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Suisse

Une PME sur cinq a obtenu des crédits Covid

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Le délai pour le dépôt des demandes est arrivé à échéance le 31 juillet. (Image d'illustration - ©Keystone/Samuel Schalch (Kostenpflichtig))

Un cinquième des PME suisses ont contracté des crédits Covid-19 garantis par la Confédération pour assurer leurs liquidités. Au total, 16,8 milliards de francs ont été versés. Dans 845 cas, des vérifications ont été effectuées sur des soupçons d'abus.

Selon les données actualisées jeudi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), et révélées par quelques médias, environ 42% des fonds disponibles ont ainsi été utilisés. Au total, 136'112 petites et moyennes entreprises ont obtenu des crédits.

Au total, 13,8 milliards de francs ont été alloués dans la catégorie des crédits (d'un montant maximal de 500'000 francs): 34'983 PME ont reçu en moyenne 103'000 francs chacune. Dans la catégorie Crédits Cov-19 Plus - une ligne de crédit allant jusqu'à 20 millions - 1129 entreprises ont soumis une demande et ont obtenu en moyenne 2,7 millions.

Zurich et Vaud premiers destinataires

Dans le détail, 17,1% des crédits sont allés aux PME du canton de Zurich et 10,8% dans le canton de Vaud. Ils sont suivis du Tessin (9,3%), de Berne (9%), Genève (7,7%) et de l'Argovie (5,8%). Les ordres de grandeur sont similaires en terme de volume de crédits.

Le plus grand nombre de crédits a été accordés par Raiffeisen (18,2%) et UBS (17,9%). PostFinance (12%) et Credit Suisse (11,3%) suivent. Dans 167 cas, les banques ont fait usage du cautionnement de la Confédération. Les pertes correspondantes s'élèvent à 13,7 millions de francs, pour un montant moyen d'environ 85'000 francs par cas.

Les entreprises de commerce et les garages ont demandé le plus grand volume de crédits (24,6%), suivies de l'industrie manufacturière (15,2%), de la construction (13%) et de l'hôtellerie-restauration (9,5%).

La plus grande vague de demandes a eu lieu dans les huit premiers jours qui ont suivi le 26 mars. Selon un graphique du Seco, une moyenne de 10'000 accords de crédit a été conclue chaque jour. Le record journalier (11'750) remonte au 28 mars. A partir de la deuxième semaine d'avril, la courbe s'est considérablement aplatie.

Peu de cas d'abus

Des vérifications ont été effectuées dans 845 cas pour des soupçons d'abus. Mais le Seco n'a ouvert des procédures que dans 48 cas où ces soupçons étaient fondés.

La plupart des procédures (17) ont été engagées par crainte que les crédits n'aient été utilisés à des fins générales ou pour des investissements de remplacement. Dans huit cas, le Seco soupçonne des demandes multiples et dans sept cas des données incorrectes sur le chiffre d'affaires. Sept autres procédures ont été ouvertes pour une utilisation de dividende ou pour un refinancement.

Le faible nombre d'abus correspond aux conclusions du Contrôle fédéral des finances dans une analyse représentative publiée à la fin du mois de juin. S'il existe des soupçons d'abus, les irrégularités ne sont toutefois pas un "phénomène de masse", avait-il relevé.

Enquête dans le canton de Vaud

Dans le canton de Vaud, le Ministère public a toutefois ouvert fin mai dernier une enquête pour une grosse affaire d'arnaque présumée aux crédits Covid-19. Elle porte sur un total de 3,5 millions de francs, dont au moins 1,5 million aurait été transférés à l'étranger. Une bonne partie de cette somme a pu entretemps être rapatriée en Suisse.

Selon La Liberté, qui cite vendredi le procureur vaudois Anton Rüsch, de la division criminalité économique du Ministère public central, ce dernier a été saisi de 61 dénonciations en lien avec des fraudes présumées aux crédits coronavirus, pour un montant total de plus de 12 millions de francs. Plus de 4 millions ont pu être séquestrés, selon lui.

Le délai de soumission des crédits transitoires Covid-19 a expiré le 31 juillet. Les demandes de cautionnements pour les start-ups sont quant à elles ouvertes jusqu'au 31 août. Au total, la Confédération a mis à disposition un maximum de 40 milliards de francs pour son programme de cautionnement.

