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Suisse

Verdict sur cinq objets en votation

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Les Suisses retournent aux urnes ce dimanche pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19 pour décider du sort de cinq objets fédéraux (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les jeux sont presque faits sur les cinq objets en votation ce dimanche. Si les avions de combat et le congé paternité devraient s'imposer sans problème dans les urnes, l'UDC devrait être désavouée. La loi sur la chasse et les déductions fiscales sont sur la sellette.

Avec son initiative pour une immigration modérée, l'UDC tente une nouvelle fois de faire une brèche dans les relations avec l'Union européenne. Le texte entend en finir avec la libre circulation qui met sous pression, selon les initiants, le marché du travail, les services sociaux ou encore les infrastructures.

Le parti conservateur ne devrait toutefois pas renouveler son exploit du 9 février 2014. Le soutien populaire n'a fait que diminuer depuis les premiers sondages. Entre 33% et 35% des Suisses accepteraient l'initiative. Les bénéfices pour la place économique et scientifique, avancés par le camp du "non", ne semblent faire plus mouche auprès des électeurs.

Les entreprises ont besoin de travailleurs étrangers et le commerce est intriquement lié à l'Europe, ont martelé le gouvernement, tous les autres partis, les employeurs et les syndicats. Et d'appeler à éviter un "Brexit suisse".

Enveloppe pour les avions

Les six milliards de francs destinés à l'achat de nouveaux avions de combat devraient en revanche être libérés sans trop de réticence. Les derniers sondages montrent une majorité de votants en faveur de la dépense. Le clivage droite/gauche est marqué, le camp bourgeois étant favorable à la dépense et le camp rose-vert opposé.

La votation porte sur le montant maximal destiné à l'achat des avions de combat qui remplaceront les 26 F-5 Tiger et les 30 F/A-18 de l'armée d'ici 2030. Après l’échec de l’achat des avions Gripen en 2014, le gouvernement a décidé de ne soumettre aux urnes que le cadre général de l'acquisition.

Dix jours pour les pères

Le sort du congé paternité ne devrait pas être une surprise non plus. Selon les derniers sondages, l'introduction de dix jours de congé est soutenue par plus de 60% de la population. Ces jours seraient à prendre dans les six mois suivant la naissance, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées.

Le référendum a été lancé contre ce congé par l'UDC, quelques jeunes PLR et PDC. Ils estiment que ce congé est trop coûteux pour les employés et les employeurs. Pour les partisans, le congé actuellement accordé aux pères à la naissance d'un enfant n'est plus en phase avec notre époque. Le père veut être plus présent pour l'enfant et s'impliquer plus activement dans la nouvelle dynamique familiale.

Loup dans le viseur

La loi sur la chasse est quant à elle en eaux troubles. Les résultats risquent d'être très serrés. Si le peuple accepte la révision, les conditions pour abattre le loup seront assouplies. L'actuelle loi date de 1986 et doit être adaptée après le retour du loup sur le territoire.

Les cantons pourront autoriser les tirs avant que les loups n'aient fait des dégâts. Mais ces tirs seront liés à plusieurs conditions préalables.

La nouvelle loi sur la chasse est un "bon compromis" et les conflits pourront être réduits, estiment les partisans. Ce n'est pas l'avis des organisations de protection de l'environnement et des animaux, à l'origine du référendum. Selon elles, la révision anéantit la protection des espèces menacées au lieu de la renforcer.

Aide aux familles

Les déductions fiscales pour enfants et frais de garde pourraient aussi être compromises. La proportion d'opposants a grandi au fil des mois, selon les derniers sondages. Le référendum a été lancé par la gauche.

L'objet comporte deux volets. Le premier concerne les familles qui font garder leurs enfants dans une crèche. Celles-ci pourront déduire 25'000 francs de leur revenu imposable sur leur feuille d'impôt. Le deuxième volet prévoit une augmentation de la déduction générale pour les enfants de 6500 à 10'000 francs sur le revenu imposable.

