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Vaud

Coronavirus - Vaud: les décès ont doublé en deux jours

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(KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Le canton de Vaud compte désormais 38 décès liés au Covid-19. Ce total a quasiment doublé en deux jours.

La progression du nombre de décès s'est accéléré ces deux derniers jours sans le canton de Vaud, un des trois les plus touchés en Suisse avec le Tessin et Bâle-Ville: de 21 mercredi, le nombre de décès a grimpé à 32 puis à 38, montrent vendredi les chiffres publiés quotidiennement par les autorités vaudoises.

Le nombre des hospitalisations en cours a franchi la barre des 300 personnes, à 327 dont 66 aux soins intensifs.

Le total de cas confirmés dans le canton - 2532 au dernier pointage - continue lui aussi sa progression. Dans le même temps, 148 patients ont pu quitter les hôpitaux.

Les autorités vaudoises tiennent vendredi à 16h00 un nouveau point presse, comme elles le font tous les deux jours depuis le début de la crise. Trois conseillers d'Etat s'exprimeront, la présidente du gouvernement Nuria Gorrite ainsi que Béatrice Métraux et Philippe Leuba.

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Vaud

La surveillance des restaurants est perfectible

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La surveillance des restaurants et hôtels vaudois pourrait être améliorée, selon la Cour des comptes (photo d'illustration - KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

La surveillance des restaurants et hôtels vaudois souffre de lacunes. La Cour des comptes adresse plusieurs recommandations au canton et aux communes pour limiter certains risques, notamment les conflits d'intérêts.

Présenté jeudi, cet audit part d'une spécificité vaudoise: la surveillance des établissements - heures de fermeture, vente d'alcool, nuisances sonores, etc - revient aux communes, mais c'est le canton qui peut prononcer les principales sanctions comme le retrait de licence. "Ce système est complexe et crée des difficultés", constate Guy-Philippe Bolay, président de la Cour des comptes, interrogé par Keystone-ATS.

Les directives sont notamment insuffisantes pour éviter les conflits d'intérêts. Les cas sont "assez réguliers" et, ces dernières années, des contrôleurs ont été mis à pied, remarque M. Bolay. "Il faudrait mieux sensibiliser les surveillants et leur fixer des règles claires, leur dire par exemple s'ils ont le droit d'accepter un café pendant un contrôle", relève-t-il.

Des communes ont certes fixé certaines directives, mais elles devraient être précisées et complétées. "La marge d'interprétation est trop large", constate Michèle Oehler, auteure de l'audit. Surtout, il n'existe aucune obligation de récusation si le surveillant connaît le restaurateur, ajoute-t-elle. Le risque est particulièrement présent dans les petites communes, "où tout le monde se connaît".

Planification absente

Dans son rapport, la Cour des comptes signale aussi que les communes ne planifient pas suffisamment leurs contrôles. Des établissements pourraient ainsi passer sous les radars. M. Bolay cite l'exemple d'un tea-room qui, moins sujet à des contrôles qu'une boîte de nuit, pourrait enfreindre la loi en vendant de l'alcool sans être inquiété.

Autre faille, les communes ne remontent pas assez les informations à la police cantonale du commerce. Celle-ci n'est toutefois pas exempte de tout reproche. "Le canton devrait mieux préciser les informations dont il a besoin et davantage aider les communes à faire leur travail", indique M. Bolay.

Il ajoute que la police du commerce devrait également arrêter, comme cela se fait parfois, de mener elle-même des contrôles à la place des communes.

Pour échanger, canton et communes devraient utiliser des outils de communication plus efficaces, plutôt que de continuer à correspondre par courrier. La mise en place d'une base de données commune, de check-lists et l'utilisation d'une tablette pendant les contrôles pourraient déjà remédier au problème, affirme M. Bolay.

Egalité de traitement

Le président de la Cour des comptes souligne que ces différentes recommandations s'adressent au canton et aux communes, mais pas aux restaurateurs et hôteliers. "Nous ne voulons pas accroître la pression alors qu'ils traversent une crise majeure", remarque-t-il.

