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Suisse

Deux types de mâles reproducteurs chez certains poissons cichlidés

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Un nid de coquilles d'escargots vides, avec un mâle territorial géant à droite, une femelle en train de pénétrer dans une coquille au centre, et un mâle "parasite" nain à gauche. (© Université de Berne/Sabine Wirtz-Ocana)

Chez certains poissons cichlidés du lac Tanganyika, il existe deux types de mâles, les nains et les géants, qui produisent à leur tour des mâles nains et géants. Des scientifiques des universités de Berne et de Graz (A) ont identifié la mutation génétique en cause.

La différence de taille entre les mâles et les femelles est un phénomène largement répandu dans le monde animal. Le cichlidé conchylicole (Lamprologus callipterus) du lac Tanganyika en est l’exemple parfait sachant que chez cette espèce de poisson, les mâles sont douze fois plus gros et plus lourds que les femelles.

C'est tout à fait logique étant donné que les grands mâles amassent des coquilles d’escargots vides en guise d’habitats. Les petites femelles y trouvent refuge et y élèvent leur progéniture, a indiqué jeudi l'alma mater bernoise dans un communiqué.

Cette espèce présente toutefois une autre particularité, à savoir un second type de mâle qui, en raison de son nanisme, est capable de se glisser dans les coquilles pour féconder les ½ufs des femelles. Les petits cichlidés mâles ont ainsi développé une stratégie alternative pour réussir à engendrer des descendants en tant qu’intrus sur le territoire des mâles géants.

Taille déterminée par le géniteur

Jusqu’ici, les scientifiques savaient qu’un mâle nain ne pouvait engendrer qu’un mâle nain et qu’un géant ne pouvait donner vie qu’à un géant, tandis que ces deux types de mâles produisaient des femelles d’une taille quasi équivalente. La taille des mâles est donc déterminée par le géniteur.

"Nous avons dû, dans un premier temps, identifier les régions déterminant le sexe dans le génome de cette espèce, car ces cichlidés n’ont pas de chromosomes sexuels bien identifiables", explique Pooja Singh, première auteure de l’étude, citée dans le communiqué. Les scientifiques ont trouvé une très petite région qui différait entre les mâles et les femelles.

"Bien que les géants et les nains présentent le même facteur de masculinité, cette région se différencie dans le détail: en zoomant, nous y avons trouvé le gène commutateur GHRHR, que l’on connaît déjà des mammifères. Il sert de régulateur d’hormones de croissance, et des mutations de ce dernier sont à l’origine de phénomènes de nanisme également chez l’être humain et d’autres mammifères", indique la co-auteure Catherine Peichel.

Un très ancien gène

Ce gène de nanisme remonterait à plus de 440 millions d’années et existait donc avant même la conquête de la terre ferme par les tétrapodes. Dans le cas des cichlidés, un ancien gène de taille est donc associé à un nouveau chromosome sexuel.

Quant à savoir qui était là en premier, l'équipe de recherche pense qu’il s’agit des géants, car l’ensemble du système de reproduction repose sur la capacité de construction d’un habitat à travers la collecte et l’accumulation de coquilles d’escargots vides, et sur la défense de cet habitat.

"Les nains ont alors pu naître d’une mutation ponctuelle du gène commutateur et sont parvenus à s’établir à travers leur tactique de reproduction parasitaire", conclut le co-auteur Michael Taborsky. Ces travaux sont publiés dans la revue Molecular Ecology.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Svenja Fölmli s'illustre, Lydia Andrade aussi

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Svenja Fölmli s'est illustrée ce week-end en Bundesliga (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Chaque lundi, Keystone-ATS fait le point sur l'actualité du football féminin, de la Women's Super League aux performances des joueuses de l'équipe de Suisse évoluant à l'étranger.

Women's Super League

DEMI-FINALES DES PLAY-OFF. La première demi-finale des play-off aura lieu dès vendredi. Au Letzigrund, les femmes du FCZ accueilleront Servette Chênois. Les Genevoises, vainqueures de la qualification, devraient être mises à rude épreuve à l'extérieur. En s'imposant nettement face à GC, les Zurichois ont affiché leurs ambitions. Les deux rencontres disputées lors de la saison régulière se sont toutefois soldées par une victoire de Servette, qui disputera le match retour à l'extérieur.

Dans la deuxième demi-finale, YB doit affronter Bâle, qui a sorti Rapperswil-Jona. Ceci à condition que l’ASF ne sanctionne pas le FCB pour avoir fait entrer une joueuse qui ne figurait pas sur la feuille de match. Après la réclamation déposée samedi par Rappi, le club a jusqu’à lundi midi pour prendre position. Quoi qu’il en soit, les championnes en titre bernoises veulent franchir une nouvelle étape vers la défense de leur titre lors du match aller et se mettre en bonne position grâce à une victoire.