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Suisse

Le recul des voyages vers les Etats-Unis s'inscrit dans la durée

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En 2025, une baisse de 10,6% des visiteurs suisses aux Etats-Unis a été essuyée à 361'000 voyageurs. A titre de comparaison, avant la pandémie, en 2019, ils étaient 474'550 à avoir visité les USA. (© KEYSTONE/AP San Francisco Chronicle/STEPHEN LAM)

Les touristes suisses sont moins nombreux à voyager aux Etats-Unis. Malgré des conditions financières optimales, avec un dollar au plus bas par rapport au franc depuis 2015, les arrivées aux Etats-Unis en provenance de Suisse devraient à nouveau s'inscrire en baisse.

"Nous nous attendons à une baisse des arrivées en provenance de Suisse en 2026, de l'ordre de 20 à 25%, sous la barre des 300'000 visiteurs", regrette Heinz Zimmermann, président du comité Visit USA (Vusa), oeuvrant pour la promotion des Etats-Unis comme destination touristique.

L'année dernière, une baisse de 10,6% a été essuyée à 361'000 voyageurs. A titre de comparaison, avant la pandémie, en 2019, ils étaient 474'550 à avoir visité les Etats-Unis.

"Les facteurs rationnels pour un voyage aux Etats-Unis - faible dollar, tarifs attrayants pour les billets d'avion - et les facteurs émotionnels s'opposent actuellement", explique-t-il. Ce sont principalement les primo-visiteurs qui hésitent, nombre d'entre eux remettant leur projet de voyage aux Etats-Unis à plus tard, tandis que les visiteurs dit "repeater" continuent de traverser l'Atlantique.

Jeudi, une centaine d'agences de voyage était réunie à Zurich pour découvrir différentes destinations et attractions américaines. Organisé par Visit USA, l'événement permet aux agents de voyage de s'informer pour leur clientèle et de relayer les nouveautés. "Nous voulons rester présents, le marché suisse étant important, malgré sa petite taille", relève M. Zimmermann. Dans la situation actuelle, cela s'apparente à un investissement sur le long terme.

Chez les exposants, une certaine amertume est palpable. "L'image des Etats-Unis s'est terriblement dégradée, la politique suivie par Trump a un effet dévastateur sur le tourisme international", regrette David O'Donnell, vice-président de la communication de Meet Boston, le bureau touristique pour la région.

La situation est d'autant plus frustrante que les grandes villes de la côte Est, dont Boston, sont dans l'ensemble plus progressistes et s'opposent à la politique du président américain Donald Trump. "Notre région abrite parmi les plus grands établissements de formation et de recherche, c'est un élément clef de notre identité".

Clientèle suisse prisée

Boston accueille environ 25'000 visiteurs suisses chaque année, en majorité (75%) pour du tourisme de loisirs. Le pouvoir d'achat de ces voyageurs en fait une clientèle prisée. "Les dépenses par personne et par jour pour les visiteurs suisses atteignent 295 dollars, hors frais d'hôtels et billets d'avion", précise M. O'Donnell.

La ville profitera cet été de son statut de ville hôte pour la Coupe du monde de football. "Nous avons encore quelques disponibilités pour l'été, pour celles et ceux qui veulent sentir la ville en effervescence", déclare M. O'Donnell. Boston veut toutefois se positionner comme une destination quatre saisons et a notamment étoffé ses animations lors de la saison hivernale.

Difficile d'obtenir des réponses précises du côté des compagnies aériennes sur l'état des réservations estivales. Edelweiss concède néanmoins que "l'évolution des réservations pour les Etats-Unis s'avère actuellement plus difficile", indique un porte-parole.

"Compte tenu de la situation géopolitique, nous enregistrons globalement une baisse des réservations, en particulier chez les voyageurs suisses. Comme la plupart de nos destinations aux Etats-Unis ne sont desservies qu'à partir du printemps ou de l'été, les chiffres actuels des réservations sont encore relativement faibles. Il n'est donc pas possible à l'heure actuelle de donner une estimation définitive pour la saison estivale", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Positions contrastées de MM. Cassis et Lavrov sur l'OSCE

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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis (à gauche) et son homologue russe Sergueï Lavrov (à droite) se sont rencontrés vendredi à Moscou. Le Tessinois ne s'y était pas rendu depuis 2019. (© KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko)

L'OSCE est l'organisation "la plus importante" pour accompagner le processus de paix en Ukraine, a déclaré son président Ignazio Cassis lors d'un échange avec son homologue russe Sergueï Lavrov vendredi à Moscou. Ce dernier a lui décrit une organisation "en crise".