"De plus, nous ne disons pas qu'il faut faire davantage de contrôles, mais que ceux-ci devraient être mieux gérés", résume-t-il. Et ajouter que les établissements auraient tout à gagner d'une meilleure organisation, notamment pour garantir l'égalité de traitement.

Lausanne réfute

L'audit a été réalisé auprès de la police cantonale du commerce, d'une sélection de quatre communes (Château-d'Oex, Lausanne, Payerne, Villeneuve) et de deux associations intercommunales (Association Securité Riviera, Sécurité dans l'Ouest lausannois).

Les recommandations de la Cour des comptes ont été toutes acceptées, sauf à Lausanne qui en a contesté quelques-unes. La capitale vaudoise se défend notamment de ne pas transmettre au canton toutes les informations nécessaires et de ne pas avoir une vision claire en matière de planification.

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Lausanne

Lausanne gagne le label de "Commune en Santé"

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La Ville de Lausanne a reçu le label Commune en Santé. (©Laurent Kaczor/Ville de Lausanne)

Lausanne auréolée du label « Commune en Santé ». C’est le Centre universitaire de médecine générale et de santé publique Unisanté qui le lui a décerné. Cette certification représente une reconnaissance officielle de l’engagement de la Ville pour la promotion de la santé et la prévention.

Lausanne certifiée « Commune en Santé ». La capitale vaudoise vient de recevoir ce label de la part du Centre universitaire de médecine générale et de santé publique Unisanté. Elle est, en plus, auréolée de la note maximale de trois étoiles. Cette certification représente une reconnaissance officielle de l’engagement de la Ville pour la promotion de la santé. Onze communes vaudoises la possèdent déjà. Parmi elles, Chavannes-près-Renens, Renens, Ecublens, Gland, Sainte-Croix, Bercher ou encore Montagny-près-Yverdon. Mais Lausanne est la première grande ville romande à recevoir ce label. Myriam Pasche, co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté:

Myriam Pasche
Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté
Myriam Pasche Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté

Mais plus que de dresser des lauriers, le label donne des pistes d’amélioration. La municipale lausannoise Natacha Litzistorf dit en avoir pris note pour la suite:

Natacha Litzistorf
Municipale de Lausanne, en charge du logement, de l'environnement et de l'architecture
Natacha Litzistorf  Municipale de Lausanne, en charge du logement, de l'environnement et de l'architecture

79 catégories composées de 250 mesures en matière de promotion de la santé et de prévention ont été validées par Unisanté. Parmi elles, les actions en faveur des seniors et des enfants, la campagne contre les perturbateurs endocriniens ou le harcèlement de rue ou encore la politique agricole urbaine. Grégoire Junod, syndic de Lausanne, se réjouit de l'obtention de ce label qui offre un état des lieux de la situation lausannoise:

Grégoire Junod
Syndic de Lausanne
Grégoire Junod Syndic de Lausanne

Le poids des villes en matière de santé publique

Pour obtenir ce label, un grand nombre de critères sont passés au crible. Myriam Pasche:

Myriam Pasche
Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté
Myriam Pasche Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté

Et si l’impact des villes en matière de santé publique peut paraître périphérique, c’est une erreur de penser ainsi, selon Myriam Pasche:

Myriam Pasche
Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté
Myriam Pasche Co-cheffe du Département promotion de la santé et préventions à Unisanté

La santé publique n’est pas un des domaines de compétences spécifiques communales, mais une donnée transversale. C’est là une des difficultés de son application, selon Grégoire Junod:

Grégoire Junod
Syndic de Lausanne
Grégoire Junod Syndic de Lausanne

Pour autant, recevoir un label « Commune en Santé » en temps de pandémie, n’est-ce pas un peu ironique ? C’est la question posée à Grégoire Junod:

Grégoire Junod
Syndic de Lausanne
Grégoire Junod Syndic de Lausanne

Développé par Promotion Santé Valais, le label "Commune en Santé" est proposé dans les cantons de Vaud, Genève, Fribourg, Jura et du Valais.