Les Suissesses à l'étranger

ANGLETERRE. Alisha Lehmann s’est inclinée avec Leicester City face à Chelsea. Lors de cette défaite 3-1, Lehmann, entrée en jeu à la 55e minute, n’a pas pu s'illustrer. Du côté de Chelsea, Livia Peng a retrouvé sa place dans les cages après neuf matches de championnat sans jouer. Grâce à cette victoire, les championnes en titre, qui occupent actuellement la deuxième place du championnat, disputeront la Ligue des champions la saison prochaine.

ALLEMAGNE. Lors de la victoire 3-0 du FC Cologne contre le Werder Brême, Lydia Andrade a ouvert le score à la 20e minute pour Cologne. L'attaquante de 27 ans a ainsi marqué pour la deuxième fois en deux matches. Le SC Fribourg s’est également imposé. Face à Carl Zeiss Jena, le club, qui comptait deux Suissesses dans son onze de départ, s’est imposé 5-1. Svenja Fölmli a inscrit le premier et le dernier but de la rencontre, aux 1re et 87e minutes. Alena Bienz a joué pendant 56 minutes.

PAYS-BAS. Riola Xhemaili a délivré la passe décisive pour le 2-0 lors de la victoire 2-1 du PSV Eindhoven contre HERA United, après avoir déjà fait une passe décisive la semaine précédente. Avant les deux dernières journées, le club de la Soleuroise continue de mener le classement devant l’Ajax Amsterdam. Quatre points séparent les deux clubs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions!", vraiment durable?

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Le texte "Pas de Suisse à 10 millions" et régulièrement appelé "initiative pour la durabilité" par ses auteurs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions" revendique une meilleure protection de l'environnement grâce au plafonnement de la population. Le climat s'en trouvera-t-il réellement amélioré en cas de oui? Les experts en doutent.

La limitation de l'immigration permettra de protéger l'environnement et une conservation durable des ressources naturelles, selon l'UDC, à l'origine du texte soumis au vote le 14 juin. Le parti fait le lien entre écologie et surpopulation depuis son initiative contre l'immigration de masse acceptée en 2014.

Une étude démographique du Conseil fédéral datant de novembre dernier montre pourtant que l'objectif de zéro émission nette d'ici 2050 pourra être respecté même avec une Suisse à 11 millions d'habitants. La Confédération table sur une population de 10,3 millions d'ici cette date. L'UDC exige des mesures dès que le nombre de résidents atteint 9,5 millions.

L'augmentation de la population totale en Suisse entraîne, certes, une hausse de la consommation. Les dégâts environnementaux ne sont toutefois pas liés à la démographie, mais à l'inégalité des ressources, commente Michel Oris, ancien professeur de démographie et d'histoire à l'Université de Genève, pour Keystone-ATS.

La différence se fait surtout dans les choix et les politiques de consommation. Dès que quelqu'un adopte un style de vie suisse, les émissions augmentent forcément, ajoute Etienne Piguet, professeur de géographie des mobilités à l'Université de Neuchâtel.

L'immigration contre le déclin démographique?

M. Oris voit par contre un autre danger à la limitation de l'immigration: la perte d'attractivité de la Suisse dans un contexte de déclin démographique.

"La population sur le continent européen va diminuer de 100 millions d'ici la fin du siècle, selon les statisticiens, soit un cinquième de sa population actuelle", explique-t-il. "En Suisse, on aurait besoin de plus de deux enfants par femme pour contrer ce déclin". Un objectif aujourd'hui de loin pas atteint.

Cette baisse de la natalité combinée au vieillissement de la population se répercutera forcément sur les services et les finances publiques. "Si nous voulons maintenir la Suisse abondante et riche qu'on connaît, je ne vois pas comment cela peut être possible sans immigration", déclare M. Oris.

D'autres pays, comme l'Italie, comptent de plus en plus sur l'immigration pour soutenir leur économie et leurs services face à la crise démographique. La Chine elle mise sur les robots pour pallier la pénurie de main-d'oeuvre notamment dans les services aux personnes âgées.

"Pas une baguette magique"

M. Piguet relativise toutefois: si on voulait compenser la baisse de natalité, l'immigration devrait être bien plus grande - au moins le quintuple - que ce qu'elle n'est aujourd'hui. Et les personnes qui arrivent en Suisse devraient trouver du travail immédiatement afin de cotiser et donc participer au financement des prestations sociales.

"Or on sait très bien que ce n'est aujourd'hui pas le cas, explique-t-il. L'immigration n'est pas non plus une baguette magique". Le spécialiste déplore les simplismes qui s'opposent dans la campagne pour et contre l'initiative.

