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Suisse

Une mécanique bien huilée façonne la truffe du chien

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Ces travaux décrivent pour la première fois le processus de morphogenèse de la truffe du chien. Ils pourraient permettre d’expliquer la formation d’autres structures biologiques associées à des vaisseaux sanguins (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Des scientifiques genevois ont décrypté les mécanismes physiques qui sous-tendent l'apparition des sillons caractéristiques de la truffe du chien ou du nez d'autres mammifères. La croissance inégale des différentes couches de tissus au stade embryonnaire est en cause.

La peau glabre du rhinarium (truffe) de nombreuses espèces de mammifères possède un réseau de polygones formés par des rainures. Celles-ci, en retenant les fluides physiologiques, permettent de garder le nez humide et, entre autres, de faciliter la collecte de molécules odorantes et de phéromones.

Le groupe de Michel Milinkovitch, professeur au Département de génétique et évolution de l’Université de Genève (UNIGE), a analysé en détail comment se forment ces motifs chez l’embryon en utilisant des techniques d’imagerie et de simulations informatiques.

Visualisation en 3D

L’équipe a analysé des rhinaria d’embryons de chiens, de vaches et de furets. Ces échantillons ont été observés par microscopie dite de fluorescence à feuille de lumière, une technique permettant de visualiser les structures biologiques en trois dimensions.

Les scientifiques ont constaté chez les trois espèces de mammifères que les réseaux polygonaux de plis de l’épiderme apparaissent au cours de l’embryogenèse et qu’ils se superposent systématiquement à un réseau sous-jacent de vaisseaux sanguins rigides, localisés au niveau du derme, la couche profonde de la peau. Ils ont observé que la prolifération des cellules de l’épiderme était plus rapide que celle des cellules du derme.

Un modèle mathématique a permis aux scientifiques d’effectuer des simulations informatiques de croissance des tissus. Celles-ci prennent en compte la différence de vitesse de croissance entre le derme et l’épiderme, leurs rigidités respectives et, surtout, la présence de vaisseaux sanguins dans le derme.

Points d'appui

"Nos simulations numériques montrent que le stress mécanique généré par la croissance excessive de l’épiderme se concentre aux positions des vaisseaux qui forment des points d’appui rigides. Les couches épidermiques sont alors repoussées vers l’extérieur en formant des dômes - un peu comme des voûtes s’élevant contre des piliers rigides", explique Paule Dagenais, post-doctorante et première auteure de l’étude, citée mardi dans un communiqué de l'UNIGE.

"C’est la première fois que ce mécanisme, que nous appelons ‘information positionnelle mécanique’, est décrit pour expliquer la formation de structures au cours du développement embryonnaire", conclut Michel Milinkovitch. Des scientifiques français et espagnols ont également contribué à des travaux publiés dans la revue Current Biology.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Un 9e étranger à Fribourg

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Ty Rattie avec le maillot de St-Louis arrive à Fribourg (© KEYSTONE/AP/JEFF ROBERSON)

Fribourg se renforce encore pour la dernière ligne droite de la saison de National League. Les Dragons engagent l'attaquant canadien de 32 ans Ty Rattie.

Ailier droitier repêché par St-Louis en 2011 (32e choix), Rattie est le 9e étranger du club fribourgeois. En 2019, Rattie a quitté l'Amérique du Nord pour la KHL. Il a ensuite joué une saison en Finlande, puis cinq en Suède, dont les quatre dernières à Linköping.

Cette saison, il n'a inscrit que 6 points (5 buts) en 30 parties.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une maison solaire cherche une nouvelle vie à Fribourg

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Le NeighborHub est une maison de quartier située au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg. (© enoki)

Le NeighborHub, une maison sise au coeur du quartier d’innovation de Bluefactory à Fribourg, cherche un repreneur. Ce dernier devra toutefois assumer les coûts liés au démontage, au transport et à la reconstruction, estimés entre 750'000 et un million de francs.

Le communiqué publié jeudi par les partenaires au projet mentionne une "maison solaire visionnaire et primée à l’international cherchant une nouvelle vie". Le NeighborHub est le premier projet d’envergure du Smart Living Lab, le centre de recherche dédié au futur de l’environnement bâti porté conjointement par l’EPFL, la HEIA-FR et l’Unifr.

La maison a été conçue et construite par une équipe multidisciplinaire de 250 étudiants, 150 encadrants des secteurs professionnel et académique issus de ces trois institutions et de la HEAD de Genève. C'est un édifice "exemplaire" sur le plan de la durabilité avec des façades actives de panneaux solaires.

Prix aux Etats-Unis

Le NeighborHub dispose aussi d'une ventilation avec récupération de chaleur, d'une pompe à chaleur, d'une batterie de stockage électrique et de solutions locales de gestion de l’eau. Construit en majorité en bois, l'intérieur de 68 mètres carrés modulable est doté d’une cuisine, d'une douche, de rangements et d’une zone chambre.