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Culture

La Suisse marque le "Panorama" de la Berlinale

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Le film "Tristan Forever" joue avec les genres du documentaire et de la fiction. Cette production suisse sera présentée en première mondiale à la Berlinale. (© Handout / Hugofilm features / Tobias Nölle)

La Suisse ne participera pas cette année à la compétition de la Berlinale. Le cinéma helvétique sera néanmoins présent à la 76e édition du Festival international du film de Berlin, qui débute jeudi, notamment avec le film "Tristan Forever".

Le film de Tobias Nölle et Loran Bonnardot sera présenté en première mondiale. Oscillant entre documentaire et fiction, il se demande s'il existe un lieu prédestiné pour chaque être humain. Il raconte l'histoire d'un médecin qui souhaite s'installer sur l'île volcanique isolée de Tristan da Cunha, dans le Pacifique Sud, son refuge depuis des années. Il n'est pas certain qu'il puisse vraiment y rester.

A Berlin, la production suisse de Hugofilm Features est présentée dans la section "Panorama Dokumente". "C'est un honneur particulier de pouvoir montrer le film dans l'un des trois festivals de cinéma les plus importants au monde", écrit le producteur Christof Neracher, interrogé par Keystone-ATS. "Pour nous, la Berlinale est une excellente plateforme pour donner au film la visibilité nécessaire".

"Interpeller le public"

De manière générale, la production helvétique se distingue particulièrement dans la section "Panorama". Consacrée à la création cinématographique actuelle, celle-ci vise à "interpeller le public dans ses habitudes visuelles et sa façon de penser". Elle prend le pouls de la création cinématographique actuelle et le public peut y voter pour son film préféré.

Le troisième long métrage de Dominik Locher, "Enjoy your Stay", pourrait avoir des chances de remporter le prix du public. Ce drame franco-suisse raconte l'histoire d'une Philippine qui vit sans papiers en Suisse et travaille comme femme de ménage dans une maison de vacances d'une station de ski huppée. Exploitée et sous la pression constante du temps, elle fait tout pour conserver la garde de son enfant.

Doc, drame et actrice

Deux autres coproductions avec une participation suisse minoritaire sont présentées dans la section "Panorama". Dans "Siri Hustvedt – Dance Around The Self", la réalisatrice allemande Sabine Lidl retrace de manière documentaire le parcours de l'une des écrivaines les plus marquantes de notre époque. Romancière, essayiste et poète, Siri Hustvedt est attendue en tant qu'invitée à la Berlinale.

Le drame germano-helvéto-britannique de Sophie Heldmann, "The Education of Jane Cumming", nous transporte lui en 1810. Il raconte l'histoire de deux enseignantes à Edimbourg cibles d'une rumeur.

La Suisse ne marque certes pas autant le festival cette année que l'an passé. Mais le cinéma helvétique est tout de même présent, par exemple dans la catégorie des courts-métrages. Des artistes suisses participent également à des productions étrangères. L'actrice zurichoise Luna Wedler joue ainsi dans l'adaptation cinématographique du roman allemand "Allegro Pastell". Elle sera présente à la Berlinale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Sembrancher: la Maison de la santé va bénéficier d'une extension

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L'extension de la Maison de la santé à Sembrancher est estimée à 8,5 millions de francs (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Inaugurée en 2016, la Maison de la santé de Sembrancher (VS) va bénéficier d'une extension. Des travaux en ce sens ont débuté, ce lundi. Leurs coûts se montent à 8,5 millions de francs.

Situé sur le terrain jouxtant les trois autres bâtiments, cette nouvelle surface est construite par l’Association Maison de la santé du Grand Entremont, composée des communes de Bovernier, Sembrancher, Val de Bagnes, Orsières, Liddes et de Bourg-Saint-Pierre.

Il y a dix ans, cette maison de la santé avait vu le jour, "afin d’anticiper le risque de pénurie de médecins de premier recours dans la région, un risque d’autant plus marqué dans les zones périphériques", a rappelé l'association lundi dans un communiqué. Deux autres bâtiments ont ensuite vu le jour, hébergeant des cabinets de prestataires du paramédical.