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Lausanne

400 élèves d'une école professionnelle évacuée

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Le dispositif a pu être levé en début d'après-midi, après plusieurs heures de fouille. (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une fausse alerte à la bombe a entrainé mercredi matin l'évacuation de l'Ecole professionnelle commerciale de Lausanne. Environ 400 élèves ont dû quitter leurs classes.

"L'alerte a été signalée vers 08h00. Une évacuation a été ordonnée et les 400 élèves sont sortis dans le calme", explique Sébastien Jost, porte-parole de la police de Lausanne. Un important dispositif a été mis en place, impliquant notamment un périmètre de sécurité.

Une vingtaine de policiers ont été engagés. Les agents lausannois ont reçu l'appui de l'unité de déminage de la police cantonale afin de procéder à la fouille et au contrôle du bâtiment. Le dispositif a été levé vers 13h45, a précisé la police lausannoise.

Une enquête est en cours pour retrouver l'auteur de la fausse alerte. La police rappelle que cette personne s'expose à des poursuites pénales, notamment pour menaces alarmant la population.

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Vaud

Le Covid-19 n'a pas trop pénalisé l'emploi des permis F

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Formées par l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants, EVAM, les personnes issues de l’asile sont toujours plus nombreuses à travailler, malgré le Covid-19 dans le canton de Vaud. (KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les personnes issues de l'asile sont toujours plus nombreuses à être intégrées sur le marché du travail vaudois, malgré le Covid 19. En 2020, elles étaient 37%, un résultat plutôt inattendu, selon l'EVAM. L'objectif de la Confédération est en voie d'être atteint.

La participation des permis F (étrangers au bénéfice d'une admission provisoire) sur le marché du travail progresse, s'est réjoui Erich Dürst, directeur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants (EVAM) mercredi lors d'une conférence de presse en ligne. Si la dynamique est positive depuis plusieurs années, en 2020, les répercussions du Covid 19 sur leur prise d'emploi s'avèrent marginales.

Elles étaient ainsi 1038 personnes (37%) l'an dernier à exercer une activité lucrative, contre 990 (35,9%) en 2019. Elles n'étaient que 588 (25,7%) il y a trois ans, a-t-il détaillé.

Pour les 18-30 ans, la logique reste la même, mais la progression est encore plus forte. Parmi les jeunes admis depuis moins de sept ans, 550 étaient en emploi à fin 2020, soit 47,7% de ce groupe d’âge. Ils étaient 502 (44,5%) à fin 2019 et 244 (26,9%) à fin 2017.

Moins de sept ans

Pour rappel, dans le cadre de l’Agenda Intégration Suisse, la Confédération a fixé aux cantons un objectif lié à l’emploi: sept ans après leur arrivée en Suisse et le dépôt de leur demande d'asile, 50% des personnes adultes avec un permis F doivent être durablement intégrées sur le marché du travail.

L’EVAM est en voie d’atteindre la cible. En effet, 41% des personnes arrivées en Suisse en 2014, et même 47% de celles arrivées en 2015 et 2016 ont aujourd’hui un emploi., a noté M.Dürst. Les autres cantons constatent des hausses similaires.

Accompagnement personnalisé

Ces résultats sont le fruit d’un travail d’accompagnement de longue haleine. L'objectif n'est pas juste d'obtenir de petits jobs précaires, mais une intégration durable. L’EVAM élabore ainsi un projet personnel avec chaque migrant, afin de le diriger vers un emploi, un préapprentissage ou un apprentissage, a-t-il expliqué.

Les personnes migrantes sont suivies pendant leurs premiers pas en emploi, un dialogue instauré avec les employeurs. Cela permet de lever des malentendus, note M.Dürst. Pour les jeunes, l'accent est davantage mis sur la formation. Beaucoup sont en apprentissage et se dirigent vers un métier avec un diplôme reconnu. Des dizaines ont pu le faire l'an dernier, s'est-il réjoui.

Devant de la scène

"Si ces chiffres sont positifs, il reste beaucoup à faire", a-t-il cependant averti. La progression s'est un peu tassée l'an dernier et l'insécurité économique découlant de la pandémie est un facteur de risque.