Autour de la cellule centrale se déploie une zone de 110 mètres carrés chauffée par effet de serre et pouvant s’ouvrir vers l’extérieur, note le communiqué. La conception a valu au projet le premier prix au Solar Decathlon en 2017 à Denver, Colorado, concours international chapeauté par le Département américain de l’énergie.

Démontable et déplaçable, le NeighborHub a été rapatrié sur le site de Bluefactory en 2018, où il a été utilisé jusqu’à aujourd’hui en tant qu’activateur de quartier. Il est aujourd’hui "offert" à toute collectivité publique, association ou entreprise désireuse de lui donner une nouvelle vie d’ici au printemps 2027.

Coûts afférents

La maison est donc offerte à "tout acteur public ou privé souhaitant poursuivre sa vocation sur un autre site, voire lui offrir une nouvelle affectation". Elle est à donner par les propriétaires, l’EPFL et la HEIA-FR, sans contrepartie financière. Au repreneur cependant donc de prendre en charge les coûts afférents.

Le bâtiment "écologiquement et socialement" a été imaginé et développé grâce aux compétences réunies de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), de l’Université de Fribourg (Unifr) et de la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Echafaudage effondré à Prilly: un rapport dénonce des défauts

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L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 m de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée. Trois ouvriers avaient perdu la vie et plusieurs autres avaient été blessés, certains grièvement (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un rapport d'un bureau d'ingénieurs dénonce des défauts dans l'échafaudage qui s'était effondré en juillet 2024 à Prilly (VD), dans l'ouest lausannois. L'accident avait fait trois morts et plusieurs autres personnes avaient été blessées, certaines grièvement.

Le Ministère public vaudois a indiqué jeudi après-midi à Keystone-ATS "avoir réceptionné le rapport d'expertise indépendante et décidé ce jour de la verser au dossier", confirmant ainsi une information de la RTS. "Ce document conclut notamment à des défauts dans la conception et la construction de l'échafaudage", écrit le porte-parole du Ministère public Vincent Derouand.

"Les parties à la procédure ont été informées et invitées à se déterminer dans un délai d'un mois. L'instruction suit son cours et de nouvelles auditions vont intervenir", est-il encore ajouté.

L'accident s'était produit le vendredi 12 juillet 2024 à Prilly. L'échafaudage de 60 mètres de haut, dressé sur la façade nord de la tour de Malley Phare, s'était effondré en pleine matinée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

57'000 signatures contre le "démantèlement du service civil"

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Les civilistes effectuent notamment des tâches pour préserver l'habitat et la nature. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le référendum contre le durcissement des conditions d'accès au service civil a été déposé jeudi à Berne, muni de 57'000 signatures. Intitulé "Sauvez le service civil!", il est porté notamment par les Jeunes Vert-e-x-s et soutenu par une trentaine d'organisations.

Le dépôt du référendum par une large alliance de partis, d'organisations, d'associations et d'entreprises d'affectation est "un signal politique fort", relèvent les auteurs du texte.

"Le service civil doit être maintenu à l'avenir en tant que service essentiel à la société. Il intervient là où il existe déjà aujourd'hui une pénurie aiguë de personnel et apporte ainsi son soutien là où l'aide est la plus nécessaire", font-ils valoir.

Le durcissement de la loi votée par le Parlement restreint de 40% l'accès au service civil en faisant passer le nombre de civilistes de 6800 à 4000 par année, afin de renforcer les effectifs de l'armée.

Cette baisse est préoccupante, car les personnes astreintes accomplissent chaque année près de deux millions de jours de travail dans les domaines des soins, du social, de l'éducation, de l'agriculture, de la protection de l'environnement et de la nature, soulignent les jeunes Vert-e-x-s ainsi que la Fédération suisse pour le service civil (Civiva).

"Dans tous ces domaines d’importance systémique, les civilistes apportent un soutien précieux au personnel qui y travaille", soutient Sheldon Masseraz, coprésident des Jeunes Vert-e-x-s et ancien civiliste.

"Tactique du salami"

Alors que les attaques contre le service civil se multiplient et s'intensifient au Parlement depuis le début de la guerre en Ukraine, il en va tout autrement au sein de la population, déclare Priska Seiler Graf, conseillère nationale (PS/ZH) et co-présidente de Civiva. "Les prestations du service civil jouissent d'une reconnaissance légitime. Les nombreux établissements d'affectation tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles, les crèches ou les exploitations agricoles alpines, ne peuvent se passer du travail des civilistes", dit-elle.

"Le service civil offre aux jeunes en conflit de conscience avec le service militaire une solution importante et reconnue à l’obligation militaire imposée", note pour sa part Pauline Schneider, secrétaire politique du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

L'Alliance à l'origine du référendum dénonce une "tactique du salami". Le durcissement des conditions d'accès a pour effet "de vider le service civil de sa substance et peut conduire à sa suppression effective".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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