Doté d’un héliport et d’une ambulance, le centre assure des consultations de médecine générale quotidiennes et la prise en charge des consultations urgentes de l’Entremont en journée pour les plus de 16’000 habitants du secteur, et la nuit pour les partenaires institutionnels, tels que les EMS et CMS. Plusieurs médecins ont déjà fait part de leur intérêt à intégrer la nouvelle structure, dont plusieurs pédiatres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Près de 6000 signatures contre les coupes budgétaires à la HES-SO

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Le référendum contre les coupes dans la formation à la Haute école spécialisée de Suisse orientale Genève a été déposé muni de 5954 signatures. La subvention cantonale a été réduite de 6 millions sur trois ans (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le référendum contre les coupes dans la formation à la Haute école spécialisée de Suisse orientale (HES-SO) Genève a été déposé lundi muni de 5954 signatures. La subvention cantonale a été réduite de 2 millions de francs par an, soit une baisse de 6 millions sur trois ans.

Proposée par le Conseil d'Etat, cette coupe budgétaire a été votée par la majorité de droite du Grand Conseil en décembre lors du renouvellement du contrat de prestations entre l'Etat et la HES-SO Genève, a rappelé lundi la Jeunesse socialiste genevoise à l'origine du référendum. Celui-ci aboutira s'il comporte 4214 signatures valables.

La Jeunesse socialiste parle déjà d'un succès au vu du "large front politique et social" qui s'est constitué pour défendre la formation. La gauche, le MCG, les syndicats et les associations du personnel de la HES-SO et de l'enseignement se sont joints à elle. Et de dénoncer le fait que la formation devient "une variable d'ajustement budgétaire."

Fustigeant une politique "irresponsable", les référendaires refusent les coupes dans "la formation des métiers essentiels alors que les hôpitaux, le social et l'école manquent déjà cruellement de personnel." Ils estiment que la droite organise sciemment la pénurie, affaiblit les services publics et précarise toujours plus les étudiants.

La HES-SO Genève accueille plus de 6500 étudiants répartis dans six écoles de niveau universitaire. Elles forment notamment des infirmières, des informaticiens, des travailleurs sociaux, des architectes, des ingénieurs et des artistes.

Selon la Jeunesse socialiste genevoise, ce référendum a été largement signé par les étudiants, "encore marqué par la récente hausse des taxes d'études". "Durant toute la récolte, un message clair est revenu: cette coupe n'existerait pas sans l'augmentation préalable des taxes", écrit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Swatch: Steven Wood repart à l'assaut du conseil

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Les héritiers Hayek s'étaient sans mal joué des prétentions de Steven Wood l'an dernier. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Revendiquant 0,5% des droits de vote dans le Swatch Group, le fonds américain Greenwood Capital relance son fondateur Steven Wood dans la course au conseil d'administration, un an après une retentissante déconvenue.

Une nouvelle tentative qui suscite d'ores et déjà une levée de bouclier de la part de l'horloger biennois.

Dans une lettre ouverte samedi au groupe et aux représentants de la famille Hayek, la firme américaine revendique l'élection de trois représentants pour les détenteurs d'actions au porteur et propose pour ce faire le nom de son fondateur. Elle dénonce au passage les modalités des élections au conseil l'an dernier, qui lui avaient barré l'accès à l'organe de surveillance.

Greenwood réclame aussi que soit inscrite dans les statuts l'exigence d'une représentation des détenteurs d'actions au porteur, l'indépendance d'une majorité des administrateurs, le non-cumul de fonctions pour le ou la présidente, l'élection du comité de rémunération par l'assemblée générale et non par cooptation, ainsi qu'une tenue en présentiel pour l'assemblée générale.

Swatch Group offensé

"Le siège de Swatch Group se trouve en Suisse et l'entreprise est donc soumise au droit suisse, que Swatch Group respecte depuis le début - indépendamment des affirmations erronées de cet investisseur activiste américain," réagit lundi l'entreprise biennoise dans une prise de position. Et de rappeler que la candidature de Steven Wood avait été rejetée l'an dernier à près de 80% des voix, en toute régularité.

Spécificité du groupe Swatch, son capital-actions comporte deux types de titres distincts. L'action au porteur dispose d'une valeur nominale cinq fois supérieure à celle d'une action nominative, mais ne donne pas droit à plus de vote.

Le groupe d'actionnaires constitué autour de la famille Hayek disposait à lui seul en fin d'année dernière de près de 44% des droits de vote au niveau du groupe, reposant pour l'essentiel sur leur 62,8 millions de nominatives. Greenwood indique pour sa part disposer de 733'360 nominatives et de 30'750 actions au porteur, représentant 0,52% des voix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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