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Vaud

Une initiative socialiste pour un congé parental de 34 semaines

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Le congé parental serait réparti paritairement entre les deux parents. (Image prétexte - ©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le comité cantonal du Parti socialiste vaudois (PSV) souhaite lancer une initiative cantonale pour un congé parental de 34 semaines. Le congrès doit encore valider le projet au printemps. La récolte de signatures pourrait débuter à l'automne.

En septembre dernier, le peuple suisse a voté en faveur d'un congé paternité de 10 jours, qui est entré en vigueur début janvier. Au niveau cantonal, Vaud accorde désormais 20 jours de congé à ses employés qui deviennent pères de famille. Insuffisant pour les socialistes vaudois, qui veulent aller plus loin.

Les délégués ont approuvé mardi soir, en ligne, un projet d'initiative à une nette majorité, annonce mercredi le PSV. Le texte est qualifié d'"étendu, ambitieux et égalitaire". Il prévoit 34 semaines de congé réparties paritairement entre les deux parents.

L'initiative prévoit d'inclure les familles arc-en-ciel et les parents adoptifs, précise le communiqué de presse. Le congrès devrait valider au printemps ce projet. Le parti va approcher divers partenaires sociaux et politiques pour s'associer à la démarche.

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Vaud

Les députés veulent recenser les agressions liées à l'orientation sexuelle

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Le Grand Conseil vaudois souhaite que la police recense les agressions basées sur l'orientation sexuelle. (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois souhaite que la police recense les agressions basées sur l'orientation sexuelle. L'objectif consiste à bénéficier de statistiques pour mieux évaluer le phénomène et prendre des mesures.

"Les seuls chiffres connus viennent actuellement d'associations privées. Or sans chiffres officiels, il n'est pas possible de connaître vraiment le problème et de le combattre", a relevé la socialiste Claire Attinger Doepper au sujet d'une motion déposée en 2019 par la désormais conseillère nationale Léonore Porchet.

L'idée consiste à ce que la police puisse indiquer, lors du dépôt d'une plainte, le caractère homo, bi ou transphobe d'une agression. Il s'agirait d'ajouter une case spéciale à cocher avec une mention telle "agression homophobe". La victime serait libre de répondre ou pas à cette question.

Pour le Vert David Raedler, "il y a urgence à intervenir" sachant que ce type d'agressions est en croissance, mais que seules 10 à 20% d'entre elles sont répertoriées. "La récolte de ces chiffres légitimerait une politique publique et permettrait de voir comment la situation évolue", a ajouté Claire Attinger Doepper.

"Statistiques pas fiables"

A l'opposé, le PLR Pierre Volet a estimé que de telles statistiques ne seraient "pas fiables" car elles reposeraient uniquement sur le ressenti de la victime, sans connaître les véritables visées de l'agresseur. Selon lui, il faudrait "attendre un jugement" pour qualifier une agression.

D'autres élus ont aussi estimé que cette nouvelle case à cocher poserait des problèmes aux policiers, les forçant à entrer dans l'intimité d'une victime. "Les personnes concernées n'ont pas forcément envie d'avouer leur coming out", a déclaré M. Volet.

Pour la plupart des élus de droite, un postulat, moins contraignant pour le Conseil d'Etat, suffirait pour appréhender cette question. "Un postulat n'aurait pas de sens. Seule une motion permettrait de créer une base légale", a rétorqué la Verte Sabine Glauser Krug.

Son point de vue a été suivi par une courte majorité des élus: ils ont été 71 à soutenir le maintien de la motion, tandis que 69 ont demandé une transformation en postulat. Au vote final, ils ont été 81 à décider du renvoi de la motion au Conseil d'Etat, contre 50 non et 8 abstentions.

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Lausanne

Le festival du Film Vert se tiendra en septembre

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Le film principal du festival "Génération Greta" revient sur le parcours de jeunes femmes qui sensibilisent le monde à l'urgence climatique. (©KEYSTONE/AP/RAFAEL YAGHOBZADEH)

Le festival du Film vert est reporté au mois de septembre en raison de la situation sanitaire. Après une édition 2020 compliquée, en partie repoussée et annulée, les organisateurs ont décidé de miser sur la prudence et de programmer cette 16e édition du 4 septembre au 17 octobre.

En repoussant les dates du festival, les organisateurs espèrent qu'il sera possible d'inviter des intervenants pour échanger avec le public à l'issue des projections. Ils souhaitent également organiser des animations autour des films, ont-ils expliqué mardi.

La programmation de la prochaine édition - avec quelque 50 films - sera publiée ultérieurement. Le film principal, qui sera diffusé dans toutes les villes où le festival a lieu, est "Génération Greta", de Johan Boulanger et Simon Kessler (2020).

Depuis 2006, le festival présente chaque année une sélection des meilleurs documentaires sur le développement durable, la nature ou l'écologie au sens large. Il se tient dans de nombreuses villes de Suisse romande, mais aussi au Tessin et en France voisine.