"Les très nombreux impacts positifs de l'immigration doivent être pris en considération. Mais il faut aussi pouvoir reconnaître que l'immigration pose certains problèmes". Pour le Neuchâtelois, une forte restriction du mouvement migratoire comme le souhaite l'UDC n'est pas la solution, tout comme ne l'est pas une large ouverture.

Face à des enjeux complexes, il faut une réponse circonstanciée. "En l'occurrence, la politique migratoire suisse actuelle, même si elle n'est pas parfaite, démontre une certaine cohérence avec une entrouverture contrôlée et sélective", estime M. Piguet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

BirdLife invite à compter les oiseaux autour de chez soi

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L'action "Oiseaux de nos jardins" a lieu du 7 au 10 mai 2026. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/PATRICK PLEUL)

L'association BirdLife lance son action "Oiseaux de nos jardins" 2026. Du 7 au 10 mai, la population suisse est invitée à compter les oiseaux pendant une heure dans leur jardin, sur leur balcon ou dans un parc.

Organisée depuis 2014, cette action vise à "obtenir une image précise de l'avifaune dans les zones habitées et à documenter les évolutions à long terme", écrit lundi BirdLife dans un communiqué. Les observations sont annoncées en ligne ou via une application.

Sur le site internet de l'association, BirdLife propose divers outils pour aider grands et petits à identifier les espèces les plus courantes.

Ces dernières années, selon BirdLife, des milliers de personnes ont participé à chaque fois. "Les données ornithologiques constituent un élément essentiel pour la protection de la biodiversité, qui subit une pression très forte".

Avec cette action, il s'agit aussi de sensibiliser la population à la conservation de la nature.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Dessin de presse: prix à Genève à une Palestinienne et un Ougandais

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Les oeuvres des deux personnes qui remportent le Prix international du dessin de presse peuvent être observées jusqu'à la fin du mois dans une exposition au Quai Wilson à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Safaa Odah et Jimmy "Spire "Sseetongo" sont lauréats cette année du Prix international de dessin de presse à Genève. La Palestinienne est récompensée pour son humanité au coeur de la bande de Gaza et l'Ougandais pour ses caricatures contre le pouvoir.

"Notre prix 2026 est un appel à la liberté des dessinateurs et à sortir enfin Safaa de sa prison de ruines", a affirmé lundi le fondateur et président de la Fondation Freedom Cartoonists, Patrick Chappatte. Cette Palestinienne s'est vu attribuer l'asile par la France, avant que le programme d'accueil de scientifiques et d'artistes ne soit suspendu. Celui-ci a été relancé mais elle reste bloquée.

Depuis, elle continue de dessiner, parfois sur la toile de sa tente dans le territoire palestinien dévasté. Avant la guerre d'octobre 2023, elle oeuvrait au travers de dessins, de bandes dessinées et d'affiches pour l'émancipation des femmes ou pour les jeunes. Désormais, elle relaie le quotidien de la population de la bande de Gaza, sans parler de politique à proprement parler.

Sa maison a été bombardée il y a deux ans et elle habite depuis, avec sa famille, dans un camp de déplacés à Khan Younès. Safaa Odah aborde l'amour familial, le deuil, la faim ou encore la paix, aux côtés des questions liées au déplacement de millions de personnes.

Spire, autodidacte, travaille lui pour le journal ougandais "The Observer" depuis 2006. Il oeuvre également comme universitaire et a publié de nombreux articles et ouvrages. Souvent inquiété, il est ciblé par les autorités depuis la pandémie de 2020.

Dessins exposés à Genève

Il a été l'objet de menaces de mort en 2024 après avoir lancé une campagne anti-corruption sur les réseaux sociaux. Victime de cyberharcèlement, il vit d'une certaine manière en clandestinité.

"Les dessinateurs de presse travaillent avec un outil que les autocrates, et la plupart des responsables politiques, détestent", fait remarquer le président du jury, l'ancien directeur exécutif de Human Roghts Watch (HRW) Keneth Roth. "L'humour, voire le ridicule", dit-il, ajoutant que cette situation témoigne de leur importance.

Plus largement, Chappatte dénonce la dérive contre la presse observée aux Etats-Unis depuis le retour de Donald Trump à la présidence. Les éditeurs ont peur et des poursuites pour des milliards de dollars sont lancées contre les médias, déplore-t-il.

Le prix est attribué tous les deux ans en alternance avec une récompense aux Etats-Unis. Les curieux peuvent voir des dessins de presse du monde entier lors d'une exposition au Quai Wilson à Genève jusqu'à fin mai. Celle-ci porte sur les nouveaux empires, l'impact de l'intelligence artificielle (IA) et les libertés menacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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