La restauration, une filière dans laquelle l'EVAM a eu de bons résultats, vit une conjoncture plus difficile aujourd'hui. Les personnes formées comme aides-soignantes ou aux techniques d’entretien et de nettoyage sont en revanche sur le devant de la scène, a relevé le responsable.

Effet social et économique

Ces résultats à la hausse ont un effet social important sur l'intégration, mais aussi sur les finances publiques, a encore constaté le directeur de l'EVAM. Chaque revenu réalisé par un demandeur d’asile permet de diminuer les prestations d’assistance fournies par l’EVAM, et donc les charges pour l’Etat.

Ce facteur est la principale cause qui a permis de réduire la subvention de l’Etat à l’EVAM de 2,5 millions de francs entre le budget 2020 et le budget 2021, pour une population quasi identique.

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Vaud

Covid-19: plus d'écoliers vaudois vont être testés

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L'école vaudoise testera davantage, ont annoncé la conseillère d'Etat Cesla Amarelle et le médecin cantonal adjoint Eric Masserey. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Davantage de tests rapides dans les classes vaudoises à l’avenir. Face à la menace du variant britannique, les autorités ont décidé de se doter d'une nouvelle stratégie de dépistage du coronavirus. Dès cette semaine, les critères de tests sont plus stricts.

Nouvelle stratégie de détection du coronavirus dans les classes vaudoises. Décision annoncée cet après-midi par les autorités. Selon elles, la situation épidémiologique est actuellement sous contrôle dans les lieux de formation, mais le variant britannique ou variant UK, plus contagieux, appelle un renforcement des mesures. Jusqu’ici, la décision de réaliser des tests rapides se prenait à partir de 3 cas en moins de 5 jours dans les classes à partir de la 9ème année. Désormais, ces critères sont élargis. Eric Massery, médecin cantonal adjoint:

Eric Massery
Médecin cantonal adjoint, VD
Eric Massery Médecin cantonal adjoint, VD

Et si le variant britannique nécessite de nouvelles mesures, la ministre en charge de l’école Cesla Amarelle tient un discours qui se veut, pour l’heure, rassurant.

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD

Tester plus, c’est donc la stratégie choisie plutôt que de passer à des demi-classes comme cela a pu être évoqué ces derniers temps. Cesla Amarelle, conseillère d’Etat vaudoise en charge de la formation, justifie également cette décision par une volonté d’assurer une année scolaire 2020-2021 aussi normale que possible.

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD

Le canton fait donc le pari du "testing". Pour prendre sa décision, il s’est notamment appuyé sur les statistiques épidémiologiques depuis la rentrée des vacances de Noël.

Eric Massery
Médecin cantonal adjoint, VD
Eric Massery Médecin cantonal adjoint, VD

Les petits aussi vont se faire tester

Dès cette semaine, les critères de tests sont donc plus stricts: une classe sera testée dès deux cas positifs dans les cinq jours, contre trois cas auparavant, ou un cas du variant britannique. Autre nouveauté de taille dans cette stratégie. Jusqu’à présent, seuls les degrés secondaires étaient testés. Désormais, les enfants du primaire également pourront être amenés à être testés.

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD

Comme depuis le début, chaque test est soumis à l’autorisation préalable des parents et peut se faire dans le cadre scolaire ou à titre privé. En cas de suspicion de transmission et de refus de test, l’enfant doit observer une quarantaine préventive.

Un test grandeur nature à Mézières

Sans le vouloir, c’est un avant-goût de ces nouvelles mesures qui a été expérimenté la semaine dernière à Mézières. 76 élèves sur 7 classes ont dû être testés, suite à des cas positifs à la rentrée.

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD

Tester plus, c’est aussi accepter la possibilité de voir à l’avenir plus de classes mises en quarantaine. On retrouve la cheffe du Département de la formation:

Cesla Amarelle
Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat en charge de la formation, VD

Objectif pour les autorités avec ce renforcement des mesures : ne pas devoir en arriver à fermer les écoles ou créer des demi-classes. Des scénarios qui ne sont pas à l'ordre du jour. Pour autant, ils existent et seront, selon les autorités, déclenchés en cas d’ultime recours.

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