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Elections communales VD 2021

Coup d'envoi donné pour les élections communales

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26 candidats briguent l'un des sept sièges de la Municipalité de Lausanne. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Première échéance de poids aujourd’hui avec le délai du dépôt des listes en vue des élections communales vaudoises du 7 mars. La Municipalité de Lausanne attise les convoitises avec 26 candidats sur 10 listes. Dans le canton, les enjeux sont multiples.

26 candidats pour 7 sièges. Autant dire que la Municipalité de Lausanne suscite la convoitise. C’est ce qui ressort du dépôt des listes des candidats en vue des élections communales du 7 mars prochain. 26 personnes sur 10 listes, c’est 10 candidats et une liste de plus qu’en 2016. Trois candidats Verts, trois socialistes, un popiste, deux candidats PLR, deux Vert’libéraux, deux du Centre, quatre candidats pour Ensemble à Gauche, cinq pour l’UDC, un pour l’Action nationale et chrétienne et trois pour le Parti scientifique citoyen. Un choix très vaste et intéressant pour le politologue et professeur de l’Université de Lausanne René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Fait marquant cette année, les Verts donnent un coup de canif à l’alliance de gauche pour la Municipalité. Dopés par la vague verte, la sortante Natacha Litzistorf et ses colistiers Xavier Company et Daniel Dubas partent seuls et ambitionnent de décrocher un troisième siège. Les trois socialistes Emilie Moeschler et les sortants Grégoire Junod et Florence Germond ont malgré tout maintenu leur alliance avec le candidat POP David Payot. La fin d’une alliance qui est passagère selon René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Une autre alliance de 2016 vole en éclat, celle des Vert’libéraux et du PDC, nouvellement appelé Le Centre. Tout comme les Verts, les Vert’libéraux veulent surfer sur le succès des fédérales et partent seuls. Mathias Paquier et Virginie Cavalli portent ces ambitions. Sous sa nouvelle identité, Le Centre lance, lui, Valérie Dittli et Stéphanie Mooser.

Toujours plus à droite de l’échiquier, le PLR sortant Pierre-Antoine Hildbrand se représente. A ses côtés, la députée vaudoise Florence Bettschart-Narbel. Là aussi l’objectif est clair : gagner un siège supplémentaire. L’UDC, elle, envoie cinq candidats : trois UDC loyalistes avec Fabrice Moscheni, Yohan Ziehli et Patrizia Mori et deux PLC avec Valentin Christe et Nicola Di Giulio. Il y a donc du choix à droite. René Knüsel :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Aux listes déjà évoquées, il faut encore ajouter celle de la gauche radicale Ensemble à Gauche qui lance quatre candidats : Franziska Meinherz, Maimouna Mayoraz, Pierre Conscience - tous trois issus de solidaritéS - et l'indépendant Johann Dupuis. Il y a également celle de l’Action nationale et chrétienne incarnée par Bruno Dupont et celle du Parti scientifique citoyen avec Olivier Uwe Rehfisch, Nicolas Ballarin et Julie Rachel Mariller.

De nouveaux enjeux s'invitent dans la campagne

26 Lausannois sur 10 listes briguent donc un des 7 sièges mis en jeu. A Yverdon-les-Bains, on observe deux blocs, l’un de 5 candidats de gauche, l’autre de 6 candidats de la droite et du centre-droit. A Montreux, 14 personnes sont sur les rangs, alors que le syndic et conseiller national PLR Laurent Wehrli ne se représente pas. A Nyon, 17 candidats se lancent. Ils sont 29 à Vevey. Autant de candidats qui vont devoir se démarquer. Et dans ces élections communales, on retrouve des enjeux permanents tels que le maintien ou non des équilibres politiques entre la gauche et la droite, mais, selon le politologue vaudois René Knüsel, il y en a d’autres qui vont être de premiers plans en 2021 :

René Knüsel
Politologue et professeur de l’Université de Lausanne
René Knüsel Politologue et professeur de l’Université de Lausanne

Première échéance le 7 mars pour le premier tour. Le deuxième aura lieu le 28 mars. Le scrutin se prolongera les 25 avril et 16 mai avec respectivement les premier et deuxième tours des élections des syndics.

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Elections communales VD 2021

Affrontement gauche-droite à la municipalité d'Yverdon-les-Bains

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Le syndic d'Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard se représente aux communales de mars. (ARCHIVES - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Lausanne (ats) -

A Yverdon-les-Bains, la gauche ambitionne de reprendre la majorité à la municipalité. Elle présente un ticket rose-vert à cinq pour les communales du 7 mars prochain. La droite lance un ticket à six, associant quatre PLR, 1 UDC et 1 Vert'libéral. Au total, onze candidats sont sur les rangs.

Après une législature émaillée de tensions et d'une rupture de collégialité dans l'affaire du journal La Région, l'élection à la municipalité verra s'affronter deux blocs de gauche et de droite. Sur les sept municipaux en place, deux PLR ne rempilent pas dans la cité thermale du Nord vaudois, deuxième ville du canton.

