précédemment. Depuis début janvier 2026, les entrées nettes ont dépassé les 5 milliards, "elles sont restées particulièrement soutenues."

Interrogé sur un possible changement à la tête du groupe, le porte-parole a répondu: "ce n'est pas un sujet".

Fin janvier, les trois millions de pages publiées par le DOJ ont notamment mis en lumière la proximité entre l'homme d'affaires américain, décédé en 2019, et la patronne du groupe bancaire. D'abord sur le plan professionnel dès 2013, les échanges de courriels ont ensuite concerné sa vie privée notamment. La banque avait alors indiqué que Mme de Rothschild l'avait rencontré à plusieurs reprises entre 2013 et 2019 dans "le cadre normal de ses fonctions au sein du groupe" et "n'avait aucune connaissance de la conduite et du comportement personnel de M. Epstein".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année

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La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet. (© KEYSTONE/EPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.

La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.

La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.

La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.

Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.

Hausse des effectifs

Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.

La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.

L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.

La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.

La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.

Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.

Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.

La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.

Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Edmond de Rothschild délivre ses premiers chiffres 2025

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Le ratio de solvabilité est d'environ 19%, soit au-dessus des exigences réglementaires de 12%. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Edmond de Rothschild a dévoilé jeudi les premiers résultats de son exercice 2025. Les détails de sa performance financière seront publiés le 19 mars.

De janvier à fin décembre derniers, les afflux nets d'argent se sont élevés à environ 10 milliards de francs, à comparer aux entrées de 8,2 milliards de l'exercice précédent, indique un porte-parole de la banque à l'agence AWP. Sur trois ans, les afflux se montent à 25 milliards.

Le ratio de solvabilité est d'environ 19%, soit au-dessus des exigences réglementaires de 12%.

Depuis début janvier 2026, les entrées nettes ont dépassé les 5 milliards, "portant les actifs sous gestion à leur plus haut historique, plus de 200 milliards", selon les informations du porte-parole. "Depuis le 30 janvier, ces entrées sont restées particulièrement soutenues."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le directeur du WEF annonce sa démission

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Le WEF avait ouvert une évaluation contre Børge Brende début février (archives). (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Le directeur du Forum économique mondial (WEF) Børge Brende annonce jeudi sa démission. Le WEF avait ouvert début février une "évaluation indépendante" pour clarifier les relations du Norvégien avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein.

"Après mûre réflexion, j'ai décidé de quitter mes fonctions de président-directeur général du Forum économique mondial (...), je suis convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction", écrit dans un communiqué l'ancien diplomate norvégien, qui a échangé plus de 100 SMS et courriels et rencontré à trois reprises M. Epstein.

Dans un communiqué séparé, les dirigeants du WEF indiquent qu'Alois Zwinggi assurera l'intérim à la présidence et à la direction générale. L'évaluation indépendante menée par un conseiller externe est maintenant terminée, précisent-ils. Ses conclusions indiquent qu'il n'y a pas d'autres préoccupations que celles déjà divulguées par le Norvégien lui-même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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