"Je ne veux pas vous rappeler la position de mon pays, la Suisse, concernant la guerre en Ukraine, elle est connue, a déclaré le ministre des affaires étrangères tessinois face à son homologue. Je suis ici à l'OSCE pour ouvrir des portes".

"Nous croyons que cette organisation est la plus importante pour accompagner un processus de paix", a-t-il dit lors de l'entretien retransmis par la RTS.

M. Lavrov a lui décrit plus tôt une organisation en "crise profonde" et qui risque "l'autodestruction". "Je n'entrerai même pas dans les détails sur la manière dont l'OSCE s'est retrouvée dans la situation actuelle et a été confrontée à une réelle menace d'autodestruction", a-t-il déclaré, selon l'agence russe Ria Novosti.

Blocage politique

La rencontre entre les deux hommes constitue la deuxième étape de l'offensive diplomatique lancée par M. Cassis dans le cadre de la présidence suisse de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Il s'était rendu lundi à Kiev.

Le conseiller fédéral avait exprimé son intention de jouer un rôle de médiateur dans le processus de paix en Ukraine au Forum économique mondial (WEF). Or, l'organisation est confrontée à un blocage politique depuis plusieurs années. Le clivage entre la Russie et les autres Etats s'est creusé et les Etats-Unis font pression pour réduire les fonds de l'organisation.

La fin de la guerre en Ukraine, en cours depuis près de quatre ans, n'est pas actée à ce stade. Des pourparlers réunissant russes et ukrainiens ont été lancés à Abou Dhabi ces dernières semaines à l'initiative des Etats-Unis. Peu de résultats tangibles ont été pour l'heure annoncés. Les efforts diplomatiques visant à trouver un règlement à ce conflit butent depuis des mois sur la question des territoires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Crans-Montana: un deuxième round d'auditions débute à Sion

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L'enquête pénale doit lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie du bar "Le Constellation" à Crans-Montana, le respect des normes par les propriétaires et les différentes responsabilités. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Après le couple Moretti, chacun à deux reprises en janvier, les auditions auprès du Ministère public valaisan ont repris vendredi à Sion dans le cadre du drame de Crans-Montana. L'actuel chef de la sécurité de la commune devait être interrogé durant plusieurs heures.

L'homme est en poste depuis mai 2024 dans la commune du Haut-Plateau. Vendredi, il devait notamment répondre à diverses questions en lien avec l'absence de contrôle des normes incendies, tant en 2024 qu'en 2025. La commune de Crans-Montana avait admis quelques jours après le drame qu'aucun contrôle n'avait été effectué depuis 2019.

Egalement convoqué vendredi dans le cadre de cette audition principale, le propriétaire du bar qui a pris feu Jacques Moretti, s'est exprimé à son arrivée à Sion vendredi matin. "Pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes, pas un seul instant que Dieu fasse", a-t-il dit à l'Agence France Presse (AFP).

Il a aussi assuré que sa femme Jessica et lui étaient "anéantis" et qu'ils attendaient "beaucoup" de cette audition du chef de la sécurité communal.

Moretti auditionnés mercredi et jeudi

Selon le Ministère public (MP), les auditions reprendront ensuite dès lundi matin, avec la convocation de l'ancien chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana. L'homme a effectué les contrôles de sécurité de janvier 2018 et de juin 2019 au sein du bar "Le Constellation". Par deux fois, ses recommandations n'avaient pas été appliquées par le gérant.

Considéré comme prévenu, a l'instar de son successeur, dans ce drame qui a fait 41 morts et 115 blessés, le Valaisan devra expliquer pourquoi le bar n'a plus été contrôlé depuis la mi-2019.

Le pool de procureures en charge de l'affaire a, une nouvelle fois, convoqué le couple Moretti, pour la semaine prochaine. Jacques Moretti sera entendu mercredi et son épouse le lendemain. A cette occasion, tous les deux devront répondre aux questions du MP, mais aussi des avocats présents.