A gauche, les trois municipaux sortants repartent pour un tour: Carmen Tanner (Verte), Pierre Dessemontet (PS) et Jean-Claude Ruchet (PS) sollicitent un nouveau mandat. Ils sont rejoints sur la liste par Brenda Tuosto (PS), 31 ans, cheffe de projet dans le domaine de la mobilité, et Benoist Guillard (Vert), 47 ans, ingénieur en télécommunications et vice-président de groupe au Conseil communal.

La gauche rêve de reconquérir la majorité perdue fin 2014, lorsque la PLR Valérie Jaggi Wepf a succédé au démissionnaire socialiste Daniel von Siebenthal. La municipalité actuelle est composée de quatre PLR, de deux socialistes et d'une Verte.

Liste à six

A droite, le PLR lance quatre candidats, dont le syndic Jean-Daniel Carrard et la municipale Gloria Capt. Deux "nouveaux" les rejoignent: Christian Weiler, directeur d'EMS, et Giuseppe Alfonso, une figure de la communauté sicilienne d'Yverdon.

L'UDC lance Pascal Gafner, déjà en lice en 2016, et les Vert'libéraux Thierry Gaberell (un ex-socialiste). Les six candidats se regroupent sur une liste unique, dès le premier tour, mettant en avant leur complémentarité. La droite espère notamment grappiller des voix de centre-gauche avec la candidature de M. Gaberell.

APPENDICE: Le syndic d'Yverdon-les-Bains Jean-Daniel Carrard se représente aux communales de mars (archives).
CREDIT: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

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Elections communales VD 2021

26 candidats visent la municipalité de Lausanne

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La campagne pour les élections a débuté à Lausanne. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Vingt-six candidats briguent un siège à la municipalité de Lausanne le 7 mars. La gauche devrait rester ultra-majoritaire, même si les Verts ont brisé la traditionnelle alliance rose-rouge-verte au 1er tour. Le PLR espère décrocher un deuxième siège.

Depuis 2006, la gauche règne en maître sur l'exécutif du chef-lieu vaudois, occupant six de ses sept sièges. Elle l'a emporté grâce à une alliance qui a fait ses preuves, formée de trois PS, deux Verts et un POP. En 2016, les six étaient même élus dès le 1er tour.

Cette année, les écologistes ont donné un coup de canif dans cette mécanique bien huilée. Dopés par la vague verte, ils ambitionnent de décrocher un troisième siège: ils présentent la sortante Natacha Litzistorf, aux côtés de deux nouveaux, Daniel Dubas et Xavier Company.

Ces nouvelles ambitions vertes ont sonné le glas, au premier tour du moins, de l'alliance de gauche. Les socialistes font liste commune uniquement avec le POP. Le PS lance ses deux sortants - et probables locomotives électorales que sont le syndic Grégoire Junod et la municipale Florence Germond - ainsi que Emilie Moeschler.

POP fragilisé

Le POP représente son municipal sortant David Payot, qui s'est fait discret durant sa première législature. Sa réélection, tout comme le pari des Verts de placer un 3e élu, sera l'un des enjeux du scrutin.

A droite, le PLR sortant Pierre-Antoine Hildbrand devrait facilement retrouver son fauteuil. Le parti espère placer un deuxième élu: il a choisi une femme, la députée Florence Bettschart-Narbel. Ce petit rééquilibrage à droite est la deuxième inconnue des communales.

Tirer les listes

Les autres candidats à la municipalité - ils sont 26 cette année, soit dix de plus qu'en 2011 - ne devraient faire que de la figuration. Leur objectif est surtout de tirer leur liste au Conseil communal. Notamment les Vert'libéraux qui se présentent pour la première fois à l'élection à la municipalité, avec deux candidats.

L'UDC propose cinq candidats, dont Valentin Christe, qui a présidé le Conseil communal. Sous cette bannière se retrouvent des membres de l'UDC et du PLC (Parti libéral-conservateur), le mouvement né de l'exclusion de Claude-Alain Voiblet de l'UDC Vaud, et qui va désormais s'effacer.

Le Centre (ex-PDC) joue la carte femmes et présente deux candidates. A la gauche de la gauche, "Ensemble à Gauche" lance quatre candidats, dont le militant et conseiller communal Pierre Conscience.

A l'autre extrême de l'échiquier politique, Bruno Dupont se représente au nom de l''"Action nationale et chrétienne". Enfin, le Parti scientifique citoyen, un nouveau venu, présente trois candidats, tant à la municipalité qu'au Conseil communal.

Au législatif, 396 candidatures ont été déposées pour décrocher les 100 sièges en jeu, annonce lundi la ville à l'issue du dépôt des listes. Les élections communales du 7 mars sont agendées dans environ 300 communes. Quelque 8147 sièges sont à repourvoir dans les conseils communaux et 1574 dans les municipalités.

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