Jessica et Jacques Moretti demeurent sous le régime des mesures de substitution à la détention provisoire décidée par le Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais (TMC).

Délocalisation

A contrario des auditions du mois de janvier qui s'étaient déroulées dans ses locaux, au coeur de la Ville de Sion, le MP a choisi de délocaliser la suite de ses convocations au campus Energypolis de la HES-SO Valais Wallis, situé à proximité de la gare.

La structure bénéficie, en effet, d'une aula pouvant accueillir 150 à 180 personnes. Une capacité qui permet de regrouper l'ensemble des avocats des prévenus et des victimes, soit potentiellement 130 personnes. Cette aile du campus a été réservée pour les besoins de l'enquête. Elle n'est ainsi pas accessible aux élèves ou au corps enseignant, les jours d'auditions.

Les inculpations d'actuels ou d'anciens municipaux en charge de la sécurité et/ou présidents des communes de Chermignon (2015-2016) et de Crans-Montana (dès 2017) sont des pistes qui demeurent à l'étude. Pour l'heure, le MP ne communique pas sur ce volet de l'affaire, l'enquête étant en cours.

Parmelin auprès des blessés italiens

Par ailleurs, le président de la Confédération Guy Parmelin a rendu visite jeudi aux patients italiens blessés à l'hôpital Niguarda de Milan. Le Vaudois, qui doit assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, a salué les huit personnes qui sont encore soignées dans l'unité de soins intensifs et dans le service des grands brûlés de l'hôpital.

Le Département fédéral de l'économie (DEFR) a confirmé vendredi l'information de l'agence de presse italienne Ansa. Sur la plateforme X, le conseiller fédéral écrit qu'il a rendu visite aux victimes de l'incendie de Crans-Montana, à leurs proches ainsi qu'au personnel médical et soignant. "Je leur ai exprimé mon respect, ma compassion et ma gratitude. J'ai également réaffirmé le soutien total de la Suisse", a-t-il écrit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Leysin-Les Mosses: le projet d'enneigement artificiel revoit sa copie

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Le projet d’enneigement mécanique du domaine skiable Les Mosses -Leysin (VD) fait l’objet d’une nouvelle mise à l’enquête publique (photo d'illustration). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosse-La Lécherette(TLML) soumet un nouveau projet à l'enquête publique. Il vise à installer 177 canons à neige dans le domaine skiable.Un an après l'abandon du projet initial, cette nouvelle mouture suscite à nouveau la controverse malgré des évolutions.

Le projet Leysin-Les Mosses pour faire face au manque d’enneigement continent de faire débat. Un an après l’abandon du premier projet qui avait suscité une centaine d'oppositions, la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette revoit sa copie. La nouvelle version soumise à l'enquête publiques jusqu'au 8 février prévoit toujours l’installation de 177 nouveaux canons à neige sur son domaine skiable. Mais cette version révisée prévoit d’utiliser l’eau acheminée depuis le lac de l’Hogrin aussi en été pour alimenter les alpages. Pas suffisant pour Pro Natura. Pour son président Alberto Mocchi, le projet « appartient à une autre époque. »

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

“Pour fonctionner, le domaine doit ouvrir 100 jours par année”

Les opposants persistent : ils dénoncent « une absurdité climatique », estimant que le projet reste massif, trop énergivore en hiver, et qu’il aurait un impact trop important sur la faune et la flore, selon Pro Natura. De son côté, la société des remontées mécaniques affirme que la viabilité économique du domaine est compromise sans cet enneigement mécanique. Maxime Cottet, directeur des T L M L.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

“Le tout au ski n’a plus d’avenir dans les Alpes”

Pour les opposants au projet, les Alpes ont autre chose à offrir. Pro Natura estime notamment que « le ski n’a pas d’avenir à moyenne altitude » et qu’il faut se tourner vers un tourisme quatre saisons.

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

Mais pour le porteur de projet, la société des remontées mécaniques n’a pas d’autre choix que de miser sur le ski en hiver pour faire vivre le col des Mosses.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

Le projet d’un coût de 22 millions dont 11 financés par le Canton est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 février.

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